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Who will you run to ?
Novembre arriva très doucement. Harry Potter et Celeste Strut formaient maintenant le couple le plus célèbre de Poudlard. Il y avait beaucoup de ragots à leur propos. Mais pour ceux qui savaient comment observer correctement - comme Hermione Granger ou Erin Jones - Harry n'était pas aussi heureux qu'il ne semblait l'être. Il ressentait exactement l'inverse en fait.
Son malheur était Draco Malfoy. Le serpentard avait pris ses mots très sérieusement. Il n'allumait plus Harry de la manière qu'il avait l'habitude de faire et le regardait même à peine. Il avait décidé d'ignorer Harry autant que possible. A cause de sa différence - bien mérité, il devait l'admettre - le haine de Harry à l'égard de Draco grandissait au moins autant que son amour. Il était dur de dire où l'un de ces sentiments commençait et où l'autre s'arrêtait. Ils étaient mélangés d'une telle manière que Harry avait envie de jeter son coeur pour de bon.
Mais il était Harry Potter et il n'aurait jamais montré à quel point il pouvait être affligé et blessé.
Sa relation avec Celeste le perturbait également beaucoup. Elle ne l'aimait pas et il ne l'aimait pas non plus. Au contraire, quand ils étaient ensemble, il ne pouvait penser à rien d'autre qu'à elle. C'était quand il était loin d'elle qu'il commençait à avoir des doutes. Dans ces moments, il était certain qu'il ne ressentait rien mise à part de la tendresse pour elle. Il ne comprenait pas pourquoi elle avait tant de pouvoir sur lui, alors que son coeur appartenait déjà à Draco. Malgré tout, il continuait à se mentir à lui même.
"Harry, honnêtement, qu'est-ce qui ne va pas? lui demandait Celeste sans fin.
-Rien", répondait-il, sachant que c'était plus qu'un mensonge.
Ils étaient assis près de la cheminée, se caressant l'un et l'autre, mais l'esprit de Harry semblait être ailleurs. Cette nuit là il rejoignit son dortoir avant tout le monde. Il avait tant de choses dans son esprit et quand Celeste était autour, il ne pouvait penser clairement. Il avait besoins de passer du temps, seul avec ses pensées.
Il rêvait de Draco toutes les nuits. Le blond continuait à répéter la même phrase, encore et encore.
"Tu es si stupide, Potter. Tu ne réalises donc pas ce qui est en train de se passer? disait Draco.
-Tu t'es débarrassé de moi. C'est tous ce que j'ai besoins de savoir.
-Tu es définitivement une perte de temps, Potter. Je ne sais pas pourquoi je continue à gâcher mon précieux temps avec toi.
-Alors laisse-moi juste seul! Sort de mes rêves, putain!"
Draco riait. "Tu es si naïf. Tu as le pouvoir de m'envoyer balader de tes rêves, Potter. Mais tu ne veux pas me laisser partir, n'est-ce pas? Tu aimes m'avoir dans tes rêves, te chassant. T'embrassant. Te touchant."
Oh oui, il aimait. Tout particulièrement lorsqu'il avait l'impression de sentir Draco contre son corps. Il aimait sentir ses douces lèvres le toucher, et ses mains et doigts toucher chaque centimètres de son corps. Il aimait gémir sous les attentions de Draco. Ses rêves semblaient si réels qu'il se réveillait tout moite, de la même manière que s'il avait couru un marathon. Parfois il faisait courir ses doigts le long de son corps, franchissait son sous-vêtement et se touchait lui-même, se mordant les lèvres jusqu'à ce qu'arrive le goût du sang pour empêcher à ses camarades de chambres d'entendre l'un de ses cris de plaisir.
Non seulement Draco lui manquait, mais en plus son corps le réclamait aussi. Jours après jours, il se languissait de ces moment durant lesquels il avait pu être seul, réalisant tous ses secrets les plus fantaisistes avec le blond. Il n'aimait pas que ce soit une chose si précieuse. Il le faisait, ne sachant pas qu'au même moment, de l'autre coté du château, Draco le faisait aussi.
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Alors que les vacances de Noël approchaient, Draco avait rassemblé toutes les informations dont il avait besoins à propos de l'amulette de Celeste. Après avoir parler à Erin de la pierre argentée, elle lui donna une liste de livre à chercher à la bibliothèque.
Il trouva ce qu'il voulait dans un livre intitulé 'Les Amulettes et Leurs Propriétés Magiques – un Guide pour Débutants'. Son nom était 'l'amulette de contrainte', un petit objet composé d'un lapis-lazuli, une gemme qui était considérée comme très puissante pour les Egyptiens, qui était généralement attachée avec une ficelle autour du poignet ou de la cheville. Elle était semblable au sort de l'Imperius mais en moins puissante. Erin lui expliqua que les amulettes n'étaient pas fiables dans la communauté sorcière parce qu'une baguette était bien plus performante. Mais une amulette était plus difficile à déceler, ce qui en faisant une parfaite arme pour un Mangemort clandestin.
Pour la pierre argentée, il ne trouva qu'une petite mention à son propos. Elle était une protection magique et pouvait être utilisée pour bloquer les effets d'une 'amulette de contrainte' et d'autres amulettes faites de lapis-lazuli. Le principal problème était que la pierre se trouvait être très rare.
'Est-ce que ce que je suis en train de lire est exact ? Tout ce temps, Harry pouvait combattre la magie qui émanait de l'amulette tout seul ? questionna Draco une nuit.
-Ouais, répondit Erin, sa tête cachée par un énorme livre.
-Le sale bâtard !' hurla Draco, frappant ses points serrés sur la table.
Erin hocha simplement de la tête, ne lui payant pas réellement attention.
