WARNING : un monsieur parle vulgairement dans ce chapitre. xD

Chapitre #8 – Put a Gun In Your Mouth

Quelques heures plus tard, Larry était au tribunal. Phoenix attendait dans la salle principale, et le procès était censé commencer dans quelques minutes. Larry remarqua immédiatement la façon étrange de marcher de l'avocat, et il s'approcha (difficilement) de lui pour lui demander pourquoi.

« Euh, dit Phoenix en rougissant. Je ne sais pas si j'ai envie de te répondre. »

« Est-ce que c'est pour la même raison que moi ? »

« Je ne connais pas ta vie privée, Larry. »

« Ah ah, Nicko froid et distant ! C'est Edgey qui t'a refilé un bout de sa personnalité, cette nuit ? »

« Larry ! s'exclama Phoenix. Ne dis pas des choses pareilles aussi fort… Et puisque tu veux absolument le savoir, oui. »

Larry lui adressa un sourire éblouissant, heureux pour lui. Il remarqua alors une petite marque sur le menton de Phoenix, un peu vers la droite.

C'est la preuve dont Klavier parlait ! Il est super fort. Et Nicko et Edgey se sont tripotés cette nuit ! Ils ont mis moins de temps que moi et Klavier, je l'aurais jamais cru.

« Bref, on va attendre Maya, Apollo et Vérité, et tu iras avec les deux derniers dans la salle du procès. Au fait, où est Klavier Gavin ? »

« Il est parti répéter pendant trois jours, il nous invitera tous à son concert. »

« Ah, et c'est donc pour ça que vous vous êtes faits des adieux… douloureux ? »

Cette fois, c'était au tour de Larry de rougir.

« Ouais, bon, grommela-t-il, t'as gagné, Nicko. »

« A la bonne heure. Normalement, Pearl devrait arriver d'une minute à l'autre, tu n'as pas le droit d'être ici, vas-y vite. »

« T'es sûr d'être prêt, Nicko ? » lui demanda Larry.

« Oui, les analyses d'Ema étaient parfaites, tout va bien se passer. » lui répondit-il, rassurant.

Il était maintenant assis près de Vérité et Apollo, qui discutaient tranquillement entre eux. Ils n'étaient pas tellement concernés par le procès, après tout. Larry était moins au supplice que lorsqu'il s'était réveillé, et surtout la vision de Phoenix avec sa marque au menton l'avait beaucoup fait rire. Entre le bonnet et le mini suçon, son vieil ami n'en finissait pas de l'amuser. En attendant, il ne se sentait pas spécialement à son aise.

« Silence, silence dans la salle ! » cria le juge en tapant avec son marteau.

Larry était assis juste au-dessus de Miles, et pouvait voir toutes ses fiches, tout ce qu'il avait préparé, et cela se limitait à… pas grand-chose. Il n'avait rien prévu, puisque de toute façon il n'y avait rien à prévoir : Pearl était forcément innocente, pour un million de raisons différentes.

« L'exposé de l'accusation ! »

« L'accusation, commença Miles, va tenter de prouver la culpabilité de Pearl Fey ici présente, accusée du meurtre d'Ali Braire, écrivain de son état. »

« Très bien, dit le juge. Appelez donc votre premier témoin. »

« Mon témoin, seul témoin oculaire de ce meurtre, est Mathis Térique. »

Térique vint à la barre des témoins, et se mit à sourire bêtement. Comme toujours.

« Vos nom et profession. » demanda le juge.

« Mathis Térique, cadre d'entreprise. »

« Veuillez exposer votre témoignage. »

Bon, vas-y Nicko, c'est le moment de déglinguer cet imbécile !

« Vers huit heures, j'ai entendu un bruit venir de deux étages au-dessus du mien. Je suis monté, et j'ai entendu encore plus de bruit, des cris. J'ai ouvert la porte de l'appartement de M. Braire, et il n'y avait rien, donc je suis entré. J'ai regardé par le trou de la serrure de la porte de gauche, et j'ai vu l'accusée, Pearl Fey, enfoncer son Magatama dans le cou de la victime ! J'ai alors fait demi-tour pour me cacher dans une pièce adjacente, et j'ai vu Pearl Fey sortir de la scène du crime avec son Magatama, les mains recouvertes de sang, et partir. Je l'ai suivie jusqu'à mon étage, duquel j'ai appelé la police. »

« Et quel serait le mobile du meurtre, M. Edgeworth ? » demanda le juge.

