Titre : Les lumières de Central, la nuit
Disclaimer : Ni l'histoire, ni les personnages, ni l'univers ne m'appartiennent, et je ne suis pas payée pour écrire cette fic.
Genre : Romance/Humor
Pairing : RoyxEd
Rating : T pour le moment, M plus tard.
Edward
Le bruit de l'eau emplissait la maison, lui donnant une impression de calme. Ce fut lui qui réveilla doucement Edward pour la deuxième fois de la nuit. Ce dernier ouvrit les yeux lentement, se rendit compte qu'il n'était pas chez lui et que le T-shirt qu'il portait avait l'odeur de Roy à plein nez.
Il se réveilla d'un coup tout à fait, et se souvint de ce qui s'était passé la veille. Sa maison... Il ne put se retenir de serrer les dents à la pensée de ses recherches perdues. Voyant que le colonel n'était pas dans les parages et qu'il était apparemment en train de prendre sa douche, Edward se permit d'enfouir son visage dans le T-shirt qu'il portait et de le respirer à plein nez... Il sentait lui... Cette odeur de lessive, une odeur de cendre, et autre chose, une odeur ténue, presque fruitée, mais néanmoins masculine... Oui, Edward adorait l'odeur de Roy.
D'un coup, le rêve qu'il avait fait lui revint en tête. Le colonel avait détourné la tête, et c'était un signe. Sûrement...
Le bruit d'eau avait cessé. Une voix étouffée parvint de la salle de bain
- Edward... Amène-moi la serviette qui est sur mon lit, tu veux?
Il entrouvrit la porte pour laisser juste passer sa main dans l'ouverture. Edward y glissa la serviette.
- Merci.
Le blond s'habilla, pensant qu'il se doucherait ce soir, après qu'il ait obtenu de nouveaux vêtements aux vestiaires de l'armée, quitte à porter l'uniforme... Ce serait juste le temps qu'il puisse s'acheter de quoi se mettre.
Il finissait d'enfiler ses chaussures quand son supérieur sortit de la salle de bain, vêtu de son pantalon d'uniforme et d'une chemise, les cheveux mouillés, sa veste à la main. Edward ne put s'empêcher de regarder... Un peu trop longtemps d'ailleurs. Il était persuadé que le colonel l'avait remarqué quand celui-ci lui dit d'une voix douce :
- Bonjour Edward.
- 'jour colonel
- Tu veux manger quelque chose?
- Nah, merci. Je prendrais quelque chose à la cafétéria, plus tard.
- Bon. On est partis alors. Me perds pas de vue, tu serais capable de te paumer.
- QUI EST TELLEMENT PETIT QU'ON POURRAIT CROIRE QU'IL EST UN GOSSE QUI SE PAUME DANS LA RUE ?
- ... Personne n'a dit ça... (goutte de sueur qui roule sur le front)
Après qu'Edward ait fini de bouder, ils sortirent de la maison et se rendirent au quartier général.
Arrivés là-bas, ils filèrent dans le bureau de Roy. En effet, un matin sur deux, toute l'équipe se rassemblait pour faire le point. Edward décida d'en parler à Hawkeye à ce moment là.
Havoc, Breda, Fuery, Falman et Hawkeye étaient présents, et les yeux leur sortirent de la tête lorsqu'ils virent le Colonel Mustang et le major Elric arriver ensemble sans se disputer.
Lorsque Mustang leur eut donné leurs missions à chacun, Edward retint Hawkeye, lui expliquant la situation et lui demandant si elle pouvait essayer de lui réserver un dortoir dans le quartier général. La jeune femme répondit qu'elle allait aller faire son travail, puis se renseignerait, et qu'elle le rejoindrait ici en fin de journée pour lui dire si elle avait réussi ou pas. Les dortoirs étaient en général très pleins.
Edward la remercia. Vu que la tâche qui lui avait été assignée était assez légère (faire de la paperasse) il décida d'aller chercher des vêtements et d'aller étudier un peu avant de revenir faire son vrai travail ici.
Il revint avec deux uniformes et quelques sous vêtements de rechange, et une paire de gants. Il étudia un peu à la bibliothèque, emprunta un livre ayant l'air intéressant puis retourna dans le bureau de Roy remplir sa paperasse. Parce évidemment, en tant que Major, il n'avait pas le droit à une pièce à lui pour étudier ou travailler.
Il s'attela à la tâche, tentant de ne pas prêter attention au colonel, qui avait l'air tellement sérieux (et désespéré) penché sur ses dossiers. Il eut un petit sourire en imaginant ce qu'il pourrait faire pour le consoler - comme lui arracher son uniforme et le prendre sur la table, par exemple...
Quoi ? Quoi ? Il venait d'avoir envie de prendre son supérieur sur la table ? Mais vos gueules les pensées ! Et sortez de cette tête les images !
S'agitant un peu plus, il dégaina son stylo et commença à remplir le premier formulaire.
Riza débarqua, étonnée de les voir tous les deux si studieux.
- Edward ? Je suis allée voir, pour les dortoirs.
- Ah, et ?
- Euh... Il n'y a vraiment plus aucune place. J'ai essayé par tous les moyens.
Au son du mot "tous", le colonel releva la tête et sourit d'un air pervers, ce qui lui valut une menace par flingue de la jeune tireuse d'élite.
- Oui, donc comme il n'y a plus de places, j'ai pensé... Où as-tu dormi hier soir ?
- Eh bien, euuuh... Chez lui, dit-il pointant son doigt sur le brun au fond de la salle
-Dis-donc Edward on ne t'a jamais appris qu'il ne faut pas montrer les gens du doigt ? Sale gosse mal élevé.
