Disclaimer: Hidekazu Himaruya
Persos: France/Francis, Canada/Matthieu, Angleterre/Arthur. Très vague allusion à Alfred (il est quoi à cette époque déjà?).
Paring: Fruk
Genre: Family, Romance, Humour...
Rating: Je ne sais pas trop...Je mets T par précaution
Chapitre 8: Famille
Arthur reposa ses aiguilles et ses fils de couleurs, ainsi que le support qui lui servait pour la broderie. Il avait travaillé pendant des heures pour arriver à ce résultat. Un couvre-lit 'découpé' en carreaux, chacun d'eux décoré de scènes merveilleuses (fées, licornes) ou de scènes d'aventure (chevalier, pirate). Il se laissa aller dans son fauteuil, épuisé. Ca avait été un travail long et fastidieux. Il n'avait pas arrêté mais il voulait que Matthieu puisse profiter longtemps de son cadeau. Cette petite couverture le suivrait longtemps. Heureusement Francis et son fils avaient bien voulu qu'on repousse la petite fête d'une semaine pour qu'il puisse finir son cadeau. ''Juste pour cette année'', avait promis le français au petit canadien, ''Parce que ton papa Arthur ne se souvenait plus de la date, donc il faut lui laisser le temps de finir ton cadeau...''
Avec un sourire fourbe, il ne put s'empêcher de se dire que ce qu'il allait offrir ne pouvait être que mieux que ce qu'allait offrir Francis, bien entendu.
Il décida alors d'oublier tout les beaux cadeaux que Francis lui avait fait...et qu'il gardait toujours dans un coin de sa maison. Il ne l'avouerait jamais à personne, même sous la torture.
Il cacha son (beau) cadeau en haut de l'armoire de sa chambre, au cas où Matthieu serait comme lui...beaucoup d'enfants: aimant chercher les cadeaux qu'on leurs a promit. C'était normal après tout.
Sauf lui, lui n'était pas comme ça parce qu'il...non il n'avait PAS été gâté!
Sur cette typique mauvaise fois il descendit en bas, rejoignant Francis qui cuisinait. Son ventre gargouilla, à sa grande honte, quand les effluves du repas lui parvinrent. Je deviens trop terre à terre là...il faut que je rembarque, et vite! Je suis en train de penser presque à nous trois comme à une...MAIS QU'EST-CE QUE JE RACONTE MOI? IL N'Y A PAS DE ''NOUS TROIS''! En pleine panique psychologique, le pirate se frotta vigoureusement le cuir chevelu, espérant sans doute chasser les idées pas très nettes qui lui passaient par la tête. Il arriva à la cuisine où de savoureuse odeurs le faisaient donc saliver (mentalement hein).
Francis se retourna vers lui, lui souriant gentiment comme si sa présence avait tout de normal et n'était aucunement imposée.
«Arthur? Sois un amour et va couper du bois s'il te plaît!»
Virant à l'écrevisse et s'étranglant de rage, l'anglais lui cracha d'aller le faire lui-même. Qu'est-ce que c'était que ces façon! Ils n'étaient pas mariés bon sang! Et il n'était PAS un amour...! il était un pirate cruel et sanguinaire, un pilleur, il avait fait trembler Antonio! Il n'allait certainement pas s'aplatir maintenant comme s'ils étaient en couple! Il n'était pas en pâte d'amande!
«Très bien, alors surveilles que ça n'attaches pas pendant que j'y vais! Et gare à toi si ça brûles! Je serais obliger de te punir pour avoir gaspillé de la nourriture! Tu sais que je déteste ça, n'est-ce pas? Surtout quand je me donne du mal avant!»
Mots dit avec un sourire quelque peu vicieux il faut l'avouer, laissant sous entendre que ce n'était PAS une blague.. Arthur eut l'étrange impression d'être revenu à l'époque où il était petit garçon et où Francis tentait de lui apprendre à cuisiner. Ha non mauvais exemple, le français ne le grondait pas s'il échouait à cette époque.
«D'accord...je vais couper du bois!»
Il n'avait pas envie de prendre des risques. Il enfila la veste posée sur un dossier de fauteuil et sortit, savourant l'air frais qui lui fouettait le visage. Il ne sentait pas l'air marin (ils devaient être relativement loin des cotes. Mais il n'en était pas certain, il était à moitié inconscient quand Francis l'avait ramené ici!). Il aimait ne voir que de la campagne à perte de vue, mis à part des maisons ou fermes ici et là ou des pâturages. Ca lui rappelait, par certains côtés, ses propres terres à une époque lointaine, quand il n'était qu'un petit enfant se cachant dans les bois.
