De retour pour ce (plus long) chapitre comme promis avec 4 petites scènes…

Merci pour les coms, j'ai vu qu'ils étaient un peu plus nombreux alors n'hésitez pas, CON-TI-NUEZ !!!

Je tenais aussi à vous dire que je finirai bien la traduc cette fic, car si il y a quelque chose qui m'énerve, c'est bien une super fic qui est abandonnée en cours de route et jamais terminée. Donc pas de problème là-dessus, ça me prendra le temps qu'il faudra mais vous verrez le mot FIN.

Enjoy !

Chapitre 8 :

Abby fit claquer sa paire de gants en plastique et commença d'ouvrir les sacs de preuves qui se trouvaient devant elle. Au moins elle pouvait utiliser ses capacités pour faire quelque chose qui, avec un peu de chance, aiderait Tony. Jusqu'à maintenant, elle s'était sentie assez inutile. Elle enleva du sac l'habit orange de prisonnier que Tony avait du porter, et le déplia.

« Définitivement pas du Armani ! » s'exclama-t-elle à haute voix, « Mais je suis sûre que tu as trouvé un moyen de lui donner un super look ! »

D'abord, elle examina le haut de l'uniforme. Pour sa première inspection, Abby combinait à la fois une observation à l'œil nu et à la loupe. Il y avait un peu de sang autour du cou, preuve de la brusque collision de Tony avec le sol en béton. Le haut avait été coupé du coup jusqu'à la taille par l'ambulancier qui avait voulu l'enlever rapidement. Une assez forte odeur de fumée de cigarette ressortait des vêtements. Manifestement, au moins un des compagnons de cellule de Tony aimait fumer, quelque chose que les poumons de Tony n'avaient pas du apprécier. Mettant le haut de côté, Abby commença à déplier le pantalon.

« Mon vieux, t'as de grandes jambes ! » s'exclama-t-elle alors qu'elles couvraient toute la longueur de sa table. Cependant, elle se calma immédiatement à l'horrible vision de l'énorme tache rouge sur la jambe de pantalon qui avait été déchirée à la hâte au niveau de la cuisse. Bien qu'Abby n'ait jamais cessé d'être fascinée par le corps humain et qu'elle ait même observé certaines fois le travail de Ducky, c'était le sang de Tony. S'il en avait perdu encore plus et si McGee s'était évanoui au lieu de maintenir la pression sur la blessure par balle de Tony de toutes ses forces, Tony aurait fini sur une des tables de Ducky. Cette seule pensée lui donna la nausée.

« Entaille dans l'artère fémorale, ma chère » dit Ducky doucement, tout en glissant son bras autour des siens. « Un tout petit peu plus à gauche et la balle serait ressortie directement. Un tout petit peu plus à droite et cela aurait été… désastreux ».

Abby ferma les yeux pendant un instant, puis commença à faire subir au pantalon le même examen qu'elle avait fait pour le haut.

« Comment ça se passe avec tes corps ? » demanda-t-elle au légiste

« Et bien, nous n'avons pas vraiment de corps. M. Palmer et moi avons passé en revue les rapports d'autopsie et les nombreuses photos des défunts. Les deux hommes ont été tués par un unique tir dans la tête à bout portant. La balle de Maxwell a pénétré la tête pile au milieu du front et celle de Carter légèrement sur le côté. Aucune blessure défensive sur chacun d'entre eux. »

« McGee a dit que ça s'était passé vraiment très vite » dit Abby au moment où elle commençait à examiner les poches du pantalon.

« Oui, mais le premier tir de Sharlon visait McGee » reprit Ducky, « On aurait pu penser que Maxwell ou Carter auraient réagit en conséquence ».

« Dieu merci que Super Tony l'ait fait » murmura Abby. « Ducky, qu'est-ce que tu penses de ça ? »

Ducky regarda de plus près à l'intérieur de la ceinture du pantalon. Un cercle était dessiné avec ce qui semblait être de l'encre bleue. Le cercle était divisé en deux par une ligne en zigzag. A côté du cercle se trouvait une simple flèche.

« C'est curieux » remarqua Ducky, « Tu penses qu'Anthony a dessiné ceci ? »

« S'il l'a fait, et avec le pantalon toujours sur lui, la flèche devrait pointer vers le bas » remarqua Abby en tendant la main vers son appareil photo. « Je vais prendre une photo pour Gibbs et je la passerai dans la banque de données des symboles connus. »

Ducky regarda encore une fois le symbole une fois qu'Abby l'ait affiché sur son écran d'ordinateur et se frotta le menton pensivement.

« Tu sais, je pense que j'ai peut-être déjà vu ce symbole auparavant » dit-il d'un ton songeur.