- QUI EST UN GOSSE TELLEMENT JEUNE QU'IL N'A PAS EU ENCORE LE TEMPS D'ÊTRE EDUQUE ?
- Toi.
- Enfin, reprit Riza pour calmer le jeu, j'ai pensé que tu pourrais y loger provisoirement... Ca vous pose un problème ? ajouta-t-elle d'un ton violent, son pistolet contre la tempe de Roy.
- N... Non.
- Bien, alors Edward, tu feras comme ça. Merci à vous, colonel
- ... De rien, grogna-t-il en se frottant la tempe.
Edward était aux anges. Il allait encore vivre chez Roy. Se lier ? Et peut-être ? Rhâââ. Il n'était pas vraiment sûr de ressentir des choses pour le colonel, mais en tout cas s'il était franchement... Attiré par lui. Pas comme de l'amour mais plus comme un magnétisme. Comme si ces deux billes noires qui servaient de pupilles au colonel étaient en réalité des aimants qui l'attiraient, lui et son corps de fer.
Roy
Le bruit de l'eau emplissait la maison, lui donnant une impression de calme. Roy s'était réveillé un peu avant le blond, et pour se changer les idées, pour se "laver la tête", et pas seulement les cheveux, il avait pris une douche bien chaude. Il repensait à la façon dont Edward avait gémi son nom pendant la nuit. En fait, ça l'avait excité comme pas possible. Enfin, il fallait quand même partir au bureau. Il sortit de la douche et se rendit compte qu'il avait oublié sa serviette sur le lit, comme d'habitude. Sauf que d'habitude, il n'y avait pas de gamins de seize ans dans sa chambre, gamin qu'il pourrait choquer s'il débarquait à poil chercher sa serviette. Il l'appela, espérant qu'il était réveillé
- Edward... Amène-moi la serviette qui est sur mon lit, tu veux?
Il passa sa main par l'ouverture de la porte et sentit le tissu épais entre les doigts.
- Merci.
Il enfila rapidement sa chemise et son pantalon d'uniforme puis sortit, les cheveux dégoulinants, sa veste à la main. Le fullMetal était déjà habillé et se tenait devant la porte. Il constata avec satisfaction que l'adolescent le regardait avec un air d'admiration. Pour le sortir de sa torpeur, il dit en souriant :
- Bonjour Edward.
- 'jour colonel.
- Tu veux manger quelque chose ?
- Nah, merci. Je prendrais quelque chose à la cafétéria, plus tard.
Il était si chou...
- Bon. On est partis alors. Me perds pas de vue, tu serais capable de te paumer.
- QUI EST TELLEMENT PETIT QU'ON POURRAIT CROIRE QU'IL EST UN GOSSE QUI SE PAUME DANS LA RUE ?
... Quand il s'énervait.
- ... Personne n'a dit ça... répondit-il, mal à l'aise, cette fois.
Ils arrivèrent bientôt au quartier général où toute la division était réunie. Roy s'installa à son bureau et leur lut les ordres de missions. Il constata avec satisfaction que le FullMetal devait remplir des dossiers et qu'il allait donc passer une bonne partie de la journée dans son bureau. Il le vit du coin de l'œil rattraper Hawkeye pour essayer d'obtenir un dortoir. Aucune chance. Ils étaient pleins, il y avait veillé lui-même.
Le blond partit se balader dans les couloirs, passant deux trois heures dehors jusqu'à l'heure du déjeuner, et il revint avec deux uniformes et un sac devant contenir des sous vêtements. Ça sera marrant, pensa-t-il, de le voir avec l'uniforme, pour une fois.
Il passa quelques temps à se mettre au boulot, jetant de temps en temps des regards dans sa direction. Roy était très observateur, et il était presque sûr d'avoir réussi à l'atteindre.
Riza arriva peu de temps après.
- Edward ? Je suis allée voir, pour les dortoirs.
- Ah, et ?
- Euh... Il n'y a vraiment plus aucune place. J'ai essayé par tous les moyens.
Comme Roy l'avait espéré, comme il l'avait prévu. Il releva la tête au mot "tous", des idées perverses plein la tête. Mais la perçante Riza l'avait regardé, et pointa son flingue vers lui. Il baissa la tête et continua à remplir ses dossiers, tout en gardant ses oreilles traînant du côté du blond.
- Oui, donc comme il n'y a plus de places, j'ai pensé... Où as-tu dormi hier soir ?
- Eh bien, euuuh... Chez lui, dit-il pointant son doigt sur le brun au fond de la salle
"Lui"? Ben merci. Il répliqua.
-Dis-donc Edward on ne t'a jamais appris qu'il ne faut pas montrer les gens du doigt ? Sale gosse mal élevé ?
- QUI EST UN GOSSE TELLEMENT JEUNE QU'IL N'A PAS EU ENCORE LE TEMPS D'ÊTRE ÉDUQUÉ ?
- Toi.
Ça l'amusait toujours autant de le taquiner.
- Enfin, reprit Riza pour calmer le jeu, j'ai pensé que tu pourrais y loger provisoirement... Ça vous pose un problème ? ajouta-t-elle d'un ton violent, son pistolet contre la tempe de Roy
Celui-ci retint un sourire intérieur. Il avait gagné.
- N... Non.
- Bien, alors Edward, tu feras comme ça. Merci à vous, colonel.
- ... De rien, grogna-t-il en se frottant la tempe.
Il riait encore à l'intérieur de lui-même quand Riza sortit du bureau.
Voilà pour le huitième chapitre.
Merci de m'avoir lue, n'oubliez pas l'artiste, petit bouton "go" en bas à gauche :)