Il jeta un coup d'œil dans la directions des écuries, et vit que les chevaux étaient en liberté dans le petit pré derrière la maison. Un sourire mauvais se dessina sur ses lèvres.
Ho oui il pourrait partir cette nuit...
Il fallait juste qu'il retrouve costume et armes!
Il n'allait pas partir en braies et chemise quand même, il avait un minimum de fierté!
Et il faisait froid la nuit en plus! Et ne parlons pas de la température sur les mers à cette époque.
Même s'il avait des habits de rechange sur son navire! Il fallait d'abord trouver le navire, s'en emparer après avoir libérer son équipage et s'enfuir. Il pouvait le faire!
Il prit le tas de bois dans ses bras et retourna à l'intérieur, savourant la chaleur de la maison et les délicieuses odeurs du prochain repas, même s'il ne l'aurait jamais avoué.
Matthieu fut assez gâté. Arthur ne se priva pas de faire une ou deux remarques là-dessus, ce à quoi Francis lui répondit qu'il l'avait autant gâté qu'il gâtait son fils. L'anglais ne trouva rien à redire, n'ayant pas envie de dire qu'il était un enfant-gâté, parce que ça n'était pas vrai. Alors que le petit s'extasiait devant une maquette miniature, sculpté à la main, du bateau de son papa, le britannique ne put s'empêcher de titiller le français.
- «Mais pourquoi autant de cadeaux?
- Autant que j'ai été de mois absents!
- Tu n'es ici qu'une saison par an?
- C'est le mieux que je puisse faire! Tu ne ferais pas mieux toi!»
Arthur se garda de protester. Il ne gâterait jamais autant ses colonies lui...
- «Ho Papa un habit de pirate à ma taille? Et tout en bleu et en violet, comme pour tes vêtements.
- Tu pourras changer tes jeux avec des amis maintenant, tu ne penses pas? Au lieu de jouer aux trappeurs et aux indiens, vous pourrez jouer aux indiens et aux colons contre les pirates!
- Bonne idée! Ca sera drôle!
- D'ailleurs Frog, OU est MES vêtements? Et ne lui donne pas des idées de jeux stupides!
- Tu ne prends vraiment pas soin de tes affaires Arthur! J'ai réussis à totalement le nettoyer de ses tâches de sang mais il y a encore pleins d'accords, des trous causés par des balles! Tu ne prends vraiment PAS soin de tes affaires!»
Arthur baissa la tête, les joues rouges vif et mort de honte intérieurement. Il pouvait prendre soin de ses affaires, c'est juste qu'il n'avait pas eu le temps de recoudre les déchirures ces derniers temps!
Matthieu gloussa en enfilant le petit tricorne miniature offert par son père. Ca l'amusait de voir que son deuxième papa se faisait deux fois plus gronder que lui alors qu'il était adulte et lui enfant.»
La cadeau que le pirate offrit à la petite colonies déclencha un cri de joie et un câlin auquel il ne put échapper. Et il revira au rouge sous les compliments des deux autres. Il promit à Matthieu de lui raconter une ou deux légendes de son pays ce soir, pour le plus grand bonheur de l'enfant.
Soudain Francis se leva, alla chercher quelque chose et posa deux boites de bois devant l'autre blond, tandis que le visage du canadien s'illuminait de joie en voyant que son papa offrait des cadeaux à monsieur Kirkland aussi, donc cela voulait vraiment dire que c'était son deuxième père n'est-ce pas? Il se promit d'ailleurs de lui faire une couronne de fleurs dès demain, parce qu'il ne savait pas qu'il fallait offrir quelque chose à l'homme lui.
Arthur cligna des yeux, étonné: «Pourquoi m'offres-tu quelque chose à moi aussi?
- J'ai manqué la dernière commémoration! Désolé d'ailleurs!
- ….Ca t'amuse toujours autant de fêter le 14 octobre?
- Parce que toi tu n'est pas satisfait, finalement que mon duc t'ai débarrassé des rois nordiques? S'il n'avait pas débarqué, Danemark lui serait peut-être revenu et toi, aujourd'hui, si tel avait été le cas tu...aurais été sa colonie. Qui sait ce que tu ferais actuellement si cela s'était produit.
- ….Humpf!» Il ne put éviter le frisson d'angoisse et d'horreur qui l'envahit à imaginer cela. Il remercia mentalement les normands, rapidement, juste au cas où. Qui sait ce qui lui serait arrivé sans eux après tout...il serait peut-être en train de frotter les bottes de l'autre viking!
