Hé hé chères lectrices, j'ai pris beaucoup de temps à écrire ce chapitre alors qu'il ne fait que moyennement avancer l'histoire mais je l'ai dans la tête depuis très longtemps (quand j'ai décidé d'écrire cette fic en faite). Il y a beaucoup de sexe je sais, on va dire que j'étais dans une phase plus coquine que d'hab. Enjoy !

Chapitre 8

Asami se tenait contre la tête du lit, ses jambes étalées avec désinvolture sur l'immense matelas. Il tenait entre ses mains un ordinateur portable et travaillait. Le bruit des touches de clavier était entrecoupé par la respiration bruyante du malade endormi à ses côtés, se répercutant ainsi dans la pièce sinon silencieuse. La régularité du sommeil d'Akihito permettait au mafieux de deviner si son réveil était proche. Le jeune journaliste dormait déjà quand il était rentré. Dans un pyjama en coton qui faisait sourire Asami, Akihito se cachait sous l'épaisse couette. En plein dans le dernier paragraphe de son discours, Asami sentit un changement dans la respiration de son amant. Son doigt se suspendit, attentif.

Son corps se soulevait beaucoup plus rapidement, son souffle se transformait en un halètement. Asami l'observa faire un cauchemar. Son expression se rembrunit. SI ce gamin ne cessait pas ses bêtises de lui-même il l'enfermerait personnellement dans une cage. Ce n'était plus une question de blessure, Akihito pouvait y laisser sa santé mentale.

Asami posa l'ordinateur sur la table de chevet au moment où Akihito commença à murmurer des mots indistincts. Il se pencha alors dans sa direction, incapable de résister à la tentation de connaître ses rêves. De plus en plus agité, Akihito prenait un ton parfois en colère puis il changeait et un pleur se faisait entendre. Asami pu entendre un « jamais » acide et irrévocable et avant qu'une explication ne puisse se faire comprendre, Akihito avait changé de position dans le lit.

Asami posa sa main sur le front de son amant, celui-ci s'avéra être brûlant. Il caressa son visage quand il vit les lèvres bouger et prononcer son nom. Le garçon dormait encore et Asami se redressa, l'observant toujours. Il y avait du chagrin dans la façon dont il avait dit son nom. Que se passait-il dans sa tête ? Il n'allait pas tarder à le savoir car les paupières d'Akihito venait de s'ouvrir. Le jeune homme le regarda, interdit puis des larmes se mirent à déborder de ses yeux, s'étalant sur ses joues rosies par la maladie.

-Qu'est ce qui se passe? Demanda Asami, n'hésitant pas une seconde à le prendre dans ses bras.

Akihito fut incapable de répondre, ses sanglots redoublèrent dans un premier temps, s'accrochant à Asami comme si sa vie en dépendait.

-Calme toi, tout va bien. Je suis là. Personne ne te fera de mal.

Cela ne le calma pas pour autant. Il n'arrivait pas à reprendre sa respiration, le nez déjà congestionné par son rhume l'étouffait. Asami relâcha son étreinte pour lui permettre de se moucher.

Akihito semblait aller mieux, respirant toujours avec beaucoup de difficultés cependant. Asami attendait qu'il parle.

-J'ai fait un horrible cauchemar.

-De quoi s'agissait -il ?

Akihito leva les yeux et croisa ceux d'Asami. Il se remit immédiatement à pleurer. Asami le reprit dans ses bras et le berça. Il devait bien s'avouer qu'Akihito farouche était un excellent aphrodisiaque, mais le voir dans cet état là faisait appel à d'autres sentiments. La bouffée d'émotion qui le submergeait quand Akihito s'accrochait à lui de cette façon là l'excitait également.

-Qui te veut du mal ? Encouragea Asami.

-Ce...ce n'est pas moi...bredouilla Akihito.

-Comment ça ?

-Dans mon cauchemar, c'est toi qui est blessé, sanglota Akihito sur son torse à la chemise désormais trempée.

Asami resta un instant stupéfait par l'aveu du jeune journaliste, lui si avare en démonstration d'affection. Il sourit, une nouvelle vague d'émotion l'inonda. Le garçon tenait à lui jusqu'en faire des cauchemars. Il fit remonter sa main, allant trouver la nuque d'Akihito. Il lui tourna le visage dans sa direction, plongeant ses yeux dans les billes humides de son amant.