« La victime écrivait un livre insultant les pratiques spirituelles de la famille de l'accusée, elle a voulu se venger. »

Le juge s'éclaircit la voix et annonça :

« Eh bien, M. Wright, votre retour dans cette salle d'audience me fait plaisir, mais vous êtes moins violent que par le passé. Où sont passées vos objections ? »

« Votre Honneur, j'aurais trop d'objections à annoncer, je vais procéder par ordre. Je voulais laisser le témoin s'exprimer. » répondit Phoenix en souriant.

Il a tout prévu, Nicko ! Et le témoin a dit qu'il avait vu Pearly descendre avec l'arme du crime, alors qu'on lui a prouvé hier que c'était impossible… Edgey a dû le forcer à dire ça pour que ça fasse une objection de plus.

« Votre Honneur, je ne sais par où commencer. La défense va démontrer l'innocence de Pearl Fey, ainsi que la culpabilité de M. Térique ici présent. »

Murmures dans l'assemblée.

« Silence ! cria le juge. M. Wright, expliquez-vous. »

« Tout d'abord, Pearl Fey a quitté l'appartement de la victime sans l'avoir assassinée. Bien sûr, cela ne plaira pas à l'accusation. »

Il eut alors un petit sourire que seuls Larry et Maya comprirent.

« Admettons que Pearl Fey ait tué M. Braire. Elle l'assassine et descend avec l'arme du crime à la main et du sang partout. L'arme du crime a été retrouvée sous le tapis, dans la pièce du crime. »

Silence de Miles.

« Bon, l'accusation est d'accord avec moi ? Je continue. Elle descend donc avec l'arme du crime qui est pourtant restée à l'étage, et va dans le hall. Là, elle lit des magazines sur les animaux, comme pourra le confirmer la police, qui l'a arrêtée alors qu'elle en lisait. Pourtant, la police a constaté que les mains de l'accusée étaient propres. »

« Objection ! » s'écria Miles.

« Ah, je l'attendais, celle-là. » murmura Phoenix.

« M. Wright, je vous prierai de ne pas prendre l'accusation de haut, dit le juge. Objection accordée. »

« L'accusée a très bien pu se laver les mains dans les toilettes du hall. »

que Nicko a faits analyser. Il a fait exprès de tomber dans son piège.

« J'ai justement fait analyser l'intégralité de la surface de ces toilettes, et nous avons donc… Une absence d'empreintes et de sang. »

« Elle a très bien pu les effacer. »

« Il resterait des particules invisibles de sang, et nous n'en avons pas trouvé. Je continue. Après avoir lavé ses mains sans se servir des toilettes, l'accusée a lu des magazines, où elle a laissé ses empreintes mais pas de sang de la victime. Je souhaiterais maintenant parler des traces de lutte trouvées sur la scène du crime. Une jeune fille de 17 ans pourrait-elle se battre contre un homme d'âge mûr en pleine possession de ses capacités physiques ? Je pose la question, Votre Honneur. »

A nouveau des murmures dans la salle.

« En effet, dit le juge, je vois beaucoup trop d'incohérences dans cette affaire. »

« Et ce n'est pas terminé, poursuivit Phoenix. L'arme du crime se trouvait dans la poche du manteau de l'accusée, rangé dans le vestiaire de l'appartement de la victime. Après être descendue dans le hall, l'accusée s'est aperçue que son Magatama ne se trouvait plus dans sa poche. Elle a décidé de ne pas remonter immédiatement, sinon elle aurait été témoin du crime, assurément. »

« Un instaaant ! s'écria Térique. Je n'ai pas commis ce crime ! L'accusée est allée en bas avec son Magatama, et elle est remontée dans la chambre ! Elle a dû se laver les mains là-bas ! Finalement attendez, oui, je me souviens, elle n'avait pas de sang sur les mains quand elle est descendue, elle s'est lavée les mains dans les toilettes de la victime ! »

« Voulez-vous que je fasse analyser les empreintes qu'on peut trouver dans ces toilettes ? demanda Phoenix. Ne va-t-on pas y trouver vos empreintes ? Après tout, elles se trouvaient bien dans le vestiaire de la victime, preuve que vous avez dérobé le Magatama, ainsi que… sur le Magatama ! Pourquoi avez-vous touché l'arme du crime ? »

Le témoin avait l'air de se liquéfier sur place.

