Shaun est de retour et vous êtes toujours là, merci !
WJ : Mais je l'aime beaucoup !
Chersich : C'est parfait si tu aimes !
shallia : Intriguant dans quel sens ?
anna : Et je te remercie de les suivre !
lili : La maison d'en-dessous fume toujours autant ?
Bones : Shaun en Buzz ? Heu... joker !
PBG : Oui, Shaun is back !
Comme annoncé la dernière fois, le chapitre d'aujourd'hui est plus long. J'y ai fait quelques rappels à propos de Shaun pour ceux qui n'auraient pas lu Sire.
Chapitre 8 – À l'écart
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C'était n'importe quoi. Tout cette histoire ne pouvait être qu'une arnaque sans nom dont il était le pigeon. Il ne voyait pas d'autres explications.
Un type voulait le tuer. Tony était victime à sa place. En ce moment à l'hôpital, on l'avait placé dans un coma artificiel pour lui éviter de souffrir. Shaun, un homme qui avait été son garde du corps durant son bref séjour à Orb, venait de débarquer aux États-Unis après avoir appris la nouvelle et voulait le voir. Point capital, il voulait une rencontre seul à seul, sans que les autres soient au courant.
Éviter la surveillance de Gibbs, Ziva et Fornell n'avait pas été simple, mais il y était parvenu. Sur ses gardes, il avait rejoint le Potomac près duquel se trouvait l'agence fédérale. Il cherchait maintenant l'irlandais.
« Timothy ? » appela une voix grave.
L'agent se retourna.
« Shaun ! »
En quelques enjambées rapides, l'homme le rejoint.
« C'est bien que vous ayez réussi à venir, commenta-t-il.
- Je ne comprends pas pourquoi vous souhaitiez me voir seul et encore moins ce que vous faîtes à Washington ! »
Shaun le scruta en silence le mettant mal à l'aise.
« Un homme a tenté de vous tuer. » finit-il par lâcher.
L'informaticien resta perplexe.
« C'est pour ça que je suis là, ajouta Shaun.
- Pour me protéger ?
- Oui, et trouver par la même le responsable.
- Nous n'avons pas besoin de vous. Tout le NCIS est en train de traquer Adam Spelling.
- On m'a donné une mission, je la remplis. »
Timothy s'apprêtait à répliquer, une voix le coupa.
« Qu'est-ce-que vous foutez là, McGee ? »
À une dizaine de mètres d'eux, Tobias Fornell le fixait avec colère.
« Je...
- Vous dégagez de là et vous rentrez à l'agence tout de suite ! Un type veut votre peau, c'est pas le moment de faire une balade ! »
Tout en parlant, il les avait rejoint.
« Je ne veux pas de meurtres aujourd'hui autre que celui de Spelling. Si vous ne rentrez pas dans la seconde, je ne retiendrai pas Gibbs. Autant vous dire qu'on pourra compter les morceaux une fois qu'il se sera chargé de vous. »
L'agent pâlit. Il savait le patron dans une colère pas possible. En faire les frais parce qu'il se trouvait dehors pour un rendez-vous dont il n'avait rien dit ne le tentait absolument pas.
Il jeta un regard à Shaun. Celui-ci ne quittait pas l'agent du FBI des yeux.
« McGee ! » menaça Tobias.
Électrisé par le ton impérieux, le jeune homme s'éloigna à pas rapides. Une fois qu'il eut bien disparu dans l'enceinte du bâtiment fédéral, l'agent reporta son attention sur le nouveau venu.
« Shaun Paddington, commença-t-il.
- Tobias Fornell, répondit l'autre avec un sourire.
- Ça faisait longtemps.
- Pas tant que ça, je trouve.
- Vraiment ?
- Le temps passe vite. Quoique tout est relatif avec le temps.
- Vous êtes là pour me faire un cours sur le sujet ?
- Vous savez bien que non.
- Et donc ?
- Tony n'est plus à même de remplir sa mission. Je suis là pour le remplacer et trouver Adam Spelling.
- Que vous a dit McGee ?
- Pas grand chose. Vous êtes arrivé trop tôt.
- Navré d'avoir interrompu votre petit rendez-vous clandestin !
- Si vous voulez vous faire pardonner, dîtes-moi ce qu'il sait et ce que vous savez.
- Il ne sait presque rien.
- Presque ?
- Spelling a laissé un message pour les caméras de surveillance : Échec et mat, Gardien. Saluez McGee pour moi en Enfer. C'est un peu trop théâtral à mon goût, mais efficace.
- Il a des doutes ?
- McGee ? Non, il ne comprend pas, mais ça ne va pas durer.
