Merci pour les réactions de sympathie pour Jack !

Mais hélas, il n'échappera pas au destin tragique que mon cerveau grippé lui a réservé !...

CHAPITRE 8

Jack, interdit, haussa un sourcil devant l'arme braquée sur lui et la question de Sherlock.

Il vit qu'Eleven adhérait aussi à l'opinion du détective en apercevant la lueur de suspicion dans ses yeux.

« -Mais de quoi parlez-vous ? » commença-t-il, étonné. « Pourquoi saurai-je où est passé ce maudit prince ? D'ailleurs, comment le connaitrai-je ? »

Ten, pendant que l'assistance retenait son souffle et que le roi écoutait avec intérêt les moindres paroles de Jack et du Terrien, réfléchissait à grande allure : Il était vrai qu'il avait rencontré Jack sur cette planète, dans un genre de « pub », non loin du palais royal.

Eleven désirant visiter les magnifiques chutes d'eau dont tous les touristes de l'espace en parlaient.

Eleven s'était présenté et contrairement à son habitude, Jack ne s'était guère montré enthousiaste et d'humeur taquine. Lui qui ne ratait jamais une occasion de flirter avec le Docteur.

Le jeune immortel s'était contenté d'un bref « enchanté » avant de quitter leur compagnie et de se faufiler parmi une foule bigarrée. Ten avait trouvé cela étrange et inquiétant de la part de son vieil ami mais emporté par l'entrain d'Eleven, il l'avait totalement oublié jusqu'au jour où des soldats vinrent les arrêter sur la place d'un marché et que lui, Jack et Eleven furent accusés d'enlèvement du prince.

Eleven avait réussi à négocier avec le roi pour faire intervenir Sherlock, Ten et Jack restant ses otages.

« -C'est vrai, Jack ! » Fit remarquer Ten, pensivement. « Les ennuis ont commencé avec ta rencontre ! Tu étais déjà là, avant nous ! Dans quoi t'es-tu embarqué ? »

Jack haussa des épaules. Il ne s'était toujours pas relevé car il tenait la tête pâle de John sur ses genoux.

« -Là, tu me blesses ! » Déclara Jack, d'un ton amer. « Comment peux-tu croire que j'aurai pu te nuire, alors que tu connais ma tendre affection pour toi ? »

Ten fut envahi par le doute en entendant les paroles de son ami.

« -Mais en affaire de cœur, les règles changent. » Intervint Eleven, qui n'était pas dupe. « Et, surtout, parce qu'en tant qu'ancien agent spatio-temporel, tu possèdes la seule technologie qui permet de pénétrer dans la chambre du prince. »

Jack éclata de rire :

« -Allons, qu'irai-je faire dans la chambre du prince ? »

Sherlock, impatienté par l'obstination du jeune homme à ne pas avouer et par le temps qui s'écoulait inexorablement, expliqua :

« -Plusieurs proches et domestiques du prince ont décelé des changements dans l'attitude du prince : Lui qui aimait se promener jusqu'à tard le soir avec ses amis et étudier dans la bibliothèque royale rentrait plus tôt dans sa chambre. Dès la nuit tombée…Lui, d'humeur si enjouée, était devenu mélancolique. Des rumeurs de bruits bizarres dans la suite du prince me furent rapportées par les gardes eux-mêmes. Mais ceux-ci mirent cela sur le compte de cauchemars dus au fait que le prince redoutait son mariage futur avec la princesse d'un royaume voisin. Et, cela coïncide avec votre présence sur cette planète. J'avais compris tout cela mais un détail me manquait pour achever ce puzzle. Eleven vient de me le donner. »

Au fur et à mesure que le détective étalait ses déductions, Jack était devenu de plus en plus blême.

Il tenta de tourner en dérision les explications de Sherlock en lançant :

« -Votre chagrin vous empêche de réfléchir normalement, monsieur le détective ! Moi, amoureux ! Les poules auront des dents ! »

« -Justement ! J'ai été sur une planète où j'ai rencontré une race de poules carnivores : Très gentilles, ma foi si on se tient hors de portée de leurs dents ! » S'exclama Eleven, d'un air rêveur. « J'ai essayé de converser avec elles mais impossible de… »

Mais il se tut sous le coup d'œil noir de Ten qui trouvait que le moment ne prêtait pas à ce genre de remarque.

« -N'insultez pas mon intelligence ! » Avertit Sherlock qui commença à presser du doigt sur la gâchette. « En particulier, quand la vie de John est en danger ! »

Jack vit la détermination du jeune Anglais et déglutit. Mais un soulagement visible détendit ses traits : Il était impossible pour lui de mourir !

