Malgré l'absence de reviews je suis toujours là au rendez vous ! N'hésitez pas à poster un petit commentaire, ça me fait plaisir. Je remercie aussi les nouvelles arrivantes dans le petit monde de ma fiction et qui m'ont mises dans leurs favoris ou leurs alertes ! La suite est en pleine préparation et n'ayez pas peur, si je laisse du temps entre chaque publication, c'est uniquement du sadisme pur :D Bonne lecture !

V.


Disclaimer : ben...Comme d'hab


Chapitre 8

Ça faisait deux semaines que Drago avait découvert le secret d'Hermione. Deux semaines qu'ils ne s'adressaient plus les parole, deux semaines que Drago était en colère et blessé. Bon, il fallait reconnaitre que c'était pareil de son côté. En effet, malgré tout ce qu'il pouvait bien dire, Drago avait bien vu le changement de la préfète et même si il s'arrangeait pour ne pas la croiser, le repas lui rappelait immanquablement sa présence. Puis comme il ne pouvait pas tout prévoir, il arrivait qu'ils se croisent. Il avait donc pu remarquer que non seulement Hermione avait une mine épouvantable et qu'elle semblait malheureuse comme les pierres – ce qui voulait bien dire que leur dispute la rendait malade – mais d'après ce qu'il avait vu et entendu par Potter, elle passait tout son temps libre à la bibliothèque à lire des bouquins qu'elle seule connaissait. C'était donc clair et net : Hermione Granger n'allait pas bien et lui non plus n'allait pas bien.

Et son comportement le montrait largement. Il était exécrable avec tout le monde, lorsqu'il parlait avec Blaise ou Pansy il n'arrêtait pas de s'emporter pour rien et comme la dispute n'avait pas fait chuter sa popularité, chaque fois qu'une fille venait le voir, il s'arrangeait pour l'humilier en publique et la faire pleurer. Il n'arrivait même pas à s'en empêcher et pourtant savait que c'était un comportement de con. Sauf que ça n'était pas le genre de Drago Malefoy d'aller s'excuser. Il aurait pu devenir impopulaire si son changement de caractère n'avait pas renforcé son masque de froideur et de « je me fous de tout le monde ici ». Il était redevenu arrogant, désagréable et moqueur mais il avait aussi acquis un quelque chose dans le regard qui faisait peur. Il le savait parfaitement et parfois, il en jouait. Durant ces deux semaines, il avait réussi à terroriser la moitié des premières années de Griffondors rien qu'en les regardant.

Même si c'était stupide, il ne pouvait pas s'empêcher d'être fier de lui dans un sens. Il voyait bien que ses amis trouvaient ça lamentable mais il ne se contrôlait plus. Il avait trop mal, était trop en colère et en avait assez de faire semblant de rien. Et ça, il était persuadé qu'Hermione e savait, parce qu'à chaque fois qu'il la croisait, à chaque fois qu'elle le regardait, à chaque fois qu'il se plongeait dans ses yeux noisette, il savait qu'il y avait de la douleur et que ses yeux à lui reflétaient la même chose. Drago avait conscience que leur querelle était stupide et il savait qu'Hermione savait qu'il l'avait traitée de Sang-de-bourbe uniquement sous l'effet de la colère. Sauf qu'il n'arrivait pas à aller vers elle et il en était de même de l'autre côté. Ils étaient tous les deux infichus de faire le premier pas. C'est en ressassant tout cela que Drago faisait la potion qu'on leur avait demandé.

Les Serpentard avaient cours avec les Serdaigle et Slughorn leur avait proposé de faire une potion anesthésique qu'ils devaient tester sur eux même une fois la potion finie, voir si elle avait fonctionnée. Slughorn avait assuré que ça n'était pas dangereux et que le pire qu'on puisse avoir, c'était une grippe pendant une petite semaine, ce qui n'était rien à côté de la mort tout de même, n'est-ce pas ? Ils étaient en duo et Drago se trouvait avec Pansy. Il la regarda quelques instants. Elle aussi n'allait pas très bien en ce moment. Elle avait les traits tirés. Et il savait évidemment pourquoi. La veille, elle était venue le trouver en pleurant à chaudes larmes et en lui disant que Voldemort avait tué son père. Drago avait avalé sa salive parce qu'il l'avait su bien avant elle. Il avait dissimulé la vérité à Pansy parce qu'il ne voulait pas qu'elle ait mal. A présent, elle savait et la mort de son père l'avait brisée. Pourtant, elle n'avait jamais eu d'atomes crochus avec celui-ci.

