Mot de l'auteur : Bonjour mes petits lecteurs ! Je sais pas si certains l'avaient remarqué hier, mais j'avais publié le CHAPITRE 8 en soirée, sauf que j'avais fait une bourde, du coup j'ai été obligée de le re-publier ce matin. Enfin, c'est toujours le même chapitre, le contenu reste identique, il n'y a plus à s'inquiéter, haha !

Sinon je suis en stress car il y a mon oral de français le 3 juillet (JUILLET) et que je ne suis pas prête et que j'ai hâte d'être aux vacances pour faire la fête. J-6.

Je vous laisse avec le chapitre. Bonne lecture mes gnomes de jardin !

Disclaimer : Seule l'histoire m'appartient, le reste est entièrement à J.K. Rowling.


La Nacre Dorée.

Chapitre VIII.

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Hermione laissait vagabonder son esprit et ses pensées entremêlées, alors que les pages blanches de son livre tant protégé et défendu défilaient sous son regard mi-captivé, mi-évasif, face aux différentes notions qui s'entrechoquaient contre les parois de son cerveau esquinté par les récents évènements qui s'étaient immiscés dans sa vie et lui avaient retourné le cœur à maintes reprises.

Le cours de Métamorphoses du professeur McGonagall, en ce jour, ne lui importait que trop peu, même s'il serait sûrement primordial lors de ses révisions pour ses ASPICS ; ce jours-là, elle n'avait d'yeux que pour son précieux manuscrit, qui l'emmenait vagabonder loin de la réalité et lui faisait découvrir un savoir sanguinolent. En avait-elle réellement conscience ?

Des images flous de la veille se bousculaient dans son esprit. Elle se souvenait toujours de la même chose : une confrontation avec Malefoy ; la fiole contenant l'Ecclosia dans sa main ; un goût voluptueux envahissant sa gorge toute entière ; puis des bribes de souvenirs avec son ami, Harry ; cette colère faramineuse envers son homologue lorsqu'elle l'avait trouvé dans sa chambre avec son livre. Et puis cette douleur vive qui avait parcouru son corps tout entier, comme si des centaines de lames avaient transpercé chacun des pores de sa peau d'une violence sans pareille.

Assise au troisième rang, bien cachée derrière le dos d'un élève de Serpentard aux apparences volumineuses, elle ne se doutait pas que la directrice de la maison Gryffondor observait le moindre de ses faits et gestes, tout en poursuivant son cours comme si de rien n'était. Son regard, cependant, était suspicieux ; qu'arrivait-il donc à sa meilleure élève ? Son bras impétueux se levait de moins en moins lorsqu'elle avait une bonne réponse, sa santé mentale et physique semblaient se dégrader un peu plus de jours en jours… Il suffisait de se rappeler sa fuit de l'infirmerie et sa venue soudaine dans la Grande Salle ! Que se passait-il, bon sang ?

Le silence était maître des lieux, tandis que des élèves écoutaient attentivement la leçon du jour tout en prenant des notes consciencieuses, et que d'autres s'occupaient à rattraper leur nuit, ou bien alors ne faisaient rien d'autre que tuer le temps, sûrement trop ennuyés par les paroles incessantes et agaçantes de la vieille chouette, comme se plaisaient à l'appeler la majorité des Serpentard.

Le bruissement d'une porte en bois alerta une bonne partie de la classe, davantage lorsque cette dernière claqua dans une légère détonation, forçant les jeunes gens à se tourner face à l'importun qui avait osé réveiller les quelques somnolents et interrompre le cours du professeur. Cette dernière lui attribua un de ses regards les plus courroucés, avant de prononcer d'une voix autoritaire :

« - Et bien, Monsieur Malefoy, que nous vaut cette présence impertinente alors que mon cours a débuté il y a de cela une bonne demie heure ? »

A l'entente de ce nom de famille, Hermione ne put s'empêcher de sortir de sa lecture sans fin, ses sens en alerte, alors qu'elle entreprit de faire un lent demi-tour sur sa chaise, s'attendant à voir le garçon de la pire espèce arborer son air de supériorité sur ses traits diaboliques.

Alors qu'elle crut l'espace d'un instant qu'il regardait le professeur McGonagall dans le blanc des yeux, ce fut tout autre. C'était elle qu'il fixait. Son regard d'acier la sondait, l'analysait au peigne fin. Elle ne sut combien de secondes interminables s'étaient écoulées, mais il ne semblait ne pas vouloir cesser de la considérer de la sorte. Cette animosité qu'il scandait haut et fort envers la jeune fille était transmise par le simple biais de ses prunelles translucides. Elle réprimanda un frisson de terreur.