-Regarde moi bien, est ce que je laisse les gens me faire du mal ?

-Non mais...

-Alors tu n'as pas à t'inquiéter. Personne ne sera blessé, sauf toi si tu continues à ne pas m'écouter...Il me semble que ce matin, je t'avais dit de rester ici...

Akihito se souvint de sa fuite et se ratatina dans les bras d'Asami.

-Ne détourne pas l'attention sur mon cas...

-Je suis un homme fort, un véritable adulte, murmura Asami en se penchant pour l'embrasser. Akihito se laissa faire, il pouvait enfin fermer les yeux et savourer la présence rassurante d'Asami.

Son mauvais rêve l'avait bousculé. Il y repenserait plus tard car revoir le corps d'Asami tomber mort sous ses yeux était au dessus de ses forces, surtout que le vrai commençait à lui lécher l'oreille. Il ouvrit les yeux brusquement.

-Je suis malade ! Tu vas attraper mon rhume.

-Je vais te montrer que je ne suis pas aussi fragile que toi.

Akihito grogna mais Asami l'embrassa de nouveau. C'était une manie chez lui de le faire taire de cette façon. Un jour il le mordrait, rien que pour avoir le droit de répondre.

Son pyjama, dans lequel il avait transpiré, se retrouva au sol, ce qui provoqua des frissons le long de son échine. Asami le sentit sous doigts et l'enveloppa de son immense corps le plaquant ainsi dans le matelas. Il lui écarta les jambes, caressant doucement ce qui se trouvait entre.

-Tu crains pour moi alors que c'est toi qui est tellement fragile...souffla Asami en le pénétrant lentement, s'allongeant sur lui dans le mouvement.

Akihito gémit, la fièvre était partout maintenant. Il attrapa les cheveux d'Asami et chercha sa bouche jusqu'à la trouver. Leurs lèvres ne se séparaient que sous les coups de reins plus fort d'Asami. Akihito ne pouvait s'abstenir de s'accrocher à lui ce soir. C'était l'unique moyen pour lui d'oublier ses pensées macabres dont son cauchemar où se mélangeait les souvenirs d'Hong-Kong, entrecoupé par la menace d'une oreille coupée et le coup de feu fatal à Asami. Ne pas paniquer, oublier et se laisser aller. Le mafieux prenait à cœur sa tache de faire disparaître le mauvais rêve, il n'arrêta pas avant de sentir la puissance de l'orgasme prendre forme dans le corps de son amant. Il put alors laisser la sienne venir petit à petit et gonfler en même temps que celle d'Akihito. Ils allèrent ensemble dans le plaisir de leurs chairs.

Cette nuit là, Asami ne lâcha pas une seconde le contact entre eux. S'il pouvait protéger Akihito même dans ses rêves il n'hésitait pas.

Au réveil, Akihito se sentait un peu mieux. Son nez était toujours prit mais il pouvait au moins respirer sans utiliser sa bouche.

Asami prenait déjà son petit-déjeuner en écoutant les informations à la radio. Il releva la tête quand il vit Akihito venir et prendre une tasse dans le placard.

-Bonjour, fit-il en s'installant en face du mafieux.

Celui-ci le servit.

-Bonjour, tu vas déjà mieux.

-Oui, je vais pouvoir retourner travailler.

-Tu es arrêté jusqu'à la fin de la semaine.

-C'est stupide, je ne suis pas alité.

-Peut-être serait-il mieux pour toi, étant donné ce qui s'est passé hier, que tu restes ici jusqu'à la fin des élections...

-Comment tu sais pour hier ? Demanda, stupéfait Akihito.

-Je n'ai pas envie d'apprendre que ton cadavre à été retrouvé dans un fossé Akihito. Tu comprends très bien l'effet que c'est de s'inquiéter... le taquina t-il.

-Nous avons déjà eu cette discussion. A quelle heure à lieu la conférence ?

-Aucune importance. Tu n'iras pas.

-Je vais mieux, tu l'as dit toi même.

-On en reparlera plus tard, je dois y aller. Je reviendrai vers midi, en attendant fais ce qu'il te plaît mais ne sort pas d'ici.

Asami se leva, l'embrassa et s'en alla.

Akihito tourna d'abord en rond. La femme de ménage passa aux environs de 9 heures. Il décida alors d'appeler Keito.

-Je ne peux pas aller travailler ce matin !