'Qu'est-ce que tu es en train de lire ? demanda Draco irrité.
-Rien, vraiment. Juste… un truc.
-Bon sang, Erin ! Je pensais que tu m'aiderais !
-Je suis en train de t'aider. Mais tu semblais déjà bien te débrouiller seul.
-Harry pourrait combattre le pouvoir de l'amulette ! Pourquoi ne le fait-il pas ? Je veux dire, il a combattu l'Imperius ! Si l'amulette n'est effectivement pas aussi efficace qu'une baguette alors pourquoi…
-Il est en train de la combattre ; tu dois me faire confiance là-dessus, l'interrompit-elle.
-Je ne l'ai pas vu essayer.
-Parce qu'il ne veut pas que tu vois. Il essaie de te rendre jaloux.
-Quoi ! Ce sont des conneries !
-Ton langage !
-Tu sais très ce que je veux dire. Il n'essaie pas de le rendre jaloux.' Mais une lueur d'espoir commençait à grandir dans son cœur. 'Que dois-je faire maintenant ?
-Parler avec Hermione.
-La Sang de Bourbe ! Pas question. Putain, tu as perdu l'esprit !
-Eh ! Je suis ton professeur ! Je te l'ai déjà dit avant ; surveille – ton – langage, Monsieur !
-Désolé. Mais parler à Granger… Je ne sais pas ci cela est une très bonne idée.
-Elle est une des seules personnes qui peut t'aider. Et elle déteste Celeste aussi. Maintenant, si tu veux bien m'excuser, je pense que je vais aller déranger Mme Pomfresh.
-Pourquoi ? demanda Draco, perplexe.
-Parce que, cher mauvais élève, elle possède le meilleur des chocolats. Bonne nuit. Je te suggère de rejoindre ton dortoir avant que Rogue ne t'attrape.' Elle lui donna une tape sur la tête avant de partir.
Draco débattit avec l'idée d'aller trouver Granger tout au long de la nuit.
Après la classe des Potions – alors que Goyle était en train de lui expliquer à quel point Pansy pouvait être merveilleuse, belle et parfaite – Draco repéra Granger prendre la direction de la bibliothèque. Il inventa une excuse pour se retirer puis la suivit prudemment. Quand il pénétra dans la bibliothèque, personne n'était présent excepté elle.
Draco se cacha derrière une étagère, cherchant comment il pourrait l'approcher. Finalement, il inspira profondément et alla lentement s'asseoir à coté d'elle. Elle arqua un sourcil quand elle le vit.
''Que fais-tu là ? demanda-t-elle froidement.
-C'est une bibliothèque. Qu'est-ce que tu crois ? rétorqua Draco.
-Je ne sais pas et je m'en fous. Sors juste de ma vue. Ce n'est pas juste parce que tu nous as parlé à propos d'un conte de fée dans lequel tu es un espion à notre intérêt, que cela signifie que j'ai accepté cette idée.
-Oh mais je ne suis pas un espion à ton intérêt.
-Alors quoi ?
-Je ne suis pas venu ici pour parler de cela.
-Attends, laisse-moi m'y faire. Tu es là pour me parler ?
-Ouais, la Sang de Bourbe. Tu es tellement intelligente que j'en suis stupéfait ! dit Draco avec sarcasme.
-Viens en simplement au fait, Malfoy ! Je ne suis pas d'humeur pour toi'', dit Hermione d'un ton mordant.
Draco lâcha un lourd soupir. ''Pourrions-nous recommencer de puis le début ? Je suis désolé de t'appeler Sang de Bourbe.''
Hermione ouvrit de grands yeux. ''Serais-tu en train de t'excuser ? Wow ! Ce n'est pas bon. Es-tu malade ou autre chose ? Ou bien peut-être ai-je besoins de vérifier mes oreilles. Ca doit être ça. Je veux dire, il est impossible que tu essaies de te comporter comme un humain.
-Donne-moi une pause, ok ? Ne plus t'appeler Sang de Bourbe est le plus que je puisse faire. Alors ne paraît pas si excité pour ça.
-Qu'est-ce que tu veux, Malfoy ? soupira Hermione. Je suis très occupée. J'ai besoin d'étudier pour les examens. Nous avons les BUSEs cette année.
-Merlin ! Tu révises déjà ! Tu mérites sûrement le surnom de je-sais-tout."
Elle lui montra son majeur et Draco se mit à rire.
"Nous sommes en train de parler maintenant! Je n'ai jamais su que tu avais les tripes pour faire un geste pareil! J'en suis ravi. Tu deviens soudain… plus sympathique, plaisanta-t-il.
-Tu oublies le coup de poing que je t'ai donné une fois, dont, à propos, je suis parfaitement capable de te donner à nouveau. Maintenant, au nom de Dieu que veux-tu Malfoy? Tu n'es pas venu ici juste pour flirter avec moi.
-Je voulais te parler de quelque chose. Ou quelqu'un.
-Harry."
Ils se fixèrent l'un l'autre. Finalement, Draco baissa les yeux le premier.
"Oui. C'est à propos de Harry et de cette fille dont il croit qu'elle est un don du ciel, dit Draco.
-Celeste Strut. Tu ne l'aimes pas beaucoup.
-Non. Et quelqu'un m'a dit que tu ne l'aimais pas non plus."
Hermione acquiesça. "Eh bien, que dire? Elle est bien trop sacrément parfaite à mon goût. En outre, j'ai toujours l'impression que tous ses gestes sont calculés. Elle est fausse.
-Exactement mes sentiments. J'ai quelque chose à te dire sur elle."
Draco lui parla de tout ce qu'il savait à propos de l'amulette, son pouvoir et la pierre argentée qui était un objet très rare à obtenir.
