Auteur : Lonely Seira
Titre : Les beaux-parents
Genre : Humour/Romance(?)/shonen-aï/UR/OOC
Rating : T
Pairing : Drago/Harry
Disclaimer : Pas à moi tout ça ! J. K. Rowling en reste la propriétaire... et vu ce que je leur fais c'est mieux comme ça !
Avant-propos : Deuxième bonus sur quatre ! Avec nos espiègles jumeaux, j'espère que ça vous plaira et je vous attends à la fin de votre lecture !
Bonus II : Fred et Georges
Shopping : activité ludique couramment exercée par les femmes entre femmes et pour les femmes lors d'après-midi absolument interminables visant à faire frémir de terreur porte-monnaie et compte en banque jusqu'à ce qu'ils deviennent anorexiques. Aussi appelé « Lèche-vitrine », ce passe-temps est bien souvent fui comme la peste par les membres de la gent masculine. Malheureusement pour le (soi-disant) sexe fort, il se fait très souvent traîner de magasins en magasins parce qu'il est (en fin de compte) trop faible pour refuser quoi que ce soit aux doux yeux des fiancées, épouses ou juste petites copines... avouons-le, les femmes en ont parfaitement conscience et en profitent !
Et les mâles suivent donc en essayant de ronchonner le moins possible et en se fendant de mille compliments envers les goûts si... parfaits de leur moitié en matière de fringues et autres accessoires un peu moins utiles. Mais derrière leurs sourires crispés, nous pourrions presque entendre leurs pensées... pas franchement enjouées.
Quelques exemples si vous le permettez :
''Bien sûr mon p'tit bouchon ! Achète donc ce pull hideux à 50 galions qui ne te grossit absolument pas, simplement parce que c'est la dernière création d'Arietta Fildesoi alors que je sais parfaitement que tu ne le porteras plus le mois prochain parce qu'il sera déjà passé de mode''
''Tout à fait poussin ! Je serai ravi de t'acheter ce collier hors de prix uniquement parce que c'est un modèle très moche sorti par la chanteuse des Bizarr' Sister''
''Oui mamour ! Je n'ai rien contre le fait de te payer ce parfum nauséabond à en vomir pour la raison totalement stupide que ton écrivain préféré en a vanté les mérites dans son dernier bouquin à l'eau de rose et seulement parce qu'il a été grassement rémunéré pour le faire !''
Le shopping a donc évolué au cours des années pour devenir le principal sujet de discordes pour 90% des couples de notre belle planète... côté sorcier ou côté moldu d'ailleurs, les femmes ne font aucune discrimination !
Aussi, certains hommes désireux de protéger leur santé mentale (sans parler de leurs sous) se tournent quelque fois vers d'autres hommes pour échapper à ces petits désagréments... juste pour des sorties entre mecs, ou bien plus si affinités. La légende veut même que l'homosexualité soit née de cela, mais nous nous efforcerons de ne pas nous aventurer aujourd'hui sur ce genre de théories encore plus nébuleuses qu'une prédiction de Sibylle Trelawney.
Afin d'illustrer tous les avantages que peut représenter un couple gay, prenons pour exemple deux jeunes sorciers, ensemble (et heureux de l'être) depuis un peu plus de huit mois et présentement, en vacances pour quelques temps après la fin de leurs études. Normalement un petit brun et un grand blond qui, voulant passer un moment de détente sans se faire scruter intensément par tous les passants, ont exceptionnellement choisi de modifier un peu leur apparence pour profiter d'une journée ensoleillée au Chemin de traverse.
Première difficulté : il avait fallu user de polynectar agrémenté de cheveux moldus pour être certains de ne pas croiser les potentiels sorciers-donneurs en cours de route. Pour Harry, pas de souci, ça ne pouvait pas être pire que de l'extrait de Goyle en deuxième année. Pour Drago en revanche... un cheveu moldu ça reste un cheveu moldu et en avaler un... enfin ! Les négociations n'avaient pas été si rudes que ça et vite expédiées par un regard humide-suppliant du petit brun. C'était à se demander qui était le vrai dominant dans le couple.
Deuxième difficulté : les hommes détestent passer des heures entre les rayons d'un magasin de fringues... mais Mr Malfoy n'est pas de ceux qui s'habillent n'importe comment...
