Bonsoir mes petits,

TADAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAM! Des mois et des mois après, voilà la fin de cette fiction. Bon, je m'excuse encore et encore de vois avoir planté, promis cela n'arrivera plus! :) Merci en tout cas de votre gentillesse indéfectible et de vos commentaires toujours touchants à lire pour moi! Je me sens très reconnaissance dès que j'ai un petit commentaire ;)

Donc, en espérant que ce dernier chapitre vous convienne!

LOVE LOVE LOVE!

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Lorsque je me réveille, il fait encore nuit. Quelques faibles lueurs lunaires transpirent à travers les rideaux. Encore groggy, je me sens pourtant complètement à mon aise. Sur mon torse nu, je sens les caresses d'une main possessive et douce. Je tourne légèrement la tête et sourit lorsque mon regard clair croise les yeux chocolats de mon amante. Regina. La tendresse nouvelle de ses pupilles m'asphyxie de bonheur. J'émets un grognement de satisfaction lorsque ses mains se font baladeuses et taquines. J'enfouis doucement mon nez dans ses cheveux et dépose un doux baiser sur sa mâchoire. Je la sens sourire. Je me sens bien. Tellement bien que les faits me submergent soudainement : Regina Mills et moi venons de faire l'amour. Normal. Tout va bien.

- Emma, ça va ?

Elle a senti ma vive crispation. J'hésite un instant. Je pourrais me lancer dans un débat interminable sur le bien et le mal, sur ce qui vient de se passer, sur le fait que mes idiots de parents vont probablement passer le reste de leur vie à m'asperger d'eau bénite pour me délivrer du mal et surtout sur ce qui nous relie elle et moi. Pourtant, je n'en ai pas envie. J'ai besoin de vivre ces instants de calme et d'insouciance avec elle. Loin de tout. Je veux profiter le plus possible, sans me poser de questions. Je décide donc de détourner le problème.

- J'ai envie de faire quelque chose.

Elle me fixe, ses yeux sublimes dans les miens. Je réalise à quel point elle est belle : ses cheveux noirs de jais en bataille balayent doucement son visage, ses lèvres charnues, sans rouge à lèvres, me rappellent nos baisers fiévreux et sa cicatrice... oh sa cicatrice... semble être devenue ma nouvelle obsession. Comment n'ai-je pu réaliser avant à quel point sa beauté est renversante ? Stupide Emma, stupide !

- T'as envie de faire quoi ?

Je lui souris malicieusement et embrasse le bout de son nez affectueusement.

- Ne bouge pas.

Elle me regarde partir avec suspicion. Je lui lance un dernier coup d'œil coquin avant de disparaître dans la cuisine. J'ouvre le frigidaire et m'empare de quelques mets, un rire espiègle s'échappant inconsciemment de ma gorge. Je me sens nouvelle, je me sens adolescente, je me sens... niaise. J'ai besoin d'elle. J'ai besoin de choses que je n'ai que rarement ressenti... Passer la nuit dans ses bras à la découvrir, lui parler, l'embrasser, lui faire l'amour, puis la caresser, la câliner, la faire rire, échanger...

L'aimer.

J'ai envie de l'aimer.

Il ne s'agit plus d'une histoire de désir. Ces derniers jours à la tester, à essayer de la connaître, à la confronter... Mes yeux se sont ouverts, entraînant mon cœur dans cette brèche passionnée.

- Emma, tu fais quoi ?

La voix rauque et suave de la Reine interrompt ma rêverie. Je souris et retourne dans le salon plongé dans une obscurité sensuelle et confortable. Je m'avance lentement vers le canapé, ouvrant le pot de miel. Je la fixe avec une vive provocation, plonge un doigt dans le bocal et enduit un doigt de liqueur sucré, que je porte langoureusement à ma bouche. Ses yeux bruns s'écarquillent puis noircissent. Un sourire carnassier et machiavélique se dessine sur son visage hâlé. Plus qu'une attraction, Regina est le symbole pur de la tentation, un fruit gourmand dont le goût sucré et aphrodisiaque serait reconnu comme un élément divin et interdit au commun des mortels.

Tandis que je cherche les mots, vainement, pour décrire sa beauté sombre, elle s'occupe de retirer la couverture, dévoilant sa nudité, sans pudeur ni vulgarité. Un parfait mélange d'érotisme assumé et de douceur amoureuse. Je plonge sur elle, nappant silencieusement son ventre et ses seins de miel.

- Je vais être toute collante après...

Je ne peux m'empêcher de glousser. Qu'elle soit nue dans un lit ou en réunion moulé d'un tailleur, Regina Mills reste très pointilleuse sur les détails.

- Je te laverai.

- Seriez-vous en train me proposer une douche crapuleuse, Miss Swan ?

