Bonjour à tous :)
Un gros merci à toutes les personnes qui me lisent et commentent ma fic :)
J'espère que ce chapitre vous plaira, car vous allez avoir le droit à un Drago quelque peu... différant de ce qu'il est depuis le début^^
RAR :
loulou c'est moi : Et oui, ça en prenait la tournure, mais malheureusement, tu découvriras vite qu'avec moi, dès qu'on fait un as vers la romance, on en fait deux vers la haine ^^
Chapitre 8 : Sauvetage éclair.
Hermione reposa son balai avec soulagement cette journée était particulièrement chaude. Elle épongea la sueur qui perlait sur son front avec le dos de sa main, et s'éventa en secouant son chemisier ouvert jusqu'à la naissance de sa poitrine.
Drago était au travail, au ministère de la Magie, elle pouvait donc se laisser aller à lire dans la bibliothèque, de plus, le temps s'y prêtait parfaitement.
Elle ouvrit l'une des grandes fenêtres puis prit place dans son fauteuil préféré. Un souffle d'air courait dans son cou ; elle ferma les yeux et mit la tête en arrière pour le savourer. Ça aurait été un vrai bonheur que de pouvoir réellement prendre l'air et le soleil, dehors. Malheureusement, les sorts qui la retenaient prisonnière dans la maison étaient vraiment puissants. Hermione désespérait de réussir à les briser juste avec son esprit, elle ignorait même si c'était possible.
Les yeux toujours fermés, elle profitait du soleil qui lui chauffait le visage, du silence, seulement troublé par le pépiement des oiseaux. Les pieds croisés et posés sur la table basse, son livre de sorts innés tenu fermement dans les bras, elle pensait au bonheur que ça serait de retrouver les siens, même si les souvenirs qu'elle en avait, avaient été partiellement effacés.
Au bout d'une dizaine de minutes seulement, elle s'étonna de ne plus rien entendre du tout. Hermione rouvrit les yeux, à l'affût. Elle posa délicatement son livre sur l'accoudoir du gros fauteuil en cuir et se dirigea vers la fenêtre. En prenant soin de ne pas la dépasser, elle pencha sa tête. À droite comme à gauche, elle ne vit pourtant rien.
Ce n'est que lorsqu'elle retourna vers le fauteuil, prête à reprendre la lecture qu'elle eut la certitude d'avoir entendu le bruit d'un transplanage, puis d'un second, et enfin, d'un troisième !
Elle courut de nouveau vers la fenêtre, regarda attentivement à toute vitesse le vaste parc qui s'étendait sous les carreaux ce n'est que là qu'elle les vit. Deux silhouettes se tenaient camouflées derrière d'épais troncs d'arbres.
Hermione plissa les yeux pour ajuster sa vue et son cœur s'affola. Elle ne pouvait pas se tromper, la longue chevelure blonde ne pouvait qu'appartenir à Luna Lovegood !
Un cri de bonheur faillit s'échapper de sa gorge tant elle était heureuse. Elle sortit de la bibliothèque tellement vite qu'elle trébucha dans le gros fauteuil, puis courut à la porte d'entrée et l'ouvrit en grand.
Elle sursauta lorsqu'elle tomba nez à nez avec Dean Thomas, qui était déjà derrière la porte d'entrée !
— Mon dieu, Dean !
— Hermione, enfin ! Comment vas-tu ?
Dean fit signe à Luna et Cho Chang d'approcher. Pleines d'excitation, les filles voulurent aller serrer Hermione dans leur bras, mais elle les en empêcha.
— Ne faites pas ça ! Connaissant Malefoy, il a dû piéger l'intérieur aussi, si vous entrez, vous risquez de ne plus sortir !
Les filles reculèrent, déçues.
— Nous avons quelqu'un qui le surveille justement, il ne devrait pas revenir avant longtemps.
— Je sais, intervint Hermione, il travaille jusqu'à dix-neuf heures en général.
— Hermione, nous sommes si heureuses de voir que tu vas bien, fit Cho. Nous avions tellement peur que... Cho se tut, embarrassée.
— Je vais bien, je vous assure.
Hermione mourait d'envie de leur raconter tout ce qu'elle avait vécu, mais il y avait bien plus important à faire, elle devait sortir d'ici !
— Dean, j'ignore quel sort me retient à l'intérieur, mais il est très puissant.