- Ça va ? demanda-t-il alors qu'elle faisait tomber un ingrédient dans la marmite.

- Oui, rassures-toi Drago, souffla-t-elle en souriant. Et merci pour hier. Je voulais en parler à Blaise mais il n'était pas là alors…

- C'est fait pour ça les amis Pansy. Tu le sais bien.

- Tu es un bon ami Drago. Je le sais depuis le début.

- Mais… ?

- Mais il y a quelque chose qui cloche chez toi en ce moment, chuchota la jeune fille. Que s'est-il passé ?

- Ben…Je…me suis engueulé avec Granger pour la énième fois en fait.

- Vous aviez l'air amis pourtant, siffla Pansy sur un ton de dégout. Je suis contente de voir que ça n'était pas le cas.

- Au risque de te décevoir Pansy, soupira-t-il, on était même amis. Ne prend pas cette mine contrariée…

- Tu voudrais que je fasse quelle tête ? souffla-t-elle furieusement mais silencieusement.

- Aucune. Je voudrais juste que tu m'écoutes comme une amie.

- D'accord. D'accord. Je ne te juge pas. Après tout, tu fais ce que tu veux avec qui tu veux.

- Voilà, bonne réflexion.

- Et alors ? Pourquoi vous vous êtes disputés ?

- Je n'ai pas envie d'en parler…Mais le fait est que de fil en aiguille je l'ai traitée de…

- De sang-de-bourbe ? Bah…C'est vrai en même temps !

- Pansy ! siffla-t-il sans qu'on l'entende. Tu sais bien que je n'ai pas tes idées à propos de ça !

- Pas faux.

- Enfin bref, elle m'a giflé.

- Pas étonnant, tu t'attendais à quoi ? Quelle t'embrasses ?

- Hem…Non.

- T'es allé t'excuser ?

- Non ! C'est elle qui avait fait un truc mal dans la dispute !

- Ok…Donc elle a fait un truc qui t'a déplu et tu l'as traitée de sang-de-bourbe et puis elle t'a giflé et voilà. Ça fait deux semaines que vous vous parlez plus et toi t'es devenu le dernier des connards.

- Hé ho…ça va non ?

- Ben nan justement Drago, ça va pas, expliqua-t-elle. Avec Blaise on te reconnait plus ! T'es…Tiens t'es comme l'année dernière !

- Ah ouai…Quand même.

- Tu vois.

- Je dois faire quoi selon toi ?

- Rien.

- Rien ?

- Elle reviendra. Si vous êtes vraiment des amis et qu'elle tient un peu à toi elle reviendra. Si c'est elle qui a eu tort dans l'histoire évidemment. Enfin moi c'est ce que je ferai.

- Mais toi t'es la meilleure des amies.

- Oh merci mon cher !

- Tiens la potion est finie, remarqua Drago en lui tendant une cuillère. Tu goutes ?

- Arrête avec ce sourire de con Malefoy, grinça-t-elle. Et oui je vais gouter puisque t'es un trouillard !

- Ne commences pas Parkinson, sourit-il.

Tout ce passa très vite. Pansy mit le couvert dans sa poche et tomba à terre brusquement, de la bave apparaissant sur ses lèvres. Drago la regarda convulser avec horreur puis soudain il réagit. Elle devait être empoisonnée ! Il se maudit silencieusement d'avoir laissé la potion sans surveillance parce qu'il discutait avec elle et regarda le professeur complètement médusé. Furieux, il se précipita vers l'armoire à ingrédient et chercha dans tous les tiroirs pendant que les autres étaient pressés autour de la jeune femme. Lorsqu'il trouva ce qu'il cherchait, Drago retourna immédiatement près de son amie. Il avait un bézoard dans la main et c'était réputé pour guérir tous les poisons. Il lui mit dans la bouche et l'obligea à fermer ses lèvres pour que ça fonctionne.