"Je le savais. Je savais que quelque chose n'allait pas. Harry agit si bizarrement, souffla Hermione.
-Tu veux dire, plus bizarrement que d'habitude? plaisanta-t-il.
-La ferme."
Hermione promit de se procurer une autre pierre argentée, mais Draco ne cru pas qu'elle avait la capacité de le faire.
"Si je n'en ai pas trouvé une dans l'Allée des Embrumes, je doute que tu en trouve une sur le Chemin de Traverse, dit-il.
-Tu ne me connais apparemment pas, Malfoy. Ce que je désire, je l'obtiens.
-Cela sonne exactement comme je suis. Peut-être même que nous sommes âme sœurs, Granger", la provoqua-t-il.
Elle secoua la tête. "Je pense que tu as déjà trouvé ton âme sœur, Malfoy. Et ce n'est pas moi, ça c'est sûr. Je ne sais pas trop quoi penser de tout cela ou si cela me dérange. Peut-être que tu le mérites. Seul l'avenir nous le dira."
Draco était penché en avant, attentif. Puis il changea de sujet. "Tu restes pour Noël?
-Je ne sais pas encore. Pourquoi?
-Je m'en vais demain. Mon père a organisé un dîner au Manoir. Il me voudra là-bas. Mais je risque de manquer beaucoup de choses. J'ai besoin de connaître les prochains agissements de Voldemort. Pendant que je serais parti, pourras-tu veiller sur Potter. S'il te plaît?" Elle remarqua qu'il lui était particulièrement difficile de dire cela.
"Je n'ai jamais imaginé que je vivrais le jour où tu me demanderais une faveur." Hermione le fixa, stupéfaite. "Ne t'inquiète pas pour Harry. Je m'occupe toujours de lui. Il est mon ami."
Draco se mordit la lèvre et osa demander. "Est-ce que tu es amoureuse de lui?
-Même si cela n'est absolument pas tes affaires, non, je ne suis pas amoureuse de Harry. Je l'aime comme un ami. Et je te préviens, Malfoy, si tu le blesses de n'importe quelle manière qu'il soit, je te traquerais et je te tuerais.
-Jusqu'à maintenant il est le seul qui m'ait blessé, laissa-t-il glisser, dissimulant son visage à l'intérieur de ses mains. Oublie ce que je viens juste de dire.
-Tu l'aimes vraiment, n'est-ce pas?" demanda-t-elle, semblant compatissante.
Il garda le silence. C'était tellement évident. Hermione avait remarqué la manière avec laquelle Draco regardait Harry, comme s'il était un joyaux précieux ou un présent très spécial. Et elle espérait également que Ron la regarde de la même manière.
"Est-ce que tu vas m'aider à la dénoncer? demanda Draco, changeant de sujet.
-Oui. Tu peux compter sur moi."
Ce fut un moment historique lorsque Hermione Granger et Draco Malfoy se serrèrent la main.
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Celeste Strut fit courir ses doigts à travers sa longue et douce chevelure noire et réajusta ses vêtements. Depuis qu'elle était arrivée à Poudlard, elle avait attendu d'avoir la chance d'être seule avec Draco Malfoy, le Dieu du sexe de Serpentard. Elle était supposée être collée à Harry 24 heures par jour, mais malgré que Harry soit un garçon très mignon – et parfois, elle arrivait même à avoir pitié de lui et de son avenir si sombre -, elle ne pouvait stopper l'intense attraction qu'elle ressentait pour Draco.
Le garçon blond était si charismatique et sexy. Celeste aimait ses regards froids, sa posture élégante et la manière dont la mèche blonde argentée de ses cheveux soignés semblait défier sa personnalité en tombant devant ses yeux, lui donnant une sorte d'apparence rebelle. Il avait un style unique et le plus important de tout, il était riche.
Il semblait comme inaccessible, le genre de gars difficile à conquérir, incroyablement dur à avoir. Il était frustrant pour une fille comme elle – qui avait l'habitude d'avoir absolument tout ce qu'elle voulait – de passer près de lui touts les jours et d'être totalement ignorée. Mais malgré tout, elle commençait à trouver sa froideur apparente très attirante.
Il était un défi qu'elle était plus que décidée à accepter.
Avant le dîner, elle attendit Draco jusqu'à ce qu'il passe près d'elle pour le pousser dans un couloir vide. Il la regarda étonné mais aussi intrigué. De manière agressive, elle laissa ses doigts glisser sur son torse et l'embrassa à pleine bouche. Quand elle réalisa qu'il ne l'embrassait pas en retour, Celeste fit un pas en arrière et laissa sa main se refermer sur son entrejambe, mais avant qu'elle ne puisse le caresser plus intimement, il la repoussa.
"Tu es la copine de Potter, signala-t-il froidement.
-Et alors?" Elle haussa les épaules.
"Et alors! Je ne veux rien qui soit en rapport avec Potter. Je ne désire pas être contaminé.
-Oh, s'il te plaît! se moqua-t-elle. Allez viens, Malfoy. Nous savons tout les deux pourquoi je suis à Poudlard. Ton père t'a probablement tout raconté à propos de cela. Harry n'est qu'un devoir. Il est mignon mais toi… tu es un Dieu. Et tu es Malfoy. N'importe qui connaît le pouvoir des Malfoys. Ma famille est également aisée. Toi et moi pourrions aller loin ensemble.
-Merci pour l'offre si sympathique mais je ne suis pas intéressé", dit Draco, dégoûté.
Son visage devint rouge de colère. "Pourquoi pas? Je suis belle et attirante."