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L'infirmière Adams entra dans la chambre réservée à l'agent du NCIS et, d'un point de vue peu professionnel, se trouva déçue de voir que le patient était endormi. Bien que l'agent Tony DiNozzo soit blessé et dans un état assez précaire, il avait été totalement charmant et touchant. Elle et les autres infirmières étaient surprises qu'il n'y ait pas de Mme DiNozzo constamment à son chevet. Les deux seules femmes qui étaient venues lui rendre visite étaient une gothique qui lui avait laissé un jouet, un hippopotame en peluche, pas vraiment le genre de cadeau qu'offrirait une petite amie, et une femme qui dégageait une certaine harmonie, belle et dangereuse, qui était venue pendant que Tony dormait. Elle n'était pas restée longtemps et avait déclaré à l'infirmière de garde : « Je suis contente de voir qu'il est en vie » avant de partir. Ce n'était guère le comportement de la femme ou de la petite amie dévouée.

La perfusion du patient avait été enlevée maintenant qu'il avait commencé à manger et à boire de lui-même, et les antidouleurs pouvaient être administrés par voie orale. Le moniteur cardiaque restait branché. Sans bruit, l'infirmière Adams remplit de nouveau le verre d'eau et s'assura qu'il était facilement à la portée de Tony sur le côté gauche. Elle constata que Tony était endormi profondément. Les papillotements révélateurs derrière ses paupières lui indiquèrent qu'il rêvait. L'infirmière Adams espérait qu'il faisait des rêves agréables après tous les drames et les dangers des jours précédents. Elle quitta la pièce silencieusement.

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Tony voit Sharlon en train de parler, mais il n'entend pas ce qu'il dit. Sharlon rit bruyamment. Sharlon se penche en arrière sur le lit de camp de la prison et croise ses jambes au niveau des chevilles. Il est pieds nus. Aucune chaussure ou ceinture n'est autorisée dans la cellule. Tony est soudainement surpris par une chose qu'il voit. Il établit un lien. Il y a quelque chose qui ne va pas. Mais avant qu'il ne découvre ce que c'est, tout s'échappe. Sharlon est toujours en train de rire. Soudain, tout devient noir.

Tony ouvrit les yeux et laissa échapper un petit cri de surprise avant de se retrouver à fixer le plafond de l'hôpital.

« C'est bon, » dit-il tout haut en essayant de se calmer, « ça revient ».

Il regarda avec espoir vers la chaise située à côté de son lit, mais Gibbs n'était pas là. Tony ressentit un fort besoin de parler à Gibbs, pour lui dire qu'il commençait de se rappeler. Ce qu'il ne prévoyait pas de dire à Gibbs par contre, c'était que le fait de commencer à se souvenir le remplissait de frayeur.

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Gibbs s'assit en face de l'homme qui avait failli tuer ou son expert en informatique, ou son agent de terrain numéro un, ou même les deux. Il essaya de ne pas montrer l'hostilité qu'il portait à l'égard de Sharlon, mais c'était difficile, car son comportement était rempli d'une assurance insolente. Gibbs souhaitait que les gardes l'aient descendu pendant qu'ils en avaient l'occasion. Cela aurait épargné à tout le monde, et particulièrement à Tony, beaucoup d'angoisse inutile. Sachant qu'on lui avait accordé un temps limité seul à seul avec le terroriste, Gibbs alla droit au but.

« Pourquoi avez-vous désigné un des agents fédéraux comme votre complice ? » demanda-t-il d'une voix froide.

Le sourire de Sharlon révéla ses dents très blanches.

« Oh, je n'ai pas désigné un des agents fédéraux comme mon complice » dit-il, « j'ai désigné votre agent comme mon complice ».

Gibbs ne laissa pas transparaître le choc qu'il avait ressenti.

« Les trois hommes qui travaillaient sous couverture en tant que prisonniers étaient tous des agents fédéraux » reprit Gibbs.

« Ah oui, Gibbs, mais Tony était différent des deux autres. Il pouvait voir au-delà de ce que reflétait le miroir. Il faisait, comme vous dîtes, « l'imbécile », mais il voulait le salut éternel. Il a vu que se joindre à la cause lui apporterait plus que ce dont il n'avait jamais rêvé. »

Gibbs trouvait totalement plausible que le DiNozzo enjôleur, intelligent, et parfois frénétique, ait pu faire croire à cet homme qu'il était un sympathisant de sa cause. Il y avait quelque chose, cependant, qu'il ne pourrait jamais croire.

« Et vous prétendez qu'il vous a fourni l'arme avec laquelle vous avez tiré sur lui et sur les deux autres agents fédéraux ? » demanda-t-il à Sharlon.

« Oui, bien sûr » répondit Sharlon, son large sourire laissant voir toutes ses dents.