- Dray ! Chouina Harry avec lassitude. Ça fait plus de deux heures qu'on est là. Tu comptes dévaliser Mrs Guipure ou quoi ?
- Encore une minute Harry, je n'ai pas fini de renouveler ma garde-robe pour la prochaine saison, répondit Drago en se regardant sous toutes les coutures dans un grand miroir pour étudier le retomber de la robe qu'il essayait sur ses épaules.
- Mais t'as des tonnes de fringues au manoir ! Ton dressing est même plus grand que ma chambre à Godric's Hollow. Pourquoi t'en as besoin de plus ?
- Parce que je refuse de porter les mêmes choses que l'an passé enfin ! J'aurais l'air de quoi avec des habits vieux d'un an sur le dos ? S'indigna Drago avec un froncement de sourcils outré.
Harry leva les yeux au ciel pendant que son amant retournait à son étude du miroir. Bon... pour les fringues, les aristos sang-purs n'avaient franchement rien à envier aux femmes. Dommage pour notre Survivant.
Après encore une heure d'essayages pendant lesquels le gryffondor n'avait cessé de soupirer et de lancer quelques commentaires à son homme (voir les exemples précédemment cités), la délivrance arriva enfin et le grondement en provenance de l'estomac de Harry leur indiqua la prochaine destination.
Alors qu'avec une femme, l'épreuve aurait été intenable et assaisonnée de remarques insupportables du genre ''On ne peut pas manger là ! Ils ne servent même pas de menus végétariens !'' ou encore ''Ne me demande pas d'avaler ce truc plein de calories sinon je vais prendre au moins une livre !'', avec des hommes, le choix était vite fait : un sandwich bien garni suivi d'une glace monstrueusement gargantuesque du glacier le plus réputé de Grande-Bretagne.
Chez Florian Fortarôme, Harry se pourléchait déjà les lèvres avec un air d'extrême gourmandise sur le visage en pensant à la glace qu'on allait bientôt lui servir. Des gémissements de pur bonheur lui échappèrent ensuite à chaque bouchée du délicieux dessert glacé, pendant que Drago faisait preuve d'un peu plus de retenue en dégustant son propre mets.
Une deuxième commande suivit même la première, sous un grognement réprobateur du serpentard.
- Continue à te goinfrer comme ça et je t'assure que les poignées d'amour ne seront par loin, dit-il à son petit ami alors que ce dernier gémissait de nouveau après avoir englouti une pleine cuillère de crème glacée.
- Oh Drago ! Tu ne sais vraiment pas apprécier les petits plaisirs de la vie, le réprimanda Harry.
- J'apprécie tous les plaisirs, mais pas quand ça risque de transformer mon amant en une réplique de Crabbe... pour la largeur, mais avec la hauteur en moins.
- Tu sais, les calories ça peut se perdre... suffit juste d'un peu d'exercice, rétorqua Harry en léchant langoureusement sa cuillère et en appuyant intensément son regard émeraude dans les yeux gris de son vis-à-vis.
Vis-à-vis qui se mit d'ailleurs à rougir discrètement avant de toussoter légèrement pour se reprendre.
- Moui, très juste... tu veux que je t'en commande une troisième ?
Harry sourit en coin et replongea dans sa coupe. Nous pouvons concéder ce point à Drago, bien qu'il ait failli se fourvoyer avec ses calories comme avec ses vêtements. Mais nous n'en soufflerons pas un mot !
L'après-midi avançant finalement, Harry dut bien se rendre à l'évidence qu'il ne leur restait plus qu'une seule boutique à faire : Les farces pour sorciers facétieux des jumeaux Weasley.
L'un avait évité cet endroit car il avait eu son quota de rouquins pour les dix ans à venir après le séjour au Terrier. L'autre avait hésité parce qu'il savait que la nouvelle de son couple était déjà tombée dans les oreilles (même pas à rallonge pour une fois) des turbulents Fred et Georges. Mais comme il ne pouvait pas s'imaginer quitter le Chemin de traverse sans même s'être arrêté pour leur dire bonjour, il proposa de visiter la boutique de farces et attrapes.
- Par Salazar Harry, tu ne crois pas qu'on a eu assez de gens à gérer ces derniers temps ? Pourquoi ne peut-on simplement éviter les problèmes au lieu de foncer dedans ? Demanda Drago avec ennui.