Draco était sur le point de l'envoyer chier quand il se sentit mieux. Celeste semblait désireuse de l'avoir. Il pouvait utiliser cela. Comme elle l'avait dit avant, il était un Malfoy et un Malfoy n'avait jamais perdu l'opportunité de prendre avantage sur la faiblesse de quelqu'un d'autre depuis la nuit des temps.
Il sourit dangereusement et toucha son visage doucement. Elle ferma les yeux avec délice.
"Peut-être, dit-il.
-Peut-être quoi? demanda-t-elle de manière anxieuse.
-Peut-être sommes-nous parfait l'un pour l'autre."
Elle sourit. "Je savais que tu ne pourrais résister à mes charmes."
Elle l'embrassa et cette fois il l'embrassa en retour. "Dis-moi, Celeste, où est-ce que tu la garde?
-Garde quoi, chéri?
-L'amulette. L'objet que tu utilises pour ensorceler Potter. Où ce trouve-t-elle?
-Oh, c'est un secret, sourit-elle.
-Donne-moi un indice." Il mordit le lobe de son oreille et elle gémit.
"Si tu continues à faire cela, je ferais ce que tu veux.
-Vraiment! ricana-t-il. Tu n'en as vraiment rien à faire du tout de Potter?
-Non." Elle se mit à rire. "Comme je le disais, il est mignon mais définitivement pas mon genre. Il est si naïf… il fait en fait confiance aux gens, le pauvre. Je suis surprise que le Seigneur des Ténèbres ne l'ait pas encore tué. Il est si bon avec moi que cela en devient irritant."
Draco essaya de toute sa force de s'empêcher de la gifler. Comment pouvait-elle parler de son Harry avec tant de dédain? La salope!
"Pourquoi ne me montres-tu pas l'amulette? J'aimerais tant la voir depuis que mon père m'en a parlé. Qu'est-ce, au juste?
-C'est une simple et ordinaire amulette. Je préfère l'or, mais une pierre est aussi pas mal.
-Où se trouve-t-elle? insista Draco, qui commençait à perdre patience.
-Quelque part sur mon corps… Si tu veux la voir, tu n'as qu'à chercher toi-même."
Draco se sentit soudainement malade. Il espérait que Harry ne l'aimait qu'à cause de l'amulette. Il ne pouvait absolument pas être amoureux de Strut, n'est-ce pas? Elle était si vulgaire. Pas du tout du genre de Harry. Cependant, Draco non plus ne ressemblait pas vraiment au genre de personne que Harry pouvait aimer – particulièrement après leur passé hostile -, mais il pouvait toujours espérer, non? Il se demandait si il allait devoir aller jusqu'à coucher avec Strut pour voler l'amulette. 'Maudit Potter.'
"Aimerais-tu aller dans un endroit plus privée? l'invita-t-elle.
-Peut-être plus tard. Nous pourrions nous revoir à la Tour d'Astronomie.
-Je ne peux pas. Pas ce soir. C'est dommage. J'était si inquiète d'être seule avec toi."
Draco sembla offensé mais pas pour les raisons qu'elle pensait sûrement. Il allait devoir attendre après Noël pour avoir l'amulette.
"Est-ce que tu restes ici pendant les vacances? demanda-t-il avec curiosité.
-Non. Mon père veut que je sois à la maison. Il a dit que le Seigneur des Ténèbres a une surprise pour ses partisans. Mais tu sais déjà cela. Je parie que ton père te l'a dit."
Il essaya de ne pas se montrer étonné de la nouvelle. "Bien sûr.
-Peut-être pourrions-nous nous voir après les vacances.
-Peut-être. Je dois y aller maintenant. J'ai promis à Goyle de l'aider à écrire un poème pour Pansy."
Elle embrassa Draco et prit un moment avant de le lâcher. Au même moment, Ron était en train de marcher dans le couloir, semblant pensif, quand il les vit. Sa mâchoire resta ouverte. Depuis que Ron était ensorcelé aussi par l'amulette de Celeste – et il haïssait Malfoy autant - il ne lui avait jamais traversé l'esprit qu'elle puisse être avec Draco.
Pendant un moment, il pensait à donner un coup de poing à Malfoy et à le laisser inconscient pour lui montrer le prix de la leçon, mais Harry devait avoir le plaisir de faire cela le premier. Il se cacha derrière une statue et les regarda partir en direction de la Grande Salle. Rapidement, il retourna à la Salle Commune des Gryffondor pour parler à ses amis.
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Aussitôt que Harry fut mis au courant de Draco et de son plan maléfique pour séduire Celeste, il ouvrit le portrait de la Grosse Dame violemment et se dirigea vers la Grande Salle. Il n'arrivait pas à en croire ses oreilles. Malfoy avait embrassé Celeste. Le bâtard avait embrassé sa petite amie! Comment avait-il pu agir de la sorte? Il n'avait pas changé. Il était encore le même bâtard qu'il avait toujours été.
Harry ne pensait pas correctement. Tout ce qu'il pouvait voir était Draco et Celeste ensemble. Aveuglé par la haine, il se précipita dans la Grande Salle. Il aperçut Draco en train de parler avec Goyle et rire à propos de quelque chose. Probablement du fait que Harry était vraiment pathétique. Draco devait être en train de se vanter d'à quel point il était facile pour lui de se taper le copine de Potter. Le bâtard!
Il marcha jusqu'à Draco, Ron à ses cotés. Petit à petit, la conversation à la table cessa. Le temps sembla s'arrêter quand une paire de yeux vert emplis de rage rencontra une paire de yeux gris confus.
"Potter, qu'est-ce…" Draco le regarda perplexe.
"Toi et moi. Dehors. MAINTENANT! hurla Harry d'un ton sans réplique.
