Bon, je vous préviens, cette fois, je ne m'éternise vraiment pas en répondant à vos reviews ! (parce que je suis crevée… XD)
J'ai remarqué que la plupart d'entre vous (en fait, tous) n'avaient pas l'air de trouver mon chapitre 7 pourri… C'est étrange… pourtant, il l'est ! XD Bon, ok, j'arrête… il est temps de tourner la page, de toute façon… faut pas rester braqué sur son passé douloureux…
Neir : ouais, c'est sympa de vouloir me réconforter, mais les « super idées » que tu as cités du chapitre 7, elles ne sont pas de moi, mais de mes fidèles reviewers…. Enfin. Voilà donc le chapitre 8, tu vois, j'ai fini par l'écrire !
SilverDagger : Merci d'avoir mis cette fic dans tes favoris ! Savoure bien ce nouveau chapitre !
Serleena : Oups sorry, quand je dis « ma vieille », c'est, comment dire… un genre d'adjectif affectueux… XD Bonne lecture !
Ichigo : Ah, ma pauvre si tu savais… Mon ophtalmo ne m'interdit pas du tout les lentilles, c'est juste que j'arrive pas à les mettre… j'ai essayé pendant trois mois avant d'abandonner… C'est pour ça que je me venge sur Roy ! Sinon, euh… Roy en bikini ? Nan, là, je bloque… XD Enfin, bonne lecture pour la suite !
Dragonna : S tu veux vraiment savoir son défaut de vue, c'est astigmate hypermétrope… XD Et il voit presque parfaitement bien de l'œil gauche, par contre, l'œil droit, n'en parlons pas… Il a failli devenir aveugle de l'œil droit étant petit parce qu'il était trop con pour dire à ses parents « eh, jvois mal de ce côté… »… Comme moi, quoi ! XD Bonne lecture !
Lilou-chan : Oulà la suite ! Régale-toi (tu vas voir, il est pas pourri ce chapitre XD )
Lapin bleu sans patte : C'est pas possible, à chaque fois que je lis ton pseudo, je suis morte de rire ! Il est vraiment trop bon… Nan mais sérieusement…. comment tu as fais pour le trouver ? XD Promis je dirais plus jamais qu'un chapitre est pourri… :p Et sinon bah euh… pour le lemon.. (rougit) à priori yen aura pas, au risque de te décevoir… XD Enfin y'aura ptêt un bon vieux baiser de derrière les fagots mais voilà quoi XD (en fait nan, sûr qu'il y en aura un ! Même plusieurs ! XD )
Aurore626 : Merci ! Bonne lecture !
Manu : Tiens, tu reparles encore de mon ego immesurable ? Continue, ça me flatte… XD Bon, voilà la suite… Bonne lecture, mon cher Ed… (et vivement la prochaine conversation msn !)
Lara Tumguogni : Il est vraiment super conceptuel, ton pseudo… XD L'intrigue ? Heureusement que tu t'en fous, parce qu'elle est carrément naze… Tu vas voir… On en parle en peu dans ce chapitre ! Bonne Lecture !
Chii46 : Tiens tiens, tu serais pas une fan de Chobits toi ? XD Merci pour ta première review ! Lire toute la fic d'un coup, bah dis donc, bravo, faut s'accrocher, surtout avec le dernier chapitre qu'est p…p… nan, jpeux pas le dire, je l'ai promis à Lapin bleu sans patte ! XD Sinon quand je dis « les mecs » c'est un peu comme pour « ma vieille »… c'est affectueux… alors vous vexez pas :p Tiends, Dracosplendens se met aux bouquins d'Anne Rice ? C'est pas d'elle Entretien avec un vampire par hasard ? XD Enfin tu lui diras bonne lecture, c'est une excellente écrivaine ! Ceci dit, bonne lecture à toi !
Et voilà, jme suis quand même étalée… J'avais dit que je serais brève ? On se refait pas…
UNE MISSION POUR LE MOINS INCONGRUE
Journée de merde… à priori !
