Bonjour tout le monde, cela fait déjà plus d'un mois que j'ai posté, le temps passe vite.
Bon… Pour vous avouer la vérité, je suis dans une période connue et horrible nommée la maladie de la page blanche… Une des raisons pour laquelle ce chapitre est si court...
Note : se passe durant la même période que le chap. précédent.
Bonne lecture !
Curse me to love (you)
Huitième Sortilège : De Retour Au Manoir.
Salazar arriva par poudre de cheminette chez les Malfoy contrairement à Draco qui arriva avec le Poudlard express. En réalité, Salazar avait eut du travail de la part de son lord, il devait retrouver un ouvrage dans le bureau de Dumbledore avant qu'il ne vienne les rejoindre.
Salazar à l'aide de la cape d'invisibilité de James Potter, et du mot de passe obtenu parce qu'il était allé dans son bureau avant, entra. La pièce était vide, même le phœnix était absent. Les tableaux discutaient entre eux, calmement mais Salazar n'entendait pas ce qui se disait. Il avait un peu peur quand même. D'après Harry, le professeur Dumbledore pouvait voir à travers la cape de James Potter. Il ne l'utilisait que pour échapper aux portraits et espérait qu'il ne reviendrait pas avant un moment. Il chercha ou plutôt fouilla, faisant attention de tout remettre à sa place. Devant les mouvements, un des directeurs se mit à parler :
- Cher intrus, que cherches-tu ?
Salazar se figea. Il ne pensait pas qu'il lui parlerait. Enfin c'était logique après tout. Les livres bougeaient et il avait déplacé des feuilles pour chercher si par hasard il n'y en avait pas un concernant l'ordre.
- Tu n'as rien à craindre, dit une voix de femme.
- Je ne pense pas que cela pourra le rassurer. Mais sache qu'aucun de nous ne t'a vu.
- Un livre sur les Horcruxes, répondit finalement le jeune homme.
- Oh, s'exclama une autre directrice.
- Je pense qu'il parle du livre derrière le panneau.
- Où, demanda Salazar sans pour autant enlever sa cape.
- Ici, c'est caché, ici !
Il s'y dirigea lorsqu'il entendit la porte s'ouvrir. Il était très mal. Il vit des escaliers et les emprunta. Une seconde de répit pour réfléchir. Il était mal, très mal… Aller, trouves une idées ! Il entendit les pas du directeur se rapprocher de son bureau puis après un instant de silence, reprendre puis monter les marches. La première grinça… Son cœur battait à cent à l'heure. Il avait les mains qui devenaient de plus en plus moites.
- Monsieur le directeur fit alors une voix. Il me semble que monsieur Snape et Potter sont en retard à Grimmault. Ils ne sont toujours pas arrivés.
- Je vois. Je vais aller vérifier ça, il ne faudrait pas les perdre de vue, sourit-il.
Salazar soupira de soulagement. Il avait eut chaud. Qu'aurait fait le directeur s'il l'avait vu ? Il ne voulait pas savoir.
Une fois que les tableaux lui dirent de redescendre, il le fit et prit le livre. Il ne fallait pas que Dumbledore puisse se renseigner sur ces artefacts. Le lord lorsqu'il lui avait donné la mission ne lui avait pas expliqué ce que c'était mais juste que c'était très important pour lui. Salazar sortit du bureau après avoir salué les portraits qui se sourirent entre eux. Ils avaient aimé Albus, mais depuis qu'il avait eut en tête de contrôler le monde sorcier, depuis qu'il avait entendu cette prophétie. Il avait changé et leur amour affectif pour ce directeur s'était changé en haine. Il était devenu ce qu'il avait tant cherché à combattre. Mais le pire c'était qu'il était heureux de pouvoir être le plus puissant. Il ne voulait pas de rival quant à la maîtrise de la magie. Ou avait-il toujours été ainsi et que cette facette faisait surface…
Salazar courait dans les couloirs, descendit les marches à vive allure, entra dans les appartements de Severus, rangea la cape dans une malle, prit la poudre de cheminette, la jeta dans le feu et annonça sa destination : Manoir Malfoy !