Peu après, Pansy arrêtait de se secouer dans tous les sens et s'endormait sur le sol, Drago étant relayé par des filles de Serpentard. Il entendit alors des rires. Et des rires qui venaient de sa propre maison. Son regard brillant de colère vint se poser sur celui qui était plié en deux : Nott. Déjà Drago ne l'aimait pas au début, mais là c'était encore pire. Il avait sciemment attaqué Pansy et il en riait en plus ! Drago se releva et se dirigea vers lui en remontant tranquillement ses manches, un sourire inquiétant sur les lèvres et il lui sauta dessus pour le rouer de coups. Evidemment, tous les autres élèves les entourèrent vite mais Drago s'en fichait. Il envoya voler la baguette de son adversaire à l'autre bout de la pièce et continua de labourer le visage de Théodore Nott à coup de poings. Il se prit quelques coups dans le visage et les côtes, mais c'était lui qui avait l'avantage. Drago s'était beaucoup battu lorsqu'il était encore au manoir. Il se releva brusquement et saisit sa baguette. Il décida cependant d'épargner le jeune homme en voyant l'état dans lequel il était.

- Tu vois je suis magnanime Nott, je te laisse en vie, siffla-t-il d'un air narquois. Mais ne t'en prend plus jamais à Pansy. Que ça soit clair !

- Ensuite, il tourna les talons et emporta la jeune fille à l'infirmerie. Madame Pomfresh voulu le soigner mais il déclina son aide en disant qu'elle le ferait passer après et qu'il voulait qu'elle s'occupe en priorité de son amie. L'infirmière refusa d'abord, mais devant l'air insistant de l'élève, elle accepta. Sauf que quand elle revint, Drago avait disparu.

Celui-ci décida de retourner dans la salle commune. Il avait l'impression d'y passer sa vie en ce moment. Il se rendit alors compte qu'il saignait du nez et qu'il avait plutôt intérêt à mettre quelque chose dessus pour que ça s'arrête. Lorsqu'il arriva devant le panneau, il n'eut même pas besoin de dire son mot de passe car la femme – qu'il aimait appeler la « dinde » – était trop dégoutée pour lui demander. Il entra donc et s'assit dans le canapé tout en faisant apparaitre un mouchoir. Il se le colla sous le nez et laissa sa tête tomber en arrière. Pourquoi ce connard de Nott avait tenté d'empoisonner Pansy ? Parce qu'il avait appris par son père que celui de la jeune femme était un traitre ? Probable. Il se moucha dans le tissu et sentit un petit caillot de sang éclater dedans. C'était dégoutant ! Il fut sorti de sa rêverie par le bruit du tableau qui s'ouvrait de nouveau. Mince ! Il en avait complètement oublié Hermione avec tout ça ! Et elle apparut devant lui. Sauf qu'en voyant son état, elle poussa un hurlement effrayé et se précipita sur lui.

- Merlin ! Drago ! Que s'est-il passé ?

- Euh…

- Mais enfin ! Tu as vu dans quel état tu es ? cria-t-elle d'un air scandalisé par la peur.

- Granger…

- Ce n'est pas possible ! Qui a fait ça ?

- Hermione ! dit-il un peu plus fort comme pour la ramener sur terre. Calme-toi ok ?

- Oui mais…

- Ça va. Ne t'inquiète pas.

- Je peux te soigner s'il te plait ? Sinon tu auras un énorme coquart juste là ! dit-elle en pointant son arcade gauche.

- Bah… Euh…Ok, dit-il voyant son expression d'intense inquiétude.

Hermione s'assit à côté de lui et fit venir une trousse de premiers soins avec sa baguette. Elle en sortit pleins de produits que Drago ne connaissait pas et entreprit de le remettre en état. Elle lui appliqua un onguent réparateur sur les plaies qui se refermèrent immédiatement puis elle en mit aussi sur les bleus afin qu'ils se rétractent. Le nez de Drago devait sans doute être cassé parce qu'il était bizarrement tordu. Hermione lui lança un sort - qui lui fut très douloureux - pour le lui replacer et lorsqu'il poussa un cri de douleur, elle ne put s'empêcher d'émettre un petit rire. Rire qui disparut presque aussitôt. Elle souleva son tee-shirt afin d'appliquer l'onguent sur ses côtes et il la laissa faire, un peu gêné. Mine de rien, il était censé être fâché avec elle.

- Excuses moi Drago…

- Pardon ?

- J'ai dit…

- J'ai très bien compris ce que tu as dit, coupa-t-il.

- Pardonne-moi s'il te plait. Ça me rend malade qu'on ne se parle plus.

- J'ai vu ça…, grinça-t-il.