- Il le faut pourtant. Il ne doit pas savoir.
- Shaun, vous savez que je suis d'accord avec vous et DiNozzo, mais soyez réaliste, ça ne sera plus possible très longtemps !
- Vous comptez le lui dire ?
- Bien sûr que non ! J'ai fait une promesse, je compte bien la tenir.
- Mais ?
- Nous ne sommes pas seuls dans l'histoire. Il y a l'équipe, Gibbs.
- Alors donnez-leur quelque chose. Écartez-les.
- Avec quoi ?
- Le nom de ceux qui se sont occupés de Spelling avant que Tony le retrouve et le balance aux flics par téléphone.
- Vous croyez qu'ils sont encore vivants ? L'espérance de vie dans leur gang est plutôt faible.
- Qui ne tente rien n'a rien.
- J'espère que vous savez ce que vous faîtes.
- Vous n'avez pas confiance en moi ?
- C'est en Gibbs que je n'ai pas confiance. Avec DiNozzo dans le coma, il est capable de tout. Il est devenu imprévisible. Le café et le manque de sommeil ne lui réussissent pas quand un de ses agents est à l'hôpital.
- Alors occupez-vous de lui, canalisez-le.
- C'est de Gibbs qu'on parle ! Le type prêt à braquer une banque pour pouvoir se payer sa caféine quotidienne !
- Fornell, j'ai suffisamment de problèmes à m'occuper avec Timothy et Spelling en plus de Tony à l'hôpital. Débrouillez-vous.
- J'espère vraiment que vous savez ce que vous faîtes, Shaun, répéta Tobias. Sinon, je crains que ce soit la fin du NCIS tel que nous le connaissons. »
Il était vivant. Timothy McGee était vivant ! Pire, il n'avait pas une égratignure.
Adam Spelling envoya au sol tout ce qui se trouvait sur la table avec un cri de rage. Les yeux exorbités, le visage rouge de colère, la respiration haletante, il avait l'air d'un fou. L'échec de son plan l'avait mis dans une fureur inimaginable. Il était devenu incontrôlable et surtout terriblement dangereux.
Dans un éclair de lucidité, il cessa la destruction systématique des objets à sa portée et attrapa son arme. Un nouveau plan se dessinait dans sa tête. Pour avoir McGee, il lui suffisait de tuer son gardien. Une fois fait, il n'aurait qu'à attendre la venue de l'informaticien et à le tuer.
Il sourit. Tout espoir n'était pas perdu.
On lui cachait des choses. Tim en était sûr. Rien qu'à la façon dont Shaun et Fornell s'étaient regardés, il avait compris qu'ils se connaissaient. Il ne savait pas comment, mais c'était une certitude.
Il en avait marre des secrets. Ça avait commencé cet été en apprenant qu'une branche de sa famille appartenait à la famille royale des O'Connor. Son père était le cousin de sire Richard, souverain du minuscule royaume d'Orb, voisin de l'Irlande. Quand il s'était blessé, il avait assuré la régence. Il n'avait pas fait grand chose, hormis rencontrer les ministres et signer quelques papiers, ce dont il se félicitait. Son calvaire n'avait duré que cinq semaines, une éternité, avant que son père accepte de le remplacer. Il ne comprenait toujours pas pourquoi d'ailleurs et il soupçonnait un autre secret à ce sujet.
Et maintenant voilà que Shaun, le garde du corps de la reine mère qui avait été le sien durant deux semaines, débarquait à Washington alors qu'un type voulait sa peau. Ça faisait beaucoup de choses en très peu de temps. Cela ne le rassurait pas.
C'était de Tony qu'il obtiendrait des réponses. Certes, il était dans le coma, mais il n'était qu'artificiel. Les médecins avaient dit qu'ils auraient pu ne pas l'y plonger. Cependant, il aurait été pour ainsi dire shooter aux anti-douleurs afin de ne pas souffrir, alors mieux valait qu'il y soit.
Il fallait qu'il les convainque de l'en faire sortir. Plus exactement, c'était son père qu'il devait convaincre. Gibbs avait dû l'appeler pour le prévenir. Senior était en ce moment même au chevet de son fils avec Ducky. C'était à lui que revenaient toutes les décisions à prendre au sujet de sa santé. De son âge, le légiste était en mesure de lui expliquer plus clairement les choses que le personnel médical et était chargé de leur signaler tout changement d'état de l'agent.
S'il ne réussissait pas à le convaincre, alors il trouverait les réponses seul, quitte à affronter Spelling dans un duel à l'issue duquel l'un deux ne sortirait pas vivant.
Alors, qu'en pensez-vous ?
