« Hmm, tu as raison, avoir des relations sexuelles avec toi, c'est un fantasme qui t'appartient uniquement, il n'est pas forcément réalisable mais seulement dans le domaine de ton inconscient. Mais c'est vrai que c'était un de mes fantasmes de faire ça que de te faire taire. Moi, j'aimerai qu'après que tu aies mis le désordre sur mon bureau, que tu ranges, oui, j'ai un côté maniaque. » Remarqua Kuga alors qu'elle tenait toujours l'oreille de la séductrice aux rubis qui était à sa totale merci.

« Tu rêves ! Je ne suis pas ta femme de ménage ou ton esclave ! Aie ! Lâche-moi ! Tu me fais mal ! »

« Comme tout ce que je dois supporter de ta part. Il me faudrait me donner une médaille de mérite. »

« Lâchez-moi immédiatement ou je porte plainte ! Vous ne savez pas qui je suis ! Je peux vous détruire ainsi que votre carrière merdique ! » La protagoniste aux émeraudes ne semblait pas avoir peur des menaces surtout lorsqu'elle entendit couiner la châtain.

« Hoo ! Quel langage ! Des menaces en plus ? La petite princesse est en train de piquer sa crise de nerf et elle tape du pied ? J'ai peur. Vas-y, je ferai de même, dégradation de matériel, harcèlement sexuel, intimidation et j'en passe. J'ai un proche ami avocat. Alors remet à sa place mes affaires. »

« Lâches mon oreille ou je mords. »

« Je vais t'acheter une muselière. Range ce que tu as jeté par terre et je te laisserai tranquille. »

« Non ! »

« Alors je te fais partir avec un bon coup de pied aux fesses de mon bureau. »

« Vous n'oseraaaaaiiiiiiiiiie ! » Hurla la beauté aux rubis alors que son médecin lui tira de nouveau l'oreille.

« Il ne faut jamais battre une enfant mais lui apprendre les bonnes manières. Tu ranges ou tu pars ! Non, j'ai une meilleure idée comme tu te comportes comme une enfant, je vais te traiter comme tel. Va au coin et la tête en face du mur. »

« Sur mon corps mort ! » Aboya folle la châtain alors que son psychologue l'avait relâché, Fujino toucha son oreille rougit et la fusilla du regard.

« Fais ce que tu veux, tu ne veux écouter personne, ce n'est pas grave. J'aimerai que tu partes. » Déclara autoritairement la louve qui reprit sa place sous l'air incrédule de Shizuru.

« Quoi ? Tu plaisantes ? »

« Tu devrais consulter pour ton audition, je t'ai dit que je voulais que tu partes ! » Répéta plus ferment Kuga alors qu'elle n'observait plus son interlocutrice. Elle ne supportait plus ce comportement, si elle ne faisait rien maintenant, Shizuru allait déraper plus qu'elle ne le faisait.

« Et si je ne veux pas ? »

« Alors c'est moi qui partirais, j'ai des choses plus importantes à faire que d'être le jouet d'une gamine capricieuse, tu n'es pas contente ? Ce n'est pas grave, tu peux rester dans ta chambre, je vais m'occuper d'autres patients, on m'a confié d'autres dossiers. Tu crois être le centre du monde ? Mais tu n'es pas le mien. Si tu veux qu'on te respecte, tu devrais te respecter ainsi que les autres. C'est pour cette raison que tout le monde se méfie de toi, qu'on te traite de manipulatrice. Tu te crois mieux que les autres alors agis de manière responsable car je te vois encore plus comme une gamine insupportable. » La beauté à la chevelure miel se mordit sa lèvre inférieure quand elle vit la bluette ranger son sac, elle soupira et ramassa un par un les affaires qu'elle avait jeté sur le sol. Ayant fini, elle observa sa comparse qui se rassit et semblait être contente de cette initiative, tardive mais bien réelle.

« Et le :'je suis désolée ? »

« Faut pas rêver. » Shizuru reprit sa place puis observa sa psychologue.

« Continuons notre conversation avant ce petit incident. Est-ce que tu as un petit ami ? »

« Non, je suis célibataire, c'est bien pour toi. » Natsuki soupira, les mauvaises habitudes reprennent. Ce comportement provocant, elle préféra la docile Shizuru.

« Pourquoi n'as-tu pas de petit ami ? Tu te vantes de ta beauté, tu séduis pas mal d'homme. Tu as un type d'homme ? »

« Tu es plutôt mon genre. »

« C'est-à-dire une femme ? » Shizuru se mit à rire, elle ajouta :

« Ah, le genre, ce n'est pas un souci. »

« Pas dans notre société actuelle, l'homosexualité est dite accepté mais quand on découvre qu'une personne est gay alors il y a instinctivement ce rejet, ce regard de l'autre qui critique. Tu viens d'une famille bourgeoise, est-ce que ton père serait apte à accepter ton homosexualité ? » L'adolescente se mit quelques secondes à trembler, Natsuki avait vu juste. Mais sa patiente reprit de la contenance.

« Tu as essayé de te suicider ? Et cela à de nombreuses reprises ? Tu te scarifié ? Est-ce que c'est à cause de ton homosexualité, c'est pour cette raison que tu dragues essentiellement des hommes ? Pour prouver à toi-même que tu es normale ? » Fujino fusilla sa nouvelle psychologue avec mépris, comment pouvait-elle énoncer nonchalamment cette chose ? Qu'elle la haïssait, elle allait lui faire regretter amèrement de lui parler de la sorte.

« Vous avez raison doc. »

« Pourquoi ? L'homosexualité ? Ton père ? Le regard des autres ou le tien ? »

« Ça ne vous concerne pas. »

« Ok, comme tu le voudras, on verra cela plus tard. »

« C'est ça dans vos fantasmes inconscients. » Ironisa la buveuse de thé qui réutilisa les termes de la bluette.

« Donc tu aimes jouer du piano ? Ou tu aimes la musique classique, je t'aie entendu fredonner- »

« …cela ne vous concerne pas non plus. »

« Wow, le vous maintenant ? J'ai dû t'énerver pour que tu mettes soudainement de la distance. J'ai cru que tu adorais parler, je vois que tu es assez timide sur certains sujets bien que tu te vantes sur d'autres, ce n'est pas grave, je n'avais pas spécialement envie de tenir une conversation pendant… » La louve observa sa montre « Une heure vingt-huit. On va dire que j'ai fait assez la conversation pour aujourd'hui. » La bluette mit ses écouteurs et écouta de la musique puis elle se mit à fredonner alors que la châtain croisa les bras et serra des dents.