Bonsoir !
Je ne sais pas pourquoi, j'étais persuadée d'avoir oublié de poster un chapitre mercredi, mais apparemment si je l'ai fait. Dommage pour vous, j'étais prête à poster plusieurs chapitres d'un coup pour me faire pardonner, mais finalement pas besoin x)
En tous cas, désolée pour ce thème très court (ça doit être un des plus courts je pense, voire le plus court), mais je trouvais que vu le sujet, rallonger ça aurait fait pencher ce thème dans le bashing pur et simple (enfin, c'est déjà un peu le cas, mais j'avoue ne pas aimer DiZ, et avoir du mal avec Eraqus et Yen Sid).
J'espère que vous aimerez le lire quand même :)


Il était admis, dans l'univers tout entier, que la vieillesse apportait la sagesse.

L'expérience, les connaissances, le savoir s'acquéraient tout au long de notre vie, mais c'était grâce à la sagesse que l'on apprenait à s'en servir convenablement. Évidemment, certaines personnes n'apprenaient jamais et restaient des êtres irresponsables et amers jusqu'à la fin, et à l'inverse, certains jeunes adultes pouvaient faire preuve d'une humanité et d'une maturité étonnante. Mais en général, cette idée s'appliquait parfaitement à l'être humain.

Mais parmi les sages, certains noms ressortaient plus que d'autres. Rares étaient ceux qui ignoraient la sagesse d'Ansem, de Yen Sid, ou encore d'Eraqus. On murmurait que Yen Sid était le plus puissant sorcier qui ait jamais existé, qu'Ansem était un des dirigeants les plus respectables qu'un monde ait jamais connu, et la bonté du Maître de la Keyblade Eraqus était dite sans égale. Les gens se sentaient honorés de pouvoir leur adresser la parole, de pouvoir les côtoyer régulièrement et de profiter de leur sagesse légendaire. Partout dans les mondes, leurs noms étaient prononcés avec respect, voire même avec révérence.

Et pourtant...

Quand Riku regardait DiZ, il ne voyait qu'un homme brisé, amer et rongé par le désir de vengeance. Loin était l'homme tant adoré par son peuple et ceux des autres mondes. Il ne restait qu'une coquille vide, à l'esprit fermé, portant une haine vivace envers des êtres qu'il n'avait même pas essayé de comprendre. Sa gentillesse légère avait été transformée et déformée par ses années passées dans les Ténèbres, et sa cruauté et son égoïsme avaient pris le dessus ; il manipulait, mentait, trompait, et n'hésitait pas à obliger les autres à se salir les mains pour lui.

Quand Ventus regardait son Maître Eraqus, l'homme qui l'avait pris sous son aile et l'avait élevé ces trois dernières années, alors qu'il levait sa Keyblade dans l'idée de le tuer, il fut incapable d'apercevoir sa célèbre bonté. Elle avait totalement disparue, engloutie par la peur et les préjugés. L'homme était si effrayé des Ténèbres qu'il refusait d'envisager qu'elles puissent être bénéfiques. Il haïssait tout ce qui s'en approchait, au point d'en complexer son élève qui se pensait moins que rien, au point d'être aveugle sur la véritable nature de Maître Xehanort, au point d'être prêt à mettre fin à l'existence d'un adolescent innocent.

Quand Lea regardait Yen Sid, il ne voyait qu'un vieil homme ancré dans son siège, qui reléguait et jugeait sans tenter de venir en aide directement. Il avait entendu la rumeur, celle qui courait dans tout l'univers sur la sagesse de l'ancien Maître ; il avait vu le respect que lui portait le roi Mickey, mais ne comprenait pas. Il n'y avait rien de sagace, plus maintenant. Il ne restait plus qu'une ombre de ce qu'il avait autrefois été, une ombre certes puissante, mais qui croulait sous le poids de sa certitude et de sa vision du bien, au point de laisser d'autres personnes se sacrifier pour ses convictions, sans agir de lui-même.

Quand les héros de Lumière regardaient leurs mentors, la seule chose qu'ils voyaient, c'était des hommes âgés tellement persuadés d'être sages et bons qu'ils s'enfermaient dans leurs préjugés et leurs notions du bien, sans plus être capables de se remettre en question.