Ce que Francis ne savait pas, c'est que l'anglais avait déjà pensé à tout ça, vraiment. Mais ce n'était pas tout. Cette date, si elle avait signé le début d'une nouvelle ère dans son pays, ère qui avait eu des heures sombres tout de même car ce William n'avait pas été aussi compréhensif que ça, ce qui avait marqué cette période cela avait été la façon dont Francis s'occupait de lui. Avant il ne venait pas si souvent, mais suite à cette date, Arthur ne s'était plus sentit seul...jusqu'à une certaine date à laquelle il n'avait guère envie de penser.
C'était lui qui lui avait offert son premier vrai arc. Il lui avait lui-même fabriqué un tout nouveau, un neuf, rien que pour lui. Rien à voir avec le vieil arc usagé, jeté par Carwyn et qu'il avait récupéré et avec il se débrouillait de façon malhabile.
«Tiens Arthur! C'est pour toi! Tu t'entraines à tirer à l'arc non? Voilà donc un uniquement à toi, en bois...venu d'Italie...» L'arc était assez grand, élégant, et les flèches toutes ornées de la même décoration.
Angleterre, tout en l'admirant, eut un sourire narquois «Tu ne te souviens plus du nom de ce bois? Stupid...» Une tape sur la tête le fit froncer ses épais sourcils et il envoya en réponse un coup de pied dans le tibia de son rival. «Ne me touches pas les cheveux!» Il s'éloigna sans même avoir formulé autre chose qu'un ''merci'' terriblement bas et donc peu audible.
A croire que ça lui faisait mal de le remercier!
C'était surement le cas d'ailleurs...
Il tourna ensuite le dos à l'autre blond en banda l'arc, grimaçant en essayant de tirer la corde correctement. L'arme était toute neuve et donc bien rigide. Du haut de son apparence d'enfant de 7 ans, il n'était pas si fort que ça. France, qui avait l'air d'en avoir 13, attrapa alors ses poignets et l'aida à les mettre correctement sur l'arc et la flèche, à tendre la corde. «Bien...» Doucement le français relâcha sa propre prise «Tu peux lâcher maintenant...dou..» Arthur n'attendit pas et envoya le trait qui se planta en plein milieu de la cible. Mais ayant mal calculé sa force de tir, la jeune nation faillit tomber en arrière. Heureusement la présence de l'autre pays, qui le retint, l'en empêcha. La voix moqueuse mais relativement douce de Francis atteignit alors son oreille «Il va encore falloir t'entrainer un peu mon tout petit lapin!
- NE M'APPELLES PAS COMME CA!» Il pointa, plus pour appuyer ses mots qu'autre chose, son arc sur son rival avec un air presque meurtrier, obligeant l'autre à s'excuser (même s'il avait l'air plus prêt à rire qu'autre chose). «ET ARRETES DE TE MOQUER DE MA TAILLE !»
Quelques années plus tard, il lui avait offert sa première épée. Une arme magnifique, faite rien que pour lui par l'un des meilleur forgeron de la cour de France. C'était à l'époque de la lutte des Capétiens contre les Plantagenêts. Alienor d'Aquitaine avait d'ailleurs bien fichu le bazar. Épouse du roi de France elle avait été répudié et s'était empressé d'aller épouser Henri de Normandie, futur roi d'Angleterre, faisant ainsi perdre de nombreux domaine à la France.
Lui avait passé ces années-là chez son rival, recevant souvent des ambassadeurs anglais mais restant l'otage du roi de son rival pour éviter toute trahison du sien. N'empêche que ces tensions n'avaient pas empêché France de l'aimer, de lui offrir de nombreux cadeaux, comme ce jeux d'échecs aux pièces sculptées mais aussi cette épée qui l'avait accompagné pendant des décennies et qu'il avait toujours, cachée chez lui à l'abri de tout autre regard que le sien (il avait été obligé de changer d'arme puisqu'il avait grandit).
Angleterre avait à présent l'apparence d'un garçon de 12 ans, il avait bien grandis en un siècle. La lutte entre son pays et celui de France semblait s'atténuer et serait bientôt terminée. Enfin d'après son rival. Rien ne disait que ça se ferait si vite que ça. Et surtout son rival se gardait bien de lui dire lequel des deux pays remportait la victoire. Vu ses foutus sourires, surement le sien. Secouant la tête, il revint à son entraînement. Il banda une nouvelle fois son arc, visant la cible avec soin (il était très bon dans cette discipline).
- «Arthur!» Souffla soudain une voix tout contre son cou, le faisant glapir de surprise et la flèche partit se planter dans un arbre totalement vers la droite.
- «CRETIN NE REFAIS PLUS JAMAIS CA OU JE TE TUE!» Hurla-t-il, écarlate, en frappant son ''ennemi'' au visage, le faisant reculer de surprise et presque tomber. Jamais il n'avouerait que l'autre lui avait fait autant peur qu'il ne l'avait gêné. Ses joues le brûlaient encore...