Il sortit comme un pur débutant de la cheminée devant les regards surpris des mangemorts et du lord. Il était couvert de suie, et faillit tomber en avant une seconde fois. Il éternua peu élégamment et Draco lui sortit :
- Tu détestes toujours autant les voyages par cheminée, hein ?
Il lui jeta un regard noir devant la moquerie et remarquant son maître, lui tendit le paquet.
- Ah, je vois que je peux toujours compter sur toi.
Devant le compliment, Salazar ne fit que sourire.
- Et comment va Potter ?
- Bien, il se porte comme un charme, à quelques détails près…
- Je vois, dit-il en donnant le livre à un elfe de maison auquel il donna l'ordre de le mettre dans sa chambre, à son manoir.
Voldemort se leva alors et s'assit au bout de la grande table qui était dressée pour le repas. Salazar s'assit à la place libre à droite de son lord et fut imité par les autres mangemorts tel que Bellatrix assise non loin de lui ce qui eut le don de l'agacer. Heureusement qu'il y avait Narcissia entre eux. La folle échappée d'Azkaban voulu se servir d'un plat mais puérilement Salazar piocha dans le même lui coupant la route et commença à manger. Le lord ne dit rien bien qu'il venait d'assister à un comportement qu'en temps normal il n'aurait jamais accepté. Bellatrix ne fit que lui jeter un regard noir qui fit sourire Lucius.
Ce Salazar qu'il respectait parce que Severus le respectait avait vraiment de quoi les rendre tous jaloux, mais étrangement lui trouvait ça très amusant. Il était satisfait de sa place dans les rangs du lord, sa famille était protégée et privilégiée depuis qu'il était de nouveau retourné dans le rang de favori grâce à Salazar d'ailleurs qu'il devait penser à remercier lorsqu'ils seraient seuls. Il ne comptait pas le faire en public, déjà parce qu'il ne tenait pas à montrer qu'il avait en quelque sorte eut besoin d'un coup de main de Salazar. Il espérait aussi qu'il ne le dirait pas aux autres membres, parce que dans les rangs de leur lord, il y avait quand même de fortes inégalités, jalousie et que de toute manière c'était au mangemort qui serait le meilleur. Mais bien évidemment pour le moment, cette place de choix était détenue par Salazar qui apparemment ne risquait pas de la perdre vu comment le lord se comportait avec lui. Il était persuadé que même une erreur de la part de son entre guillemet filleul ne viendrait pas lui ternir sa réputation, ni sa position de favori. Il reporta son attention sur son assiette et les conversations autour de la table. C'était sans aucun doute plus judicieux que de se perdre dans ses pensées comme il venait de le faire.
- Alors Bébé Potty sera bientôt des nôtres, ricana Bellatrix.
- Et je te conseille de ne pas l'appeler comme ça, répondit Salazar avec une voix polaire.
Il était très clair que Salazar n'aimait pas Bellatrix et beaucoup soupçonnait que c'était parce qu'elle avait été la favorite du lord noir durant une longue période. Bien entendu, la raison était autre, mais Salazar se gardait bien de leur dire pour le moment. Il ne comptait pas non plus leur dire qu'il savait pertinemment ce qui se racontait dans les couloirs, tout comme Voldemort d'ailleurs.
Un ricanement en provenance de Marvolo fit se tourner les têtes et Salazar regarda son maître avec un regard interrogateur auquel le lord lui répondit par un sourire pour ensuite lui caresser la joue affectueusement.
- Sois sage, veux-tu ?
Il acquiesça en profitant du contact de la peaux de Marvolo qui trouvait son second très amusant et adorable.
- Bella, comporte toi en conséquence du rang de Salazar, ajouta-t-il alors froidement devant le sourire de son ancienne favorite.