— Oui, nous nous en sommes doutés. C'est pourquoi Luna nous accompagne. Après toi, c'est celle qui connaît le plus de sortilèges, répondit Dean qui voulut la rassurer avec un sourire encourageant.
Cependant, il semblait soucieux lorsqu'il céda sa place à Luna. Cette dernière ne s'encombra pas de paroles, elle alla à l'essentiel. Avec sa baguette, elle fit des gestes de haut en bas devant la porte d'entrée. Au bout de quelques minutes, alors que chacun retenait son souffle, elle arrêta.
— Désolée, je ne sais pas comment faire cesser le sort.
Une chape de plomb venait de tomber dans l'estomac d'Hermione.
— Si nous tentons quoi que ce soit, le sort déclenchera une alarme. Il ne te reste plus qu'à te débarrasser de Malefoy avec cette baguette.
Luna tendit une baguette à Hermione, en prenant soin de ne pas dépasser la porte, comme s'il n'y avait rien de plus naturel.
Hermione attrapa le bout de la baguette et la serra contre elle.
— Merci !
Avec ça, elle pourrait maîtriser Malefoy et l'obliger à la libérer ! Ces amis ne pouvaient rien faire de plus pour elle. C'est avec regret qu'Hermione leur dit :
— Partez vite, on ne sait jamais, quelqu'un pourrait arriver !
— Pas de risque, nous serions prévenus, et...
Un «plop » retentit et Drago apparut, l'air furieux. Hermione leur cria de faire attention mais Dean réagit trop tard un sort de Drago l'avait atteint de plein fouet. Il gisait maintenant la tête en sang, au pied de l'arbre contre lequel il avait été propulsé.
Tout se passa si vite. Cho fut stupéfixée, et Luna qui n'avait pas réussi à lancer un sort à Drago hurlait sous un Doloris.
— Arrête ! Je t'en prie ! Malefoy, laisse-la ! Pitié !
Hermione hurlait, mais le sort ne cessait pas. Drago avait juste tourné la tête dans sa direction une fraction de seconde. Elle voulut sortir, mais elle savait que c'était impossible, elle se sentit impuissante, jusqu'au moment où elle se souvint qu'elle tenait une baguette. Elle se maudit une fraction de seconde avant de jeter un Expelliarmus.
Elle comprit que trop tard que le sort installé par Drago empêcherait le sien de passer. Lorsqu'il ricocha dessus, elle fut propulsée contre le mur derrière elle. Du sang qui provenait d'une blessure à la tête lui brouillait la vue. Hermione était sonnée, mais malgré ça, elle se força à se relever. Elle essaya à deux reprises mais n'y arriva pas, alors elle s'aida de ses ongles et rampa sur le sol, pour récupérer la baguette qui lui serait utile lorsque Drago passerait la porte.
Tout en avançant, Hermione ne quittait pas la scène des yeux. Drago allait tuer Luna s'il n'arrêtait pas... Soudain, les cris se turent. Hermione ferma les yeux et une larme s'échappa. C'était fini. Avec la force du désespoir, elle parvint à mettre la main sur sa baguette qui, au même moment, s'enflamma, disparaissant dans un éclair de fumée bleutée.
Elle releva les yeux pour voir Drago arriver sur elle fou furieux. Son front cogna douloureusement sur le sol lorsqu'il empoigna ses cheveux, et une exclamation de douleur s'échappa de ses lèvres lorsqu'il tira dessus pour la remettre debout.
Il la traînait à travers les couloirs, marchant si vite qu'Hermione, encore groggy et entravée dans ses mouvements, trébuchait souvent. Elle le suppliait de la lâcher, mais il semblait impénétrable à ses cris de douleur.
Ses genoux cognèrent et s'écorchèrent sur les marches des escaliers, et enfin, Drago s'arrêta. La porte de la chambre d'Hermione s'ouvrit à la volée et il la jeta sur sa paillasse.
— Jamais tu ne partiras d'ici, c'est clair ? La prochaine fois que tu cherches à t'enfuir avec tes amis, je les tue tous et toi avec !
Hermione sursauta lorsqu'il sortit en claquant la porte. Folle de douleur et de chagrin, elle se laissa sombrer dans l'inconscience.