Ed ouvrit difficilement les yeux. Le temps pour son système optique de faire la mise au point, une fois que les rayons lumineux aient traversé successivement la cornée, la pupille, le cristallin etc pour que l'image atterrisse inversée sur sa rétine, après quoi ladite image fut envoyée par le nerf optique à son cerveau qui la retourna à l'endroit… (ayé ! J'ai enfin révisé mon Bac ! ) Enfin, en bref, il ouvrit les yeux et fixa le plafond un moment. Il avait fait un drôle de rêve… Une image de cocotier lui revint en tête. Mais pour le reste…
Bah, tant pis… songea-t-il en se levant. Après tout, les rêves, ça sert à rien… A quoi bon s'en rappeler ?
Ed constata que le colonel était déjà parti, et s'habilla rapidement. Au moment de sortir pour descendre manger, une idée soudaine lui traversa l'esprit et il revint au pas de course vers la valise de son supérieur, qu'il ouvrit d'un coup de pied, avant de commencer à la fouiller méthodiquement.
Cinq minutes plus tard, après avoir remué moult chemises, pantalons et paquets de mouchoirs, il abandonna et referma ladite valise.
Evidemment… c'était complètement idiot de ma part de gober cette rumeur à la con, de toute façon… Comme si le colonel se trimballait une paire de menottes à fourrure, des oreilles de chat roses et un fouet à chaque fois qu'il part en mission… Y'a qu'Havoc pour avoir des idées aussi stupides… Et y'a que moi pour être assez stupide pour le croire.
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Ed dévala l'escalier pour retrouver la salle à manger vide. Des assiettes sales et des restes de pain étaient éparpillés un peu partout. En entendant des bruits de vaisselle venir de la cuisine, Edward y entra pour découvrir le patron en plein rangement.
- Excusez-moi, monsieur… Où sont les autres ?
- Ah ! C'est vous ! s'exclama le patron en se retournant vers le chibi et en lui laissant tomber un plateau chargé entre les mains. Ils ont déjà fini, mais voilà votre part !
Ed baissa les yeux vers le plateau et fixa d'un œil terne une dizaine d'œufs au plat côtoyer au moins le double de toasts au fond d'une assiette.
- Ils… ont « fini » ? Et maintenant, où est-ce qu'ils…
- J'ai cru comprendre qu'ils partaient pour la mairie. Ils repasseront probablement vous chercher ?
Ed réalisa soudain sa situation d'abandon total et ouvrit de grands yeux. Il déposa brutalement le plateau sur la table et se précipita hors de l'hôtel.
Il traversa le village en courant et se perdit sept fois avant de retrouver enfin la mairie dans laquelle il se précipita. On lui apprit que ses compagnons venaient de partir. Il ressortit du bâtiment à toute allure, sentant une colère sourde monter lentement en lui. En traversant une place anonyme, il tourna par hasard la tête vers la droite et vit passer Falman à un carrefour assez éloigné. Il freina en creusant deux fossés sous ses semelles compensées et changea de direction.
Enfin, il parvint à rattraper les autres.
- Vous ! hurla-t-il avec fureur en pointant un doigt accusateur vers le colonel Mustang. Qu'est-ce qu'il vous prend ? Vous avez décidé de me laisser comme ça en plan dans cet hôtel pourri toute la journée ?
Roy commença à répondre par un sourire en coin qui fit s'envoler l'imagination des autres militaires présents.
- Tu dormais si bien… Et puis, quand je dis « tous debout à huit heures », c'est pas pour faire bien. La prochaine fois, débrouille-toi pour être à l'heure.
- On est dans la même chambre ! hurla Ed, faisant virvoleter les pensées des autres encore plus loin. Vous auriez quand même pu me réveiller ! Bon sang ! Je sais pas ce qui me retient de vous….
Tout en parlant, il amorça un mouvement pour se jeter sur Roy, mais ce dernier l'envoya au sol d'un air nonchalant, parant son attaque d'une prise simple. Ed se releva, encore plus rouge, et planta un regard furieux dans les yeux froids du colonel qui ne semblait nullement intimidé.
- Qu'est-ce qui te prend d'attaquer un supérieur ? Tu es devenu bien insolent, je trouve. Je ne sais pas si tu es aussi désagréable à chaque mission, mais si c'est le cas, je plains sérieusement ton frère…
Sur ces mots, Roy se retourna et recommença à marcher. Les autres le suivirent en tapotant d'un air grave sur l'épaule du chibi, toujours aussi furax.
