Une semaine comme les autres

Disclamer : les personnages de NCIS ne m'appartiennent pas.

Merci pour les reviews et vos opinions.

J'ai trouvé un compromis, je pense que l'idée devrait vous plaire à tous

Pour répondre àzivadavid83 écrire des histoires avec Kate : c'est notre façon à nous de dire qu'on ne l'oublie pas et qu'on l'aime toujours. Si le prochain à partir était Tony, Gibbs même Ziva : Arrêterions-nous d'écrire sur eux ? Non bien sur… Les faire revivre à travers nos histoires c'est faire plaisir à ceux qui aimaient le(s) personnage(s) et qui regrettent sa(leur) mort. C'est pour cela que les fics existent… C'est ce qui nous réunit.

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Chapitre 8 :

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Lyes n'aimait pas le bruit qu'avait fait la tête de l'agent spécial lorsque celle-ci avait durement cogné contre le chambranle de la porte, il s'agenouilla, chercha un pouls, et il fut soulagé d'en trouver un.

Kamel lui ordonna de partir chercher le pick-up.

Peu de temps après ils chargeaient sans ménagement Tony à l'arrière du véhicule, le laissant tomber la tête la première contre la tôle irrégulière et froide. Ils l'avaient attaché bras derrière le dos et jambes repliées, comme s'il pouvait s'enfuir dans l'état qu'il était. Ils roulèrent à tombeau ouvert sur une route défoncée, sans pitié pour le blessé ballotté violemment.

Le véhicule stoppa brutalement sur une crête surplombant une carrière, Kamel sortit une paire de jumelles, et scruta les environs.

« Rien n'a changé depuis tout ce temps. »

Le pick-up s'engagea sur un chemin caillouteux, aux multiples ornières, ils arrivèrent rapidement en bas, Kamel monta à l'arrière du véhicule détacha Tony et le poussa du pied jusqu'à ce qu'il tombe sur le sol avec un bruit mat. Après un dernier regard il s'empara d'un sac militaire et le jeta à portée de main du blessé, prit encore des photos. Enfin il remonta dans le véhicule et ils quittèrent l'endroit.

Lyes observa son compagnon dès le début il savait ce qui allait se passer, il avait accepté, participé sans jamais poser de questions. Il connaissait Tony, il l'avait rencontré il y a deux ans sur une enquête de meurtre à Quantico, s'il avait su que c'était lui il aurait sans doute refusé de participer à l'opération. Ils avaient un peu sympathisé.

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Gibbs inquiet chercha à sonder l'agent du FBI, il savait par expérience que Fornell n'était pas du genre à être choqué ; ce qu'il avait vu, découvert, l'avait remué. Le leader de l'équipe première du NCIS le suivit jusqu'à l'ascenseur qui les menait aux bureaux, vérifiant qu'aucun membre de son équipe ne les suivait.

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Les quatre agents du NCIS restant s'interrogeaient du regard. Ducky fut le premier à rompre l'ambiance. Il avait des autopsies à terminer, il les quitta.

Kate regarda McGee.

« On y va. »

Abby eut peur soudainement de se retrouver seule.

« Attendez le retour de Gibbs, c'est peut être important. »

« Abby s'il nous trouve encore là quand il redescendra il va nous virer. »

D'un côté Kate n'avait pas vraiment tort, elle quitta rapidement la pièce, imitée par McGee.

« Dites. Vous me tenez au courant !»

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Gibbs perturbé, craignait ce qu'il allait découvrir. Jamais avant ce jour : Internet, l'informatique en général ne lui avait fait peur, (il les maîtrisait d'une claque derrière la tête, les explosait contre son bureau, les jetait à la corbeille, ou les menaçait de les virer), pourquoi à présent lorsque Fornell s'assit à sa console, entra dans sa messagerie, ses pièces attachées, cliqua sur ouvrir, il tremblait…

L'agent du FBI avait déjà visionné ces photos, il avait rendu son petit déjeuner, et ce truc qui s'appelait salade au thon, (de toute façon il n'aimait pas.), Les vues défilèrent, chronologiquement, crescendo de souffrance, de barbarerie, de sang, ne pouvant conduire qu'à une seule destination : la mort.