- Écoutes, dit-elle en relevant les yeux vers lui. Je sais que je t'ai blessé en faisant ça mais franchement, si je t'avais dit que c'était moi, tu te serais énervé même au tout début. Je comptais te le dire mais j'avais peur de ta réaction. D'ailleurs, crois-moi ou non mais j'en parlais avec Luna juste avant de te retrouver ici. Je m'en voulais de te mentir…

- Je préfère aussi qu'on arrête d'être fâché. D'après Pansy je suis redevenu un con sans toi et ça c'est pas possible.

- Vraiment, je suis désolée Drago. Je ne pensais pas que ça te blesserait à ce point et…Pardon pour la gifle.

- Non, murmura-t-il en lui attrapant la main doucement et en la regardant dans les yeux. Celle-là elle était méritée. Je n'aurais jamais dût dire ça, même sous le coup de la colère.

- Oui mais…tu ne le pensais pas alors...

- Peut-être, mais quand même. Ta gifle, elle était justifiée. Mon insulte en revanche, ne l'était pas du tout.

- Amis ?

- Évidemment !

Prise d'une impulsion soudain, Hermione le prit dans ses bras. Drago adora ça. Comme ça avait pu lui manquer ! Et pourtant, ça n'avait duré que deux semaines ! Il passa ses bras autour de la taille de la jeune femme et l'attira contre lui. Il était content de retrouver son amie. Cependant la douleur le rappela à l'ordre et il dût s'écarter légèrement d'elle. Tandis qu'elle continuait à le soigner, elle le questionna sur la raison de tous ces bleus.

- Nott a essayé d'empoisonné Pansy.

- Merlin…

- Heureusement, il y avait du bézoard. Sinon elle serait morte.

- Quel horrible petit…Je vais le massacrer !

- Je suis ravi que tu prennes le parti de Pansy, dit Drago en riant. Mais je préfère que tu ne l'approches pas. Je ne veux pas qu'il t'attaque. Son père est un mangemort et son avis sur les enfants de moldus est pire que celui de mon père.

- Il ne me fait pas peur !

- S'il te plait Hermione, fais-moi plaisir, reste loin de lui.

- Bon. D'accord, marmonna Hermione.

- Sérieusement Hermione…

- Mais j'ai dit oui !

- Sauf que je te connais…

- Je peux réfréner ma nature !

- Mouai…En tout cas, Pansy m'a appris hier qu'elle savait pour le meurtre de son père. Elle était dans tous ces états, c'était horrible. Elle pleurait comme une fontaine.

- Je m'en doutais. Je l'ai vu sortir de notre salle commune en pleurant.

- Eh ouai…

- Où est-elle ?

- Je l'ai laissée à l'infirmerie. Elle dormait je crois.

- Et donc, c'est-elle qui t'a fait remarquer que t'étais stupide ?

- Ben non, parce que je t'avais déjà toi pour me le faire remarquer, souffla-t-il en riant.

- Hey, grinça la jeune fille en lui mettant un petit coup dans l'épaule.

- Hey, je peux te poser une question ?

- Bien sûr. Vas-y.

- T'étais amoureuse de Weasley l'année dernière pas vrai ?

- Que…Oui, admit-elle finalement en rougissant.

- C'est pour ça que tu pleurais alors…Parce qu'il en aimait une autre ?

- Comment est-ce que tu sais ça toi ?

- Parce que moi, à ce moment précis, celui où tu pleurais, j'étais dans la tour d'astronomie.

- Et…Qu'est-ce que tu y faisais ?

- Pour te dire la vérité…Je pensais à me jeter par-dessus bord, souffla-t-il d'un ton plutôt désinvolte. Je me haïssais et en même temps, j'étais incroyablement bien parce que je me disais « regarde, Voldemort t'as confié une tache, tu vas être génial ». J'étais bien naïf de croire cela.

- Mais ça n'explique pas comment tu es au courant puisque tu n'étais pas là…

- J'y viens, j'y viens ! – petite curieuse… - En fait, il se trouve que quand je suis redescendu, je t'ai vu pleurer sur l'épaule de Potter. Et il a dit « voilà ce que ça me fait quand je pense à elle ». J'ai supposé qu'il parlait de Weasley fille…

- En fait tu es finement observateur Drago, remarqua Hermione en écarquillant les yeux.

- Eh bien…, Drago émit un petit rire grandiloquent comme si il était le meilleur homme de la création, je dois avouer que…Aïe ! D'accord, j'arrête !

- Et ensuite ?