Cette journée d'anniversaire commençait bien mal…
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Edward avait fini par taire sa colère et marchait à présent derrière tous les autres, les poings serrés au fond de ses poches.
Y'en a marre, à la fin… Déjà c'est dur de le supporter toutes les nuits, mais en plus il fait aucun effort ! Je le déteste ! Un jour, je le tuerais ! Dans d'atroces souffrances, bien sûr ! Et je lui ferais subir les pires outrages !
Tout en pensant, le regard du blond était fixé sur le dos du colonel qui marchait en tête du groupe. Il perçut du coin de l'œil que Hughes se retournait vers lui, et, sans savoir pourquoi, il détourna vivement le regard de son supérieur et se mit à rougir.
Mais ? Qu'est-ce qui me prend ? N'importe quoi ! Il est où le mal de fixer quelqu'un parce qu'on a envie de le buter ?
En voyant Ed aussi troublé, Hughes eut beaucoup de mal à s'empêcher d'exploser de rire.
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- Coloneeeeeel !
- Qu'est-ce qu'il y a, Havoc ?
- J'ai super mal aux pieds, colonel… on en a encore pour longtemps ?
Roy se retourna, stupéfait.
- Mais… on juste visité un hôtel depuis le début de la journée !
- Pas un, deux ! protesta Havoc qui s'était assis sur la route de graviers et se massait les pieds. Et puis mes ampoules datent d'hier, et elles me font souffrir le martyr ! J'en ai même une grosse comme ça !
- Oh là là, pauvre sous-lieutenant, il a des ampoules… Tu veux que je m'en occupe ? proposa Roy en enfilant l'un de ses gants.
Havoc pâlit et se remit immédiatement sur pieds.
- Tout compte fait, je crois que je peux encore tenir un peu ! Allons-y !
Et il repartit d'un bon pas, bientôt suivi par un colonel qui riait aux éclats et par les autres.
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Bientôt, ils entrèrent dans le dernier hôtel de la liste que la mairie avait donnée au colonel. Tandis que le colonel et les autres s'entretenaient avec la patronne (Havoc jetaient d'ailleurs des regards féroces au colonel qui faisait usage de son charme auprès de la charmante jeune femme), Edward gardait toujours une attitude boudeuse et examina l'endroit du regard. Ses yeux se posèrent sur un vieil homme assis dans un coin sombre, une choppe posée devant lui. L'homme fit un signe à Edward qui se rapprocha, un peu méfiant.
- Eh bien, mon garçon, qu'est-ce que tu fais là ? Tu devrais être chez toi, sous la protection de tes parents…
- Vous avez un problème ? le coupa Ed avec une mauvaise humeur évidente. Je fais ce que je veux !
Le vieillard leva les mains en signe de paix.
- Tu n'es pas d'ici, ça se voit…Tu n'as pas entendu parler de la maladie du « sang de glace » ?
- C'est quoi ce truc ? Encore une légende locale pour effrayer les gamins au coin du feu ? Vous m'avez tout à fait l'air de l'archétype du vieux qui se la joue « je sais tout, moi… et je peux vous raconter des histoires à vous faire dresser les cheveux sur la tête », et moi, les gens comme ça, ça me…
- Eh, oh ! Faut pas t'énerver non plus ! J'essaie juste de te prévenir, moi !
Ed releva les yeux pour fixer son interlocuteur dans les siens.
- Ouais, finalement, vous m'avez pas l'air trop chiant à vivre… Je me suis peut-être trompé sur votre compte.
Le vieux s'enferma dans un silence boudeur et Ed voulut en faire de même quand Falman, qui n'avait rien perdu de leur conversation, intervint soudainement.
- Eh mais, ne boudez pas ! Monsieur, vous pourriez nous expliquer un peu ce que c'est que cette histoire de sang glacé ?
- Oui, bien sûr ! s'exclama le vieux en se tournant radieusement vers l'officier. Comme vous êtes étrangers, je vous fait la version intégrale.
Il s'éclaircit la gorge avant de reprendre d'une voix soudainement grave et pleine de tremolos.
- Il y a bien longtemps, alors que cette ville n'était que…
- Stop ! Vous voyez ce que je voulais dire ? Vous vous la jouez trop !
