Bon, j'ai un peu tardé, mais voilà un gros chapitre pour me faire pardonner. Et du Huddy a plein nez Enjoy


Voiture, Cuddy, plutôt blanche se tiens aux bords du fauteuil

-Cuddy. Vous deviez respecter le code !

-House. Je l'ai respecté ! J'ai mis ma ceinture et vous avez la vôtre.

Cuddy lève les yeux au ciel et lâche un petit cri lors d'un virage particulièrement dangereux.

-House. Je vous croyais plus courageuse.

-Cuddy. Ce n'est pas une question de courage. Je ne tiens pas à être hospitalisée dans mon propre hôpital.

-House. Vous n'avez pas confiance en la compétence de votre personnel ?

-Cuddy. Je n'ai pas envie d'être hospitalisée tout court !

-House. Hospitalisée ? (faussement étonné et inquiet) Mais pourquoi ? Vous êtes malade ?

-Cuddy. J'ai peur d'un accident ! Le bilan financier me semble maintenant beaucoup plus agréable…

-House. (Sur le ton de « Parjure », « Félon », après l'épisode Treater) Ingrate.

Cuddy. Dangereux.

-House. Peureuse.

-Cuddy. Fou.

-House. Bourreau du travail.

-Cuddy. Fainéant.

-House. Allumeuse.

-Cuddy. Voyeur.

-House. Comme si ça vous dérangeait…

-Cuddy. Comme si vous préfériez que je porte des cols roulés.

-House. Vous portez ce que vous portez pour que je vous fasse des remarques.

-Cuddy. Vous faites des remarques pour que je porte ce que je porte.

-House. C'est un jeu. Je trouve un truc pour vous emmerder, vous trouvez un truc pour m'emmerder. Mais j'ai déjà un coup d'avance. Vous êtes déjà emmerdée.

-Cuddy. J'ai déjà entendue ça quelque-part. Et je ne suis pas emmerdée.

-House. Alors pourquoi vous voulez rentrer chez vous ?

Cuddy ne répond pas, les lèvres pincées


Salle d'opéra. Cuddy et House se faufilent dans une rangée de fauteuils pour atteindre leurs places

-House. Laissez passer l'infirme ! Laissez passer l'infirme !

-Cuddy. House ! Contentez vous de montrer votre canne.

-House. Et comment je fais pour m'appuyer dessus ?

-Cuddy. Si je vous la casse sur le crâne, vous n'y arriverez pas plus, et en plus, vous aurez mal !

-House. J'ai toujours ma vicodine… Et je peux vous attaquer pour violence sur un employé.

-Cuddy. Et mon pour harcèlement sexuel sur un supérieur.

-House. Je ne vous ai pas encore touchée !

-Cuddy. Je ne vous ai pas encore frappé.

Ils finissent par arriver à leurs places. Cuddy s'assoit immédiatement. House l'observe

-Cuddy. L'intéressant se passé sur scène… Dans l'autre sens.

-House. Vous avez un joli soutien-gorge !

-Cuddy. Oh !

Elle croise les bras et soupire. House s'assoit. Elle se penche vers lui

-Cuddy. Que ce soit bien clair. Ce n'est pas parce que vous me faites des remarques là-dessus que je ne porterai plus que ça à l'hôpital ou ailleurs.

-House. Donc vous le porterez pour que je vous fasse des remarques.

-Cuddy. Non !

Les 10 coups rapides sont tapés, puis les 3 coups espacés. Les lumières s'éteignent, le chef d'orchestre rentre, le public applaudit, on entend le début de l'ouverture de la Traviata

(fr./watch?vNEzEaLUy84&featurerelated)

-Cuddy. (murmure) Enlevez votre main de ma cuisse !


Entracte. House a le dos de la main légèrement rouge. Cuddy se tourne vers lui

-Cuddy. Il y a du champagne. Vous venez ?

-House. Vous me l'offrez ?

-Cuddy. Oui, si vous voulez.

-House. Qu'est-ce que ça cache ?

