Bonjour les gens,

En ce samedi pluvieux, j'ai deux nouvelles. Une bonne et une mauvaise.

La mauvaise, c'est que mon ancien pc (où se trouvait tous mes écrits) a fini par mégarde dans mon bain... et ne marche donc plus. Autant vous le dire, je ne m'y trouvais pas quand celui-ci est tombé mais chose à retenir, ne pas le laisser posé sur une étagère alors que l'eau coule même si vous souhaitez écouter de la musique en même temps. En bref, j'ai donc perdu la totalité de mes écrits et autant vous dire que je suis profondément dégoutée. Le seul point positif que j'y trouve c'est qu'ayant une bonne mémoire, je me souviens dans les grandes lignes de mes histoires. Et même si je ne les recommencerai pas toutes, je compte bien réécrire Désenchantement ainsi qu'Internement pour ne pas vous les laisser non finies. Les suites arriveront peut-être moins souvent en revanche...

La bonne c'est que voici le nouveau chapitre. Je ne vous cacherai pas que je le trouve moins bien que l'original. J'espère que vous l'apprécierez tout de même.

Je vous remercie pour vos reviews, fav et follows ;)

Guest : Merci. J'espère vous fournir une suite par semaine même si désormais, je ne vous promets rien.

Bonne lecture ;)


- Qu'est-ce qui vous effraye le plus ? Lui demanda-t-il alors d'une voix calme. Etre retenue ici, avec moi, contre votre gré ou obéir aveuglement et finir par prendre conscience que vous aimez le fait de ne plus contrôler ?

- Ne plus contrôler ? Cilla-t-elle.

- Laisser quelqu'un d'autre choisir pour vous, entreprit-il d'expliquer. Vous imposer ses choix. Ses envies. Ce qu'il veut au moment où il le veut.

Les sourcils froncés, elle l'écouta finir tout en réprimant une furieuse envie de l'interrompre.

- En plus clair, décider pour vous.

- Oh, s'exclama-t-elle sarcastiquement. Dans ce cas, désolée de vous décevoir mais j'aime faire mes propres choix.

De son regard mystérieux, il la contempla.

- La véritable question est : En êtes-vous satisfaite ?

Là, elle avait du mal à le suivre.

- D'un point de vue sexuel ?

- D'un point de vue général.

Elle le fixa alors avec défi.

- Parfaitement satisfaite.

- Alors pourquoi êtes-vous seule ?

Cette question la prit quelque peu au dépourvu. Sans le savoir, il touchait un point sensible. Ou alors, vu la lueur de fierté dans son regard, il en avait déjà conscience.

- Parce que…, balbutia-t-elle. Parce que j'aime mon boulot et qu'il n'est pas toujours compatible avec le fait de construire une famille.

- Faux.

- Pardon ?

- Vous vous êtes forgée dans cette excuse bidon qu'est votre travail. Vous avez peur. Peur d'aimer et peur de perdre l'être aimé.

- Si je refuse de construire ma vie c'est que je risque la mienne tous les jours et que je ne veux pas imposer une telle épreuve à un homme, le contredit-elle.

- Vous vous voilez la face.

- Et vous, vous n'êtes pas moi. Contrairement à ce que vous pensez, vous ne me connaissez pas.

Il ricana. Légèrement.

- Je vous ai suffisamment observé pour vous connaître.

- Vous vous en vantez depuis que je suis ici. Et alors ? Qu'est-ce que ça vous a appris ?

Il fit un pas dans sa direction avant de s'arrêter et de croiser ses bras, comme Kensi l'avait fait précédemment.

- Que votre vie est pathétique.

Cette fois-ci, ce fut au tour de la jeune femme de ricaner.

- D'accord, approuva-t-elle faussement. Et du côté psychologique ? Allez-y, je suis curieuse d'écouter votre rapport.

- Vous êtes vraiment sûre de vouloir l'entendre ?

- Je vous promets de ne pas vous couper la parole, leva-t-elle les bras pour affirmer ses dires.

