Chapitre 8
POV Hermione
OK OK, vous vous demandez surement bien pourquoi moi, HermioneGranger, sorcière née moldu, ait décidé de faire ami-ami avec Malefoy, un serpentard. Mais pas n'importe lequel, le Prince des serpents et qui ne s'est pas gêné de m'insulter de «sang de bourbe». Eh bien voilà c'est tout simple. Voyez-vous il est pas mal dans son genre, et riche de surcroît. Bon c'est vrai que c'est ne pas le seul, surtout parmi les sang-purs, comme ses deux amis Nott et Zabini qui ne sont pas mal non plus, mais bon moi c'est Malefoy que je veux. Et je l'aurai, foi de Granger ! Je suis sûr que vous vous demandez «et Ronald dans tout ça?», Peuh. De un, vous l'avez bien regardé? Il est dégoûtant, aucun savoir vivre, aucune bonne manière, les porcs mangent plus proprement que lui, et il est pauvre! Je vaux mieux que ça quand même non? Revenons-en à Malefoy Junior, je ne sais pas s'il est célibataire ou en couple, mais je reste persuadée qu'il est libre. A moi la gloire et la belle vie!
Fin POV Hermione
POV Harry
Après m'être assis au côté de Nott, je me tourne vers la table de Mione et Dray. Vous n'imaginez pas à quel point je fus surpris des initiatives de Mione, et en même temps super content. C'est le deuxième plus beau jour de ma vie. J'en suis tellement ému que j'en ai les larmes aux yeux, foutu hormones qui commencent déjà à se détraquer.
«Eh Potter, est-ce que tu vas bien? me demande mon coéquipier
- Oui, c'est juste que je suis un peu trop émotif en ce moment, et voir mon petit ami et ma meilleure ami faire une trêve ça me touche vraiment. C'est bête non ? reniflais-je doucement
- Non, ça ne l'est pas. Ah oui, Draco nous l'a annoncé, je suis au courant de tout. déclara Nott en désignant discrètement des yeux mon ventre
- Oh … déjà … Je ne m'attendais pas à ce qu'il vous en parle maintenant. Bon c'est vrai que de mon côté j'en ai parlé à Ron et Hermione, mais par contre je ne leur ai pas encore dit pour … Draco…, ais-je enchaîné
- OK OK, Potter on se calme, rigola légèrement Nott, t'inquiètes pas, Blaise et moi nous sommes des gens de confiance et les meilleurs amis de Draco, et maintenant pour toi et futur mini-vous, me rassura Nott
- Bien. Maintenant que vous êtes tous bien installé, le cours va pouvoir commencer. Donc je vous demande votre attention à tous les enfants» déclare Mme Trelawney. Elle continua avant de leur demander ensuite de lui apporter une théière qu'elle remplit, de s'en verser une tasse, puis de boire cette dernière, jusqu'à ce qu'il n'en reste plus que les feuilles. Une fois chaque élève servit, elle détailla le processus.
«Vous devrez alors faire tourner trois fois les feuilles de thé avec la main gauche dans le sens des horloges, une fois le thé but, retourner la tasse au-dessus de votre soucoupe en attendant que la dernière goutte soit tombée, puis passez la tasse à votre coéquipier pour qu'il lise votre avenir. Vous pourrez vous aider des pages 5 et 6 de 'Lever le voile du futur'. Bon c'est à votre tour maintenant les enfants, allez-y, Mr Potter et Mr Nott pourquoi ne pas nous faire une démonstration pour vos camarades?»
Je déteste vraiment ce cours, et littéralement cette Mme Trelawney. Qu'allait-elle encore me sortir. Qu'une mort imminente et atroce allait arriver rapidement? Je soupir doucement.
«Bon allons-y. Tu as entendu Potter? Et je te laisse l'honneur de commencer, dit Nott.
- Oui quand il faut y aller» soupirais-je
Je prends la théière pleine devant moi, m'en verse une tasse, la tourne dans le sens des aiguilles d'une montre ET de la main gauche, boit l'eau aromatisé par les feuilles de thé, avant de retourner ma tasse au-dessus de la soucoupe en attendant que la dernière goutte ne soit tombée, puis je passe la tasse à Nott pour qu'il lise "mon avenir". Il prend le livre à la page indiqué par notre professeur et commence a décrire les dessins de mes feuilles.
«Hum je vois, un soleil, commença-t-il, oh une dague, un aigle peut-être, une enveloppe, un œil ouvert, et une main, finit-il les sourcils froncés.
- Quel interprétation peut-on en tirer Professeur Trelawney? Questionne un élève de poufsouffle
- Cela mes enfants, signifie que l'avenir de Mr Potter sera assez chargé et mouvementé. Heureusement, il aura des amis sur qui compter. Une très bonne nouvelle lui est parvenu, déclare-t-elle, bon au travail maintenant vous autres, bon travail Mr Potter, Mr Nott.»
Fin POV Harry
POV Draco
Ce que Théo avait dit, et surtout l'interprétation de notre professeur, ne me rassurait pas du tout. D'ailleurs celle-ci se rapproche et se penche au-dessus de notre paire à Hermione et moi.