Elle était un peu folle depuis son séjour en prison mais comme elle le servait bien pour le moment, il ne voyait pas l'intérêt à s'en priver. En revanche il n'aimait pas le ton qu'elle prenait avec Salazar parce qu'il savait que ce dernier la tuerait si elle dépassait une limite invisible. Salazar était puissant, peut-être pas autant que lui, mais pas très loin. Et puis même, ses mangemorts devaient savoir qu'ils devaient respect à son bras droit. Il ne manquerait plus qu'ils se croient le droit d'oublier le rang qu'il leur conférait.
Le reste du repas, Salazar n'ouvrit pas la bouche et se contenta de simplement picorer dans son assiette sous le regard sévère de Voldemort qui trouvait toujours qu'il ne mangeait pas suffisamment. Cependant il ne fit aucune réflexion et laissa son bras droit se comporter comme il le désirait. Il ne voulait pas, au contraire, perdre la spontanéité du jeune homme qui l'amusait grandement.
- Puis-je ?
Voldemort acquiesça et Salazar se leva élégamment et disparu par la porte pour aller se coucher ou du moins dans sa chambre, celle attribuée dans le manoir Malfoy. Il était fatigué et n'aimait pas spécialement rester avec les autres mangemorts sauf certains. Mais il était épuisé et avait trop de choses en tête. Il entra, se doucha et se posa sur son lit en pyjama qui s'avérait être un t-shirt de taille maximum pour se reposer.
Il devait en effet trouver un moyen d'annoncer au lord qu'il serait judicieux d'accepter les nés moldu, ou autrement dit toutes personnes magiques avec suffisamment de capacité magique pour ainsi avoir plus de partisans, mais surtout éviter la consanguinité. Personnellement ce qui arriverait au moldu ne l'intéressait pas, qu'ils deviennent leurs esclaves ou pas ne lui faisait ni chaud, ni froid. Du moment que ses amis restaient à ses côtés tout irait bien. Malheureusement il n'avait aucune idée de comment en parler au lord. Allait-il s'énerver ? Le punir pour une idée pareille ? Y réfléchir ? Ou immédiatement la jeter aux orties ? L'accepter ? Pourrait-il même l'accepter ?
Mais il devait lui en parler, ils devaient en discuter. Il était très privilégier, tout le monde le lui répétait. Il n'y avait donc pas vraiment de risques qu'il lui arrive quoi que ce soit, n'est ce pas ? Il avait les vacances pour réussir à lui glisser l'idée. Il n'avait pas de quoi se stresser…
Toc Toc
- Entrez !
- Bonne nuit, lui dit Voldemort.
- Bonne nuit, mon seigneur.
- Marvolo.
- Marvolo, sourit Salazar.
Il adorait pouvoir l'appeler autrement que par son titre. Salazar ne s'agenouillait pas devant quelqu'un à moins qu'il le fasse par choix parce qu'il respectait la personne en question. Il avait choisit Voldemort comme son maître et il en était conscient. D'ailleurs, c'était lui qui été venu de son plein gré le voir et qui l'avait attiré. C'était bien la raison pour laquelle Voldemort avait accepté aussi vite Salazar.
Le lord le contempla encore une minute avant de disparaître en fermant la porte. Salazar soupira. Il s'affala de nouveau sur son lit et tomba dans un sommeil agité.
- Salazar ?
- Mon seigneur, sourit-t-il en venant à sa hauteur.
- Qu'est ce qui te tracasse ?
- Je…
- Parles !
- Je pensais qu'accepté les né moldu serait une bonne idée pour augmenter nos effectifs, articula-t-il rapidement.
- Les né moldu ! Hors de question ! Tu te crois permit de prendre ce genre d'initiative ! Changer le traitement des moldus pendant que l'on y ait. Doloris (crucio) !
- Non, hurla le jeune bras droit en s'agitant dans ses draps.