-C'est normal, tu es en arrêt maladie...

-Oui mais il y a la conférence cet aprem...

-Je peux y aller et te faire un compte rendu.

-Tu n'as pas le droit d'aller sur le terrain tout seul. Non je viendrais mais pour l'instant je n'ai rien à faire.

-Tu ne voulais pas que je t'apprennes à te battre ?

-Si ! Tu peux venir ?

-Oui, je serais là dans une heure maximum...je suis encore dans mon lit.

-Super, je t'attends.

Trois quart d'heures plus tard, Keito se présentait devant son pallier. Il trouva Akihito en tenu de sport, excité.

-On va utiliser la chambre que je devais avoir. J'ai pu installer un tapis.

-Qu'est ce que tu veux apprendre exactement ?

-J'ai apprit à me battre dans la rue...ce qui est assez désorganisé comme technique.

-Très bien, je vais t'enseigner quelque base d'Aïkido et puis nous verrons si tu t'en sors.

-En quoi ça consiste ?

-L'aïkido n'est pas un sport de combat, c'est plutôt un moyen d'apprendre l'auto défense en développant la souplesse et la rapidité de son corps. Tu seras capable de déstabiliser un adversaire plus grand et fort que toi mais pas l'attaquer.

-C'est génial, exactement ce que je souhaite.

-Nous allons commencer, éloigne toi un peu. Je vais te montrer le mouvement. Tu vas ensuite le reproduire et après nous allons essayer. Tu m'attaqueras plusieurs fois de suite.

Asami rentra vers 12h30, Akihito et Keito avaient terminé leur premier entraînement et s'étaient douché. Ils discutaient dans la cuisine quand la porte d'entrée s'ouvrit.

-Reste là ! Je ne lui ai pas dit que tu venais, murmura précipitamment Akihito en quittant la pièce à toute allure.

Le mafieux accrochait sa veste quand Akihito le rejoignit. D'un ton faussement enjoué, Akihito dit :

-Asami...

-Tu ne devrais pas être couché ?

-Pour quoi faire ? Je vais très bien.

-Viens ici.

Akihito s'approcha et se laissa faire quand Asami passa sa main sur son front.

-Hum, tu m'as l'air encore un peu chaud.

-Je n'ai pas arrêté de bouger ce matin, c'est pour cela. Tu es prêt pour la conférence ?

-Elle a lieu dans deux heures, je viens respirer un peu ici, tous le monde est sur le pied de guerre, répondit-il en soulevant le menton d'Akihito pour l'embrasser.

-Tu as besoin de te détendre, je vais te servir un verre, installe toi dans le salon, fit-il en se dérobant.

Asami sourit mais obéit. Le garçon avait l'air très stressé. Il revint avec un verre de bourbon et s'assit à côté de lui.

-Je devrais partir avant toi, annonça t-il en lui tendant le verre.

-Je te donnerais mon discours alors reste ici tranquillement, répondit Asami en buvant une gorgée, ne lui prêtant pas plus attention.

-Non, c'est de la corruption.

-Tu peux écrire ce que tu veux. Ce n'est pas ton journal qui va causer des problèmes.

La mine d'Akihito se renfrogna, mais il n'allait pas se démonter pour autant. Il changea donc de tactique. Il n'oubliait pas que Keito se trouvait dans la cuisine. Il espérait qu'il y resterait.

Il s'éloigna d'Asami.

-Dis ce que tu veux. Tu liras mon article comme tout le monde demain.

-Donnes moi une bonne raison de te laisser venir ? Demanda Asami.

-Je suis journaliste... tenta t-il.

-Raté, je ne pense pas que tu puisses déjà te donner ce titre. Photographe à la limite, mais tu n'y vas pas que pour cela. En plus tu as ce qu'il te faut en photo de moi...

-ça intéressera personne si on ne te voit pas en train de faire ton discours.

-Viens ici.

Akihito toisa Asami mais obéit. Le mafieux glissa un doigt sous le menton de son amant et planta ses yeux dans les siens.

-Allez, fais un petit effort. Donne moi une raison de t'emmener avec moi.

-Parce que tu veux pas me laisser seul à m'ennuyer ici ? Tenta Akihito.

-Tu t'ennuies sans moi ?

-Ce n'est pas ce que j'ai dis...