«Cela ne devrait pas vous inquiéter Mr Malefoy, vous vous en sortirez. Toutefois faites attention à vous. Je ressens une mauvaise ombre autour de vous. Apprenez à faire confiance au gens qui vous entoure, mais surveillez votre entourage, vous pourriez être surpris. Quand à vous Mlle Granger ….»
Dong dong!!!
La sonnerie de fin de cours retentit, interrompant notre chère Mme Trelawney qui se trouvait derrière ma chaise, ouf sauvé par le gong.
«Mr Potter et Mr Malefoy, je vous prierais de patienter un moment, j'ai un message à vous faire passer.» déclare Mme la folle a liée.
Après que tout le monde soit sorti pour rejoindre le cours suivant, elle nous dit que le directeur souhaite nous voir avant d'aller au cours de métamorphose
«Oh et toute mes félicitations Messieurs» héla-t-elle avant que nous partions pour le bureau directorial.
Alors que nous nous dirigeons vers le bureau du grand Dumbledore
Harry attrape ma main, et fit comme si rien n'était. Je le regarde et lui souris doucement.
«Ah quoi est dû cette soudaine tendresse Potter?
- Je suis fier de toi, Nott m'a dit que tu leur en avais parlé, me répondit-il, les joues légèrement rougie.
- Oui, ce sont mes meilleurs amis, dis-je en haussant les épaules.
- J'en ai aussi parlé à Ron et Hermione, par contre je n'ai pas réussi à leur avouer que tu es le second père du … du bébé, pour nous deux avoue-t-il tandis qu'il se mord la lèvre, pour ça j'ai encore besoin d'un peu de temps, je préfère attendre encore un peu. Tu ne m'en veux pas?
- Non, prends ton temps, je serai là.»
Nous donnons le mot de passe citrouille acidulé puis montons les escaliers en colimaçon menant au bureau de Dumbledore. Nous nous arrêtons face à la porte et hésitons longuement avant d'échanger un regard. Je respire un grand coup pour me donner du courage et frappe à la porte.
« Entrez !» nous invite la douce voix de Dumbledore. Harry ouvre la porte et me laisse passer en premier en me suivant et nous pénétrons à l'intérieur.
«Draco et Harry, venez donc vous assoir. Vous voulez boire un thé? Des bonbons aux citrons?
- Non merci directeur, répondis-je pendant qu'Harry secoua la tête négativement.
- Bon vous savez pourquoi je vous ai convoqué? Madame Pomfresh m'a prévenu de ce qui vous arrivait, d'ailleurs toute mes félicitations Messieurs, dit-il en se caressant la barbe. Avez-vous des questions? Pris une décision?
Harry et moi on échange un regard, avant je ne réponde pour nous deux:
«Non, pas encore Monsieur, on n'a pas encore pris de décision, ni vraiment discuter.
- Vous connaissez les risques qu'Harry pourrait encourir si vous décidiez d'interrompre sa grossesse? Mais il est vrai que vous êtes encore jeunes et étudiants. Poudlard accueille et éduque les jeunes sorciers, mais n'est pas adapté pour un nouveau-né, dit-il en nous regardant derrière ses lunettes demi-lune.
- Oui nous savons tout cela, fit Harry
- Si vous choisissez d'attendre la fin de la grosses, il vous restera deux décisions: abandonner et faire adopter l'enfant à sa naissance; ou bien le garder tout en continuant vos études.»
Harry me lance un regard larmoyant, je sais ce qu'il a vécu. Il ne veut pas que le bébé subisse la même chose que lui. Ma décision est prise, j'espère qu'Harry ne m'en voudra pas de la prendre pour nous deux, pour nous trois.
«Nous le gardons, c'est notre enfant» déclarais-je convaincu de mon choix. Le sourire qu'Harry me lance, efface les derniers doutes que j'aurais pu avoir. Il attrape de nouveau ma main, et entrelace mes doigts aux siens.
«Très bien, sachez que je suis là en cas de besoin, ainsi que madame Mr Pomfresh. Il me faut en informer le restant de vos professeurs, nous sourit-il.
- Et pour mes parents? Demandais-je
- C'est à vous de voir Mr Malefoy. Mais sachez que vous ne devriez pas trop tarder à leur annoncer. Vous ne voudriez pas qu'il l'apprenne par un autre intermédiaire?»
Harry me serre plus fort la main et cela me fit sourire. Il était là pour moi, comme moi je resterai.
«De toute façon, je suis persuadé qu'ils le savent déjà.
- Quoi ? Comment ça? me demande Harry paniqué.
- La tapisserie de la famille Malefoy.
- Quelle tapisserie Dray ? Interroge Harry toujours nerveux.
- Une tapisserie ancestrale et magique qui appartient à la famille Malefoy depuis sa création. Donc à chaque naissance ou grossesse, les noms des nouveaux «liens» si je puis dire, apparaît sur la tapisserie. Par exemple dans notre cas, cette maudite tapisserie nous a déjà balancé. Quand un héritier va arriver, les branches des liens apparaissent magiquement.