- Comment ça ensuite ?

- Eh bien qu'à tu fais ?

- Je suis parti. Parce qu'à ce moment-là je me suis dit « si tu reconnais que Potter aussi peut-être malheureux, alors toutes tes convictions s'effondreront parce que tu vas comprendre que peut-être celui que tu détestes n'es pas si différent de toi au final ».

- Eh bien…Je ne te pensais pas si philosophe.

- Ça n'est pas de la philosophie Hermione, c'est de la peur et uniquement de la peur. De la même sorte que celle qui te tord le ventre lorsque tu penses à Bellatrix. Celle qui viens te ronger jusqu'aux os et qui même après être partie te fait encore sentir sa présence à travers des plaies béantes qui se referment à la vitesse d'un escargot.

- Tu as le don pour dire les choses effrayantes toi…ça serait presque brillant si ce n'était pas des choses désagréables…, marmonna la brunette en faisant une moue ennuyée.

- Je ne cherchais pas à te faire peur, souffla-t-il. Simplement…C'était comme ça que je me sentais. Comme ça que j'étais. La seule à être au courant était mimi geignarde et elle ne sait même pas combien je lui suis reconnaissant d'avoir été là. Aujourd'hui, je me sens presque entier. Je revis, littéralement.

- Avec Harry et Ron, on a toujours cru que t'étais qu'un con arrogant et buté, pourrie gâté, etc. C'est ce que t'étais au début d'ailleurs. Et puis tu as changé et on l'a bien remarqué l'année dernière. Plusieurs fois entre nous, on en a parlé. Tu sais, on a eu nos moments nous aussi. Cet été, Ron a explosé dans une colère noire et quand à Harry, il a déprimé pendant trois bonnes semaines. Ça a été chacun notre tour. Moi c'est maintenant, à cause de Bellatrix.

- Je suppose que ça va aller. J'espère.

- On ne sait pas ce qui va arriver mais au moins, on est tous ensemble. Toi, moi, Harry, Ron, Luna, Pansy et Blaise, Ginny et tous les autres. Je ne connais pas bien tes amis mais je suppose que si tu les aimes, c'est pour une bonne raison.

- Oui. Une excellente même, s'exclama Drago.

Hermione sourit. Elle était heureuse d'être réconciliée avec lui. Elle se transforma alors brusquement en chat et vint se lover contre lui. Drago sourit. Il n'arrivait pas à voir Hermione comme une personne lorsqu'elle était sous cette forme, alors les caresses qu'elle lui prodiguait sur la joue ou lorsque sa peau touchait la sienne, ça ne lui faisait absolument rien. Drago s'allongea sur le canapé et Hermione vint s'allonger sur son torse en ronronnant. Il savait qu'elle avait peur et peut-être que lui aussi avait autant peur qu'elle, sauf qu'il sentait le courage qu'elle possédait et il se sentait mieux. Auparavant, il n'aurait jamais sauté sur quelqu'un comme il l'avait fait avec Nott. Aujourd'hui, voir qu'on s'en prenait à une de ses meilleures amies avait été la goutte d'eau qui avait fait déborder le vase et il ne l'avait pas supporté. Il avait purement et simplement rendu justice à l'impudent qui avait osé poser un doigt sur Pansy.

Pendant longtemps, certains avaient cru que lui aussi l'aimait comme elle l'aimait. D'un amour étrange mais partagé. Pas du tout. Ce qui les liait c'était plus fort. Du moins pour Drago. Il considérait Pansy comme une sœur qu'il chérissait de toute son âme. Pansy le considérait cependant plus comme l'homme qu'elle aimait et même si à lui ça ne lui plaisait pas trop, il supportait cela pour elle, parce qu'il ne voulait pas qu'elle eut le cœur brisé par sa faute. Même si il savait pourtant que ça serait inévitable. A bien y réfléchir, depuis que Potter était entré dans sa vie, Drago n'avait fait que des mauvais choix et aujourd'hui, il se rachetait. Il était devenu l'ami d'Hermione, un peu celui de Potter et même si Weasley ne l'aimait toujours pas – ce qui était d'ailleurs plutôt réciproque car on n'aime jamais se faire insulter par quelqu'un – Drago adorait la famille de rouquin. Pendant qu'Hermione dormait sur lui, il regretta alors toutes les insultes qu'il avait pu proférer à l'égard de personnes aussi merveilleuses qu'elle.