« - Monsieur Malefoy ? s'impatienta le professeur. »

Ignorant délibérément la vieille Gryffondor, dont le manque de patience s'accroissait toujours plus, le vil et impétueux serpent qu'il était continuait de sonder Hermione, aussi méchamment qu'il le pouvait. Comme si, à travers toute cette antipathie, il voulait lui passer un message.

« Sens-tu mes yeux te transpercer le corps ? As-tu conscience que je pourrai te détruire si l'envie me submerge trop fort ? »

La violence de la veille les aveuglait délibérément. La vengeance résonnait dans leurs tympans, comme un serpent répandrait son venin dans leurs veines.

Toujours plus fort, Hermione lui renvoyait son regard haineux, défiant ses deux iris orageuses avec toute la puissance dont elle était capable de lui transmettre à ce moment là. La peur en elle-même avait beau être une de ses pires frayeurs, certes ; mais le regard frigorifiant de Drago Malefoy en cet instant avait le don inouï de la pétrifier d'horreur tant son regard semblait menaçant. Pourtant, elle ne renonçait pas, elle ne voulait pas baisser sa garde face à lui. Jamais.

Les élèves, eux, ne perdirent plus une seule miette de ce combat par la force de leur regard entre les deux vieux ennemis de l'école, à l'instant où ils se rendirent compte de ce qu'il se déroulait. Harry, installé au premier rang, avait la possibilité d'observer le Serpentard à sa guise, serrait les poings aussi fort que possible, tout en lui jetant un des regards haineux qu'il lui réservait, même s'il savait qu'il ne lâcherait pas la préfète-en-chef du regard. Pour qui se prenait-il pour dévisager avec autant de mépris Hermione Granger ? Il n'était qu'un piètre Mangemort déchu, plus aucun mérite illégal et inapproprié ne pouvait lui être attribué. Drago Malefoy n'était plus rien.

Alors quoi ? Devait-il s'en mêler et risquer de récolter des heures de retenue pour avoir agressé verbalement, ou même pire, avoir osé défier en duel le Serpentard devant toute la salle de classe et de surcroit, face à la directrice de sa maison et de l'école ?

« - Harry… murmura Ron, assis à ses côtés, pour tenter de calmer son ami. »

Le Survivant s'emportait beaucoup trop vite ces derniers temps ; son inquiétude pour sa meilleure amie prenait beaucoup de place dans son cœur. Lentement, ses mains se détendirent, prenant cependant bien soin de lui attribuer un ultime regard hargneux. Il poussa un imperceptible soupir d'agacement ; habituellement, ce n'était pas Ron qui essayer d'apaiser son ami, mais bien le contraire…

Plus en colère que jamais, mais se retrouvant surtout offensée d'être vulgairement ignorée par un simple élève, le professeur McGonagall fixait sans relâche le jeune insolent qui se trouvait toujours au fond de la salle de classe, avant d'entreprendre de suivre son regard, pour s'apercevoir que c'était sa meilleure élève qu'il scrutait de la sorte ; les deux jeunes gens demeuraient happés l'un par l'autre, enlacés par une chaîne de métal invincible qui les enveloppait d'une inimitié sans franche limite, tandis qu'une rancœur effroyable s'invitait dans leurs prunelles que tout opposait. Se reprochaient-ils le fait d'exister ?

Au bord de l'indignation face au regard haineux et dédaigneux que le Serpentard lançait à la préfète-en-chef de sa propre maison, et dans le but d'interrompre cette bataille d'œillades malveillantes, la vieille femme lança, de sa voix perçante et à la fois tonitruante :

« - Monsieur Malefoy, je vous pris de vous asseoir immédiatement, sous peine de recevoir d'interminables heures de retenue ! »

Elle ne chercha même plus à savoir qu'elle était la raison de son retard alarmant.

Lui adressant un bref regard, il se résigna à tuer à petit feu Granger de ses iris glacées et parti s'installer à l'extrémité droite du fond de la salle de classe. Il savait que son cas était déjà critique de part la demi-heure qu'il avait manqué, alors s'il tenait tête davantage à la Directrice, tout irait on ne peut plus mal. Comme s'il n'attendait que ce genre de choses, ces temps-ci.

