Je comptais laissée la fic comme ça... mais j'ai croisé un témoin de Jéhovah et celui-ci m'a dit : "non, Roseturquoise... Jésus veut que tu termines cette fic, parce que notre Seigneur aime les gays autant que les hétéros. Alors termine cette fic. TERMINE-LA. JE T'EN SUPPLIE".

Bref, je vous parle en tant que... témoin d'un témoin de Jéhovah :D

Et encore bref... bonne lecture et joyeux troll à vous tous x3


Après avoir parcouru 5 kilomètres (à pied !), le Maskemane, Rémington et son frère Grany arrivèrent à une petite bourgade. Cela semblait être un endroit charmant, bien que rustique.

- J'ai faim... marmonna Grany.

- Moi aussi... lui répondit Rémington.

- Deux voix contre une... je vois que nous allons donc faire une pause, fit le Maskemane avec une pointe d'humour.

Les deux étaient trop fatigués pour rire, apparemment.

À peine furent-ils entrées qu'ils croisèrent un villageois, avec une mine si nonchalante qu'on aurait dit que sa propre vie l'ennuyait. Le Roublard l'interpella :

- Hep, toi, quel est le nom de ce village ? Où se trouve l'auberge ?

- ...Chais pas comment s'appelle le village. Il est tellement pourri qu'il n'a pas de nom. Pour l'auberge, dirigez-vous à droite puis tout droit. Au plaisir.

Et il continua sa route d'un pas insouciant.

- Woah, à ce point là ? Bon, allons-y, fit Rémington.

Ils trouvèrent l'auberge, et y entrèrent.

Alors que le village semblait plutôt vide à l'extérieur, l'intérieur de l'auberge était si bondé de gens qu'on aurait dit que c'était là qu'ils vivaient tous. Après avoir passé un regard circulaire sur toute la pièce, Rémington se dirigea vers l'aubergiste qui s'affairait à rincer des chopes de bière.

- Hep, aubergiste, combien pour le repas et la nuit ici ?

- Le prix que vous voulez, répondit-il au grand étonnement de Rémington. Personne ne passe par ce village, alors j'ai fini par m'en accommoder.

Rémington sourit de toutes ses dents (ce qui avait pour conséquence de provoquer un frisson glacé chez les autres, la plupart du temps).

- Zéro kama me semble être un prix fort convenable. Quel est le menu ?

- Chais pas, je vais voir ce qu'il reste, répondit-il d'un ton nonchalant. (Son attitude ressemblait à celui du premier villageois qu'ils avaient croisé)

Il ouvrit tous les placards du bar, tandis que Grany et le Maskemane s'étaient approchés.

- Chuis désolé, dit-il après un temps. Mes habitués ont tout mangé.

- Tu es sûr ? demanda Rémington, la dague déjà au poing.

- Mais voyez par vous-même, si vous ne me croyez pas...

Ce qu'il fit : il contourna le bar et ouvrit les placards, jetant un oeil de temps à autre sur l'aubergiste pour prévenir un quelconque piège. Mais l'aubergiste disait vrai : pas une seule miette ne se terrait dans les recoins des placards. Pas une seule.

- Comment faites-vous pour vous nourrir ?! demanda Rémington d'un ton très peu chaleureux. Vous me semblez bien bedonnant, pour un gars qui n'a rien à bouffer !

- Et bien... lorsqu'il n'y a plus rien à manger, nous allons cueillir de l'herbe et nous en faisons de la soupe. C'est pas si mauvais que ça, le goût, croyez-moi, ajouta-t-il.

- Et ça sous-entend qu'il y a des moments où vous avez à manger ? répliqua le Roublard d'un ton circonspect.

- Oui, lorsque le Roi nous fait parvenir de la nourriture... une fois par mois.

Le Roublard n'ajouta plus rien et sortit de l'auberge d'un pas vif, la mine sombre. Il marcha jusqu'à s'être largement éloigné de l'auberge.

Il fut bientôt rejoint par le Maskemane et Grany.

- Alors, Rémy, qu'est-ce que tu comptes faire ? s'enquit son frère de sa voix nasillarde.

- Je compte dénicher l'endroit où ils stockent leur bouffe, répondit-il avec une voix légèrement saccadée que son frère lui connaissait lorsque son frère échafaudait un plan dans sa tête.

- Mais ils n'ont rien à manger, fit remarquer le Maskemane.

- Pff, tu l'a vraiment cru ? répliqua Rémington d'un ton sarcastique. Comment peut-on avoir aussi bonne mine en mangeant uniquement de l'herbe ?

- Je ne sais pas, l'habitude, sans doute, répondit-il.

- Tu as déjà essayé, pour voir ?

- Pas vraiment ; je préfère manger les coléoptères, répondit le Maskemane avec un sourire au coin invisible.

- BEURK ! se contenta de répondre Rémington.

"Dire qu'il m'a embrassé !", pensa-t-il. "Enfin... je préfère oublier ça..."

- Qu'est-ce que je disais... mon frère fréquente des gens bizarres de chez bizarres..., marmonna Grany.

- Cherchons leur entrepôt ! dit Rémington, en s'efforçant de ne pas parler d'un ton trop fort mais suffisamment élevé pour couper court à la discussion.

Grany ne se fit pas prier ; il était ragaillardi par la perspective de pouvoir dégourdir ses quatre pattes de Chacha en fouillant partout à toute vitesse, mais aussi par la perspective d'un vol.

- Tu comptes vraiment les voler ? demanda le Maskemane. Après tout, même s'ils cachent leur nourriture, c'est sûrement pour une bonne raison.

- Je pense que c'est surtout par pingrerie, répliqua Rémington d'un ton égal. Et puis, je n'aime pas que l'on se moque de moi.

"Mais quel égocentrisme", pensa le Maskemane.

- Dans ce cas, vas faire ton Roublard tout seul... ça ne me concerne guère, conclut le Maskemane.

- Je ne te partagerai pas le butin.

- Que veux-tu que ça me fasse ?

Ne se sentant pas apte (moralement et physiquement) à brutaliser le Maskemane pour le forcer à prendre part au vol, il cria d'un ton brutal alors que le Maskemane prenait le chemin vers l'auberge :

- C'est dans ta famille qu'on apprend à être aussi lâche ?

Le Maskemane se retourna lentement, sans se presser. Il fixa Rémington d'un air aussi impassible que son propre Masque de la Classe (si c'était possible), et lança en retour :

- Ma famille m'a appris l'honneur. C'est déjà ça.

- Et tu crois que ça fait partie de l'honneur, la lâcheté ? continua Rémington sur le même ton.

- Oui. Dans certains cas.

Il n'ajouta rien d'autre et reprit sa route vers l'auberge, avec la ferme intention d'y rester cloîtré le temps que la tempête se calme (: "tempête" étant un synonyme de "Roublard", d'après ce que le Zobal a pu se rendre compte).

Rémington, l'air à la fois mauvais et perplexe, prit une direction au hasard et commença ses recherches.


Voilàààà ! ^^

Désolée pour le troll... j'espère que vous envisagez vous aussi une suite, avec une meilleure fin que celle du chapitre 7 qui était... plutôt ringarde, on va dire XD

Et sinon bah... je vais devoir plier bagages... mais ça serait pas sympa, compte tenu de mon boulot ! (Et surtout de cette volonté hors du commun dont j'ai fait preuve pour continuer la fic *se vante à mort*)

Bonnes vacances, au fait ;)