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Salut les gens ! J'espère que vous allez bien ! :)
On se retrouve aujourd'hui pour le huitième chapitre de cette fanfiction, On arrive doucement vers la fin ! ^^

Qu'avez-vous pensé du quatrième cinquième de YouTube Hero ? Comme d'hab, j'ai adoré ! Le dark Mathieu est de plus en plus détestable, j'adore ça xD Nicolas est un vrai lèche cul, et j'espère que William finira par se rebeller xD

Un dernier petit mot : SLG est fini les gens, arrêtez de mettre en commentaire des trucs du style : « Olala Mathieu a pris une voix grave c'est le retour du Patron ! » Non, ce n'est pas Patron, Mathieu veut se défaire de ses personnages qu'il a joué dans SLG, ne lui rendez pas cette tâche plus dure. SLG est mort, il serait temps de vous y faire !

N'hésitez pas à me laisser une reviews, ça me fera très plaisir ! :D

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Bonne lecture !

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Chapitre 8 : Une étreinte pleine de larmes.

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« Qu'est-ce qu'elle a ? C'est grave ?! Faites quelque chose, s'il vous plait ! »

Les gestes de premiers soins avaient été faits, sous la demande du jeune homme, même si les urgentistes savaient qu'il était trop tard.

« C'est ma grand-mère, sauvez la, je vous en supplie ! »

Deux personnes entouraient la vielle femme, mais quand l'un deux leva le regard vers son collègue au bout de plusieurs minutes pour secouer la tête, l'air dépité, ils arrêtèrent le massage cardiaque et se levèrent, lançant un regard désolé à Mathieu.

« Non ! Vous devez la sauver ! »

Les sirènes chantaient, et les gyrophares bleus dansaient devant les yeux terrifiés de Mathieu. Il avait vu une ambulance, le SAMU et une voiture de police arriver, et assis dans un vieux fauteuil poussiéreux, il avait vu sa grand-mère se faire installer sur une civière, recouvrir d'un drap blanc et emmener loin de lui.

Tout c'était passé si vite, si rapidement. Il s'était fait interroger par les policiers, qui lui avaient demandé où étaient ses parents et s'il vivait ici, puis était venu le tour des ambulanciers, qui lui avaient demandé s'il avait bougé le corps, si sa grand-mère s'était senti mal plus tôt dans la journée, et s'il avait immédiatement appelé les secours après l'avoir trouvé. Les urgentistes présents qui avaient essayé de réanimer la pauvre femme avaient conclu à un arrêt cardiaque.

« Ça m'étonne pas vraiment, à son âge, la mort peut subvenir n'importe quand. » avait murmuré l'un deux.

La police avait prévenu la famille de Mathieu, et la vielle femme avait été emmené dieux ne sait où. Tout ce beau monde était reparti, laissant le petit châtain seul dans ce grand manoir, plus vide qu'il ne l'avait jamais été.

« Tes parents m'ont dit qu'ils allaient rentrer aussi vite que possible, tu dois les attendre ici. » avait déclaré un policier, avant de s'en aller.

Il n'avait vu aucune compassion dans les yeux de cet homme qui lui avait parlé de la mort de Simone et de l'absence de ses parents comme on parle de la pluie et du beau temps. Le petit châtain lâcha un rire amer. Ce type ne connaissait pas ses parents, et ses parents ne connaissaient pas la définition de "faire aussi vite que possible". Ils ne seraient pas là avant longtemps, Mathieu le savait. Ce n'était pas cet incident dramatique qui allait changer les choses.

Toujours assis dans ce vieux fauteuil, il essaya de chasser l'horrible image de sa grand-mère morte de sa tête. Etendue par terre, la bouche et les yeux grands ouvert, ses vêtements froissés et ses cheveux en bataille, la vielle femme morte semblait fixer son petit-fils. Cette image ne pouvait plus quitter l'esprit du pauvre garçon, qui ne pouvait s'empêcher de se demander dans quelles conditions sa grand-mère était morte, et si elle avait souffert.

Encore sous le choc, Mathieu n'arrivait pas à pleurer. Il se retrouvait seul, maintenant. La seule personne qui avait pris soin de lui venait de mourir. Il était seul au monde, délaissé et sans repères. Qu'allait-il devenir ? Où allait-il aller ? Qui prendrait soin de lui quand il serait triste, les jours où ça n'irait pas, et quand il aurait besoin d'affection ? Qui pourrait s'occuper de lui aussi bien que sa grand-mère l'avait fait ? Jamais plus il ne serait heureux, il en était convaincu.