« Les images ont été envoyées depuis un Cybercafé, mes hommes sont déjà en route, avec les photos des suspects. »

Ce visage, ce corps (sur l'écran géant) ne pouvait appartenir à son agent, il le refusait, son instinct le réfutait, il rejetait l'évidence jusqu'à ce qu'une voix derrière son dos.

« Oh mon dieu Tony ! »

Les deux agents fédéraux sursautèrent, Ducky derrière eux ne pouvait détacher son visage de l'écran.

Jusqu'au dernier moment Gibbs avait espéré se réveiller après un horrible cauchemar.

« Je peux ? » Fornell lui donna la télécommande. La 15 ensuite la 16, 17, 18ème photo défila. Le légiste fit des arrêts sur image, des agrandissements, tout ce qui était en son pouvoir, même des spéculations hasardeuses.

« C'est peut-être un montage ? »

« Je ne crois pas Jethro. C'est Tony et ses blessures sont bien réelles. Mais ce n'est pas ce qui m'inquiète. »

« Que voulez-vous dire docteur Mallard ? »

« Pourquoi, alors qu'ils ont tout planifié afin que l'on ne soupçonne pas que Tony soit encore vivant, ils nous envoient ces photos ? »

« Vous en concluez ? »

Ducky visionna les photos encore une fois.

« Je pourrais avoir les tirages papier et une loupe ? »

Fornell sortit d'un tiroir de son bureau une pochette et l'accessoire demandé.

« Merci. »

Le légiste si loquace d'habitude semblait frappé de mutisme. Après de longues minutes interminables, il se tourna vers les deux hommes.

« Je… »

« La version courte Ducky on n'a pas le temps. »

« C'est ce que je crains en effet...»

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La pluie commença à tomber, violente comme seule elle pouvait le faire dans cet endroit désertique, reculé de toute civilisation, exsangue de toute pitié pour l'homme qui reposait face contre terre dans la carrière. Rapidement de petits ruisseaux se formèrent, sillonnant doucement entre les cailloux, ravinant le sol, remplissant les nids de poule, l'endroit où se trouvait Tony se transforma bientôt en bourbier, en peu de temps il fut trempé jusqu'aux os, le froid, l'humidité, ne tardèrent pas à le réveiller.

Il ouvrit un œil, puis un second, regrettant aussitôt, tout tournait autour de lui, de sa main valide, il essaya de se redresser, mais prit de vertiges il retomba dans la boue, après plusieurs essais, il parvint à se mettre à genoux, il lui semblait que sa tête allait éclater, il pouvait à peine la bouger. Il se passa la main dans les cheveux, c'était gluant, il la ramena à ses yeux pleine de sang.

A un jet de pierre il aperçût une petite cavité creusée dans les rochers, il estima la distance à 25/30 mètres, il devait y arriver, même si c'était la dernière chose qu'il ferait sur terre. Il attrapa le sac près de lui par une anse, prit appui sur sa jambe droite et réussit à se lever, il resta ainsi un instant, son épaule s'était remise à saigner, il ne pouvait pas bouger le bras, et encore moins remuer les doigts, pour l'instant c'était le cadet de ses soucis, il se mit en route, chaque pas envoyait des ondes de douleurs à travers son corps, après 15 minutes il arriva à son abris de fortune, il s'écroula brisé de fatigue, il était au sec, il n'avait plus la force de bouger, il tremblait de fièvre et de froid, mais il devait quitter ses vêtements trempés, sinon il attraperait la mort, cette idée le fit sourire, au prix d'efforts surhumains il parvint à retirer sa veste et son pull, il serra les dents quand il enleva son maillot de corps, enlever ses chaussures ne fut pas plus aisé, sans parler de son pantalon et de ses sous-vêtements, chaque mouvement était un calvaire. Il ouvrit le sac à côté de lui, trouva quelques rations de l'armée, des fruits, deux gourdes, une trousse de premier secours, un grand plaid, une couverture de survie et quelques rechanges, même une arme.

Il soigna son bras comme il le put, et le mit dans une écharpe. Il resserra le plaid autour de ses épaules, et après avoir prit quelques comprimés contre… à vrai dire il n'en savait rien, sa vision était trouble, il manga une barre de céréales, s'adossa doucement au mur, et s'évanouit plus qu'il ne s'endormit., au-dehors la pluie redoublait d'intensité.

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