- Monsieur Elric, du calme, enfin, laissez-le parler !
- Et pourtant vous m'appelez comme ça, vous ? attaqua Ed. 'Pouvez pas m'appeler Edward comme tout le monde, non ?
- Euh… pardon, monsieur… Enfin, Edward… s'excusa piteusement Falman en se faisant le plus petit possible.
- Qu'est-ce qui se passe ici ? demanda Roy en arrivant et en posant inconsciemment une main sur l'épaule d'Ed. Vous en faites du bruit !
Ed se sentit rougir jusqu'à la plante des pieds et se débarrassa de la main de son supérieur en maugréant.
- C'est ce vieux, il se la joue…
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- Voilà… Vous voyez ? C'est affreux, hein ? C'est ça que c'est de travailler d'arrache-pied pour un supérieur sans cœur… on se retrouve avec des ampoules énormes et il n'y a pas moyen de protester. Croyez-moi, le colonel Mustang n'est pas quelqu'un de fréquentable…
- Comment l'avez-vous appelé ? « Colonel » ? Vous êtes… de l'armée ?
Havoc se mordit les lèvres. Ledit colonel n'allait pas être très content… Le sous-lieutenant ne répondit pas et se contenta d'adresser un sourire charmeur à la jeune femme, espérant qu'elle allait bêtement oublier ce qu'il venait de lui dire et tomber immédiatement folle amoureuse de lui.
- Havoc ! l'appela Hughes, qui avait rejoint les autres un peu auparavant. Ramène-toi ! On a trouvé une piste intéressante !
Havoc faillit défaillir.
Et il fallait que ce soit la dernière de toutes les auberges de la liste…
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Finalement, ils se retrouvèrent à prendre leur déjeuner dans l'auberge, en compagnie de la patronne et du vieux.
- C'est incroyable ! s'exclama Roy en ouvrant de grands yeux. Une maladie qui fait geler le sang à l'intérieur du corps ? Et vous dîtes que seuls les enfants peuvent être contaminés ?
- Absolument, répondit le vieillard, ravi d'avoir fini par se trouver un auditoire. Jusque-là, on n'a jamais vu aucun cas de cette maladie chez un adulte. Toujours des enfants. Le plus vieux avait 17 ans, je crois.
- Quoi ! Pour vous, un mec de 17 ans c'est encore un gosse ? Mais alors…
Moi, je pourrais l'attraper, cette saloperie ? réalisa soudainement Ed.
Sous le choc, il voulut attraper le bras de Hughes qui pendait non loin de lui, en quête de réconfort, mais ses doigts se refermèrent sur un autre bras. Et il ne s'en rendit compte qu'en entendant parler son propriétaire.
- Eh bien, FullMetal, qu'est-ce qui t'arrive ? Tu as peur d'être contaminé par cette maladie?
Ed lâcha immédiatement le bras du colonel et baissa les yeux, sentant la chaleur lui monter aux joues. Sur le coup, il se sentait très, très con.
- Euh… je sais pas moi… ça pourrait être dangereux !
- Tout à fait, lui répondit Roy avec un sourire. Mais ne t'inquiètes pas, tu ne l'attraperas pas.
- Et comment pouvez-vous lui garantir ça si vous ne le laissez pas chez vous et l'emmenez avec vous dehors ? souligna le vieux avec un rien d'insolence. Vous devriez mieux prendre soin de votre fils…
- On s'en va ! intervint Hughes en poussant Ed et Roy vers la sortie, avant que le vieux ne se retrouve avec une belle balafre en forme d'automail sur le visage et que l'auberge ne soit réduite en cendres. Havoc, Falman, vous venez ?
Havoc profita qu'il passait devant la jolie patronne pour lui souffler :
- J'espère pouvoir compter sur votre silence… et vous revoir bientôt !
Et il la gratifia d'un clin d'œil auquel elle répondit en rougissant délicatement.
- Je me tairai. Et pour le reste, eh bien… peut-être que je…
- Havoc !
- J'arrive, j'arrive, grommela le sous-lieutenant en détachant ses yeux de l'aubergiste.