Un cri de rage, et remplie de toute la tristesse du monde sortit de sa gorge. Hurlant à plein poumon, Mathieu sauta sur ses pieds et roua de coups les meubles qui l'entouraient. Il hurlait, comme jamais personne n'avait hurlé, il se sentait devenir fou. Fou de tristesse, fou de chagrin, fou de colère. Il cassa plusieurs vases et statuettes, déchira certain livre de cette grande bibliothèque qu'il aimait tant, il se fit plusieurs hématomes et autres entailles à force de taper dans tout ce qui l'entourait, mais il n'en avait que faire. Sa grand-mère était morte. La personne qu'il aimait le plus au monde avait disparu en l'espace d'un instant.

Plus jamais il verrait sa grand-mère faire la cuisine, lire le journal le matin ou écouter la radio le soir. Il ne sentirait plus son odeur d'herbe coupé et de parfum haute gamme. C'était un vide immense qui était en train de s'insinuer dans sa vie. C'était dingue, de voir à quel point un être cher pouvait nous être prit si facilement, nous être arraché sans pitié. Mathieu détestait cette chose qu'était le destin, Mathieu haïssait la vie.

Il hurla à s'en faire brûler la gorge et à s'en arracher les poumons plus longtemps que son corps ne put le supporter, et après plus d'une heure à saccager le salon, le pauvre enfant se laissa tomber par terre, et fondit en larmes. Il s'arracha les cheveux, se tortilla sur le sol tant la douleur qu'il ressentait dans son coeur était forte, et finit par s'endormir, épuisé.

Quand il sortit d'un sommeil tourmenté et agité, il se releva, et sans réfléchir à quoi que ce soit, il partit loin de chez lui. Il erra dans les rues de Montigny-le-Bretonneux, sous la pluie et sans veste, dans le soir tombant, pendant un temps qu'il n'aurait su définir. Il finit par trouver refuge chez la première personne qui traversa son esprit, celle qui pourrait peut-être atténuer sa douleur.

Il sonna chez Antoine.

Un jeune homme brun d'une vingtaine d'année lui ouvrit. Ce dernier avait un début de barbe sur son visage fin, et des yeux verts. Il ressemblait trait pour trait à Antoine, et pour cause, ce n'était autre que son frère aîné, Vincent.

Mathieu se sentit intimidé par ce jeune adulte, et bégaya en baissant la tête :

« Je... je voudrais voir Antoine...

-Pas de problème, entre. » déclara Vincent, intrigué face à ce garçon qui avait si mauvaise mine.

Il le fit entrer et ferma la porte, avant de remonter dans sa chambre, non sans avoir prévenu Antoine au passage qu'un invité surprise venait d'arriver. Mathieu quant à lui, resta planté dans l'entrée de la petite maison, observant timidement les alentours.

Des pas se firent entendre dans l'escalier, et Antoine fit son apparition, en jogging et en t-shirt blanc. Le garçon ouvrit des yeux ronds en voyant son ami.

« Mathieu ? Qu'est-ce que tu fais là ?

-Antoine ? Qui est avec toi ? » demanda une voix depuis la cuisine que Mathieu identifia comme étant celle de la génitrice de son ami.

« C'est Mathieu !

-Celui dont la grand-mère est morte ? » demanda l'adulte en rejoignant les deux enfants, l'air soucieux.

Le grand chevelu tourna le regard vers Mathieu, qui baissa la tête pour cacher ses yeux plein de larmes. Ses amis proches et leur famille étaient visiblement déjà au courant de ce qu'il s'était passé, et le petit châtain ne savait pas s'il devait s'en réjouir ou non. Il n'aimait pas du tout la façon dont Antoine et sa mère le regardaient, avec pitié et compassion. Il avait l'impression d'être le principal centre d'attention, et ça le mettait mal à l'aise.

Antoine, gêné, se gratta l'arrière du crâne et murmura à sa mère :

« Oui, c'est lui. »

Il se tourna ensuite vers Mathieu et posa une main sur son épaule.