Elle se réveilla au milieu de la nuit. Son sang battait douloureusement contre ses tempes. Elle porta la main à sa plaie au crâne pour essayer de voir l'étendue des dégâts et elle poussa une petite exclamation de douleur lorsqu'elle tomba dessus. Le sang séché collait ses cheveux, et sa coupure surmontait une bosse de la taille d'une balle de ping-pong... Sa bouche était pâteuse mais l'idée même de se lever pour aller chercher le verre d'eau sur son bureau lui donnait le vertige. Elle se laissa alors retomber doucement sur son lit et ferma les yeux. Ses pensées commencèrent à vagabonder vers les souvenirs de la journée, signe qu'elle ne tarderait pas à se rendormir. Quand l'image de son livre s'inscrivit derrière ses yeux, elle les ouvrit violemment ! Elle se redressa si brusquement qu'elle eut un haut-le-cœur.
Et si Drago avait été dans sa bibliothèque ? Non, ce n'était pas possible, il serait sans doute venu la torturer s'il avait découvert le livre resté posé sur l'accoudoir du fauteuil...
Elle faillit perdre l'équilibre lorsqu'elle se releva. Une fois debout, elle dut se tenir quelques secondes au mur en attendant que son tournis cesse.
Avec mille précautions, elle tourna la poignée de sa porte sans la faire grincer. Précautionneusement, elle mit un pied en dehors de sa chambre, et voyant qu'il ne se passait rien, elle avança le reste de son corps. Le couloir était sombre et désert. Pas étonnant, à cette heure-ci, Drago devait dormir. Elle ne voulait pas prendre le risque de le réveiller, ou d'attirer son attention, donc avec une extrême prudence, elle se rendit jusqu'à la bibliothèque. N'ayant pas emporté de bougie, elle se cogna de nombreuses fois dans les meubles ou les murs, et à chaque fois, son cœur cessait de battre, craignant que le bruit ne la trahisse.
Elle chercha son livre à tâtons mais ne le trouva pas. Elle était pourtant certaine de l'avoir laissé là ! Elle se revoyait le poser sur l'accoudoir. Plus le temps passait, et plus son front se couvrait d'une sueur froide. Drago devait l'avoir trouvé, elle ne voyait pas d'autre solution !
Tremblante de tout son corps, elle prit le chemin du retour. En tournant l'angle du couloir, elle s'arrêta net. De la lumière provenait du salon. Elle était passée par là pour venir, donc elle était persuadée qu'il n'y avait personne. Ou alors, Drago s'était peut-être endormi sur le sofa, et il venait de se réveiller, pensa-t-elle. Hermione n'osait plus bouger, ni même respirer. Elle était tentée de rester cachée le temps que Drago parte, mais si Drago allait voir si elle dormait ? C'était trop risqué. Sur la pointe des pieds, elle avança donc aussi silencieusement qu'elle put.
Lorsqu'elle posa le pied sur la troisième marche, celle-ci grinça faiblement. Hermione se crispa, mais ce qu'elle craignait arriva. Drago sortit du salon à toute vitesse.
— Qu'est-ce que tu fous là ?
— Je... j'avais faim, mentit-elle rapidement.
— Je ne veux plus te voir Granger, alors hors de ma vue !
— Dans ce cas, il ne fallait pas m'acheter, ou mieux, il fallait me laisser partir !
Elle vit au regard noir de Drago qu'elle aurait mieux fait de garder le silence. Une fois de plus, il se rua sur elle, lui empoigna le bras, et la traîna à nouveau jusqu'à sa chambre, dans laquelle il la poussa, avant de fermer la porte par un Collaporta.
Hermione se jeta contre, tenta de l'ouvrir, hurla à Drago de lever le sort, mais la porte ne bougea pas.
Le premier jour, Hermione se dit que Drago était vraiment énervé et fâché après elle. Le second, passé à être enfermée dans sa chambre, sans manger, elle pensa qu'il avait décidé de la laisser mourir de faim. Au début du troisième jour, elle en fut certaine.
Elle avait passé plusieurs heures la veille à taper contre la porte, à hurler, à supplier, à s'égosiller, mais il n'y avait eu aucun signe de vie derrière cette foutue porte. Aujourd'hui, elle avait la voix cassée, les yeux gonflés et rouges à force de pleurer, et le moral au plus bas. Alors que son estomac criait famine et qu'elle avait presque cessé d'espérer, la porte s'ouvrit toute seule.
Au début, elle crut à une hallucination, mais après de longues minutes à observer la porte entrouverte, elle dut se rendre à l'évidence : Drago l'avait enfin libérée de sa chambre.