L'expression du visage de Dean s'assombrit en un sourire amusé.

- Vous ne vous faites pas confiance avec les hommes mais vous prenez un malin plaisir à leur faire croire l'inverse car vous ne voulez pas paraître faible devant eux. Vous êtes bordélique et vous aimez bien entasser. De ce fait, on peut en conclure que vous vous attachez à des objets pour ne pas avoir à vous attacher à quelqu'un.

Kensi se raidit.

- Et si par malheur, vous vous prenez d'affection pour des personnes, vous avez toujours cette appréhension qu'elles vous abandonnent. Du coup, vous avez tendance à mettre des barrières et à vous cacher derrière un masque qui n'est pas le votre.

- Admettons, déclara-t-elle. Qu'est-ce vous entendez par « derrière un masque » ?

Le ton de sa voix était dur. Avoir été ainsi démasquée, la rendait nerveuse.

- Vous avez beau faire la forte, vous n'en êtes pas moins fragile.

La brune dut reconnaître qu'elle ne savait pas quoi répondre. Il était beaucoup plus futé qu'elle ne l'avait pensé.

- Je devine à votre silence que j'ai visé juste.

Certes. Mais elle ne lui avouerait pas verbalement.

- Tout le monde a une part de vulnérabilité. Ca ne fait pas d'eux des soumis pour autant. Juste des êtres humains.

- Vous insinuez que nous ne sommes pas des êtres humains ?

- Non. Mais le fait de vouloir m'imposer votre mode de vie vous rend psychopathe.

- C'est vrai, reconnut-il. Mais je suis sûre qu'une fois que vous assumerez l'idée de lâcher prise, vous serez plus conciliante.

Un sourire moqueur se dessina sur les lèvres de Kensi avant de s'évanouir méchamment.

- C'est ça que vous pensez ? Interrogea-t-elle. Que je me rebelle parce que je ne m'assume pas.

- Ce n'est pas ce qui se passe ?

Elle secoua la tête.

- Si je refuse de « lâcher prise », comme vous dites, c'est uniquement parce je ne m'offrirai pas à un kidnappeur qui a des espérances douteuses et inenvisageables.

- Qui vous parle de sexe ?

- Est-ce que je l'ai précisé ?

Dean sembla amusé de cette répartie.

- Vous marquez un point. Mais je pense que me laisser le contrôle de temps en temps ne vous fera pas de mal.

- Sauf que vous me demandez de le faire pour le restant de ma vie.

- Tout comme m'appelez Monsieur.

Ce retournement de discussion déstabilisa Kensi. Bordel, qu'elle détestait quand il faisait ça.

- Monsieur ?

- A la fin de vos phrases.

- Chaque phrase ?

Il approuva d'un hochement de tête.

- Non.

- Sauf que vous me demandez de le faire pour le restant de ma vie, Monsieur, répéta-t-il sa phrase.

Il était hors de question qu'elle le dise. Elle se contenta de soutenir son regard.

- Répétez.

Ayant prévu de changer les règles à partir du lendemain, la résistance et les arguments de la jeune femme, l'avait décidé à les appliquer plus tôt. Il était urgent qu'il s'impose avant qu'elle ne prenne confiance. Cependant, Dean prenait conscience qu'il l'avait peut-être mal évalué. Tant pis. Il devrait bien faire avec.

- Répétez.

Il monta le ton d'un cran. Signe de son début d'énervement. Mais Kensi ne comptait pas se rabaisser devant lui.

- Vous n'êtes pas mon patron ou un supérieur, lâcha-t-elle. Je ne vous dois aucun privilège d'appellation.

Dangereusement, il s'avança.

- Votre situation prouve le contraire.

Il continua sa marche jusqu'à se tenir à quelques mètres de sa captive.

- Vous commencez à sérieusement m'agacer. Et je ne suis pas sympa dans ces moments là.