Son regard félin déclenche une avalanche de frissons le long de ma colonne vertébrale. Un fourmillement de plaisir incontrôlable naît dans mon entrejambe. Merde.

- Oui.

Ce n'est qu'une simple affirmation, mais ma voix laisse transparaître une telle émotion et un tel désir que Regina en tremble. L'intensité de notre échange visuel décuple mon désir pourtant déjà violent. Elle me rend folle.

Sans avertissement, je passe avidement ma langue sur l'intégralité de son corps. Ses hanches voluptueuses, son ventre parfait, ses seins érigés, son cou offert. Elle est purement et simplement irrésistible. Tandis que je pose ma bouche sur chaque parcelle de ses formes, elle se cambre langoureusement. Ses soupirs embrasent mon cœur. Je dévore chaque parcelle de sa peau, je n'en perds pas une miette, affamée. J'ingurgite son désir et son excitation comme une drogue. Le parfum de sa peau mêlé au goût du miel éveillent mes sens. Une transe sensorielle plus électrique que jamais. Le contact de son épiderme sur la mienne me laisse une chair de poule douce et brutale.

Il n'y a plus la maladresse d'une première fois, ni la crainte de ne pas être à la hauteur, seulement le besoin de se découvrir un peu plus et l'envie de recommencer, encore et encore. J'avale une cuillère de miel et en laisse volontairement couler le long de ma mâchoire. Le liquide doré ruisselle le long de ma poitrine, comme une pluie sucrée. Les yeux de Regina se font de plus en plus brûlants. Il n'y a plus de contrôle, juste un instinct primaire et sexuel qui nous lie. Elle attrape ma taille. Rapidement, je sens sa langue effleurer l'orée de ma poitrine. Je ferme les yeux et soupire de bonheur. Je dépose mes lèvres sur l'arrière de son crâne, respire la senteur de ses cheveux et caresse doucement ses bras. J'ai besoin de ce bref instant de tendresse avant de lâcher totalement prise. Sans doute ressent-elle mon envie, puisqu'elle lève la tête. Je respire son air, elle respire le mien, un instant d'intimité qui frôle l'accord parfait. Lorsqu'elle m'embrasse avec passion, mon cœur papillonne et s'éparpille en un million de chandelles explosives. Je la pousse sur le canapé, allongeant mon corps tout entier contre le sien. Nos corps s'épousent à la perfection. Comme si ses formes étaient clairement faites pour les miennes. Cela me trouble de me sentir aussi bien.

- Reste avec moi, Emma...

J'ouvre les yeux et croise le regard ambré teinté d'inquiétude de mon amante.

- Je suis là. Avec toi. Je me sens bien. Cela me fait bizarre. Enfin, tu vois, je...

- N'y pense pas, pas encore...

- Je t'aime beaucoup, tu sais, genre vraiment beaucoup, tu vois...

- Emma, s'il te plaît...

- Tu m'aimes bien aussi ? Parce que bon... voilà... comment...enfin...il faut que je te dise...bref, non, c'est nul...

Je m'emballe, me perds, marmonne. Elle sourit, les pupilles embuées de tendresse. Ses lèvres s'attachent aux miennes, avant que nos langues se débattent éperdument. J'ai ma réponse. Sans plus attendre, emportée par mon désir, j'écarte doucement ses cuisses et place mon entrejambe contre la sienne. Nous restons un moment sans bouger, savourant cette sensation de proximité plus qu'érotique. Ce contact charnel provoque nos gémissement à l'unisson. Je bouge lentement mon bassin. Je ne veux pas aller trop vite. Profiter. Ressentir. Profiter. Ressentir. L'empreinte du plaisir commence à s'imprimer entre nos deux chaleurs. Elle caresse mon dos, griffe doucement mes omoplates, effleure mes hanches de ses mains habiles. Nos souffles s'accordent, nos cœurs s'affolent. Je dépose mes lèvres dans son cou. Son nez taquine ma joue. Elle prononce mon nom, je trouve cela diablement sensuel. Je n'ai plus de force. Je ne suis qu'un corps engourdi d'envie et de désir. Je l'embrasse de nouveau. Je ne m'en lasserai jamais. Les minutes passent, pourtant il me semble que nous sommes hors du temps. Cela peut être des secondes, des heures, des jours, peu m'importe. Pourvu que cela dure. Pourvu que rien ne brise notre quiétude. Nos bassins se rencontrent de plus en plus frénétiquement. J'en veux à mon corps, j'en veux aux limites de l'anatomie humaine, parce que le plaisir va s'estomper à un moment ou un autre. Et je n'en ai aucune envie. Mon cœur veut continuer, continuer, continuer. Cet instant est à nous. A nous seules. La moiteur de son entrejambe, de la mienne, nos peaux collants et sucrés, tout semble fait pour atteindre l'ultime gourmandise. Ils arrivent. Son orgasme et le mien.

