Chapitre 7 ;)

Ne vous y habituez pas, je ne posterai pas deux chapitres par week-end tout le temps ;) Enfin, on verra ça pendant les vacances de Noël :P C'est juste parce que j'ai eu pas mal de reviews et aussi parce que je viens de commencer la rédaction du chapitre 13, donc je suis en avance :)

Tara Baxter Cullen : Ahaha tu vas voir ;P

blondierose : Et voilà ! :D Merci pour tes reviews ;)

Aya-chan31 : Merci :) Voilà la suite ;)

manoncamille : Merci :) Sur la review ton adresse ne s'affiche pas :S

Myrtille-Mumu : Oh c'est qui ton idée ? :D Pas besoin d'attendre une semaine ;)

Bonne lecture !

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Elle n'allait pas parler, ça, nous le savions tous. Elle allait écouter les charges qui pesaient contre elle et la sentence. Aro ne m'avait jamais laissée assister à un condamnation, jusqu'à aujourd'hui. Et tout ce que je voyais devant moi, c'était une allégorie d'une peur mêlée de fierté. J'attendais d'entendre son prénom, son nom, de savoir si je me trompais sur le compte de la femme qui se trouvait devant moi.

- Rosalie Lilian Hale, vampire depuis 1933. Accusée de haute trahison contre le gouvernement des Volturi ici présents.

- Merci, Félix. Rosalie, laisse-moi te présenter celle qui vient compléter notre trio pour former un quartette, Renesmée. Bien, procédons au jugement. Moi, Aro, je propose la peine capitale, pour l'exemple. Caïus ?

- Moi, Caïus, je propose la peine capitale.

- Moi, Marcus, je propose l'emprisonnement à long terme et torture.

- Moi, Renesmée Carlie, je propose d'écouter l'accusée parler.

Ce n'était sûrement pas dans les habitudes des Volturi, me dis-je en voyant le regard assassin d'Aro. Cependant j'étais là pour donner un nouveau souffle de vie aux Volturi, et je comptais bien m'acquitter de ma tache.

- Deux voix, la majorité l'emporte. Conduisez-la au cachot, elle sera exécutée cette nuit.

- Non ! Hurlai-je. La majorité c'est c'est 50% + une voix ! Non, il n'y a pas majorité, je suis désolée. Je veux qu'on recommence le vote. Depuis quand sommes-nous des dictateurs, Aro ?

Celui-ci descendit de son siège, prit mon bras et le serra si fort que je crus que mon os allait rompre. Il m'emmena en dehors de la salle, dans un recoin du château où il pensait ne pas être entendu. Il ne me lâcha pas tout de suite, sa poitrine se soulevait sous l'effet de la rage, il tentait de se contrôler, en vain. Je craignais pour ma propre vie, espérant avoir été vue par quelqu'un de bienveillant et qui pouvait se soucier de moi.

Mon coeur battait à cent à l'heure, je savais qu'à la moindre issue que je trouverais, il le saurait immédiatement. J'essayais de calmer son rythme effréné, trop de sang qui battait mes artères, trop de tentation pour un vampire énervé.

- Mais qu'est-ce qui se passe dans ta tête, Renesmée ?! J'ai beau lire tes pensées, j'ai beau faire des efforts pour te comprendre, je n'y arrive pas ! Je t'ai accueillie, j'ai tout fait pour toi et au lieu d'être simplement heureuse avec tout ce que tu as et que beaucoup aimeraient avoir, tu choisis de me défier constamment. Je n'y comprends décidément rien, Renesmée. Explique-moi, je perds le contrôle et tu sais qui je suis, je ne perds pas le contrôle.

- Aro... Tu m'as donné ce trône pour apporter de la fraîcheur chez les Volturi, c'est ce que je m'évertue à faire.

- Je ne te parle pas de ça. Pourquoi me défies-tu ? Tu aurais pu juste me laisser faire cette fois-ci et donner ton avis ensuite, pas devant cette prisonnière !

- Bien, je ne le ferais plus.

Aro relâcha la pression sur mon bras, j'allais avoir un bleu. Il soupira et nous repartîmes vers la salle du conseil devant les regards intrigués des autres habitants du château. Tout n'allait pas si facilement se finir, Aro m'en voulait, je pouvais le sentir, la tension était palpable entre nous. L'année dernière, déjà, le conflit avait pointé le bout de son nez mais désormais, il était bel et bien là. Ce n'était pas une simple crise de rébellion envers l'autorité parentale, je n'étais pas de ce genre. C'était bien pire, je ne savais pas vraiment et le gros problème était de connaître mes alliés et mes ennemis, je n'avais confiance en personne, sauf peut-être un peu Démétri, mais sa fidélité envers les Volturi était plus important qu'envers moi, supposais-je.

