Bonjour voici la suite ! Le prochain chapitre arrivera bientôt… du moins quand je l'aurais écrit ! Etant donné que je me centre davantage sur ma principale fiction, je passe moins de temps sur celle-ci. Je vous invite d'ailleurs, si vous aimez le couple Harry/ Ginny et si vous n'aimez pas trop attendre, à lire A travers l'histoire et Après l'histoire qui sont les suites logiques de cette fiction même si elles ont été écrites avant. Bref bonne lecture ! A bientôt et merci pour vos commentaires !
Chapitre 8
Mes talents de décoratrice sont inégalables. Je ne comprends pas pourquoi Ron et Harry se sont moqués de moi en voyant la décoration du salon hier soir, ils disent qu'on dirait une explosion de guirlandes. Moi je trouve que c'est très artistique. Après tout, je n'allais pas mettre deux ou trois guirlandes par ci, par là. Ils sont jaloux, c'est tout. Le salon du Terrier n'a jamais été aussi bien décoré, voilà tout. Le réveillon a été très calme. Il n'y avait que mes frères, Harry, Fleurk et Lupin. On a passé un peu trop de temps à écouter Celestina Moldubec à mon goût mais sinon, c'était plutôt sympa. Excepté le fait qu'Harry me parle de moins en moins.
Je me rappelle que c'est Noël et je fouille dans ma chaussette. J'enfile l'incontournable, le seul, et l'unique pull tricoté par ma mère. Cette année, il est noir avec un grand cœur rose au milieu. Ma mère croit toujours que j'ai cinq ans mais ce n'est pas grave, c'est toujours mieux que ceux de Fred et George, je parie qu'elle a encore fait des lettres « F » et « G ».
J'enfile un jean car je ne vais pas sortir avec seulement un pull sur le dos. Quoi que, Harry finira peut-être par me remarquer comme ça… Ha ha je suis pathétique !
Je descends et m'assieds à table à côté de George. Tout le monde est là même Remus qui est resté à la maison. Il ne manque qu'Harry et Ron. Ils doivent encore être en train de dormir, de vraies épaves ! Quelques minutes plus tard, je les vois descendre les escaliers. Ils s'installent en face de moi, à côté de Bill et Fleur.
Ma mère est en train de se pavaner depuis tout à l'heure avec son nouveau chapeau serti de diamants et son nouveau collier en or que Fred et George lui ont acheté. Sérieusement, et moi, ils ne m'ont offerts que des produits de leur magasin alors qu'ils auraient pu m'acheter… je ne sais pas, une robe de soirée de la mort qui tue qui aurait rendu Harry complètement fou de moi et… Bref, arrêtons de penser à lui. C'est plutôt compliqué vu qu'il est en face de moi. Je le regarde et remarque quelque chose dans ses cheveux. Je regarde plus longuement et remarque qu'il s'agit d'un asticot. Un asticot ? Sérieusement ? Il ne peut pas être normal ce mec ? Il doit toujours être différent ! Quand il ne sauve pas le monde, il traîne avec les asticots. Sérieusement ! Je décide de ne pas être mauvaise et de le prévenir. Je me penche par-dessus la table et je lui retire.
« Harry tu as un asticot dans les cheveux ! » je fais d'un ton amusé.
Il fait une tête bizarre. Ca doit être l'asticot. Fleurk commence à jacasser en disant que c'est horrible etc.…
Quelques instants plus tard, nous sursautons tous lorsque ma mère s'écrie :
« Arthur… C'est Percy ! »
Percy ? Pourquoi elle parle de cet imbécile ? Tout le monde se retourne et regarde par la fenêtre. Hé ho ! Poussez-vous, je suis petite moi, je ne vois rien. Je finis par me lever pour mieux voir. C'est bien mon imbécile de frère qui traverse jardin !
« Arthur, il est… il est avec le ministre ! » lance ma mère.