La jeune femme sortit lentement. Le couloir était vide, elle n'entendait aucun bruit révélant d'une quelconque activité. Plus elle s'approchait de la cuisine, et plus l'odeur du café chaud et des tartines grillées lui tenaillaient l'estomac. Lorsqu'elle pénétra dans la cuisine, elle ne vit personne. Seule une corbeille remplie de viennoiserie trônait au centre de la table. N'y tenant plus, elle se précipita dessus et prit une brioche individuelle bien rebondie et brillante. Croquer dedans fut un tel délice qu'elle aurait laissé un gémissement de contentement sortir de sa bouche si elle n'avait pas eu peur d'attirer l'attention de Drago. La brioche fut engloutie en un rien de temps, mais son estomac n'en fut pas rassasié pour autant. Elle attrapa un croissant qu'elle croqua d'emblée, et un pain au lait qu'elle glissa dans sa poche.
Hermione savait qu'elle aurait du mal à avaler toute cette nourriture après trois jours de famine, mais ne sachant pas si Drago comptait l'enfermer de nouveau, elle préféra prendre ses précautions.
D'ailleurs, où était-il, et qu'attendait-il d'elle ? Est-ce qu'elle devait reprendre ses activités de domestique comme avant, ou devait-elle retourner se terrer dans sa chambre en évitant à tout prix d'être vue par lui ?
— Granger, viens ici !
La voix venait de la véranda. Hermione avait déjà au moins une réponse à l'une des questions qu'elle se posait.
Elle se rendit dans la véranda. Drago était assis sur une chaise en fer forgé, blanc, devant une table du même style. Il lisait tranquillement son journal et portait à ses lèvres une tasse de thé de temps en temps. Il n'avait pas une fois levé les yeux depuis qu'Hermione était entrée, malgré son raclement de gorge.
Au bout d'une longue minute, il prit la parole :
— Qu'est-ce que tu attends, va faire ce pourquoi je t'ai achetée !
— C'est tout ? Tu me laisses dépérir pendant trois jours, et c'est tout ce que tu as à dire ?
Hermione avait tout naturellement haussé le ton. Elle n'en revenait pas, il était complètement cinglé !
— Pardon ? À quoi t'attendais-tu Granger ? À des excuses peut-être ?
— Venant de toi, je n'en sais rien, répliqua Hermione un peu désorientée. Elle ignorait en effet ce qu'elle attendait précisément. Mais, je ne sais pas...
Drago lui coupa la parole :
— Je me suis montré plus que patient, et ça ne t'a pas empêché de tenter de t'échapper alors...
Mais ce fut au tour d'Hermione de lui couper la parole, haussant encore le ton :
— Non mais tu es en train de te moquer de moi ?! Je suis ta PRISONNIÈRE ! Alors oui, merci ! Je te suis infiniment reconnaissante de ne pas avoir abusé de moi, bravo, c'est vraiment très avenant de ta part, cracha-t-elle avec ironie, mais je suis retenue ici captive ! Sans compter que pour la patience, tu repasseras, j'ai quand même été torturée à plusieurs reprises, et affamée ! Tu t'attendais sans doute à ce que je me contente de laver tes chaussettes tout le reste de ma vie parce que tu ne me tortures que de temps en temps ? Et que jamais je n'essayerai de m'échapper pour te remercier de tout ça ?
La diatribe enflammée d'Hermione l'avait essoufflée. Elle craquait. La peur qu'elle avait eue de mourir oubliée dans sa chambre, ajoutée au fait d'avoir vu Drago tuer ses amis, les derniers qu'elle avait, avait eu raison de ses nerfs.
— J'ai la baguette qui me démange Granger, alors obéis.
La mâchoire contractée, Drago reprit malgré tout la lecture de son journal.
— Ou sinon quoi ? Tu me tueras, comme tu prends tant plaisir à le faire ? D'ailleurs, tu ne fais pas la première page ? lança Hermione en montrant le journal qu'il lisait. Le célèbre Drago Malefoy tue trois opposants aux Ténèbres, ça devrait figurer en première page pourtant ! Tu vas être récompensé par ton maître ? À moins que ça n'ait été les gros titres de l'édition d'hier, ou d'avant-hier, je ne sais pas, j'étais enfermée dans une pièce !
— Ou peut-être que ça ne figure pas sur les gros titres parce que ce n'est pas arrivé ! s'emporta Drago en reposant furieusement son journal.