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La sonnerie annonçant la fin du cours de Métamorphoses tira Hermione de ses profonds songes dans lesquelles elle s'était replongée, tandis qu'autour d'elle, les élèves s'agitaient de part et d'autre de la grande pièce. Lentement, elle entreprit de bouger ses membres légèrement endormis à cause de son inactivité croissante et de sa léthargie sans fin.

« - Hermione ! »

La voix inquiète d'Harry résonna aux creux de ses tympans dans un violent échos qui lui transperça le crâne. Lasse, elle tourna la tête dans sa direction et lui adressa un regard interrogatif, accompagnée d'un petit sourire mal assuré. Aux côtés du Survivant, Ronald Weasley, arborant une expression d'une neutralité exceptionnelle sur son faciès, analysait attentivement le moindre des faits et gestes de la fille qui fut autrefois sienne. Terrifiant.

Ils n'eurent pas le temps d'échanger plus de mots l'un envers l'autre, que la voix de la directrice des Gryffondor leur parvint en un bref et vif « Miss Granger, approchez une minute. », aussi claire que de l'eau de roche. Que lui voulait-elle ? se demandèrent les deux amis dans leur propre cerveau.

Adressant un regard d'excuse à ses deux amis ─mais principalement à Harry─, Hermione se dirigea d'un pas hésitant en direction du bureau surélevé du professeur McGonagall, qui invita les deux Gryffondor à quitter la pièce dans un geste de la main qui n'invitait pas à protester.

« - Pas si vite, Monsieur Malefoy, intercepta-t-elle. »

Harry et Ron, qui étaient à peine sorti de la salle, s'adressèrent un regard de surprise et d'inquiétude lorsque le nom de leur plus vieil ennemi eut été prononcé pour rester en compagnie de la directrice, mais surtout d'Hermione. Affaire de préfets-en-chef, peut être, se dirent-ils.

Sur le pas de la porte, le jeune Malefoy se figea instantanément. Il sentait l'heure de retenue à plein nez. Suspicieusement, il se retourna dans un soubresaut de brusquerie. Granger était là. Elle était toujours là.

« S'ils croient qu'ils vont m'échapper aussi facilement, pensa Minerva. »

Assise derrière son bureau, la vieille femme observait tour à tour les deux préfets-en-chef qui se trouvaient, l'un de l'autre, à une distance respective de sept pieds (1). Son regard courroucé avait tendance à intimider légèrement Hermione Granger, tandis que le Serpentard se contentait de fixer un point inexistant, son air blasé subliment son visage séraphin.

« - Soit. Des problèmes se créent. À vrai dire, vous en créez vous-même. »

Silence de plomb.

Aucun des deux n'osaient parler.

« - Vous, Miss Granger, dit-elle d'une vivacité soudaine. Vous êtes de plus en plus inattentive en cours. Vous ne participez presque plus, vous vous laissez aller librement à un relâchement constant et progressif. J'exige de votre part une remise en question rapide, ordonna-t-elle sévèrement, avant de reprendre d'un ton plus doux : Je conçois que les temps furent durs et qu'ils aient put vous troubler, de par l'anéantissement du Seigneur des Ténèbres, mais aussi à cause de la perte tragique de vos parents. Mais rien n'est perdu, Miss Granger. Rien. »

Le regard fuyant, ses prunelles scellées au sol froid de la salle de classe, les souvenirs l'assaillirent de toute part ; le Lord, la Grande Bataille, son premier baiser reçu par Ron, la perte inconcevable de ses géniteurs bien-aimés… et puis soudain, ce livre plus mystérieux que jamais. Cet Ecclosia dont le goût irrépressible lui faisait d'ores et déjà tourner la tête d'un plaisir frénétique.

Un simple regard de mépris lancé par Drago Malefoy fut adressé au profil de la jeune fille, dont le visage était quelque peu caché par de grandes boucles couleur caramel. Grotesque.

« - Me suis-je bien fait comprendre ? demanda la Directrice.

- Oui professeur, se contenta-t-elle de marmonner dans sa barbe, tandis que sa voix montait légèrement dans les aiguës.

- Bien. Quant à vous, Monsieur Malefoy, reprit-elle sur un ton draconien, auriez-vous l'obligeance de m'expliquer la raison de votre lamentable retard ? »

Pour dire vrai, il ne le savait pas vraiment lui-même. C'était seulement un retard volontaire et provocateur. Alors que pouvait-il bien lui répondre ? Fallait-il tout lui expliquer, ou bien se contenter d'inventer un mensonge assez réel pour éviter toutes sortes de questions déplacées ?