- J'sais pas... peut-être parce que je suis un gryffondor et que fuir les problèmes n'est pas inscrit dans mes gènes. Ou peut-être parce que je connais Fred et Georges depuis que ma vie de sorcier a commencé et que je ne peux pas les occulter si facilement, répondit posément Harry.
Drago leva les yeux au ciel et accepta silencieusement de céder. Harry lui sourit en retour et se retint de passer ses bras autour de son cou pour l'embrasser. Il n'aurait aucun problème à le faire même au milieu d'une rue blindée de monde mais Drago arborait toujours un visage qui n'était pas le sien et ça le gênait un peu d'embrasser un autre homme (en quelque sorte).
Ils pénétrèrent tous deux dans l'exubérante boutique que l'on pouvait repérer même les yeux fermés et où que l'on se situât dans la rue. La vitrine rayonnait littéralement de mille couleurs et semblait constamment animée par des feux d'artifices et autres bibelots tous plus surprenants les uns que les autres... vraiment rien à voir avec les étales austères qu'il y avait de part et d'autres. Cependant la façade extérieure était encore loin de pouvoir égaler la féérie de l'intérieur et bien que Harry y soit déjà venu quelque fois, il ne pouvait s'empêcher de s'émerveiller devant cet incroyable univers créé par les jumeaux.
Et même s'il tentait de le cacher derrière son masque impassible et dédaigneux, Drago ressentait exactement la même chose tout en se gardant de l'exprimer à voix haute. Harry n'était pas dupe bien sûr, mais puisqu'il plaisait à son amant de toujours agir en contradiction avec ses sentiments (sauf envers lui) et bien qu'il continue, ça n'en était que plus amusant pour lui.
Ils se frayèrent difficilement un chemin un peu plus avant dans la boutique en tentant de slalomer entre les clients très nombreux qui faisaient paraître la boutique minuscule alors qu'elle était en fait très vaste. Mais l'endroit semblait être perpétuellement bondé et les murmures et exclamations enthousiastes des clients et clientes qu'ils croisaient leur indiquaient qu'il en serait toujours ainsi.
À peine avaient-ils eu le temps de se trouver un coin un peu plus calme pour laisser courir leurs regards intéressés sur les innombrables étagères, qu'une voix retentit au fond du magasin... ou plutôt deux voix en une :
- Bienvenue chez Weasley&Weasley, farces pour sorciers facétieux !
Ils sursautèrent avant de sourire en voyant les jumeaux sur une petite estrade, au milieu d'une quantité impressionnante de marchandises, les yeux encore plus pétillants qu'un Dumbledore devant une montagne de bonbons au citron.
Fred et Georges étaient aussi identiques que d'habitudes, l'uniforme magenta de leur magasin jurant toujours aussi magnifiquement avec leur chevelure rousse. Dès qu'il eut accroché leurs regards, Harry se faufila jusqu'à eux pour les saluer.
- Bonjour Fred ! Salut Georges ! Euh... je sais que vous ne devez pas me reconnaître mais je...
- Tut tut tut mon ami ! Le coupa Fred sur un ton professoral. Point d'empressement à nous dévoiler tous tes secrets !
- Car un bon farceur est un farceur qui ne semble pas l'être ! Poursuivit Georges sur le même ton.
- Mais jamais farceur ne pourra réussir à entourlouper...
- ... les entourloupeurs en puissance que sont vos humbles serviteurs...
- ... et si tromperie il y a...
- ... sachez que nous avons déjà trouvé la contre-tromperie ! Finirent-ils en cœur en brandissant avec majesté un morceau de parchemin vierge pile sous le nez de Harry que Drago venait de rejoindre.
Harry haussa un sourcil en avisant le parchemin, puis le regard malicieux des jumeaux. Il sourit en coin à son tour.
- Je vois que vous avez su mettre à profit les enseignements de vos maîtres, leur dit-il sur un ton de connivence.
- Evidemment mon ami ! S'exclama Fred.
- Car le but de toute scolarité est de religieusement écouter ses professeurs...
- ... pour user au mieux de leurs sages leçons lorsque vient le temps de la vie active !
- Et le fait que ces professeurs n'aient rien d'officiel ne change pas l'intérêt desdites leçons je suppose ? Poursuivit Harry alors que Drago était totalement largué à son côté.