Soudain, un formidable grondement, plein d'indignation et de fureur offensés et incrédules, éclata :

« -Vous avez osé séduire mon fils à trois jours de son mariage ! Mon fils, innocent et si pur ! »

Le roi bouillait de colère. L'assistance, terrorisée, prit garde de bien demeurer à l'écart de ses foudres et de sa présence physique.

Eleven se plaça vivement devant Ten pour le protéger.

« -Papa se réveille ! » Murmura-t-il, avec un sourire amusé aux oreilles de Ten qui fut éberlué par tant de tranquillité. « Si nous en profitions pour filer, Ten ? Nous avons remplir notre contrat. Puis, il me tarde de retrouver nos petits jeux… »

« -Eleven ! » S'écria Ten, outré. « Nous n'allons pas abandonner Sherlock, John et notre ami Jack ! »

Eleven sourit :

« -Nous emmenons John et Sherlock, bien entendu ! Quant à Jack, quelques punitions royales ne lui feraient pas de mal ! Ce lui passerait le goût de jouer au joli cœur pendant quelques temps…Après notre voyage, nous reviendrons le chercher. Il ne craint rien. Il est immortel. »

Ten ne répondit même pas à cette proposition et se concentra sur ce qui se déroulait dans la salle entre le roi et Jack.

« -Pourquoi n'avez-vous pas plutôt séduit ma fille ? » Tempêta le monarque, pâle de rage. « Cela aurait été un moindre mal ! »

L a princesse cilla des yeux, incrédule et effarée par les paroles de son père.

« -Pardon, père ! » Hurla-t-elle, les larmes au bord des yeux. « Vous auriez préféré livrer votre fille à un roturier, à un aventurier de la pire espèce ! »

Mais le roi ne l'entendait pas. Enfermé dans sa rage et sa douleur de père déshonoré, il se lamenta :

« -Mon fils si pur et si innocent !... »

« -Si pur, oui ! Mais innocent, là… Il m'a appris des choses qui ont dépassé mon imagination ! » Murmura Jack, avec un large sourire ravi aux souvenirs des nuits aux bras du prince. « Quant à votre fille, elle n'avait pas ce qui fallait pour me plaire ! »

La jeune femme quitta la salle d'audience, drapée dans sa dignité et s'enferma dans ses appartements pour ne plus voir ces quatre hommes, décidément idiots et aveugles à sa beauté, la préférer à d'autres hommes !

Pourtant, c'était dommage ! Ils étaient si beaux et si intéressants…En particulier, le dénommé « Eleven »…

Le courroux du roi atteignit son paroxisme devant les mots de Jack qui continuait à sourire en revivant les doux moments passés avec le prince dans son esprit.

« -Com…Com…Comment ! » Bégaya le monarque, devenant aussi rouge que la lave d'un volcan.

Sherlock jugea plus prudent d'emmener le corps de John à l'abri derrière un pilier et d'y attendre la suite des événements.

Jack était perdu dans ses pensées. Il ne vit pas le monarque tendre un bras vers lui et des éclairs surgir et filer à une vitesse fulgurante vers leur cible.

« -Jack ! »Cria Ten pour l'avertir.

Eleven courut vers Jack mais il pressentait qu'il arriverait trop tard.

« -Arrêtez, père ! »

La foule regarda dans la direction d'où venait la voix et s'écarta pour laisser passer un jeune homme habillé simplement.

Les éclairs disparurent. La colère du roi s'apaisa. Ten soupira de soulagement.

Le jeune prince se plaça devant Jack dans un geste protecteur et fixa son père, le défiant de ses yeux bleus.

Ten comprit pourquoi Jack en était fou : Le prince, d'une silhouette mince et svelte, avait la beauté d'un ange avec ses cheveux blonds dont les mèches bouclaient sur les épaules et ses traits d'une extrême régularité.

Jack enlaça le jeune prince de ses bras comme jamais le Docteur, Ten, ne l'avait vu faire avec aucun de ses partenaires. Et la lueur radieuse dans les yeux de Jack ne trompa personne.

« -Père, j'aime Jack ! Vous n'y pourrez rien changer ! »

Jack, d'acquiescer avec un sourire béat, flottant sur un petit nuage …

« -Surtout, qu'il est le futur père de mes enfants ! »

Le sourire heureux de Jack disparut et le jeune homme redescendit sur terre.

« -Quoi ? J'ai bien entendu ? » Fit Jack qui faillit s'étrangler devant la mine épanouie du prince.

Eleven éclata de rire, pris d'un fou rire en voyant l'expression affolée de Jack

Sherlock ne vit jamais cette scène car une voix, toute proche, attira son attention :

« -Sherlock ! »

Le cœur du jeune détective faillit exploser de joie. John se redressait en s'agrippant à la chemise de Sherlock, revenant à la vie.

A SUIVRE

Je serai très contente de savoir ce que vous pensez de ce chapitre. Merci pour les reviews !