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- Que pensez-vous de ce qu'on vient d'apprendre, colonel ? demanda Falman alors qu'ils marchaient vers l'hôtel de ville.
- Je n'en pense pas grand-chose… Je savais déjà tout ça, et même plus, bien sûr… C'est pour ça que j'ai envoyé le lieutenant Hawkeye… pour tirer cette histoire au clair… Mais je ne crois pas que ce soit utile que je vous explique tous les détails. Pour l'heure, nous allons…
- Attendez !
Tous se retournèrent pour voir arriver la patronne de l'auberge qui courait comme elle pouvait du haut de ses talons.
- Vous revoilà déjà ! s'exclama Havoc, fou de joie. Je savais que vous…
Mais la jeune femme lui passa devant sans lui jeter un regard et continua jusqu'au colonel.
- Mr Mustang… commença-t-elle, essoufflée. Je suis désolée, je viens juste de me souvenir de quelque chose qui pourrait vous aider…
- Allez-y, je vous en prie, lui répondit Roy tandis que Falman pratiquait les premiers soins sur Havoc qui avait fait un malaise.
- Eh bien… fit la jeune femme en rougissant un peu, je suis bête… Je viens de me rappeler que l'un de mes amis, qui tient aussi un hôtel, m'avait parlé d'un groupe de gens qui lui avaient posé des questions étranges… et qui ont disparu il y a un moment. Ils avaient loué des chambres là-bas, et leurs affaires y sont toujours, je crois… Il n'allait pas les jeter !
- Merci beaucoup, ma chère ! s'exclama Roy en lui offrant l'un de ses plus beaux sourires, qui fit encore plus rougir la jeune aubergiste.
Tandis que Roy prenait en note l'adresse de l'autre hôtel, Edward se retourna vers Hughes et lui grommela :
- Il m'énerve… Pourquoi il faut toujours qu'il drague ?
A ce moment précis, rien ne le rendait aussi furieux que les roucoulades sous-entendues du colonel et de la jeune femme.
- Mais enfin, Ed… Roy a toujours été comme ça, c'est tout… Mais dis-moi, rajouta-t-il après un instant de silence. Tu serais pas jaloux, par hasard ?
- Quoi ?!? N'importe quoi ! Genre, je serais jaloux de cet espèce de… parce que toutes les filles sont à ses pieds ! De toute façon, elle n'est même pas jolie, cette fille !
- Mais non, tu m'as mal compris… Enfin, laisse tomber.
- Alors quoi ? Qu'est-ce que tu voulais dire ? Que je serais jaloux de l'aubergiste ? C'est débile, je vois pas ce que ça…
Il s'interrompit en comprenant enfin ce qu'avait voulu dire Hughes, et ses joues retrouvèrent une délicieuse teinte magenta.
Et ses mains retrouvèrent une délicieuse envie d'étriper quelqu'un.
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- Oui oui, je me souviens bien d'eux ! expliqua le patron de l'auberge dans laquelle ils se trouvaient à présent. Deux hommes, dont l'un gros et l'autre super jeune, presque un gamin, et une jolie blonde bien roulée avec un chien… Je leur avais donné trois chambres, à l'étage. Je vais vous y accompagner, si vous le voulez bien…
- Trois chambres… Ca fait une chacun, souffla Roy à Hughes tandis qu'ils montaient l'escalier. Et en plus, ils n'avaient pas un hôtel pourri…
- Oh, allez, Roy, fait pas ta tête de chien… de toute façon, le patron cuisine très bien, tu l'as dit toi-même !
- C'est vrai, admit le colonel en levant un peu le ton. Mais quand même…
- C'est ici ! fit le patron, coupant court à leur conversation.
Une première porte s'ouvrit sur une chambre tout à fait convenable. Des vêtements étaient éparpillés partout sur le plancher et sur le lit, et un pistolet trônait sur la table de chevet. Roy s'avança vers la grosse valise ouverte au milieu de la pièce et referma le couvercle.
- C'est la valise de Breda, j'en suis sûr.
- Oui, et c'est bien son odeur, renchérit Hughes qui avait plissé le nez et sniffait l'air de la chambre.
- Wow… souffla Havoc, impressionné par les performances incroyables du nez de Hughes.