- Officiel, officieux, commença Georges d'un ton badin.
- La différence est-elle à ce point importante ?
- Je suppose que non, finit Harry en haussant les épaules.
Puis il se tourna vers Drago pour lui expliquer à voix basse :
- Ce parchemin a pour fonction de donner un plan des lieux avec le déplacement de toutes les personnes qui s'y trouvent, nom et prénom compris.
- Plutôt ingénieux, dit Drago.
- Maraudeuresquement ingénieux ! Corrigèrent les jumeaux d'une même voix.
Et puis ils descendirent de leur estrade en riant de bon cœur. Fred alla s'occuper brièvement d'une ou deux clientes pendant que Georges les dirigeait vers l'arrière-boutique pour profiter un peu plus d'un moment de calme loin de la cohue.
- En tout cas, je vois que les affaires marchent toujours aussi bien, constata Harry en jetant un rapide coup d'œil sur la fourmilière qu'ils venaient de quitter.
- On n'a pas à se plaindre, acquiesça Georges. Ça fait plaisir de te revoir Harry... enfin façon de parler, continua-t-il en passant un rapide regard sur la silhouette temporaire du gryffondor.
- Nous voulions une journée de shopping détente sans être importunés, expliqua Harry.
- On peut comprendre ça, dit Fred en se joignant à eux. Il était clair que pareil duo ne pouvait qu'attirer l'attention, ajouta-t-il en détaillant aussi Drago.
- Hum... oui... je... enfin, je suppose que vous avez eu des échos de notre visite au Terrier ? Demanda Harry avec une gêne évidente.
- Quelques-uns en effet, dirent les deux rouquins.
- Au fait Harry, ça te dirait un tour au labo ? Lee y est pour nous aider à mettre au point nos dernières inventions, il sera content de te revoir aussi, proposa subitement Georges.
- Oui... euh... pourquoi pas ? Accepta Harry, vaguement surpris. Drago peut venir aussi ?
- Ah mon cher Harry, en tant qu'investisseur, tu as le droit de voir l'envers du décor de nos brillants cerveaux...
- ... mais il nous faut aussi protéger nos secrets de fabrication...
- ... ne t'en fais pas cependant...
- ... nous tiendrons compagnie à ton cher et tendre pendant que tu visiteras, assurèrent-ils avec un grand sourire en passant chacun un bras autour des épaules de Drago qui les darda d'un regard cruellement assassin.
Comprenant les intentions cachées derrière cette ''isolation'' en règle, Harry ne se fit pas prier et lança un regard mi-désolé mi-suppliant à son amant avant de s'éclipser, guidé par une employée discrètement appelée pour le mener dans l'antre créative des deux farceurs. Une fois qu'il eut disparu, les jumeaux perdirent leur sourire et reprirent leur visage sérieux d'hommes d'affaire ayant l'air d'être au cœur d'un complot.
- Bien, nous voulions avoir l'opportunité de nous entretenir avec toi en privée pendant une minute ou deux, amorça directement Fred.
- Vraiment ? Je ne l'aurais jamais deviné, répondit sarcastiquement Drago en croisant les bras sur la poitrine et en se redressant dignement pour se rendre plus impressionnant.
« J'ai déjà affronté une armée de rouquins dans cette bicoque et s'ils pensent m'intimider, ils sont bien mal tombés avec moi »
- Nous avons eu vent de ce qui s'est passé à la maison bien sûr, reprit Georges.
- Et nous avons eu quelques versions de l'histoire avec différents points de vue...
- ... certains se recoupant...
- ... et d'autres pas du tout.
- Je peux aisément imaginer la teneur des discours en question, lâcha dédaigneusement Drago en se retenant de soupirer avec lassitude et ennui.
- Oui, je pense que tu le peux...
- ... si l'on en croit notre très estimé Ronninouchet...
« Je ne manquerai pas de le ressortir celui-là. »
- ... il semblerait que ce couple soit assez suspicieux et que Harry puisse en ressortir blessé...
- ... alors on préfère te dire tout de suite que si ça devait arriver...
- ... les maraudeurs en personne auraient l'air d'amateurs...
- ... à côté de ce que nous ferions pour te rendre la vie impossible...
- ... au point que tu veuilles te jeter du haut de la tour d'astronomie.