Son front était couvert de sueur, ses mains moites étaient accrochées à la couverture, sa bouche entre ouverte laissait échapper des gémissements plaintifs d'agonie alors que des larmes perlaient aux coins de ses yeux. Son dos était cambré à l'extrême alors que ses jambes s'agitaient et taper contre le matelas faisant tomber la couette sur le côté.
- Arrêtes, j'ai mal !
- Salazar !
Alerter par les bruits qu'il produisait, le lord était venu dans la chambre voisine à la sienne pour comprendre ce qu'il se passait avec son bras droit. Et il s'était pressé de le réveiller. Il était inquiet, de quoi pouvait bien cauchemarder son jeune second pour être dans un état pareil ? Il fut rassurer lorsqu'il le vit ouvrir ses jolis yeux verts, terrifié certes, mais plus fermé et donc plus en plein cauchemar. Pourtant à son grand étonnement, il le vit s'éloigner de lui comme s'il venait d'être brûlé. Son regard voguait à chaque coin de la pièce pour finir par se poser sur lui, plein de peur. Il le laissa en retrait en attendant qu'il se calme jusqu'à ce qu'il entendit sa voix cristalline encore empreinte de peur :
- Marvolo ?
Voldemort s'assit plus confortablement au bord du lit et d'un geste de la main lui intima de venir ce à quoi il obéit. Il vint s'asseoir près de lui, mais à sa grande surprise il fut pris dans les bras de son maître. Il se laissa bercer comme un enfant, la main de Voldemort caressant ses cheveux affectueusement le surpris mais il était loin de se plaindre. Ce n'avait été qu'un cauchemar. Juste un cauchemar du au stresse auquel il était soumis. Il ne craignait rien, le lord ne lui ferait pas de mal.
- Alors, commanda Marvolo.
- Vous ne me ferez pas de mal ?
- Non.
La réponse était venue vite et avait été prononcée clairement. Salazar ne doutait pas de sa parole. Sa respiration se fit de nouveau régulière et Voldemort sourit lorsqu'il se rendit compte qu'il s'était endormi dans ses bras. Il le garda un moment ainsi avant de le coucher et de rabattre la couette sur lui. Ses cheveux noirs lui tombaient un peu sur son visage, ses longs cils et le léger sourire qui ornait à présent ses traits rendaient ce tableau magnifique du point de vu du seigneur des ténèbres. Pourrait-il trouver meilleur bras droit et même ami ? Son seul véritable ami, d'ailleurs. Il savait au fond de lui que Salazar ne le trahirait pas, bien qu'il n'avait pas d'idée sur ses origines. Il lui laissait ses secrets pour l'instant tout comme il gardait les siens même si un jour ils devraient sans doute partager. Voldemort ne se faisait pas non plus d'illusion, il y avait forcément une raison pour laquelle il était venu le servir. Une vengeance, sans doute comme beaucoup de ses mangemorts qui venait servir dans ses rangs.
Mais c'était bien la première fois qu'il lui posait la question. En règle générale Salazar lui tenait tête avec véhémence, le fait qu'il pose cette question le désarçonnait. Ne lui avait-il pas déjà dit qu'il ne le blesserait pas ? Pour une fois Voldemort était confus. Salazar était un mystère à ses yeux. En commençant par cette fusion qui semblait exister entre eux, cette compréhension qu'il avait de lui, et ce courage de lui imposer ses idées, tout en réussissant à n'être que son second mais toutefois presque son égal. Il ne lui manquait que l'expérience.
Il se leva, et retourna dans sa chambre. Avait-il rêvé de lui le torturant ? Pour lui demander s'il le blesserait c'était très probable. Pourtant, pourquoi rêvait-il de cela ? Ce n'était pas logique. Après tout ce qu'il osait faire, ce qu'il oserait encore faire et dire, il devait savoir qu'il avait toute son indulgence, bien qu'il ne comprenne pas lui même comment c'était possible. Il n'était pas dans sa nature d'être justement indulgent ou gentil ou tout autre qualificatif de ce genre de démonstration. Il était le seigneur des ténèbres ! Il se recoucha, préférant garder ses questions pour plus tard lorsque Salazar serait en mesure de lui expliquer tout cela plus en détail.