- Attends, est-ce que ça veut dire que mon nom s'est inscrit au côté du tiens?
- Fort probable oui. Il doit y avoir un lien qui descend de nous deux dans l'attente de la naissance et du nom du bébé. Si c'est le cas, je ne donne pas cher de notre peau. Ma mère sera heureuse d'avoir un petit-enfant à materniser, cela peut bien se passer, mais concernant mon père, ça risque d'être plus compliqué.
- Ton père n'est plus en prison ?
- Non, il a été libéré. Ne me demande pas comment ni pourquoi je n'en sais strictement rien.
- Sachez Mr Malefoy que votre père change, et que c'est grâce à votre mère qu'il est sorti. Pour la suite, c'est à eux de vous en parler, pas à moi.»
Loin de tout cela au manoir Malefoy
Narcissa regardait les lettres ouvertes, posées sur la table, perplexe, ne sachant pas quoi en penser ou quoi en faire. Finalement elle se rallia à sa coutume habituelle en de pareilles occasions. Cela consistant à crier un tonitruant :
«LUCIIIIUUUUUUUUUSSSSSSSSS !»
Ce n'était certes pas très élégant, mais ça calmait les nerfs. Et surtout, son époux rappliquait rapidement.
Elle attendit peu de temps, se redressant sur la causeuse et lissant les plis de sa robe sur ses cuisses, puis son époux se décida enfin à faire son apparition par la porte qui menait au vestibule. Depuis quelques jours il n'arrivait pas à se défaire de son expression tourmentée, due à une affaire qui tournait plutôt mal avec des sommes importantes d'argent en jeu. Ils n'avaient pourtant pas besoin de perdre plus leur fortune avec les énormes sommes qu'ils avaient été obligés de verser en dédommagement au Ministère pour leur implication dans les affaires du Seigneur des Ténèbres… Sans compter le prix des restaurations du Manoir Malefoy qui commençait peu à peu à retrouver sa gloire d'antan.
Et il ne s'agissait que de pierres, car rien ne semblait pouvoir réparer les dégâts invisibles infligés au cœur même de la famille : Le mental des Malefoy. Au plus bas après des mois et des mois de torture psychologique, de mortifications et d'humiliations au sein même de leur demeure, ils en ressortaient fatigués.
Et ils avaient laissé faire ça. Lucius avait laissé faire ça en invitant le diable dans leur intimité, ne réalisant que trop tard qu'à cause de la marque des ténèbres, il tenait grand ouverte les portes du Manoir à tous les autres mangemorts, vil racaille méprisable, puante et dégoutante.
Narcissa ne lui faisait néanmoins aucun reproche, car il était assez grand et responsable pour s'en faire lui-même, et de fait, il y avait quelque chose de brisé en lui. A partir de quand était-ce arrivé ? Etait-ce lorsque le Seigneur des Ténèbres avait pris sa baguette ? Etait-ce lorsque celle-ci s'était cassée ? Etait-ce Azkaban qui avait terminé le travail ? Il avait tout fait pour garder un semblant de grandeur, mais il n'avait trompé personne, et encore moins Narcissa. Et à la fin, il n'avait plus eu qu'à cœur de sauver sa famille.
Maintenant que tout était enfinfini, qu'ils étaient en sécurité, chez eux, il semblait perdu et désorienté.
«Narcissa, je t'ai déjà dit de ne plus hurler comme cela. Nous avons encore des elfes de maisons que je sache, si tu désires me faire appeler…»
Elle balaya de sa main la remarque et lui désigna les lettres.
«Peux-tu m'expliquer pourquoi ta famille nous envoie des félicitations, d'après ce que je sache je ne suis pas enceinte.»
Lucius haussa les sourcils à la façon malfoyenne, puis fit le tour de la table basse pour s'emparer d'une des missives et la parcourir. Il semblait tout aussi dubitatif qu'elle.
«Qu'est-ce donc que cette histoire ?»
Il s'en saisit d'une autre, mais le contenu était tout aussi vague et insatisfaisant. S'il n'avait s'agit que d'une ou deux cartes, il aurait pu conclure à une simple erreur, mais il y en avait bien une douzaine étalées là, face à eux, et il saluait la retenue de Narcissa qui avait tout ouvert et lu avant de le faire mander, certes un peu cavalièrement.
Il laissa tomber la lettre et fut pris d'une sourde inquiétude. Ce qui se passait en ce moment au manoir… Et ça…. Ça ne pouvait pas être une coïncidence. Narcissa sembla lire dans ses yeux le déroulement de ses pensées car elle eut une expression un peu choquée.
«Draco n'aurait pas osé …»
Et même si ce n'était pas très élégants, tous deux se précipitèrent vers le salon des Illustres, là où se trouvait la tapisserie familiale des Malefoy. Et là ils virent la raison des courriers et félicitations qu'ils avaient pu recevoir.
Il y eut comme un cri d'horreur qui résonna dans le manoir, faisant se recroquevillé les elfes de maison sur eux même de peur d'être les fautifs.
Voilà la suite