Aro poussa les lourdes portes de la grande pièce marbrée, Marcus et Caïus papotaient. Leur conversation s'arrêta quand nous entrâmes. Aro s'installa directement sur son siège, trop vite pour qu'il fût calmé, je fus beaucoup plus lente et sûrement plus sûre de moi, il fallait voir cela d'un autre point de vue. Rosalie me suivit du regard, je n'osais pas la regarder dans les yeux. Je m'assis et enfin, tout put recommencer où ça s'était arrêté.

- Rosalie, nous allons te garder dans un cachot le temps de prendre une décision appropriée, remercie Renesmée, elle a voté en ta faveur.

Celle-ci me fit un petit sourire, une longue cicatrice encore rougeâtre s'étira le long de sa joue, elle était vraiment sublime malgré ses blessures.

- Merci, Ness...

Félix abattit son poing sur sa tête, provoquant un horrible craquement d'os. Elle serra les dents, elle devait souffrir horriblement même si elle était un vampire. Je me promis de toucher deux mots à Félix à propos de sa violence. Il saisit la jeune vampire par le bras et l'emmena loin de nous. Les cas suivants étaient plus que banales, des requêtes, des demandes d'appartenir au clan des Volturi mais aucun des vampires n'avait les capacités requises. Tout se finit aux alentours de 16h, les suivants allaient devoir revenir le lendemain, Aro voulait parler du cas de Mademoiselle Hale.

- Renesmée, demande ce que tu veux à propos de Rosalie Hale.

- Qu'a-t-elle fait exactement ?

- Elle a tenté d'éliminer les Volturi avec son clan. Nous comptons l'exécuter pour l'exemple, pour éviter plus de pertes. J'espère qu'ils ne tenteront pas de raid quand même.

- Pourquoi veulent-ils faire cela ?

- Juste une envie de pouvoir, rien de plus, ce sont des anarchistes. Cela fait des années qu'ils préparent cela, nous les surveillons mais nous ne pouvons pas toujours être derrière eux. Leur projet se précise, nous devons nous protéger, Ren.

- D'accord. J'accepte la sentence proposée. Mais je veux qu'elle n'ait lieu que demain soir, si possible et qu'on la laisse boire du sang de son choix.

- Pas de problème pour moi, Caïus, Marcus ?

Les deux autres Volturi acquiescèrent, Aro était visiblement rasséréné. Il clôt ainsi la séance et en sortant de la salle, Démétri m'attendait. Je lui pris la main et nous partîmes vers ma chambre, il voulait savoir ce qu'il s'était passé entre Aro et moi, les nouvelles allaient vite par ici. Je lui fis la version courte, tout cela m'avait crevée.

Je remontais ma manche et enlevais mon manteau foncé, en effet, j'avais une belle marque de la main d'Aro, super. Démétri la caressa du bout de ses doigts froids, cela faisait un peu de bien mais rappelait aussi la peau tout aussi froide d'Aro qui m'avait causé cette blessure.

Je m'allongeais sur mon lit, Démétri s'appuya sur son coude, près de moi et commença à m'embrasser dans le cou, je n'étais vraiment pas d'humeur. Je grognais, il parut vexé, tant pis, je n'étais pas d'humeur. Je m'excusais, il me laissa, prétextant une chose urgente à régler pour Caïus. Lorsqu'il fut loin, je soupirai. J'étais vraiment une petite amie pitoyable, et cela ne m'étonnerait pas de le voir me tromper avec Heidi qui traînait particulièrement près de son jean depuis quelques temps – non, depuis toujours.

Au bout d'une heure passée à réfléchir en somnolant, je me levais et partis vers le sous-sol où étaient retenus les prisonniers. Bien évidemment, un vampire en parfaite condition physique aurait pu s'échapper de sa prison, elles étaient résistantes mais quand même pas assez. Cependant on s'arrangeait toujours pour qu'il y eût quelqu'un pour les surveiller et faire en sorte de ne pas avoir des prisonniers en bonne condition physique, comme le témoignaient les plaies et ecchymoses de Rosalie.

Félix m'accueillit sans un sourire, le meilleur ami de Démétri ne m'aimait pas trop, j'avais mis fin à leurs sympathiques parties fines avec humaines qui finissaient en bain de sang.

- Félix ? Ne traite plus jamais un prisonnier comme tu as traité Rosalie. Si elle ouvre la bouche quand elle y est autorisée et sauf si on te le demande, ne l'interromps pas, et encore moins avec un coup de poing ! Compris ?

- Oui, Renesmée.

Elle ne prit même pas la peine de me regarder dans les yeux, je pris une inspiration et zappais ce petit problème, j'étais nouvelle, même pas entièrement vampire... Il fallait le comprendre...

Rosalie était dans la cellule la plus éloignée de toute chaleur, je la plaignais. Lorsque mes pas résonnèrent dans le couloir lugubre, elle ne se leva même pas du matelas défoncé où Félix l'avait sûrement conduite il y avait de cela quelques temps.

- Rosalie ? Rosalie Hale ? C'est moi, Renesmée.

- Nessie ?