Conscient du fait que tout le monde dans la pièce les regardait prudemment, il se leva et suivit Harry dehors. Draco ordonna à Goyle et Crabbe de rester. Harry fit de même avec Ron.
Quand ils passèrent la porte, Rogue fit un essai pour les suivre mais Erin le retint par l'épaule.
"Non, tu restes ici. Laisse-les partir, dit Erin.
-N'es-tu pas folle? Ils vont s'entretuer.
-Comment peux-tu en être aussi sûr?
-Crois-moi. Mais si j'ai tord, tu pourras me demander ce que tu voudras.
-Tout? ricana-t-elle.
-Oui." Elle lui sourit malicieusement.
"Très bien. C'est un pari que tu ne gagneras pas cette fois-ci, Jones. J'en sais plus sur eux deux que tu n'en as jamais sût. Et si Potter blesse Draco à nouveau, je lui rendrait la vie encore plus misérable."
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A l'intérieur d'une classe vide, Draco et Harry se faisaient face l'un l'autre, les bras croisés.
Draco était très intrigué par l'explosion de Harry. Il se demandait ce qui s'était passé pour que Harry perde son self-contrôle comme cela. Draco pouvait sentir les yeux de Harry sur lui, essayant de faucher la moindre de ses pensées, essayant de voir la vérité à l'intérieur de lui. Sa respiration s'accéléra. Il remarqua tout à coup que c'était la première fois depuis des semaines qu'il était seul avec Harry. Il était seul avec Harry. 'Retiens-toi, Draco. Tu ne peux pas te le blairer, tu te souviens? Il n'est qu'un stupide Gryffondor, c'est tout. Tu peux t'occuper de lui. Mais il est si mignon quand il est en colère. Non, ne pars pas là-dessus. Tu n'oserais pas.'
Harry se mordit la lèvre et réajusta ses lunettes. Ses yeux verts brillaient avec rage. Pourquoi ce connard était si magnifique? Au moment où il regarda Draco dans les yeux, il oublia subitement la principale raison qui faisait qu'ils étaient seuls dans cette pièce. Cela le rendit encore plus énervé. 'N'oublie pas qu'il est le seul à s'être débarrassé de toi, Harry.' dit une petite voix dans sa tête tandis qu'une autre voix continuait de répéter : 'Eh bien, tu le mérites après tout, après toutes les choses que tu lui as faite. Que tout cela aille se faire foutre! Avance simplement jusqu'à lui et embrasse-le!' Embrasser… Ce fut le mot qui le réveilla.
"Tu l'as embrassée. Je n'arrive pas à le croire! Tu l'as embrassée, putain! cria-t-il.
-Quoi!" Draco était pris de surprise.
"Celeste! Tu l'as embrassée! Comment as-tu pu?
-…
-Eh bien, tu ne sais plus quoi dire?"
Que pouvait-il dire? 'Oui, c'est vrai, mais je l'ai seulement embrassée à cause de toi.' Ouais, bien. Il allait le croire, c'est sûr. Et pourquoi était-il inquiet, après tout? Il ne devait rien à Potter. En fait, Harry était le seul qui lui devait quelque chose.
"Tu es si stupide, Potter. Tu ne réalises donc pas ce qui se passe?" dit Draco.
Les souvenirs de ses rêves humides avec Draco mit Harry totalement KO. C'était exactement els mots qu'utilisait Draco au début de son rêve. 'Tu t'ais débarrassé de moi, c'est tout ce dont j'ai besoin de savoir.'
"Tu ne devrais pas lui faire confiance, Potter. Elle n'est qu'une salope! Elle est venu me voie et…
-La ferme!" Harry ferma les yeux, confus par le flot d'émotions qui se déversaient en lui.
Il pouvait respiré difficilement. Tous les sentiments contradictoires qu'il ressentait pour Draco le faisaient suffoquer, entourant son cœur et le serrant étroitement. Son estomac était retourné et il se sentait malade. Il réalisa que le problème était sa jalousie pour Celeste. Il ne pouvait se détourner de Celeste. Harry était plein de jalousie envers Draco. Il ne pouvait arrêté la pensée de cette bouche lubrique embrassant quelqu'un d'autre qui n'était pas lui ou de ces mains la peau de quelqu'un d'autre. Sa vision commença s'effacer.
Mais Draco ne remarqua rien de tout cela et il continuait à parler. "Comment est-ce quez tu le sais? Attends! Ne me le dis pas. Cela ressemble particulièrement à du Weasel. Et étant la bête Gryffondor qu'il est, je parie qu'il n'a vu qu'une partie de la scène et a pensé qu'il connaissait toute l'histoire. Le mauvais Draco Malfoy complotant contre le magnifiquement bon Harry Potter une fois de plus. Eh bien, va te faire foutre, Potter! Je n'ai pas à me faire chier avec ta merde! Pas après tout ce que j'ai fait pour toi! cria-t-il.
-Et qu'est-ce que tu as bien pu faire, Malfoy? Tu essaies toujours de me mettre en retenue. Tu essaies de me faire tomber de mon balai chaque fois que tu en as la chance. Tu t'habilles même comme un Détraqueur pour parvenir à tes fins! Tu essaies de faire renvoyer Hagrid! Tu appelles mes amis par d'horribles noms et tu aimerais par-dessus tout voir Hermione morte! cria à moitié Harry.
-C'est du passé. Jamais je…
-Ta gueule! Je n'en ai rien à foutre! Tu n'as pas le droit de me demander quoi que ce soit, Malfoy! Tu es le seul à devoir te justifier à moi, et non le contraire! Tu as toujours agis comme un pauvre con! Alors arrête d'agir comme une victime maintenant parce que tu es loin d'en être une!