L'éclat des yeux d'Asami s'adoucissait à mesure qu'il glissait son doigt le long du visage d'Akihito. L'étincelle ce fit dans l'esprit de ce dernier. Il soupira et se lança.

-Un peu en vérité...reprit-il avec un ton qu'il essayait de rendre enjôleur.

-Je prendrais quelques jours après les élections. Nous partirons au soleil.

-Pourquoi pas. Est ce que tu veux un autre verre ? Ou manger quelque chose ?

-Non merci, je préférais me détendre avec toi avant de partir, répondit Asami en cherchant la bouche de son amant.

Akihito sourit en approchant son visage. Ça allait être plus facile que prévu. Il se laissa faire, enroulant ses mains autour de la nuque d'Asami. Sa langue heurta celle du mafieux et ne décolla plus avant que le mafieux n'interrompt le baiser pour glisser Akihito sur ses genoux.

-Attends, murmura Akihito.

-Il ne nous reste plus beaucoup de temps pour faire ça bien.

-Laisse moi faire.

Akihito embrassa Asami avant qu'il ne réagisse. Il mordilla ses lèvres et passa un coup de langue dessus. Sous ses fesses, il sentait que le mafieux était sensible à ce genre d'attention. La peau d'Asami ne marquait pas beaucoup, il pouvait mordre ou griffer, ce n'était pas cela qui l'abîmait. Il desserra sa cravate pour enfouir son visage dans cou. Il aimait cette endroit, il se sentait en sécurité quand il posait sa tête là et sentait battre son cœur. Akihito descendit de ses genoux et s'installa entre. Il n'osait pas relever la tête car son visage était rouge de gêne.

Les mains tremblantes, il ouvrit la ceinture, retira les pans de la chemise qui dépassait et s'attaqua aux boutons du pantalon. La grosseur dessous ne facilitait pas le travail. Asami ne l'aidait pas, au contraire il se laissait tranquillement aller sur le canapé. Quand Akihito sortit ce qu'il désirait, il resta coi quelques secondes et se demanda par où il allait commencer. Il n'aimait pas faire cela, parce qu'il ne pouvait pas oublier toutes les fois où Feilong l'avait obligé à le faire. Mais ce n'était pas pareil maintenant, il y avait ce qu'il manquait avec le chinois, les sentiments et la volonté réelle de bien faire.

Akihito ouvrit légèrement la bouche, commença et bien, par le bout. Concentré sur la multitude de sensations qui envahissait sa bouche, Akihito oublia presque tout le reste. Asami se mordait l'intérieur de la lèvre pour ne pas laisser ses gémissements dépasser sa bouche. Le garçon était extrêmement doué pour faire cela. Non pas qu'il avait un don naturel, le mafieux avait vite remarqué la différence entre l'avant et l'après Hong Kong, mais il s'impliquait tellement que le résultat était au delà de toute espérance.

Sous la langue enfiévrée de son amant, Asami se permit de fermer les yeux et de se laisser gagner par la chaleur qui envahissait son corps. Le sexe avec Akihito était toujours extraordinaire et se finissait toujours dans la jouissance. L'esprit concentré sur ce qui se passait entre ses jambes, Asami manqua d'entendre le léger bruit provenant de l'autre bout du salon, près de la cuisine.

Il ouvrit les yeux lentement car c'était de la torture que de penser à autre chose à ce moment là.

Sur le pas de la porte de la cuisine au salon, Asami découvrit Keito. Son visage n'indiquait aucune émotion mais il regardait Akihito s'affairer sur le sexe de son patron avec méticulosité. Ses yeux dérivèrent sur Asami qui le regardait. Il vit Asami tendre sa main en direction de la tête d'Akihito et attraper une poignet de cheveux. En faisant cela, Asami donnait plus de puissance aux allers-retours de Takaba sur son sexe. Fixant toujours Keito, Asami n'hésita pas à se laisser fondre dans la bouche de son amant. Akihito étouffa un haut le cœur et se recula, essuyant de sa main droite sa bouche.

-Pouah ! Ça a toujours un sale goût.

-Désolé, tu es tellement doué et si impliqué que je n'ai pas pu te stopper avant, répondit Asami, un sourire aux lèvres en baissant son regard sur Akihito.

Quand il releva la tête, Keito avait disparu.

-Très drôle, répliqua Akihito en se relevant.

-Tu devrais appeler ton stagiaire pour lui dire l'heure de la conférence.