Il n'en avait réellement rien à faire. Seuls les évènements de la veille occupait son esprit.

Lentement, Granger tourna la tête dans sa direction, le regard fuyant mais empli d'un mépris profond. Elle y pensait aussi. Il essaya de l'ignorer.

En vain.

Les souvenirs de la veille l'assaillaient de toute part.

Les mots sur son torses s'enflammaient sans lui laisser une seule seconde de répit. Il aurait voulu crier, hurler sa douleur au monde entier, mais rien ne sortait de sa gorge sèche. Seule la sinistre phrase qu'il avait vu apparaître sur la couverture du manuscrit demeurait dans son cerveau.

« À l'aube de la fin,

la rose s'éparpille. »

Elle avait scintillé gracieusement face à son regard de glace, fasciné par cet enchaînement de mots dont il n'arrivait pas à comprendre la signification. C'était si implicite et énigmatique. L'aura dont émanait le livre avait été puissant et incontrôlable. Comme s'il l'avait appelé à venir le voir dans la chambre de sa propriétaire.

Un bruit sourd l'avait alors tiré de ses pensées, tandis qu'il aperçût la préfète-en-chef descendre lourdement les escaliers, ses cheveux retombant négligemment sur son visage tourmenté par la colère, qu'il avait lui-même engendré peu de temps auparavant. Cependant, il avait beau vouloir lui adresser le regard le plus révulsé dont il aurait été capable, quelque chose de plus fort attirait son attention et piquait sa curiosité.

Deux orbes dorés étincelaient anormalement face à lui, brillant d'un éclat qu'il n'avait jusque là jamais vu de toute son existence. Cet or qui s'était emparé du chocolat habituel des prunelles de la Gryffondor dansait sinistrement dans son regard, tandis que, autour de ses pupilles étrangement contractées, voltigeaient d'une grâce effrayante deux spirales irisées.

« - Monsieur Malefoy, est-ce que tout va bien ? »

Mais la voix du professeur McGonagall lui parvenait de loin.

« - Qui es-tu, Drago Malefoy ? hurlait violemment Hermione dans leur salle commune. Une pauvre enveloppe corporelle dénuée de sens et d'une quelconque émotion ? Tu n'es plus qu'un pauvre Mangemort déchu et qui a tout perdu, s'époumonait-elle avec hargne, alors que des larmes venaient couler délicatement sur ses joues laiteuses. Tu vas la sentir ma douleur, Malefoy, tu vas la vivre, tu m'entends ? Je te l'ordonne… avait-elle murmurer dans un faible sanglot. »

Il ne l'écoutait pas, il ne l'écoutait plus. À vrai dire, il ne l'avait jamais réellement écouté. Quel en aurait été l'intérêt ? Non, il se contentait seulement de sonder ses deux iris ambrées qui flamboyaient d'une lueur de plus en plus macabre. Les mots sur sa poitrine, eux, s'embrasaient toujours plus, la souffrance croissante devenant si insoutenable qu'il dut s'appuyer au dos du sofa.

La menace aurait-elle vraiment pris effet ?

« - Tes yeux, avait-il soufflé dans un ultime effort. »

Etrangement, le visage d'Hermione s'était détendu presque aussitôt, laissant la consternation et l'incrédulité se peindre sur son doux minois carnassier. La respiration bruyante, elle s'était avancée lentement vers Drago, désormais à moitié étalé contre le canapé. Dans un élancement violent, il avait porté la paume de sa main crispée contre sa poitrine, dans l'espoir naïf que tout cesserait enfin.

« - Monsieur Malefoy ! s'indigna la directrice de la maison Gryffondor. »

Son homologue le scrutait d'un regard septique. Il le sentait.

Puis elle avait posé sa main doucereuse contre le cœur douloureux de Drago, et alors le venin qui circulait ardemment dans sa poitrine s'était consumé petit à petit, laissant sa respiration et les battements de son organe vital reprendre un rythme naturel.

Leur regard s'était croisé.

Alertés.

L'or chimérique de ses prunelles s'était estompé et avait laissé place au ton marron de ses yeux.

La peur s'était emparée de son visage.

Et elle était partie précipitamment, le laissant reprendre connaissance.

Comme une voleuse.