-Je te déteste, Potter. Je te hais tant!" Draco lui tourna le dos. "Cela n'importe pas si je me tue pour toi, n'est-ce pas? Tu ne m'as jamais fait confiance." Choqué, Draco sentit une larme couler lentement sur son visage et il l'essuya rapidement avec le dos de sa main. "Tu sais, elle n'est pas très fiable non plus, Potter. Elle a été envoyée ici par Voldemort pour devenir ta faiblesse."
Harry se mit à rire amèrement. "Vraiment? Alors il a tout faux. Penses-tu vraiment qu'elle puisse être ma faiblesse, Malfoy?" Il marcha jusqu'à Draco et confessa d'une voix tremblante. "Tu es ma faiblesse."
Stupéfait, Draco se retourna pour lui faire face. "Quoi?
-Tu m'as très bien entendu.
-Mais…"
Harry toucha la bouche de Draco doucement avec son doigt, le mettant en garde de finir sa phrase. Draco ferma les paupières fermement. Il pouvait sentir les yeux verts brûler sa peau.
"Pourquoi?" Harry se sentit soudainement épuisé. Il n'était même plus capable de tenir sur ses pieds tout seul.
"Pourquoi l'ai-je embrassée? Je suis un Malfoy, non? ricana-t-il. Elle est mauvaise, tu sais? Elle joue simplement avec ton esprit. Quand tu seras un moins que rien, quand toutes tes défenses se seront abaissées, elle se tournera contre toi et te trahira.
-NON! Ce n'est pas ce que je te demandais, idiot!
-Alors quoi?" demanda Draco, offensé.
Harry s'éloigna de Draco et alla jusqu'à la fenêtre. Il regarda le ciel sombre, espérant pouvoir disparaître à travers l'air froid avec son Eclair de Feu. Voler était la seule bonne. Le reste de sa vie était un gâchis. Il sentait de chaudes larmes glisser sur ses joues, témoignant de toute l'agonie que contenait son esprit et qui le maudissait à être si fragile à ce moment là.
"Potter? demanda doucement Draco.
-Pourquoi est-ce que tu…" Il s'éclaircit la gorge et essaya à nouveau. "Pourquoi est-ce que tu essaies toujours d'être moi? Je suis malade de cela. Tu essais toujours de vivre ma vie. Peu importe ce que je fais, tu es là, essayant de me copier, essayant d'être moi. Arrête de vouloir être moi!" '- parce que je veux que tu sois avec moi.' Le cœur de Harry hurlait.
C'était inattendu. Draco était plus que confus. 'Mais de quoi parle-t-il?'
"C'est le problème, Malfoy. Le principal problème. Notre principal problème. Tu veux être moi depuis le début. Depuis le jour où nous nous sommes rencontrés. C'est pour cela que je ne pourrais te laisser…" Harry sentit sa vision se brouiller à nouveau. Il s'approcha de la fenêtre et appuya son front contre la vitre glacée. "C'est pour cela que… Draco, je ne suis pas si bon." Il se recula et s'évanouit.
"Harry!"
Harry se sentit tomber en arrière mais Draco le retint avant qu'il ne frappe le sol.
"Harry! Qu'est-ce qui ne va pas?" demanda Draco, l'allongeant sur le sol. Il toucha avec tendresse le visage de Harry. Il était extrêmement froid. "Oh, mon Dieu, Harry! Répond-moi, bordel!"
Draco sentit son cœur manquer un battement. A la lueur de lune, Harry ressemblait à un fantôme. Il était mortellement pâle. Son visage était blanc et ses lèvres, que Draco aimait tant, étaient totalement décolorées. Il entoura le cou de Harry de ses bras et l'approcha plus près de son corps. Il posa ses lèvres sur le front de Harry.
"Harry, murmura-t-il, ses yeux gris emplis de larmes. Que se passe-t-il? Ouvre les yeux, Harry. Parle-moi." Harry resta inconscient et Draco se sentit impuissant. "Merde! Je dois aller appeler quelqu'un, Harry, mais je serais de retour avec de l'aide. Tiens bon!"
Avant que Draco ne se lève, les mains de Harry le retinrent. "Draco", murmura-t-il.
Draco resta à sa place. "Oui? Comment te sens-tu, Harry?
-Etourdi." Harry essaya de se redresser mais il se sentit mal. "Aide-moi à me lever."
Draco passa ses bras autour de ses épaules et l'aida à se redresser. "Je vais t'emmener à l'infirmerie. Est-ce que tu penses pouvoir marcher?" demanda Draco sans s'éloigner de lui.
Harry acquiesça.
"Ca va aller, je te le promet", dit Draco, l'embrassant doucement sur les lèvres. Il sentit Harry sourire.
"Tu vois? J'avais raison. Tu es ma faiblesse, plaisanta Harry.
-Ce n'est absolument pas marrant!" s'exclama Draco.
Avant que Harry ne puisse répondre, il s'évanouit à nouveau.
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Draco passa un moment d'inquiétude dans la salle d'attente de l'Infirmerie. Harry était là avec Dumbledore, Madame Pomfresh, Erin et Rogue depuis plus d'une heure. Draco ébouriffait ses cheveux avec anxiété. Personne ne s'était attendu à ce qui s'était passé.
Quand il vit Erin et Rogue sortir de la chambre de Harry, il s'informa sans délais au près d'eux.
"Il va bien? Je peux le voir?
-Oui pour les deux questions, dit Erin. Harry ira bien. Madame Pomfresh et Dumbledore lui porte compagnie. Tu pourras entrer pour voir Harry quand Dumbledore sortira.
-Que s'est-il passé? demanda Rogue à Draco.
-Nous étions juste en train de parler et il a commencé à se sentir malade, dit Draco, comme pour se défendre.