Nous nous rasseyons tous. Je n'y crois pas. Pourquoi est-ce qu'il débarque à Noël avec le ministre de la magie ?
« Joyeux Noël, maman, fait Percy une fois à la maison.
- Oh, Percy ! » s'exclame maman en se jetant dans ses bras.
Ca ne tiendrait qu'à moi, je lui botterais les fesses et je lui ferais manger la goule du grenier. Appelez moi violente si vous voulez, je ne supporte pas les imbéciles qui renient leur famille !
« … Si quelqu'un voulait bien me montrer votre charmant jardin… Ah, tiens, je vois que ce jeune homme a fini de manger, pourquoi ne ferait-il pas un petit tour avec moi ? » fait le ministre en montrant Harry.
Bien sûr, comme si Harry était le seul à avoir fini de manger. Moi aussi j'ai fini de manger, Fleurk et George aussi. Il veut juste discuter avec le cher « Elu », pour quelle autre raison aurait-il débarqué ?! Et Percy, idiot et assoiffé de pouvoir comme il est, s'est dit « Tiens, pourquoi je ne proposerais pas au ministre de venir chez moi, je n'ai qu'à lui dire qu'Harry Potter y séjourne, je vais peut-être avoir une promotion, peut-être même serais-je promu ministre » Ministre des imbéciles, si vous voulez mon avis.
Percy ne parle qu'à maman, et encore, ils ne parlent pas tant que ça. On dirait qu'il se fiche de nous autres. Peut-être nous n'avons pas assez d'ambition pour lui ? Peut-être sommes nous trop débiles et trop indignes pour faire partie de sa famille ? Je ne le dirais jamais assez mais, c'est un imbécile.
Harry et le ministre reviennent de leur petite virée dans le jardin. Ils ont l'air assez énervés. Percy et le ministre finissent par prendre congé et Percy nous salue à peine. Une fois qu'ils sont partis, maman fond en larmes.
« Ne pleure pas maman ! lance Fred.
- Ce n'est qu'un imbécile prétentieux ! renchérit George.
- Un crétin assoiffé de pouvoir, je continue.
- Taisez-vous tous les trois, s'énerve papa. Allez dans le salon. »
Fred, George, Ron, Harry et moi nous nous installons sur les fauteuils dans le salon et Harry commence à nous expliquer qu'il s'est disputé avec Scrimgeour.
« Il voulait que tu fasses semblant de travailler pour le ministère ? je m'étonne. Il n'a pas de cerveau ou il l'a fait exprès ?!
- Comment pouvait-il croire que tu accepterais ? dit Ron.
- Ils sont désespérés, lance Fred.
- Et Percy a un de ses culots de se montrer ici ! continue George.
- Il n'a vraiment aucun respect ! je fais.
- T'inquiètes pas, il risque de transplaner et de se retrouver à Bagdad, assure Fred en ricanant.
- Ou peut-être en Antarctique, pouffa George.
- Qu'est-ce que vous lui avez fait ? demanda Ron.
- Un petit sortilège de Confusion, rien de bien méchant », répond Fred.
Les vacances ne sont plus du tout aussi réjouissantes. Maman passe son temps à pleurer à cause de Percy et on ne peut rien y faire, à chaque fois qu'on essaye de dire quelque chose, cela empire. Dean m'envoie des lettres tous les jours, j'admets que je trouvais cela mignon au début mais maintenant j'en ai vraiment marre ! Je vais lui passer un sacré savon à Poudlard ! J'ai décidé d'arrêter de lui répondre. Cela fait donc cinq jours qu'ils m'envoient des lettres qui se ressemblent toutes « Tu vas bien ? Pourquoi tu ne me réponds pas ? Tu es malade ? Tu as un problème ? Tu as trouvé quelqu'un d'autre ? Tu es retombée amoureuse d'Harry c'est ça ? Réponds-moi vite ! Tu me manques ! Je t'aime » Sincèrement, il devrait se taire des fois. Il est vraiment idiot. Dans le cas tout à fait hypothétique où je serais amoureuse de Harry – j'ai dit dans un cas HYPOTHETIQUE – cela ne changerait rien vu qu'il n'est pas amoureux de moi, à chaque fois que je lui parle, il détourne le regard, on dirait qu'il a peur de moi. Sérieusement. Dean est paranoïaque.