Le lendemain, alors que la lumière du soleil matinal transperçait les rideaux venant éclairer doucement la chambre de Salazar, ce dernier émergea de son sommeil. Il ouvrit les paupières pour les refermer presque aussitôt. Il ne voulait pas se lever. Sa nuit avait été étrange, il avait cru avoir fait un cauchemar et que son maître était venu le bercer, c'était ridicule. Voldemort ne perdrait pas son temps même pour son bras droit. Un bruit de coup contre sa porte, le fit grogner :
- Entrez…
Un ricanement bien connu lui répondit alors qu'il ouvrait les yeux sur son lord, habillé d'un pantalon noir ainsi que d'une chemise blanche.
- Bien dormi ?
- Très…
- J'espère bien après la crise que tu as eut, sourit narquoisement Marvolo.
Salazar rougit et se cacha sous sa couette. Alors ça n'avait pas été un rêve. Il s'était vraiment endormi dans les bras de…
- Pardon.
- Peut-être me diras-tu ce dont tu as rêvé, ordonna-t-il tout en tournant la phrase comme une demande.
Mais le ton était clair : il s'agissait bien d'un ordre.
- Je… Je devrais me préparer, dit précipitamment le plus jeune en essayant de sortir de ses draps pour finir peu élégamment au sol entremêlé dedans devant son lord qui se permit un rire franc.
Salazar le regarda alors comme s'il ne l'avait jamais vu et qu'il avait en face de lui une créature encore jamais répertorié. Un rire qui cessa bien vite vu sa tête.
Mon dieu, ce rire il voudrait l'écouter encore.
- On en parlera Salazar, sois en sur, mais je te laisse tranquille pour le moment. Tu es très amusant.
Et sur ces dernières paroles, il referma la porte, laissant le dit Salazar encore au sol, méditer sur ses mots. Il savait bien qu'il devrait lui en parler. Peut-être qu'il ne se fâcherait pas s'il savait qu'il était incertain. Il allait devoir amener le sujet calmement… Ce n'était pas son point fort que de faire dans la dentelle. Il était très Gryffondor comme sa mère d'ailleurs sur ce point de vu là, au grand damne de son père.
En pensant à eux, il espérait que ses parents allaient bien. Il se méfiait beaucoup de Dumbledore et savait qu'il ne pourrait pas les contacter avant qu'ils ne viennent au manoir des Malfoy comme prévu. Il ne pourrait lui même aller dans le QG de l'ordre que lorsqu'il aurait fait ses preuves, mais pour le moment ce n'était pas ce qui l'inquiétait. Il espérait que ses parents avait réussit à parler à Remus vu qu'il était important pour Sirius et qu'Hermione était encore en état de doute mais plus encline à être avec Harry et Voldemort. Avec Hermione de leur côté ainsi que Neville et Luna et même encore les jumeaux, plus rien ne retiendrait Harry avec Dumbledore.
Ce n'était plus qu'une question de temps. Il fallait juste que son maître accepte les né moldu et ce serait dans la poche. La guerre serait comme gagnée même s'il voudrait surement le faire avec un plan parfait devant témoin. Il le voulait aussi. Voldemort et lui voulaient la fin de Dumbledore mais encore plus son humiliation et de le voir comprendre qu'il avait perdu. Ce serait encore mieux que de le tuer tout de suite.
Salazar s'habilla en jean et t shirt à sa taille, et descendit rejoindre les autres dans le grand salon.
- Ah, te voilà, sourit le lord.
Il inclina la tête en réponse et s'affala sur la chaise libre, repoussa son assiette et posa son front sur la table.