- Non... Renesmée. Je ne connais pas de Nessie, désolée.

Le surnom que j'avais cru entendre. Le surnom qu'on m'avait donné en rêve. Rêve dans lequel il y avait une certaine « Rosalie ». Je commençais à flipper. Rosalie se leva et tout en gardant son port de tête altier qui montrait bien qu'elle ne se laisserait pas intimider, elle s'approcha. Elle me fixa pendant quelques secondes et eut un petit sourire qui disparut bien vite.

- Oui, c'est vrai, excuse-moi. Je peux enfin te remercier de m'avoir sauvé la vie. Mais je suppose que je ne vais pas m'en sortir ainsi quand même...

- Aro m'a convaincu de te condamner à la peine capitale. Je veux entendre de ta bouche le pourquoi de ton arrestation, ce que tu as réellement fait, tes motivations.

- Ah... Je ne suis pas sûre que tu sois prête à entendre la vérité.

- Pourquoi ?

- Tu ne l'étais pas l'année dernière, tu as failli tuer les Loups.

- Que... Comment ?

- Que sais-tu de ta famille biologique ?

- Qu'ils m'ont salement abandonnée. Réponds-moi ! Que sais-tu, toi ?

Mes deux mains serraient les barreaux de sa cellule, ils allaient bientôt céder sous ma force. Rosalie ne répondit pas et resta pensive, avec un petit sourire satisfait. J'avais peur que tout ce dont j'avais rêvé fut vrai. Ce n'était pas vraiment bon signe, ou si... Je n'arrivais pas à choisir.

- Nessie... Ce surnom me dit quelque chose. J'ai rêve qu'on m'appelait ainsi, dans une immense villa. Il y avait pleins de vampire, une Esmé, un Carlisle, un Emmett, toi, je pense, Alice... Je n'en sais rien... Je ne me rappelle pas bien...

Je mentais sur ce point, mais bon, elle n'avait pas non plus était très franche. Elle retint un sourire et réfléchit quelques instants à ce qu'elle allait dire, supposais-je.

- Bien, je vais donc tout te dire. Mais tu ne vas pas aimer, mais alors pas du tout...

- A ce point ?

- Oui. Prête ?

- On peut dire ça...

- Renesmée !

Je me retournais, Félix était à deux mètres de nous. Je fronçais les sourcils et lui ordonnais de partir, que je surveillais les quelques prisonniers seule, désormais. Il grogna mais s'avoua vaincu, je me situais plus haut dans la hiérarchie des Volturi. Cependant, il y avait plus haut. J'étais sûre qu'il allait tout rapporter à Aro, qui viendrait ensuite ici me botter les fesses et me ramener de force au rez-de-chaussée...

- Faisons vite, Aro ne devrait pas tarder.

- Je dois commencer par le début. D'abord, ton nom, Renesmée. Tu connais ton deuxième prénom ?

- Carlie.

- Okay. Tu es née à Forks. Ton père était un vampire, ses parents de coeur s'appellent Carlisle et Esmé. Ta mère était une humaine mais est désormais un vampire, ses parents biologiques s'appellent Charlie et Renée. Tu vois le rapport ? Ils ont mixé leurs prénoms pour avoir les tiens.

- Ah ouais ? Donc c'était pas juste des sadiques... Mon prénom craignait, jusqu'à maintenant. Pourquoi m'ont-ils abandonnée alors ?

- Ils ne t'ont pas abandonnée, aucun de nous n'a cessé de chercher un moyen pour te... Aaargh !

Je me demandais ce qui lui arrivait. Son corps de déesse se courba et elle tomba à terre en se tordant de douleur puis, lorsque je jetais un regard perdu et en quête de réponse autour de moi, je vis Jane, visiblement sur les nerfs.

- J'ai intercepté Félix. Tu as de la chance, je ne ferais rien de plus. Mais Ren, tu viens avec moi et tu reviens plus jamais vers les cellules. Compris ?

- Jane, je...

- ... Tss. Ne me sors pas ta tirade sur la hiérarchie. Un seul mot à Aro et tu es finie, Ren. Je fais ça pour toi.

- Et pour toi ! Tu n'es pas altruiste, Jane.

- C'est vrai, suis-moi et laissons Miss Hale. Je vais réfléchir à mes envies.

Rosalie n'avait pas eu le temps de me dire toute l'histoire mais le peu que je savais bouleversait toute ma vision du monde. Je regardais en arrière et croisais son regard désespéré, oui, c'était la fin. Jane me tenait fermement et celle qui passait pour votre amie n'était en fait qu'une sale profiteuse...

OOO

Voilà :)

Un petit peu de Cullen, mais pas trop :P

Alors vous vous attendiez à ce que ce soit Rosalie ? ^^

J'espère que tout cela vous a plu et comme toujours, n'oubliez pas les reviews, c'est le seul moyen d'échanger entre auteurs et lecteurs ;)

Review = teaser ;)

Bisous

Nyah-Cullen.