La respiration étrangement calme et concentrée, Kensi était aux aguets. Ce coup-ci, elle ne comptait pas le laisser l'intimider. Elle était libre de ses mouvements et disposée à lui montrer qui elle était réellement. Si bien que quand il approcha sa main pour s'emparer de son menton pour renforcer ses dires, elle le contra aussitôt d'un coup de poing au visage.

Sa non-résistance prouva qu'il ne s'y attendait pas.

Il tituba de surprise avant de reprendre ses esprits et de lui jeter un regard noir tout en portant une main à sa joue endolorie.

Elle s'y était attendue. Il n'appréciait vraisemblablement pas.

- Je vous conseille de ne plus m'approcher, l'avertit-elle.

- Vous n'êtes pas en position pour me donner des ordres, siffla-t-il durement.

Sans plus de mots, il fondit alors sur elle à une vitesse affolante.

Etant préparée, la jeune femme le reçut d'un coup de pied au niveau des flancs. Le faible gémissement qui s'échappa de ses lèvres fut sa plus belle récompense des derniers jours.

Cependant, il se reprit plus vite qu'elle ne s'y attendait et la détermination dans son regard l'ébranla.

Il attaqua aussitôt. L'agent féminin esquiva les deux premiers coups mais le troisième la toucha en plein visage. Sous la violence, elle perdit légèrement l'équilibre. Dean en profita et lui donna un coup de pied dans le creux du genou faisant perdre totalement l'équilibre déjà précaire de la brune.

S'aidant de ses bras, elle se releva avec vitesse. Cependant, elle n'eût pas le temps de voir où se trouvait son agresseur qu'elle sentit deux mains immobiliser ses poignets et lui tordre avec violence dans le dos.

Elle se courba immédiatement dans l'espoir d'atténuer la douleur mais Dean monta ses bras plus haut la forçant à ne plus bouger.

- Vous pensiez vraiment que je me serai attaqué à un agent fédéral si je ne pouvais pas le maitriser ? Raffermit-il sa prise.

Kensi émit un sifflement. La douleur devenait insupportable.

- Vous vous souvenez de ce qui arrive quand vous essayez de vous rebeller ? L'interrogea-t-il. Je dois peut-être vous rafraîchir la mémoire ?

Le cœur de la femme s'emballa mais elle était déterminée à ne pas céder.

- Evidemment que non, répondit-il à sa place. Je suis sûre que votre mémoire est exceptionnelle. Alors écoutez bien ce que je vais vous dire car je ne le redirai plus. Demain, une nouvelle personne va arriver. Dans votre intérêt, je vous suggère d'être polie et agréable avec. Elle ne sera pas votre ennemie et vous pourrez parler de vos doutes ou lui poser vos questions. Mais je vous interdis de vous en servir contre moi ou de la prendre comme bouclier. Je pense qu'il est inutile de vous dire ce qui arrivera si jamais vous le tentez quand même. Est-ce que j'ai été assez clair ?

N'obtenant rien, il exerça une légère pression sur les poignets de Kensi, si bien qu'elle crut que ses épaules allaient se disloquer.

- Est-ce que j'ai été assez clair ?

Le souffle court, cette dernière serra les dents pour ne pas crier tout en hochant la tête.

- Bien.

Il garda sa prise encore quelques instants avant de se décider à la balancer avec force contre le mur. Le choc lui coupa la respiration. Gardant la tête face au sol, elle haleta pour tenter de reprendre contenance.

- Ne recommencez plus jamais ça.

Toujours allongée par terre, elle entendit la porte claquer violemment. Là, elle l'avait mis en pétard. Mais au moins, elle avait pu l'évaluer au combat. Il était bon. Néanmoins, elle avait l'habitude de combattre contre Sam et Callen. Et ces derniers lui avaient fourni de bons conseils. D'abord analyser. Contrer ensuite. Il ne lui restait plus qu'à saisir l'opportunité pour agir. Et lui prouver qu'elle était meilleure que ce qu'il pensait.


Concernant la nouvelle personne, elle sera par la suite un personnage important. Autant dans Désenchantement que dans sa suite Renaissance.

J'espère que ça vous a plu.

A la prochaine,

Tanutwo