- Non, pas encore...

Ma voix est fébrile. Je sens Regina rire. Elle ne peut rien y faire. Tout ceci est trop irrésistible. Je le sais. Alors lorsque l'orgasme nous submerge, je cherche à le prolonger et à l'intensifier. Je regarde la brune incendiaire. Je détaille chaque point de crispation qui orne son visage. Elle n'est jamais aussi belle que ravagée par le plaisir. Ce mélange de fascination et d'excitation décuple la dernière vague orgasmique qui me submerge. Le paradis est ici. Regina.

Blottie dans mes bras, la mère adoptive de mon fils joue nonchalamment avec mes boucles. Je me sens rassurée. Sa respiration régulière, ses cheveux noirs en bataille sur mon buste, son corps chaud et accueillant collé au mien, l'odeur du miel qui flotte tranquillement autour de nous, tout est parfait. Seule ses mots vont me ramener à une réalité fuyante.

- Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?

- Cela te dit un strip-poker ?

Elle se lève sur un coude et hoche la tête en signe de désapprobation, même si elle tente tant bien que mal de dissimuler son sourire.

- Ne fais pas l'enfant, Emma, tu sais très bien de quoi je parle ! Et puis quel est l'intérêt d'un strip-poker sachant que nous sommes déjà nues ?

- Bien vu.

Je souris et réfléchis un instant, silencieusement. Dilemme. Je suis ramenée, d'un côté à un rêve, le rêve de mes parents que je n'ai jamais réellement connu, l'envie de me rapprocher d'eux, de former une famille parfaite. Et j'ai la réalité à côté de moi tous les jours : cela fait deux et demi que j'évolue à côté d'une femme, avec qui j'ai plein de choses à vivre, plein de choses à partager. Qui me comprend mieux que personne. Il y a quelque chose d'évident dans cette histoire et je n'ai pas envie de passer à côté de ce qui pourrait être simplement beau.

- Ce n'est pas simple comme situation.

- Tu parles du fait que je sois la méchante de l'histoire, toi la gentille, qu'on soit deux femmes, que je sois l'ancienne femme de ton grand-père et que nos familles se haïssent et s'entre-tuent? J'ai vu des situations bien plus dramatiques...

J'éclate de rire. Regina semble fière d'elle et je trouve cela adorable. Je ne peux m'empêcher de la charrier.

- Tu viens de faire de l'humour là ?

- C'est l'humeur post-sexe.

Je ris de plus belle et me penche vers elle. Lorsque ses lèvres rencontrent les miennes, je sais qu'il s'agit d'un geste que je rêve de reproduire, encore et encore. Je m'écarte, reprends mon souffle et tente de trouver les mots justes.

- Regina, je ne comprends pas tout. Mais ce que je sais c'est que je me sens bien. Genre, vraiment super bien. Ici, on a vécu de drôles de situations, je t'ai découverte, je me suis découverte en même temps aussi. Ce rapprochement, il n'aurait jamais été possible en d'autres circonstances. Je ne le regrette pas. Je te vois, provocatrice, joueuse, sensible, drôle. Cela me touche. A Strorybrooke, toi et moi, nous sommes formatées, cantonnées dans nos personnages que l'on se doit d'incarner. Je me dis que ce qui vient de nous arriver, c'est peut-être l'opportunité qu'on attendait toi et moi pour être réellement ce qu'on veut être. Je ne peux pas dire que je suis amoureuse de toi, c'est trop tôt, mais je me sens tellement bien avec toi. C'est dingue...

Elle sourit puis vient de nouveau déposer sa bouche pulpeuse sur la mienne. Tandis qu'elle s'éloigne, ses yeux s'ancrent dans les miens. Dans son regard se reflète une once de tendresse.

- Donc, on jette les dés et on attend de voir ce que cela va donner ?

- Si cela te va...

- Oui... Cette semaine, c'était... fou. Mais, je me sentais apaisée. J'aime être avec toi aussi, tu sais.

Je soupire de soulagement et mon cœur se met à battre plus fortement. Je l'enlace légèrement tandis qu'elle pose sa tête sur mon buste.

- Regina ?

- Oui ?

- Quel a été ton vice préféré ?

Elle plante ses yeux dans les miens et un sourire carnassier se forme sur son visage hâlé. Sa voix rauque et sensuelle ne laisse aucune place au doute quant à ses intentions.

- A ton avis ?

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Merci à tous ceux qui ont suivi cette fiction, je suis tellement heureuse qu'elle vous ai plu! Maintenant, je peux me concentrer sur ma troisième fiction "L'Oeuvre de sa vie" qui sera moins joyeuse, mais ne vous inquiétez pas, j'aime bien mettre des embûches pour arriver au Happy Ending!

De gros bisous!