-Cuddy. Rien. Vous m'invitez à l'opéra, je peux bien vous offrir le champagne.

-House. Je préférais les consultations.

-Cuddy. Mais je suis tout à fait d'accord pour vous offrir des consultations ! De 8h à 12h demain, ça vous va ? Allez, levez vous. L'entracte ne dure qu'une demi-heure.

Ils se lèvent et vont dans le couloir. Cuddy prend deux coupes de champagne et en donne une à House

-House. Tuberculose pulmonaire.

-Cuddy. Pardon ?

-House. Violetta. Elle a une tuberculose pulmonaire, une phtisie.

(Le personnage principal de la Traviata, Violetta Valery est atteinte de phtisie qui la fait aller de plus en plus mal au fil de l'opéra)

-Cuddy. Oui… Et… ?

-House. Et comment elle fait pour ne pas contaminer tout le monde ?

-Cuddy. C'est un opéra…

-House. Pourtant, je la trouve bien réaliste. Surtout quand elle crache du sang. On lui avait fait une radio des poumons quand elle était chez nous ?

-Cuddy. Non… elle n'a pas la TB.

-House. Pourtant elle avait des problèmes respiratoires ?

-Cuddy. Non, c'est son fils. Vous le sauriez si vous remplissiez vos dossiers au lieu de les laisser à Cameron quand la pile menace de tomber du bureau.

-House. Elle s'occupe de mon courrier, elle peut bien s'occuper de mes dossiers. Je n'ai plus qu'à signer.

-Cuddy. Vous employez une des meilleures immunologistes comme secrétaire ?

Gros soupir

-House. Vous avez raison. Je devrais demander à Chase. Lui au moins il n'essayera pas de se faire inviter à l'opéra.

-Cuddy. Cameron a essayé de vous inviter et vous y allez avec moi ? Intéressant.

-House. Elle ne signe pas mon chèque à la fin du mois.

-Cuddy. Mais ce n'est pas elle que vous dérangeait lors de ses rendez-vous. Ce n'est pas elle que vous réveillez en pleine nuit…

-House. Elle est moins amusante, elle ne s'énerve jamais !

-Cuddy. C'est sur, ce n'est pas elle qui vous fera une crise de jalousie !

Cuddy se mord la lèvre en se rendant compte de l'aveu. House la détaille mais ne relève pas, elle baisse la tête. La sonnerie annonce la fin de l'entracte et ils vont se rasseoir. House recommence son cirque et Cuddy lève les yeux au ciel. Les lumières se réteignent, le chef revient. Juste avant le début de la musique on entend le bruit d'une légère claque sur une main (Cuddy qui repousse l'invasion de la main de House sur sa cuisse)


A la fin, tout le monde se lève. House gobe deux vicodines et se lève en grimaçant. Cuddy se retient de l'aider.

-Cuddy. Il faut aller remercier et féliciter la chanteuse.

-House. Cameron l'a déjà fait. Par courrier.

-Cuddy. Je ne vous laisse pas le choix. Mes clés, ma voiture, votre patiente.

-House. Mes jambes, ma douleur, votre faute.

Le visage de Cuddy se ferme

-Cuddy. Votre stupidité, la décision de Stacy, votre somatisation. Et Avancez, nous gênons tout le monde.

-House. J'ai mal !

-Cuddy. Vous venez de prendre de la vicodine. Ca va passer.

-House. La douleur ne passe jamais !

-Cuddy. Calmez-vous ! Vous venez avec moi féliciter la soprano et en arrivant chez vous, je vous fais une piqûre de morphine dans le canal lombaire.

Ils se mesurent du regard. Etrangement, House baisse les yeux en premier

-Cuddy. Venez. Nous ne resterons pas longtemps.

Ils sortent de la rangée de fauteuil et Cuddy passe son bras autour du dos de House pour le soutenir. Il semble hésiter un instant plus se dégage.

-Cuddy. Vous êtes pire qu'un enfant !

-House. Vous êtes pire qu'une nounou !

Cuddy hausse les épaules.