« - Monsieur Malefoy ! hurla le professeur McGonagall. »

Un vague sursaut le ramena sur la terre ferme, tandis qu'il osa aventurer ses yeux dans ceux de la vieille femme en colère.

« - Excusez-moi, se contenta-t-il de dire. Mon abominable retard ne se reproduira plus, vous pouvez en être certaine, professeur. »

Le ton de sa voix avait paru si sincère qu'elle s'était contentée d'émettre un faible grognement de contentement. Ça passera pour cette fois… râla-t-elle pour elle-même.

« - Une dernière chose, jeunes gens, dit-elle, bougonneuse. Concernant les rondes que vous devez effectué trois fois par semaine, j'ai eu l'échos par notre concierge que vous ne les réalisiez plus depuis près d'un mois ! Je sais que Rusard est là et s'occupe d'une partie du château, mais il est impératif que vous fassiez la part de votre devoir de préfets-en-chef, les réprimanda-t-elle. »

Les deux homologues opinèrent sans exprimer la moindre marque d'opposition. De toute façon, ils étaient tous les deux en tort.

« - Allez. Je vous libère enfin, conclu-t-elle d'un signe de main furtif. »

Sans dire un mot de plus, les deux adolescents quittèrent la salle de classe, et, lorsqu'ils furent hors de portée de McGonagall, Drago n'attendit pas de faire plus de dix pas pour saisir l'avant-bras d'Hermione en plantant ses iris métallisées dans ses yeux où se peignait une large surprise.

« - Tout ce qui m'arrive est de ta faute, Granger, cracha-t-il en la toisant méchamment.

- De ma faute ? s'offusqua-t-elle.

- Tu as parfaitement compris, ne te rends pas plus bête que tu ne l'es, dit-il. C'est à cause de toi et de ton livre maudit si j'ai cette chose sur mon corps, c'est à cause de toi si elle me fait souffrir, ce qu'il s'est passé hier est à cause de toi, tout est à cause de toi ! cracha-t-il, hors de lui. »

Elle ne dit rien, trop effrayée pour contredire la moindre de ses accusations.

Elle savait qu'il avait raison.

Et, dans leur cerveau respectif, résonnait alors cette même menace qu'elle n'aurait jamais du prononcer…

« Tu vas la sentir ma douleur, Malefoy, tu vas la vivre, tu m'entends ? Je te l'ordonne… »

De sa main libre, elle serra fortement la fiole où baignait tranquillement l'Ecclosia, au fond de la poche de sa jupe.

Elle était la maîtresse du manuscrit. Drago demeurait alors son jouet depuis l'instant où la phrase s'était encrée dans sa peau d'albâtre.

Ils couraient tous les deux à leur propre perte.

« - Si tu ne trouves rien pour en finir avec cette histoire, je te jure que je ferai tout ce que je pourrai pour t'anéantir. »

Brutalement, il lâcha le bras endolori d'Hermione, et lui adressa un regard rempli d'une rancœur malsaine, avant de s'avancer dans le couloir désert. Il bifurqua à droite, puis il disparut.

Le regard absent, elle fixa l'endroit par lequel Drago Malefoy avait disparu. Elle se sentait mal, très mal. Elle en avait besoin. Maintenant.

La fiole toujours dans sa main, la respiration irrégulière, la jeune fille déboucha maladroitement le flacon, et, portant le goulot à ses lèvres, elle laissa couler dans sa gorge une gorgée infime de la potion, avant de se laisser guider par ses jambes à son prochain cours de la journée, alors que les paroles venimeuses de Malefoy résonnaient toujours son esprit torturé.

Elle ne remarqua pas que, caché derrière la statue d'un majestueux lion, Harry Potter avait vu et avait entendu tous les faits et gestes des deux préfets-en-chef.


Alors tout ce peit bordel, comment vous l'avez trouvéééééééééé ?

C'est compliqué, n'est-ce pas ? Ce n'est que le début mes chéris, mouahahahahaaa

Ah au fait, je voulais vous dire que j'en suis à l'écriture du CHAPITRE 14 qui a pour l'instant 3 pages works, donc on y est presque, et si j'ai un peu de retard pour sa publication, je voulais vous dire que c'était normal, et que ce n'est pas parce que j'abandonne la fiction, loin de moi cette idée !

Une petite review pour une auteure qui vous donne des patacitrouilles ? :3

Et : Quelle est votre époque préférée de la saga HP ?

Des bisous !