La veille de notre retour à Poudlard, je suis affalée sur un fauteuil dans le salon et j'essaye de faire mon devoir de Défense contre les forces du mal. Je dois le rendre dans deux jours et j'aurais vraiment du m'y prendre avant, mais sincèrement, avec Rogue comme professeur, comment voulez-vous vous réjouir de faire vos devoirs ? Je dois encore rédiger dix centimètres de parchemin et j'ai l'impression d'avoir fait le tour. Il n'y a pas trente mille choses à dire sur comment donner plus de puissance à un sortilège de stupéfixion. Soit on sait le lancer soit on ne sait pas, fin de l'histoire. Je doute que Rogue soit satisfait si j'écris ça.
Harry passe par le salon et me regarde.
« Tu fais tes devoirs maintenant ? me lance-t-il étonnée.
- Ne me fais pas croire que tu as fini tous tes devoirs ! je fais.
- Bizarrement… si, j'ai fini tous mes devoirs, répond Harry. C'est toi qui n'es pas sérieuse, ajoute-t-il en souriant. C'est quoi comme devoir ?
- Rogue, je marmonne.
- Tu dois écrire un devoir sur Rogue ? Sympa, tu dois avoir pleins de choses à dire !
- C'est un devoir pour Rogue, imbécile va ! je fais en rigolant. Tu ne veux pas m'aider ?
- « Comment donner plus de puissance à un sortilège de Stupéfixion ? », lit-il en s'asseyant à côté de moi. C'est facile !
- Je sais, je soupire, mais j'ai déjà tout écris, il me reste dix centimètres.
- Tu n'as qu'à écrire ton prénom à la fin en gros pour que ça prenne dix centimètres, propose Harry.
- N'importe quoi ! je lance en rigolant.
- Tiens, regarde, tu n'as pas parlé du côté psychologique, il faut trouver une certaine force intérieure pour lancer un sort avec plus d'intensité.
- Merci, je fais en continuant à écrire. Je doute que je puisse écrire dix centimètres sur ça mais ça fera l'affaire…
- Tu n'as qu'à blablater et écrire gros, propose Harry. C'est quand même abusé, cinquante centimètres sur une question aussi rapide à traiter. »
Je termine ma dissertation tandis qu'Harry regarde ce que j'écris. Lorsque j'achève de rédiger et que je signe, il me prend ma plume des mains tout en effleurant ma main. Sincèrement, comment voulez-vous vous concentrez si monsieur s'amuse à vous prendre à moitié la main ?!
« L'orthographe c'est de famille ? demande Harry. Intensité ça s'écrit avec un « e » pas avec un « a ». Ron aussi fait tout le temps des fautes.
- Je n'ai pas fait exprès, c'est toi tu… »
Ok j'ai failli sortir « tu me perturbes », il ne manquerait plus qu'il s'imagine des choses et qu'il arrête de me parler parce qu'il pense que je suis une folle furieuse qui lui coure après depuis des années.
« … tu me parlais pendant que j'écrivais, je n'ai pas fait attention », je fais en me rattrapant.
Ron arrive et appelle Harry. Ce dernier me sourit et je lui souris en retour. J'ai envie de tuer mon frère. Nous étions en train de partager un moment et lui, il casse tout. Comme d'habitude. Bon d'accord, il m'a juste aidé à faire un devoir pendant dix minutes, mais c'est déjà ça.
Très bien, j'arrête de délirer, je sais qu'il ne se passera jamais rien. Suis-je folle pour continuer d'espérer au plus profond de moi qu'un jour il me remarquera peut-être ?