La deuxième chambre, parfaitement rangée, avec des armes partout et une gamelle de chien rouge dans un coin, se révéla être celle du lieutenant Hawkeye. Et la dernière était donc celle de Fuery, un peu moins bien rangée mais pas au point de celle de Breda. Falman découvrit avec ébahissement une réserve de croquettes pour chien dans un tiroir de sa table de chevet, avec une indication « au cas où » notée dessus.
Comme la journée touchait déjà à sa fin, Roy demanda au patron s'il pouvait garder les chambres telles quelles encore un moment.
- J'aimerais les réexaminer très bientôt.
- Pas de problème, mon cher monsieur, lui répondit le patron de sa voix grinçante. Je ne toucherais à rien.
- Merci, répondit Roy en s'empêchant de rajouter « mon brave » à la fin de sa phrase. (Mais bon, ce patron avait un petit air d'Igor, si vous voyez ce que je veux dire… avec une bosse et une drôle de voix… Et tout le monde sait que quand on parle à un Igor, on ne peut pas éviter le « mon brave » à la fin de ses phrases… XD)
- Au fait, quel est votre nom ? demanda Hughes.
- Appelez-moi Mr Igor, répondit simplement le patron.
Ils repartirent en direction de l'arrêt de bus et grimpèrent dans une navette qui les déposa à Monikesi, au grand soulagement des ampoules d'Havoc qui n'en pouvaient plus. Alors qu'ils arrivaient devant leur hôtel, ils en virent sortir un homme en blouse blanche.
- Que se passe-t-il ? lui demanda Havoc. Vous êtes un docteur, non ? Quelqu'un est malade ?
- Tout à fait, je suis médecin… Et c'est le patron de cette auberge qui est malade… Il a attrapé un gros rhume et ne peux pas quitter le lit !
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- Je suis désolé… fit le patron. On dirait qu'il va falloir que vous vous débrouilliez sans moi… Je vous ai préparé une liste…
Il tendit un papier à Hughes qui y jeta un œil.
- Oh, ne vous excusez pas, mon vieux… On va bien réussir, même sans vous… Ca devrait aller ! Bon, je vais vous amener Edward, occupez-le, ok ?
- Compris, répondit le propriétaire de l'hôtel. Hughes se leva et sortit de la chambre, laissant l'autre dans son lit.
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Hughes descendit dans le salon pour rejoindre les autres, gardant le papier du patron planqué au fond d'une de ses poches.
- Ed, pourquoi tu n'irais pas tenir compagnie à ce pauvre patron, pendant qu'on discute de l'avancée de la mission, entre hommes ?
- Mais…. commença Ed.
- Y'a pas de mais ! renchérit Hughes en le poussant vers les escaliers. Il se sent seul, le pauvre… C'est pas drôle d'être malade…
Ed se résigna et monta les escaliers jusqu'au deuxième étage où se trouvait la chambre du patron.
- Alors ? demanda Havoc d'une voix nerveuse.
- Voilà la liste ! fit victorieusement Hughes en sortant le papier de sa poche et en le remettant à Havoc. Mais le docteur a oublié de faire l'ordonnance du patron, et il pense qu'il va avoir besoin de médicaments… Il faudrait que l'un d'entre nous aille voir le médecin et passe ensuite à la pharmacie…
- Il y a une pharmacie à Monikesi ?
- Il paraît, oui… Le médecin nous dira où elle est.
- Bon, intervint Roy. Voilà comment on va s'organiser. Falman, tu vas aller voir le médecin et aller à la pharmacie. Havoc, tu viens avec moi à l'épicerie. Hughes, tu restes et tu occupes Edward…
- Compris ! firent les trois subordonnés à l'unisson.
- Alors c'est parti…
En sortant de l'auberge, Havoc, Roy et Falman posèrent des lunettes noires sur leur nez pour être incognito. Il leur restait encore une mission de la plus haute importance dont ils devaient s'occuper avant la fin de la journée…
Et voilà ! J'ai super mal au dos et je suis crevée, alors je vais pas m'éterniser… Laissez-moi une review !
A très bientôt !
PS : J'ai eu pas mal de reviews, et comme une promesse est une promesse, le chapitre 9 sera du puuuuur délire à l'état pur ! mouahahaha !