« Je suis vraiment désolé pour toi. »

Antoine savait que ce qu'il disait n'était certainement pas d'une grande aide pour son ami, mais il ne savait pas quoi faire d'autre, et était conscient qu'il ne pouvait pas imaginer la souffrance que ressentait son ami en ce moment. Il aurait voulu le prendre dans ses bras, le serrer fort contre lui, le laisser pleurer toute sa peine sur son épaule et faire de son mieux pour le réconforter, mais le garçon, comme beaucoup d'autre enfant de son âge, était pudique, et aussi il n'osa pas le faire devant sa mère. Et puis, qui lui disait que Mathieu voulait être pris dans les bras de quelqu'un, qui plus est les siens ? Il ne fallait pas oublier que les deux ados ne s'étaient pas quittés en très bonne entente.

« Oh, pauvre garçon... » murmura Véronique, en passant une main dans les cheveux de Mathieu.

Mathieu ne savait pas quoi répondre ou faire face à ce geste affectueux. La seule personne qui avait pris soin de lui était morte, et dorénavant l'attention qu'on lui portait lui rappelait que sa grand-mère n'était plus là.

« Tu es trempé ! » s'exclama madame Daniel.

En effet, Mathieu avait été trempé par la pluie, et il frissonnait. La femme d'une quarantaine d'année fronça les sourcils et regarda Antoine avec sévérité, en portant ses mains sur ses hanches.

« Va vite prêter des vêtements à ton ami, il doit être mort de froid ! Je vais vous préparer un chocolat chaud. »

Son fils hocha rapidement la tête, et fit signe à Mathieu de le suivre. Il le conduisit dans sa chambre, et alla chercher des serviettes à la salle de bain. Le grand chevelu, prévenant, retourna dans sa chambre et attira Mathieu contre lui, avant de poser une serviette sur sa tête et de lui sécher doucement les cheveux. Le petit châtain se laissa faire sans bouger, l'air triste et morne.

Pendant plusieurs minutes, aucun d'eux ne parla. Mais c'était sans doute mieux ainsi, de toute façon, parler pour quoi dire ? Parfois, le silence vaut mieux que n'importe quelles paroles.

Le grand chevelu sortit des vêtements de son armoire, et les tendit à Mathieu.

« Tiens, enfile ça. »

Le concerné s'exécuta, même si les vêtements étaient un peu trop grands pour lui. En un petit soupir, il s'installa sur le lit de son ami et jeta un coup d'oeil sur le réveil de ce dernier. Il allait bientôt être vingt-heure. C'était la première fois que Mathieu venait chez Antoine, et il aimait beaucoup l'ambiance qui y régnait, en particulier dans cette pièce. La chambre n'était pas vraiment grande, les murs étaient rouges et le lit une place du jeune homme était dans un coins, entre une grande armoire et une table de nuit en bois avec une petite lampe de chevet verte. Plusieurs posters de Star Wars étaient accroché contre la porte, ainsi que quelques dessins. L'adolescent aux cheveux fous sinstalla à côté du petit châtain, et le prit dans ses bras.

Mathieu voulu pleurer contre l'épaule d'Antoine, mais il n'y arriva pas. Il serra les dents et les poings, essayant de contenir cette rage qui l'animait face à l'impuissance de la mort de sa grand-mère. Le grand brun qui le sentait tendu contre lui caressa doucement son dos, tentant de le détendre.

Madame Daniel entra dans la chambre avec un plateau repas contenant deux assiettes, avec chacune deux sandwichs poulet-crudité, et deux tasses de chocolat chaud. Rougissant légèrement, les deux jeunes hommes se séparèrent.

« Tenez les garçons, mangez déjà ça, si jamais vous avez encore faim, servez-vous dans le frigo. »

Elle lança un regard insistant à Antoine en disant cela, lui faisant comprendre qu'elle voulait qu'il prenne soin de leur invité.

« Tu peux dormir ici si tu le souhaites, Mathieu, Antoine t'installera un matelas par terre. »

Le petit châtain hocha la tête et la remercia. Le grand chevelu remercia sa mère lui aussi, et demanda, en remarquant qu'elle était vêtu d'un tailleur :

« Tu vas quelque part ?

-Oui, j'ai une réunion pour le travail, je serais rentrée d'ici deux ou trois heures. Papa ne devrait pas tarder, je veux que vous soyez sage en l'attendant, et s'il te plait, veille à ce que Loïc rentre avant vingt-deux heures !

-Vincent ne peut pas le faire ?