« Et il se l'est procurée où ? » demanda Gibbs

« Gibbs, c'était un agent fédéral. Il ne me l'a pas dit et je ne lui ai pas demandé. C'est dommage que j'ai eu à lui tirer dessus avec » répondit-il, semblant tout sauf rongé par le remord.

« Ouais, sur ce point, » le défia Gibbs, « lorsque vous avez tiré sur le garde, pourquoi croyez-vous que Tony se soit sacrifié ? »

« Qui peut le dire ? » dit Sharlon, « Peut-être qu'il a changé d'avis à la dernière minute ? »

« Non. Cet agent ne changeait jamais d'avis. Il n'aurait jamais été de votre côté. Si vous pensiez qu'il était votre allié, c'est parce qu'il voulait que vous le pensiez. Il est impossible qu'il vous ait donné une arme pour vos meurtres. Vous mentez. J'essaye juste de découvrir à quel jeu vous jouez. »

Sharlon se pencha en arrière dans son siège et mit ses mains derrière la tête, les doigts entrecroisés.

« C'était un de vos agents, n'est-ce pas agent Gibbs ? » dit-il en le provoquant. « C'est pour ça que vous êtes tellement en colère de ce qui s'est passé. Vous n'êtes pas en colère parce qu'il est mort. Vous êtes en colère parce qu'il n'est pas resté loyal envers vous. Fornell est triste, mais il n'a pas été trahi. »

Gibbs se leva brusquement. Un court instant, Fornell pensa que Gibbs allait le frapper, mais cela n'arriva pas. A la place, Gibbs se pencha en avant et baissa la voix.

« Il y a eu une trahison », dit-il à Sharlon, « mais je connais mes hommes et où sont leur loyauté. Nous verrons bientôt qui a été trahi. »

Sur ce, Gibbs quitta la pièce et sortit à grands pas du bâtiment sans que ni Fornell ni personne d'autre ne puisse l'approcher. Il n'avait pas frappé Sharlon, mais il n'avait pas confiance en sa capacité de retenue si quelqu'un d'autre lui disait que Tony était le complice d'un tueur sans pitié. Alors qu'il approchait de sa voiture, son portable sonna.

« Gibbs. »

« Ah, agent Gibbs, c'est l'infirmière Patricia Adams de Bethesda… »

« Il y a un problème avec l'agent DiNozzo ? »

« Non, rien Monsieur. Il m'a demandé de vous contacter. Il aimerait vous voir dès que vous pourrez lui rendre visite. »

« J'arrive. » répondit Gibbs

« Son docteur m'a aussi demandé de vous dire que Tony… l'agent DiNozzo se remet bien. Il est possible qu'on l'autorise à quitter l'hôpital plus tôt que ce qu'on avait prévu au départ. »

« OK » dit Gibbs, puis il raccrocha.

« Agent Gibbs ? Oh, je pense que nous avons été coupés » dit-elle à Tony tout en reposant le téléphone. Tony sourit.

« Nan, c'est juste Gibbs. Il n'est pas très doué en ce qui concerne les règles de bonne conduite au téléphone. Merci d'avoir appelé. »

« Ce n'est rien » répondit-elle, « c'est vraiment bien de voir que vous allez mieux. »

Tony était assis dans son lit. En fait, il se sentait plus d'attaque que les jours suivants l'incident. La douleur lancinante à la tête s'était réduite à une douleur sourde. Ses côtes n'étaient plus vraiment aussi sensibles et sa douleur à la jambe était repoussée par des antidouleurs qui ne l'assommaient pas dans son lit. Il savait qu'il se sentirait même mieux s'il pouvait juste sortir de ce maudit hôpital. Mais il n'exprima pas ce dernier sentiment à l'infirmière. A la place, il la récompensa de l'un de ses sourires charmeurs avant de s'engager dans un petit flirt innocent afin d'ôter de son esprit la raison pour laquelle il voulait voir Gibbs.

Gibbs, de son côté, se dirigeait vers l'hôpital le visage dur. Sharlon restait fidèle à son histoire selon laquelle Tony lui aurait donné l'arme. DiNozzo ne se souvenait de rien de ce qu'il s'était passé en prison. Bien que ce soit une bonne chose que Tony se remette, cela signifiait aussi que Fornell serait bientôt libre de l'interroger. DiNozzo lui-même n'était pas au courant qu'un terroriste-tueur reconnu l'avait désigné comme un allié. DiNozzo devait avoir une bonne raison pour faire venir Gibbs à l'hôpital et il vaudrait mieux qu'elle soit vraiment bonne, songea Gibbs, car il allait devoir fournir quelques détails à Tony, et Tony n'allait pas vraiment aimer ces détails.

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Voilà, à suivre un super moment Tony/Gibbs et je vais faire un max pour vous le traduire impeccablement car il est génial.

A bientôt pour la suite et n'oubliez pas les coms, c'était quand même un long chapitre lol