- Je croyais que tu avais bien dormi ? A moins que tu ne m'ais menti…
- Non, j'ai passé une bonne nuit, mais je suis encore épuisé, bailla l'enfant.
- Et bien tu dormiras pendant le meeting, il n'y a pas quelque chose que tu ne sais déjà…
En réalité, Voldemort ne lui avait pas dit sur quoi portait la réunion, mais il ne voulait pas que ses autres mangemorts le sache surtout Bellatrix. Elle pouvait être fatigante. Salazar sourit et se releva pour se diriger vers la salle de réunion. Il conjura un canapé et s'allongea dessus en position fœtale enroulé dans une grosse couverture rouge. Il ne savait pas bien pourquoi il était épuisé comme ça, mais pour le moment reposer son esprit était le plus important.
Il fut réveillé par Voldemort.
- Nous allons au ministère.
Lorsque Salazar se leva, sa vision devint noire. Il s'était déplacé trop rapidement et s'accrocha à son maître, le temps de retrouver contenance.
- Bien, sourit-il finalement.
N'ajoutant rien, ils prirent le moyen de locomotion de la cheminée pour s'y rendre.
- Ah, Monsieur Domdritle, sourit Fudge inconscient du fait qu'il s'agissait de Voldemort.
- Bonjour monsieur le ministre.
- Bonjour, répondit Salazar avec un sourire hypocrite.
- Monsieur Silvestris ?
- Félis Silvestris, corrigea Marvolo en prenant la main de son supposé fiancé pour qu'il avance.
Une fois dans le bureau du ministre, Marvolo forma un sourire sadique bien à lui et dit soudain :
- Le lord m'envoie, commença-t-il laissant le temps à Fudge de récupérer un peu de contrôle. Il paraitrait qu'un de ses mangemorts soit caché par vos soins.
- Oui, en effet, parvint à dire le ministre qui était lui même sous les de Voldemort.
Il y avait dans ses rangs, les rats comme Peter qui était des trouillards et qui par peur joignaient ses rangs. Quelque chose auquel Salazar voulait remédier.
- Qui est-ce ?
- Barty Crouch Junior.
- Quoi ? s'exclama Salazar. Je croyais qu'il avait reçut le baiser du détraqueur pour s'être fait passer pour Fol'œil ?
- Comment sais-tu cela toi ?
- Silence Cornelius.
Ce dernier se recroquevilla sur sa chaise alors que Marvolo regardait son second avec attention. Aucune information sur cet incident n'était sortie. Il allait vraiment devoir avoir une discussion avec lui.
- La prochaine réunion tu as intérêt à venir, sourit le lord sadiquement. Et avec lui.
Oh que oui. Barty Crouch Junior était un de ses plus fidèles mangemorts alors que Fudge était un trouillard qui n'était pas retourné à ses côtés. Mais dans tous les cas ce n'était pas une grande perte, mais le fait qu'il cache un de ses favoris le gênait et méritait punition. Apparemment, il avait réussit à le sauver du baiser du détraqueur mais l'avait fait prisonnier de sa personne pour il ne savait quelle raison. Enfin, il lui avouerait tout cela lors du prochain meeting où il recevrait sa punition.
- Bien, bredouilla le ministre.
- Tu sais ce qu'il va t'arriver si tu ne viens pas, ricana Marvolo. On y va, sourit-il alors en direction de Salazar qui était resté bien silencieux.
Pourtant lorsque Marvolo franchit la porte sans se retourner vers le ministre, Salazar lui offrit un sourire narquois digne de Salazar Serpentard qui lui glaça le sang. S'il avait parler, il aurait dit d'un ton froid et sadique : « si tu ne viens pas, je te retrouverais et tu aurais préféré subir la punition du lord plutôt que la mienne. »
- Tu sais beaucoup de choses que peu de gens savent…
- Je sais, sourit le plus jeune en prenant la main de son maître.