« Je euh… »

« Objection ! s'écria Miles, toujours éveillé. Le témoin n'avait aucun mobile ! »

« Aucun mobile ? répéta Phoenix. Je crains qu'il en ait bien un. Nous avons trouvé des billets sous le tapis, près du Magatama, et il s'agissait de faux billets. Nous en avons trouvé d'autres dans un tiroir, portant comme mention « Pour Térique ». La victime devait le payer, et l'a fait en faux billets, ce qui a mis le témoin en rage. Nous avons à l'heure actuelle envoyé des policiers chez lui, qui ont découvert dans ses livres de comptes que la victime lui devait plusieurs millions de dollars. »

« Pourquoi vous devait-il tout cet argent ? » demanda le juge.

« Euh… des… affaires. »

« C'était illégal, répondit Phoenix. Nous avons effectué des recherches, M. Térique. Voulez-vous que je fasse analyser les toilettes, je vous le redemande ? »

« Euh… n… non… NON J'AVOUE TOUT ! »

Eh ben, il était rapide, celui-là.

« D'accord, D'ACCORD, j'ai tué Ali Braire, parce qu'il me devait quatre millions de dollars… Je l'avais conseillé sur des actions en bourse, et on avait prévu de partager la somme gagnée en deux. Et il m'a donné des billets de Monopoly, cet enfoiré ! »

« C'était du délit d'initié, commenta Phoenix, cela signifie que M. Térique connaissait à l'avance les variations de la bourse, et il a fait acheter beaucoup d'actions à M. Braire pour gagner un maximum d'argent. Mais la victime a sans doute préféré garder les billets qu'en donner la moitié. Mais il me reste une question à vous poser : vous êtes allé voir M. Braire après Pearl Fey et c'est là que vous l'avez tué, mais pourquoi avez-vous volé son Magatama pendant qu'elle était dans la salle du billard ? »

« Parce que j'ai pensé qu'il ne voudrait pas me donner l'argent, alors j'ai essayé de trouver quelque chose dans les affaires de la gamine pour la faire accuser à ma place. Quand j'ai vu son Magatama pointu dans sa poche, j'ai tout de suite pensé que ça ferait une bonne arme du crime. »

« Et vous êtes tombé en allant dans le vestiaire, à cause de la petite marche à l'entrée ? »

« Oui. »

« Dommage, c'est comme ça qu'on a retrouvé vos empreintes sur le sol. »

Murmures dans la foule. Phoenix paraissait plus que jamais dans son élément, le tribunal lui avait sûrement manqué. Miles, de son côté, essayait de faire semblant d'être agacé, mais Larry n'était pas dupe. Apollo et Vérité prenaient des notes (Ben ouais, Apollo, vise un peu ton mentor, il déchire !), et Maya rassemblait les pièces à conviction pour pouvoir les donner à la police un peu plus tard. Le procès était gagné.

« Eh bien, après cette avalanche de preuves et l'aveu du témoin, annonça le juge, je déclare l'accusée, Pearl Fey, non coupable ! »

On entendit un « Youpiii » qui venait de Gumshoe, assis de l'autre côté du tribunal, et Miles rangea ses affaires à toute vitesse pour partir vite et discrètement. Phoenix et Maya retournèrent dans le hall du tribunal, et Larry se dépêcha de sortir à son tour.

« Nickooo c'était super bien mené ! » s'écria Larry en courant vers lui.

« Eh, ce n'est jamais bien difficile de faire innocenter une innocente. Ah, la voilà ! Pearly ! »

Pearl fonça vers eux, malgré ses chaussures de médium un peu bizarres et hautes, et s'exclama :

« Monsieur Nick ! Merci beaucoup ! »

« Mais c'est normal, Pearly. Par contre, je crois que tu ne pourras pas récupérer ton Magatama, il appartient aux archives de la police, maintenant. »

« Pas grave, Monsieur Nick, j'en ai plein d'autres à Kurain ! Et puis s'il a servi à tuer, toute son énergie spirituelle s'est dissipée. Il me porterait malheur. »

Vu son regard, ça ne doit pas être une blague !