— De quoi tu parles ? Tu crois que je ne t'ai pas vu torturer Luna ? Et Dean, le visage en sang ? Qu'as-tu fait de Cho lorsque tu m'as enfermée ?
— Et pourquoi devrais-je te répondre ?! s'exclama-t-il.
— Parce que... Parce que ! Maintenant que tu as commencé, va jusqu'au bout !
Drago la fusilla du regard, l'envie de partir et la laisser seule se poser un millier de questions le tentait vraiment...
— S'il te plaît, finit-elle par demander plus calmement.
— J'ai libéré Cho du sortilège et lui ai dit de dégager de chez moi avec les deux autres, et de ne jamais remettre les pieds ici, car la prochaine fois, je serai moins clément ! confessa-t-il, cédant au ton suppliant d'Hermione.
— Je ne te crois pas !
Hermione ne savait plus quoi penser.
— Crois ce que tu veux, ça m'est égal !
Drago se leva furieusement et passa en trombe devant Hermione.
— Pourquoi ? demanda-t-elle, la voix plus calme encore.
— Parce que ça ne servait à rien. Ils sont finis, à quoi bon les tuer, nous avons gagné, plus jamais ça ne changera. Ils ne représentent plus aucun danger maintenant. Je n'avais pas besoin d'avoir trois cadavres sur ma pelouse !
Drago n'ajouta rien et sortit de la pièce. Elle n'arrivait pas à reconnaître le Drago Malefoy qu'elle avait découvert et détesté à Poudlard, ni celui qu'elle avait imaginé mille fois en Mangemort, celui qui, pensait-elle, s'adonnait avec plaisir aux meurtres et tortures, celui qui avait tué Ron. Elle n'arrivait pas à le comprendre, elle était perdue, tout comme il semblait lui-même perdu. Quel était le but de tout ça ?
Elle ne le croisa pas du reste de la journée. Hermione prépara le dîner pour sept heures, comme elle le devait, mais contrairement à son habitude, Drago n'attendait pas dans le salon. Elle monta donc voir s'il se trouvait dans sa chambre il n'y était pas. Elle alla ensuite vérifier dans son bureau, puis dans la véranda, mais elle fit le même constat. Elle descendit même jusqu'à sa salle de potions qui était vide également. Il ne restait plus que la bibliothèque. Elle songea soudain qu'il n'avait pas évoqué le livre de magie. C'était étrange, vu la énième dispute qu'ils avaient encore eue, elle aurait pensé qu'il aurait mis ça sur le tapis...
C'était un mystère. Si Drago n'avait pas trouvé son livre, où est-ce qu'il était passé ? Elle devait en avoir le cœur net et fouiller la bibliothèque. Lorsqu'elle entra, elle vit que Drago était assoupi sur le fauteuil qu'elle utilisait. Elle s'approcha doucement de lui. Le livre ne semblait pas être là... Elle se souvenait pourtant l'avoir posé délicatement sur l'accoudoir... Elle se rappela aussi soudain qu'elle avait trébuché contre le fauteuil dans sa précipitation à sortir ! Toujours guettant le moindre mouvement de Drago dont le souffle confirmait qu'il dormait, elle regarda attentivement tout autour du fauteuil. Hermione fronça les sourcils en ce demandant où est-ce qu'il avait bien pu atterrir quand elle eut sa réponse ! Un éclat brillait entre les deux pieds de Drago. Le livre était juste là, sous le fauteuil...
Hermione se mit délicatement sur les genoux. Son bras était assez fin pour passer sous le fauteuil, mais pas assez long pour attendre le livre d'aucun des autres côtés... Elle devait passer la main entre les jambes de Malefoy et pousser le livre sur le côté. Hermione dut s'y reprendre à trois fois avant d'aller jusqu'au bout, tant ses membres tremblaient. Si jamais Drago se réveillait et la trouvait dans cette position, elle ignorait vraiment qu'elle excuse elle pourrait lui donner ! Après un dernier essai, elle réussit à décaler le livre vers la gauche. De là, toujours en prenant soin de ne pas faire de mouvements brusques, elle parvint à le récupérer !
Hermione se releva, fière d'elle, camoufla le livre sous ses vêtements, et se racla la gorge pour finalement réveiller Drago.
— Le dîner est prêt.
— J'arrive, sors.
Décidément, Malefoy n'était pas aimable au réveil.
Merci d'avoir lu :)