Drago fronça les sourcils devant cette accusation déshonorante et s'apprêta à répliquer, mais il fut sitôt interrompu par les jumeaux qui perdirent un peu de leur sérieux avant de poursuivre.
- Mais on te dirait uniquement ça si on n'avait que la version de Ronni d'amour...
- ... ce qui n'est évidemment pas le cas !
- Alors maintenant, parlons affaire ! Lâchèrent-ils d'une voix de conspirateur.
« Affaire ? Comment ça ''affaire'' ? »
Drago ne broncha pas d'un poil mais haussa imperceptiblement un élégant sourcil interrogateur.
- La version d'Hermione...
- ... corroborée par celle de Ginny...
- ... et à moindre mesure par celle de père et mère...
- ... nous pousse à croire que Harry ce sent comme un Coquecigrue dans du Miam'hibou...
- ... et nous nous en voudrions de mettre à mal le précieux amant de notre petit frère honorifique...
- ... alors pour montrer notre soutien, nous avons eu une lumineuse idée...
- ... qui n'est autre que celle-ci ! Déclara triomphalement Fred (ou bien Georges ? À ce stade, Drago était totalement perdu) en brandissant un flacon de potion sorti de nulle part.
- Nous avons œuvré dans l'ombre...
- ... fait maintes recherches et autant d'essais...
- ... peiné à trouvé des cobayes pour nos tests...
- ... finissant presque par les utiliser sur nous-mêmes à cause de l'étrange pénurie de volontaires...
- ... et c'est avec une joie emplie de fierté que nous t'offrons à présent le fruit de notre dur labeur.
Après tout ce discours à tiroirs et détours, la fiole atterrit enfin dans la main de Drago qui la regarda avec un air plus que dubitatif. Il lut l'étiquette et tenta d'interpréter le dessin à côté... un être humain affublé de quelques appendices étrangement animaux.
« Qu'est-ce que c'est que cette farce encore ? »
- La potion Neko ? Puis-je savoir de quoi il est question ? Interrogea enfin Drago en retournant le flacon sous tous les angles.
- C'est une merveilleuse petite chose...
- ... dont l'idée nous est venue à la suite de quelques lectures...
- ... que nous avons accidentellement découvertes dans la chambre de notre petite sœur...
- ... qui a d'ailleurs de bien curieux passe-temps, mais là n'est pas l'important !
- Aussi avons-nous réalisé qu'il était parfois agréable pour un couple...
- ... a fortiori un couple d'hommes...
- ... de pimenter un peu leurs aventures sexuelles...
- ... en variant légèrement l'apparence de l'un des partenaires...
- ... et du receveur en particulier.
- Merci, mais je crois que pour ce côté-là, nous n'avons aucunement besoin de pimenter quoi que ce soit, trancha abruptement Drago qui n'appréciait que très modérément la tournure de la conversation.
- Certes mon ami !
- Inutile de monter sur tes grands hippogriffes.
- Mais si tu nous permets de finir nos explications...
- ... peut-être saisiras-tu l'intérêt de la chose...
- ... car vois-tu, cette ingénieuse petite potion...
- ... a la capacité de métamorphoser son utilisateur...
- ... pour le parer d'oreilles de chat, d'une jolie queue touffue...
- ... de petites griffes et de dents légèrement pointues...
- ... et d'influer aussi tant sur ses sens en ébullition...
- ... que sur sa souplesse et sa grâce plus féline...
- ... pour finir par une accentuation de son caractère de soumission.
- Maintenant visualise une certaine personne de notre connaissance...
- ... et ajoute-lui tous ces attributs.
Au fur et à mesure des explications, le cerveau de Drago s'était déjà mis à tourbillonner à plein régime et avant même que les jumeaux ne lui en eûrent fait la demande, il était déjà perdu dans ses pensées...
Le petit théâtre mental de Drago Malfoy
Harry était lascivement étendu sur un grand lit aux draps de soient légèrement défaits. Il se tortillait en lâchant de discrets petits miaulements étouffés et ses yeux humides de plaisir ne le quittaient pas. Ses mains fines et parées de petites griffes se baladaient sur son corps secoué par un désir inassouvi qui commençait à le rendre fou. Une queue noire fouettait l'air autour de lui, tel un serpent avide de frôler et caresser son partenaire.