-Juste parler? Lui as-tu fait quelque chose, Draco? questionna Rogue.
-Bien sûr que non! Je viens de vous dire que je ne lui avais rien fait, dit Draco. Vous me suspecteriez, monsieur?
-Non, il ne te suspecte pas. Boucle-la, Severus!" Erin tapa le bras de Rogue. "Ne vois-tu pas qu'il est inquiet et fatigué?
-Eh! protesta Rogue. Tu n'as pas à me taper!"
Erin haussa un sourcil et croisa les bras. "Parfois tu aurais bien besoin d'une fessée."
Dans un autre moment, Draco aurait été amusé par la discussion mais il était trop affligé à ce moment là.
"Est-ce que Dumbledore sait ce qui ne va pas avec lui? demanda Draco.
-En quelque sorte. Madame Pomfresh pense qu'il est stressé. Il était chamboulé à propos de quelque chose et il du faire face à une situation qu'il ne pouvait supporter. Elle lui a donné une potion pour qu'il aille mieux. Je présume que vous avez eu une discussion, dit Rogue.
-Oui. C'est ma faute alors, dit Draco, paraissant défait.
-Severus, pourrais-je parler à Draco seule un moment?" demanda Erin.
Rogue la regarda avec suspicion, mais il quitta la pièce sans un mot.
"Je pense que la fragilité de Harry a quelque chose à voir avec l'amulette dit Erin.
-Pourquoi?
-J'ai fais quelques recherches là-dessus. Les amulettes n'ont pas plus de pouvoir qu'une baguette mais quand tu les combines avec de la Magie Noire… eh bien, le résultat ne peut pas être vraiment prévisible.
-A quel point imprévisible?
-Beaucoup. Cela dépends de la personne qui a enchanté l'amulette. Si la personne est puissante, l'amulette le sera aussi. L'amulette de contrainte est supposée fonctionner comme le sort de l'Imperium, mais je pense que si tu surcharges l'amulette, il pourrait y avoir des effets secondaires. Juste comme un sort d'Imperius quand il lancé encore et encore sur la même personne. A ce moment là la personne commence à développer de la résistance, mais en même temps, elle devient plus faible. Est-ce que tu comprends ce que je dis?
-Oui. L'amulette rends Harry malade! s'exclama Draco, perplexe.
-Exactement. Ou du moins, c'est ce que j'imagine. Je pense que l'amulette aspire la force de Harry.
-Merlin! Alors, cela est sa véritable intention. Le rendre faible. Et personne ne pourra le suspecter.
-Ouais, particulièrement depuis que les sorciers ne paient pas plus attention à des choses inoffensives comme les amulettes.
-Inoffensives? Tu plaisantes!
-Non. Les amulettes sont considérées comme inoffensives. Les Aurors n'y font pas attention. Elles ne font pas parti de notre culture. Mais j'ai découvert que des sorciers sombres en Grèce en utilisent. Ce n'est pas quelque chose de simple à créer.
-Eh bien, nous sommes en train de parler de Voldemort, pas vrai? Il ne peut rien faire. As-tu parlé de cela à quelqu'un?
-Oui. Je ne peux pas vraiment mentir au Directeur. Il connaissait déjà beaucoup de choses sur les amulettes mais il ne peut rien faire contre Celeste sans preuve. Sa famille a trop d'influence dans la communauté magique.
-Que pouvons-nous faire? Je retourne chez moi demain. Je ne peux pas m'occuper de Harry.
-Lui as-tu parlé de l'amulette?
-Non, je n'en ai pas eu l'occasion.
-Bien, parce qu'il ne l'aurait de toute façon pas cru. Ne t'inquiète pas pour lui. Je serais là."
Draco prit la pierre argentée dans sa poche et la donna à Erin mais elle ne l'accepta pas.
"Donne-lui toi-même. Cela pourrait être un cadeau de Noël parfait, lui dit-elle en lui faisant un clin d'œil.
-Mais…
-Je pensais que tu voulais passer la nuit à ses cotés.
-Je peux? demanda Draco, plein d'espoir.
-Oui, tu peux. J'ai déjà parlé au Directeur. Madame Pomfresh n'aime pas vraiment cette idée mais Dumbledore l'en a persuadée. Tu peux dormir à l'Infirmerie à ses cotés.
-Je ne sais pas s'il me voudra là-bas.
-Oh, je pense que si."
Dumbledore sortit de la chambre de Harry, souriant à Draco. "Mr Malfoy, vous pouvez le voir maintenant.
-Merci, monsieur."
Draco entra dans la pièce et ferma la porte. Il trouva Harry deux lits plus loin, ses yeux fermés, l'air paisible. Draco soupira doucement. Il remarqua que ses mains tremblaient. Il avait été si inquiet que maintenant il ne désirait plus que cacher son visage dans ses mains et pleurer. Mais il ne le ferait pas. Il devait être fort, non seulement pour lui, mais aussi pour Harry. Il marcha doucement jusqu'au lit de Harry et fit glisser ses doigts à travers ses cheveux ébouriffés. Avec la paume de sa main, il caressa le visage de Harry, le touchant à peine. Harry ouvrit les yeux et rencontra les siens.
"Salut, dit Harry, la voix rauque.
-Chut." Draco posa un doigt sur ses lèvres.
Harry pris sa main et la reposa sur son visage. Les yeux de Draco étincelèrent.
"Comment fais-tu cela? demanda Draco. Comment t'abandonnes-tu à moi pendant un moment, à tel point que je ne peux résister, et le moment d'après tu me repousses? Je ne te comprends pas.
-Je ne me comprends pas moi-même la plupart du temps", répondit Harry, attirant Draco plus près, jusqu'à ce que leurs lèvres se touchent.