- Ne devrais-tu pas aller voir ton chat ?
- Si, je devrais…
- Je te reverrais au prochain meeting, donc.
- Cela me semble juste.
Marvolo s'arrêta et coinça Salazar contre un mur et se pressa contre lui, le faisant expirer bruyamment. Il rougit brutalement faisait pouffer son lord contre lequel il sentit les vibrations de son rire se réverbérait contre sa peau le faisant frissonner.
- Je te retrouverai à mon manoir.
Et sur ce il l'embrassa sur le front avant de prendre un couloir et de le planter là. Salazar reprit son calme et se dirigea quand à lui dans la zone des cheminée. Il allait retrouver Harry à l'impasse du tisseur.
Arrivée à destination, Salazar rigola comme un fou.
- Le jeune maître est de retour, Félis est content que le maître soit là. Que peut faire Félis pour le maître ?
Félis, l'être de maison de la famille Prince, celle du côté maternelle de Severus. Il était à leur ordre depuis aussi loin que Severus s'en souvenait. Il avait été l'elfe de sa mère. Salazar aimait beaucoup cet elfe, il était gentil. C'était étrange d'avoir un elfe qui lui obéissait par obligation. Salazar était l'Enfant de Severus parce que pour l'adopter à la manière des vampires, il avait bu le sang du dit vampire. Mais pour que cela fonctionne il fallait que ce soit le vampire qui offre son sang et non l'humain qui le prenait avec ou sans autorisation. Il ne fallait pas d'intermédiaire lorsque l'on buvait le sang. Pas de verre ou autre récipient. Du poignet aux lèvres. C'était ainsi fait. Evidemment, Severus l'avait offert à Salazar. C'était la raison pour laquelle Severus ne pourrait jamais faire de mal au jeune homme, c'était comme sa propre progéniture toute en restant humaine. Une des raisons pour laquelle, l'elfe lui obéissait aussi.
Salazar sourit :
- Non, merci. Est-ce que ma chambre est prête ?
- Toujours.
- Je vais y aller alors. Peux-tu préparer à manger ?
- Bien sûr, jeune maître, s'inclina-t-il avant de s'éclipser dans le bruit caractéristique des apparition et disparition des elfes de maisons.
Salazar monta les escaliers et entra dans sa chambre.
Il se plaça devant le miroir et relaxa sa magie. Un flot agréable et continu revint déferler hors de lui dans la maison, figeant sur place l'elfe qui reprit son activité peu de temps après. Il avait l'habitude de cet exercice réaliser par Salazar qui ouvrit les yeux et les contempla dans la glace avec un sourire. Cela faisait du bien de pouvoir se détendre et laisser sa magie refaire surface. Son taux magique était assez élevé, un peu au dessus de la moyenne et il ne voulait pas s'attirer l'attention de Dumbledore plus que nécessaire. Il détestait être le centre de l'attention. Il aurait aimé être normal, être n'importe qui, mais ce n'était absolument pas le cas. Il le savait… Il regarda son reflet lui sourire, se déformer imperceptiblement puis se figer de nouveau. Son ombre bougea, mais on aurait pu croire que c'était du à la lumière du jour, cependant Salazar savait que c'était différent. Son autre soi… Son sourire près de la glace s'élargit et il recula mais son double rigola. Puis lui sourit gentiment.
Il tenait à lui, c'était son protéger. Il était une partie enfouie en lui conçue pour désormais prendre soin de lui. Une partie latente réveillée suite à un choc, un traumatisme psychique. Ils étaient devenus une seule et même personne mais parfois, Salazar avait l'impression de le revoir, lui faire comprendre que tout en étant parti, il était toujours en lui, en étant lui…
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Merci,
Un petit commentaire, s'il vous plait, cela motive. Si jamais vous avez des suggestions, j'en prendrais note pour essayer de pimenter la chose mais je ne promets rien.
Little Sulky Void ^^'