« Euh… hm hm. Wright ? »

Il n'y avait qu'une seule personne pour parler d'un ton aussi gêné et autoritaire à la fois.

« Miles ? dit Phoenix en se retournant. Désolé, pour le procès. »

« Ça ne fait rien, la vérité a éclaté, c'est le principal. Mademoiselle Fey, puis-je vous demander pourquoi vous me fixez ainsi ? »

Maya était en train de le regarder avec un sourire bête, sûrement en train de penser à leur relation.

« Rien, Edgeworth, rien, mais il faut que je dise quelque chose à Pearly : j'ai gagné mon pari ! »

« Hein ? s'écria la jeune fille. C'est vrai ? Monsieur Nick et Monsieur Edgeworth sont ensgrrrblllmbll… »

Maya lui avait plaqué une main sur sa bouche.

« Ah ah, ne l'écoutez pas, Edgeworth, elle est encore émue par le procès ! Pearl, ajouta-t-elle à son oreille, oui, oui, et oui. Ne commente pas. »

Pearl se dégagea de l'emprise de Maya, et regarda Miles et Phoenix avec une expression presque neutre.

« Alors… mais c'est trop mignon ! s'exclama-t-elle en devenant rose de plaisir. Comme Monsieur Gavin et Monsieur Larry ! »

« Euh, attends, dit Maya, comment tu sais pour Klavier et Larry ? Ils nous ont annoncé qu'ils étaient ensemble après que la police t'ait emmenée ! »

« Quand je suis partie à mon rendez-vous avec Monsieur Braire, ils étaient en train de se dormir dessus sur le canapé du salon, alors j'ai compris ! J'ai eu du mal à ne pas les regarder pendant plusieurs heures, ils étaient mignons tous les deux ! »

Larry devint rouge comme l'intérieur d'une pastèque bien mûre.

Oh mon Dieu.

« Wright, s'interposa Miles, cela signifie-t-il qu'ils sont tous au courant ? »

« Euh, bafouilla Phoenix, je crois, oui. Maya a un instinct incroyable. Et si on ajoute ça à euh… une caméra cachée dans une plante verte… »

Le visage de Miles prit à peu près la même couleur que son costume magenta, ce qui était un exploit.

« Mais… mais alors… » bégaya-t-il, incapable de s'exprimer convenablement.

« Bah, Miles, tout le monde s'y attendait, de toute façon. Et regarde, personne ne trouve ça anormal ! »

« On va aller dans un restaurant pour fêter ça ! » s'écria Maya.

« Quel restaurant ? » demanda Miles en ne cessant plus de rougir.

« Le Royaume du Burger ! » brailla Maya en courant partout.

« Mystique Maya n'en a pas mangé depuis sept ans, Monsieur Nick ! expliqua Pearl. Elle disait que la vie avait perdu un peu de son intérêt sans un burger par jour ! »

« Aaaah cinq burgers dans la même assiette avec une énorme portion de frites, ça c'est la vie ! » cria Maya en s'attaquant à son immense repas.

« Miles, tu ne prends rien ? » lui demanda Phoenix en lui souriant.

« Je ne sais pas… est-ce qu'il y a du homard ? »

« Tu veux dire, autre chose que des burgers ? Non. » répondit Phoenix en éclatant de rire.

« Je vais attendre de rentrer chez moi, alors. » soupira Miles en regardant d'un œil suspicieux l'assiette de Maya.

Larry avait seulement pris des frites, car il n'avait pas vraiment faim. Il lui restait encore la fin de cette journée, puis un autre jour entier, et encore une journée jusqu'au concert de Klavier, et cela lui paraissait beaucoup trop long. Chaque nouvelle minute à remuer ses frites au fond de son assiette était un supplice. Loin des yeux, beaucoup trop près du cœur.

« Larry, lui demanda soudain Miles, où est Klavier ? Il n'a pas voulu venir ? »

« Il est en répétition. » répondit Larry d'un ton très sec.

« Ne me parle pas méchamment, je voulais juste m'informer. » répliqua Miles.

Il y eut un silence entre eux, et autour les autres parlaient trop bruyamment pour les écouter.