-Non, il va retrouver sa copine et passer le week-end avec elle, il est en train de se préparer.

-Et papa, il peut le faire lui, non ?

-Tu sais que ton père est tête en l'air, il serait capable d'oublier de vérifier ! Et arrête de te plaindre, je ne te demande pas la mort, hein. » sermonna la maman, sourcils froncés, à son fils.

L'adolescent ne se plaignit plus, mais ronchonna dans son coin. Après avoir embrassé son fils et Mathieu une dernière fois, elle disparue. Le petit châtain aurait adoré faire parti d'une famille comme celle d'Antoine, même si ça voulait dire devoir se faire enguirlander par moment par la mère de ce dernier. Il aurait aimé avoir une vie de famille normale.

La soirée se passa dans le calme, toujours serré l'un contre l'autre, les deux garçons discutaient en silence, murmurant presque leurs phrases, comme s'ils avaient peur de se faire entendre par quelqu'un d'autre qu'eux.

« Où tu vas aller, après ? Tu vas aller vivre avec tes parents ?

-Non, je ne pense pas. Ils sont toujours trop occupés, et en voyage d'affaire. J'ai peur qu'ils me mettent en famille d'accueil...

-Ils ne feraient jamais ça, ils ne peuvent pas être des mauvais parents à ce point !

-Je ne sais pas trop, parfois je me dis qu'ils en seraient capables. »

Les deux jeunes hommes se couchèrent tôt ce soir-là, la journée qu'ils venaient de passer les avait épuisée, et ils se sentaient vidés de leur joie de vivre. Dans la semi-obscurité de la chambre, allongé sur le matelas que lui avait préparé Antoine, Mathieu n'arrivait pas à s'endormir. Malgré le fait que son ami soit à moins d'un mètre de lui, il se sentait seul, et la chaleur humaine lui manquait terriblement. Il pensait à son passé, à sa grand-mère et à sa vie d'avant -il n'avait jamais rien connu d'autre que ça- à son futur et à ce qui allait se passer, maintenant qu'il était seul. Il poussa un soupir déchirant, et sentit sa gorge se serrer en se remémorant les souvenirs de la vieille femme ridée qu'il avait tant aimé.

« Antoine ? Tu dors ?

-Non.

-Je peux dormir avec toi ? » demanda le petit châtain, honteux, en serrant la couverture entre ses mains, redoutant la réponse de son ami.

Antoine ne pensait pas que son ami lui demanderait ça, mais très loin d'être gêné ou rebuté, il accepta. Sortant difficilement des draps dans lesquels il était si bien emmitouflé, Mathieu avança vers le lit d'Antoine, alors que celui-ci lui faisait de la place. Collé l'un contre l'autre, dans le petit lit une place, Mathieu fondit en larmes.

Il ne pensait plus pouvoir pleurer tant il l'avait déjà fait plus tôt dans la journée, mais c'était visiblement possible. Il ne savait même plus pourquoi il pleurait. Parce que sa grand-mère était morte, qu'il était seul, qu'il était blotti contre le torse d'Antoine alors qu'il n'était plus sur de ses sentiments pour lui et que cette relation interdite l'effrayait, parce qu'il était tiraillé par des centaines d'émotions toutes aussi dévastatrices les unes que les autres. Le grand bruns passa ses bras autours du dos et de la taille de son ami, et le serra contre lui. Il passa sa main dans ses cheveux, caressa sa nuque, embrassa son front.

Mathieu se perdit dans l'étreinte d'Antoine, il perdit la tête dans l'étreinte débordante d'amour que lui offrait son ami. Il se noya dans son parfum, savoura la chaleur du corps pressé contre le sien, s'imprégna de la douceur de sa peau si savoureuse contre la sienne. Fou de tristesse, il le serra désespérément contre lui, enfouis sa tête dans son épaule, et le grand chevelu récolta ses larmes et sa peine jusqu'à ce qu'il s'endorme.

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Voilà, c'était le huitième chapitre de cette fanfiction, j'espère qu'il vous a plu ! :D Désolé pour ceux qui seront un peu triste après ça :/

N'hésitez pas à me laisser une reviews pour me donner votre avis sur ce chapitre ! Je préviens vite fait que cette fic n'aura pas de « Bad End » mais je ne sais pas si on peut appeler ça une « Happy End » pour autant xD

Passez une bonne semaine, on se voit samedi prochain !

Amour et licorne *-*

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