Dans ses cheveux, on pouvait apercevoir deux oreilles pointues qui frémissaient déjà et se plaquaient ou se pointaient selon les vagues de plaisir qui le parcouraient. Ses doigts finirent par être sensuellement mordillés par ses petits crocs et un ronronnement commença à s'échapper de sa gorge pour s'élever dans la pièce, la remplissant d'un vrombissement entêtant et hypnotisant.
- Maître Drago, murmura-t-il d'une voix rendue rauque. Harry a chaud... Harry veut des caresses...
Le jeune homme-chat s'alanguit un peu plus rendant la scène insoutenable d'érotisme, avant de se mettre à quatre pattes pour se mouvoir tel un prédateur, les yeux rendus ardents par la flamme de la passion alors que sa langue râpeuse passait sur ses lèvres. Il arriva au bord du lit... et Drago constata qu'il était entièrement nu et se tenait debout au pied dudit lit.
- Harry a soif... Harry veut le lait de maître Drago...
Et apparemment, le chat n'est pas un animal patient car il se servit avant un quelconque signal de son maître.
Puis la petite bulle de Drago explosa. Il se rendit alors compte que sa respiration s'était imperceptiblement accélérée alors que son cœur battait comme un fou. Il pouvait même sentir une très faible coloration rouge prendre possession de ses joues.
- Verdict ? Entendit-il dire par deux voix satisfaites.
- ... Combien pour une caisse entière ? Demanda-t-il avant même de l'avoir pensé.
Les jumeaux se regardèrent avec des sourires encore plus grands à l'instant où Harry revenait dans la pièce et qu'une petite fiole disparaissait dans la poche de la robe d'un certain blond.
- Vous avez fini de discuter ? Interrogea-t-il un peu nerveusement.
- Oui parfaitement ! Nous avons dit tout ce qui devait être dit ! Acquiesça Fred.
- Le reste est entre les mains de Drago, continua Georges.
- Ou plutôt dans sa poche, chuchotèrent-ils ensuite en lançant un regard malicieux à l'héritier Malfoy dont la couleur pivoine ne cessait de prendre de l'ampleur.
- Bien, je pense que nous allons partir Harry, dit ce dernier en se raclant la gorge de gêne tout en évitant soigneusement le regard des deux farceurs.
- Oh déjà ? Dit Harry avec une pointe de déception.
- Oui oui, nous avons beaucoup à faire... et je suis sûr qu'on trouvera une occasion pour revenir. Très vite !
Sur quoi il prit son amant par la main et le tira dans la boutique, l'autre le suivant sans comprendre ce qui avait pu se produire pour provoquer un départ si précipité. Il lança un regard interrogateur aux Weasley qui se contentèrent d'agiter la main en signe d'au revoir.
- À plus Harry !
- Je suis sûr qu'on se reverra rapidement !
- Et n'hésitez pas à passer commande chez nous !
- Nous avons plein de produits qui pourraient vous satisfaire.
Ne comprenant toujours pas, Harry se laissa entraîner par Drago qui, une fois dans la rue, transplana très vite à Godric's Hollow et, sans un mot, pénétra dans le manoir Potter. Il guida Harry dans le salon.
- Bon, tu restes là. Après une telle journée, je pense que nous avons bien mérité quelques... rafraîchissements. Nous aurons ensuite toute l'après-midi et la soirée pour... nous détendre.
- Euh... oui, bonne idée, acquiesça vaguement Harry en n'imprimant toujours rien du manège de son amant.
Celui-ci fila aussitôt dans la cuisine pour leur servir deux verres de jus de citrouille, sa main droite toujours crispée sur une petite fiole que Harry ne vit jamais. Le jus de citrouille promettait d'être rafraîchissant en effet... mais le reste de la journée ne serait peut-être pas aussi détendu que l'avait dit Drago.
Note de l'auteur : Alors ? Un avis à donner ? Si oui, cliquez en-dessous. Sinon... une prochaine fois peut-être.
Bonus III "Soirée d'anniversaire" (en lieu et place du "Remus et Tonks" initialement prévu, sachant que ces deux personnages interviendront quand même) en ligne... normalement mercredi 23 Décembre. Dans le cas où je ne publierais pas ce jour-là, ce sera pour le mercredi 30 Décembre !
Bises à tous !