Foutue condition de jeune adolescent tiens...
Le français se reprit bien vite. Il était véritablement adorable quand il s'énervait ce petit. Secouant la tête pour chasser ces idées il demanda «J'ai une bonne nouvelle! Devines quoi?
- Vous êtes en train de perdre?» Ironisa Angleterre. Il aurait bien aimé que ça soit le cas mais préféra s'abstenir de le dire. Autant mettre ça sur le ton de la plaisanterie ou l'autre pourrait mal le prendre.
Tant qu'il était chez lui, il préférait éviter!
- «Non c'est plutôt l'inverse...et des négociations sont en cours pour définir des closes de paix entre ton roi et Saint-Louis, le mien. Ce qui veut dire que tu pourras rentrer bientôt chez toi! Retourner dans ton pays donc!»
Les yeux verts de la jeune nation s'emplirent d'étoiles de joie, bien qu'il resta immobile à sa place, détournant le regard rapidement pour ne pas voir le sourire moqueur de son vis-à-vis. «Parfait, j'en avais assez de te voir!»
Soudain Francis lui glissa quelque chose entre les mains...un fourreau «Tiens, elle vient tout juste de sortir de la forge! Je t'ai bien observé pendant les entrainements, c'est le genre qui le convient bien je pense».
Arthur tira l'épée, remarquant son nom (écrit en langue ancienne de son pays) gravé sur la base de la lame. Elle était effectivement parfaite, comme un prolongement de sa main, implacablement équilibrée. Il fendit l'air une ou deux fois avec. Ni trop lourde, ni rien...parfaite! «Merci Frog!» Marmonna-t-il, maudissant le il ne savait quoi qui le faisait rougir. Il chassa cette pensée en menaçant de sa nouvelle arme le français «En garde!» s'exclama en jetant arc et flèche de côté.
Francis éclata de rire et dégaina à son tour, répondant d'un ton clairement taquin: «D'accord...Si tu veux mon petit lapin!
- NE M'APPELLES PAS COMME CA! C'EST LA ENIEME FOIS QUE JE TE LE DIS! ET JE NE SUIS PAS PETIT!» Il se jeta sur le français et le duel commença.
Duel qu'il gagna bien entendu, sauf si Francis avait fait exprès de perdre...
...il aimait bien faire exprès de perdre pour lui faire plaisir!
Ce fut Matthieu qui le tira de ses souvenirs en le secouant par le bras «Hé! Pourquoi tu n'ouvres pas les cadeaux que Papa t'as fait? Je suis sur qu'ils sont très beaux! Papa fait toujours de belles choses! Et il t'aime beaucoup!
- Oui, oui une seconde...»
Il ouvrit doucement la première boîte, Matthieu se hissant un peu sur sa chaise pour voir ce qu'il y avait dedans. «...C'est...tu as presque le même cadeau que moi!
- Ta figure de proue est une vrai torture à sculpter en miniature, n'est-ce pas? Mais heureusement je suis assez habile à ce niveau...» Fit Francis dans un sourire affectueux. Il ne précisa pas qu'il l'avait recommencé cinq fois, quelle importante cela aurait été en plus?
Arthur regarda donc le petit coffre qu'il avait ouvert, s'interrogeant sur les mots du français, avant des sortit une petite réplique miniature de sa frégate. Tout y était: de la figure de proue jusqu'à la petite bannière et le drapeaux de pirates, le gouvernail qui tournait, tout...
«Francis, ça a du te prendre...
- Tsss Tsss ce ne sont pas des choses qui se disent pour un cadeau! Le coffre sert à transporter la réplique où tu veux. Si tu veux la poser quelque part j'ai fait de petits tréteaux.»
L'anglais, rougissant, marmonnant quelque chose d'indistinct et déposa donc la miniature sur la tableau, l'admirant malgré lui. Son bateau lui manqua soudainement. Mais il savait aussi que son rival ne pourrait pas le maintenir prisonnier pour toujours, il devait juste être patient. «Merci...fr...Francis!» Marmonna-t-il, le rouge aux joues, gêné au possible. Il tendit la main sur la seconde boite mais la main de son rival se posa sur la sienne, le faisant sursauter.
«Non, attends d'être seul pour l'ouvrir!»
Il hocha la tête, ne sachant pas quoi répondre. Mais il n(allait pas se laisser attendrir, pas du tout. Il essayerait de s'enfuir cette nuit et rien n'y changerait.
...Enfin non.
Cette nuit il allait chercher ses affaires et fuirait la nuit suivante!
''Perfect Plan!''
Ou du moins, c'est ce qu'il pensait.
A suivre