Ce fut un tendre baiser qui ne dura que quelques secondes. Le bout de leurs langues se touchèrent et Draco sentit la main de Harry entourer son cou, attirant son corps encore plus près, mais Draco se recula avant que les choses ne deviennent incontrôlables. Harry n'était pas assez fort.
Aussitôt que Harry arrêta de sentir les lèvres de Draco, il soupira de frustration.
"Tu as besoin de repos, expliqua Draco avant que Harry ne se plaigne.
-Depuis quand es-tu si sensible demanda Harry, amusé.
-Depuis que tu es entré dans ma vie.
-Ce n'est pas vrai. Tu ne m'as jamais traité avec tant de respect.
-Si!
-Non!
-Si!
-Non!
-Je… putain, Potter! Est-ce si important?
-Ouais, ça l'est. Tu n'es pas un exemple de vertu, Malfoy. Rappelle-moi la discussion que nous avons eue il y a une heure. Pourquoi est-ce que tu…" Harry commença à se sentir énervé à nouveau.
"Pas maintenant, Potter. Je préférerais avoir cette conversation avec toi quand tu iras mieux. Tu n'es pas à mon égal pour le moment. Je pourrais facilement te blesser si je le voulais.
-Va te faire foutre, dit Harry, d'un ton morose.
-Ferme la.
-Je te hais.
-Quelle coïncidence! Je ressens exactement la même chose!" L'expression de Draco se fit plus dure.
Harry se pencha en avant et l'embrassa fermement, prenant Draco par surprise. Après un moment, il répondit au baiser. Leurs langues s'enlaçaient, augmentant la chaleur entre eux ; leurs bras étaient passés autour de l'un l'autre et Draco se sentit dangereusement près de ses limites.
"Stop, murmura Draco, entre plusieurs baisers.
-Je ne peux pas. Tu m'as tellement manqué.
-Oh Harry", gémit-il.
Harry plaqua Draco contre son corps et repris le baiser. Draco admettait sa défaite. Ils se laissent aller au plaisir, vaincus. C'en était trop pour Draco. Il frissonna violemment quand il sentit le corps de Harry bouger sous le sien. Il se sentait tomber, se noyer, brûler, voler, périr et soudain, renaître. Finalement, son corps arrêta de trembler et son cœur, qui battait si vite, qu'il avait peur de manquer un battement, commença à battre normalement à nouveau. Il était épuisé. Ses paupières fermées, comme si elles étaient faites de fer.
"Draco? l'appela Harry, d'un ton grave. Tu ne viendrais pas juste de…
-Si. Regarde ce que tu fais de moi, Potter? C'est pour cela que je te hais", murmura Draco, embarrassé.
Harry gloussa et referma ses bras autour de la taille de Draco, embrassant le front du blond.
"Ce que tu disais avant sur moi… ce n'est pas vrai. Je ne veux pas être toi, Harry. Je ne l'ai jamais voulu. Tout ce que je désire est d'être avec toi depuis la première que nous nous sommes rencontrés, confessa Draco. Mais tu m'a rejeté et c'est blessant."
Les yeux de Harry étaient emplis de larmes contenues. Il resta silencieux, effrayé de dire quelque chose de mal s'il ouvrait la bouche.
"Est-ce que tu l'aimes? demanda Draco, retenant son souffle.
-Non." 'Je ne peux pas l'aimer parce que je suis amoureux de toi. Profondément et infiniment.'
"Bien. Sinon je t'aurais tué."
Harry sourit. "Non, tu ne l'aurais pas fait. Tu ne peux pas vivre sans moi.
-Tu crois ça." Draco l'embrassa puis laissa tête retomber contre la poitrine de Harry. "Je voulais te donner quelque chose."
Il prit la pierre argentée dans sa poche et la donna à Harry.
"Wow! C'est si beau. Qu'est-ce que c'est?
-C'est une amulette. Pour te porter chance. Je veux que tu la portes tous les jours.
-Je ne savais pas que tu étais superstitieux, plaisanta Harry.
-Promet-moi que tu la porteras tous les jours, Harry.
-Je te le promets. Merci." Il posa ses lèvres sur celles de Draco. "Je me sens si stupide. Je n'ai rien pour toi.
-Ce n'est pas grave." Draco fixa Harry dans les yeux. "Tu es mon cadeau."
Harry rougit. "Ne dit pas ça. Je te promets que je te le ferais regretter demain.
-Je ne serais plus là, demain, dit Draco.
-Pourquoi?
-Je vais chez moi.
-Oh." Harry sembla extrêmement offensé. "Je t'écrirais alors.
-Je ne sais pas si c'est une bonne idée.
-A cause de ton père?
-Oui.
-Tu me manqueras."
Draco releva la tête pour rencontrer ses yeux. "Tu me manqueras aussi."
Draco se perdit dans un autre baiser. Une fois, il avait entendu Erin chanter une chanson disant que l'amour était un désert. Peut-être était-ce vrai. L'amour était farouche, imprévisible et sauvage, juste comme le désert. C'était une journée épuisante qui semblait arriver à son terme.
Il s'était confronté à tant de problème cette année à cause de Harry. Parfois, il se sentait comme un sentier sinueux et solitaire. Il se sentait sans défense, assoiffé d'amour. Et après, il s'enfouissait dans le sable, se sentant abandonné, il y avait Harry, bravant la distance, lui souriant, rendant les choses plus faciles. Harry était l'oasis qui donnait au désert toute sa valeur.
"Sois juste prudent et reviens vite à moi, l'implora Harry.
-Je trouverais toujours mon chemin derrière toi, Harry. Peu importe comment."
Ils s'endormirent en paix dans les bras l'un de l'autre.