« Tu sais, Larry, je sais ce que c'est d'être à distance de… enfin… de la personne qui compte le plus. »

« Sept ans, je sais… Je me sens bête avec mes trois jours, mais je n'arrive pas à m'y faire. »

« C'est normal, mais on s'habitue, et tu seras encore plus heureux de retrouver Klavier Gavin après cette absence. »

Larry réfléchit, puis demanda :

« Edgey en train de me donner des conseils en amour ? »

« Eh, dit-il en rougissant à nouveau. J'ai quelques bases en amour à distance. »

Mon Dieu, mais qu'est-ce que Nicko lui a fait pour qu'il se décoince comme ça ? Utiliser le mot amour dans une phrase, il est devenu fou ou quoi ?

« Enfin eh, Edgey, maintenant c'est bon, tu vas pouvoir être heureux. Ça faisait trop longtemps que t'attendais ça, ne laisse pas passer cette chance, avec Nicko vous êtes le plus beau couple de la planète ! »

« C'est… c'est vrai ? Mais nous ne nous montrons pas devant les autres. »

« Bah, tu sais, avec Klavier c'est un peu pareil, il est célèbre alors il vaut mieux que ce soit lui qui l'annonce, et pas la presse à scandales avec des photos volées… »

« Oui, c'est vrai, acquiesça Miles. J'espère que vous serez heureux tous les deux. »

« Merci. Je ne te le souhaite pas, moi, parce que c'est évident que vous serez toujours ensemble, vous êtes faits l'un pour l'autre ! »

Miles sourit timidement et prit une frite dans l'assiette de Larry. En une autre occasion, ce geste aurait pu paraître un peu déplacé, mais il n'y pensait pas du tout. Miles eut l'air un peu bizarre, et Larry murmura :

« Oooh toi, t'as une question à me poser ! »

« Euh… oui. Je me demandais si tu connaissais des… »

« Des techniques ? » devina Larry.

« Euh… exactement, oui… »

« Tu sais, ça dépend vraiment des personnes, donc il vaudrait mieux que tu testes, que tu poses des questions à Nicko, tu vois ? Personne n'est venu m'aider hier soir, j'ai dû prendre des décisions. »

« Je ne t'ai pas demandé de me raconter ta vie privée, Larry ! » s'exclama Miles en rougissant violemment.

Maya tourna la tête vers eux.

« Si si, Larry, moi je veux la connaître, ta vie privée ! »

« On verra ça plus tard ! répliqua-t-il. Au fait, normalement vous êtes tous invités au concert de Klavier dans trois jours ! »

Ils burent tous à la santé de Pearl, des burgers, de Klavier et de l'idylle de Phoenix et Miles.

Vingt heures. Larry venait de rentrer chez lui, enfin plutôt chez Klavier, et il se laissa tomber dans un canapé avant de fermer les yeux. Il avait l'intention de dormir le plus possible, pour que le temps passe plus vite, quand soudain le téléphone sonna. Il n'osa pas décrocher, car peut-être que cet appel était confidentiel et destiné à Klavier. En même temps, peut-être que c'était son amoureux qui l'appelait… Il allait attendre le répondeur, et si c'était Klavier il décrocherait à toute vitesse pour prendre l'appel. Voilà, ça c'était un bon plan.

« Biiip. Ouais, salut la fiotte. Alors comme ça, on pense pouvoir me faire un coup pareil ? Tu sais quoi ? Va te faire foutre. J'ai mis plusieurs jours à me ramener jusqu'à ta salle de concert, et tout ça pour que tu te foutes de ma gueule ? D'où tu me mets un râteau, enflure ? Et c'est quoi cette raison de merde, « Je suis fidèle », gna gna gna, ben va crever ! Y a qu'un abruti pour être fidèle alors que je me ramène bien habillé et tout ! Si je me suis fait sexy, c'était pas pour que tu me mettes un râteau ! Alors tu sais quoi ? J'ai envie de mettre un revolver dans ta bouche et de te faire sauter la cervelle. Après je me marrerai, et j'irai chercher ta pute là, la salope qui t'a rendu fidèle, et je lui ferai mater ton cadavre, à ce con. Qu'il chiale, qu'il supplie, je m'en fous, je lui pèterai sa gueule à lui aussi. T'as voulu jouer au con, eh ben c'est moi qui vais gagner. Je reviendrai, connard. Biiip. »

Larry était paralysé sur place.

C'est quoi, ce délire ?