Ca commence à bouger dans toutes mes fics, là :). Je voulais que celle-ci suive le mouvement, j'espère y être arrivée ! :)

Plus j'avance, plus je songe à faire un de ces jours une fic du côté des NewS, avec un Yamapi dans le même genre XD

Opération délicate

Depuis 7h du matin environ, Jin, essoufflé, s'échauffait. Il avait tenté de maintenir un certain niveau tout le temps de son départ, mais ne plus danser ni faire du sport aussi régulièrement et intensément qu'avant l'avait un peu rouillé tout de même. Fort heureusement, ça revenait assez vite. Il avait quand même l'habitude depuis très longtemps. Et quelque part, c'était réconfortant. Et puis ça lui permettait aussi de ne pas trop penser. Penser que depuis deux jours, Kame n'était de nouveau plus pareil avec lui. Il avait encore changé d'attitude, et ça devenait gonflant. Finis les sourires et presque les courbettes. Mais pas non plus de retour à un conflit. C'était presque l'indifférence, ou la neutralité, plus exactement. S'il se trouvait avec lui, il lui parlait normalement et plutôt aimablement. Mais il semblait si neutre dans son attitude, que Jin avait du mal à s'y faire. Malheureusement ou heuresement, Jin ne changerait plus d'avis, lui. Maintenant que les mots étaient sortis, peu importe que ça ne soit pas à l'intéressé, le mal était fait. Faire machine arrière n'était plus envisageable, autrement Jin ne pourrait pas se regarder dans une glace sans se trouver lâche. Rien que parce qu'il allait exploser s'il continuait ainsi, il passerait à l'action au premier mouvement. Et le feu vert viendrait de Yamapi. Le leader de News avait manoeuvré pour déjeuner avec Kame le midi, sous le prétexte -véridique, en plus- de discuter ensemble de leur prestation. Le hasard voulait qu'à un live à venir et malgré le fait que ça datait, ils reforment pour cinq minutes Shuuji to Akira et interprètent Seishun amigo. L'occasion était trop belle. Le live en question aurait lieu dans une semaine, la chorégraphie revenait vite -d'ailleurs ils s'entraînaient tous les deux en ce moment même-, les paroles n'étaient pas oubliées... Le déjeuner coulait de source, donc. Jin remerciait avec ferveur le destin -et Yamapi- d'être sympas avec lui, pour une fois. Son portable en mode vibreur ne quittait pas sa poche, prêt à attendre une information de son meilleur ami -bien qu'il sache que là, ils devaient juste bosser-. Il lui semblait presque être un soldat qui attend les ordres du patron pour passer à l'action. Autant ne pas y aller sans toutes les informations sur l'ennemi en main, tant qu'à faire...

Tu devrais quand même boire un peu...

Junno ? fit Jin en s'arrêtant d'un coup, surpris.

Son camarade se tenait debout à côté de lui, lui-même pas mal crevé aussi, à ce qu'il semblait... Enfin 'crevé', chez Junno, ça voulait juste dire qu'il ne sautillait pas sur place, comme il le faisait en temps normal. Son sourire était toujours aussi éclatant, par contre... 'Il y a des choses qui ne changent pas', se dit Jin avec amusement. Junno lui tendit une petite bouteille d'eau fraîche, à la vue de laquelle Jin se sentit presque saliver. Il la prit, le remerçiant d'un hochement de tête, et alla s'éponger le front.

Tu es là depuis 2h déjà et tu n'arrêtes pas... remarqua Junno en le suivant à travers la pièce. On croirait que tu vas tomber. Tu sais que ça ne sert à rien, si tu te surmènes...

T'es gentil, mais ne t'en fais pas... Je ne peux pas me permettre de vous ralentir.

On n'en mourra pas si tu fais une pause, tu sais, affirma Junno avec gentillesse et humour.

T'as sans doute raison... C'est que vous êtes tous au point, et j'ai l'impression que je n'en vois pas le bout... Et si je me plante, Kame devra me couvrir... Je ne veux pas que...

Oh oh, stop, le coupa Junno, très étonné. Me dis pas que tu as peur ? Toi ?

Ben c'est normal, je ne veux pas être une gêne... expliqua Jin, tout en fixant le sol.

T'as changé, Akanishi-kun.

Comment ça ?

Johnny l'avait vu le premier. Yamapi n'avait pas mit longtemps non plus... Etait-ce possible que Junno soit le suivant, lui qui d'ordinaire, ne trouverait pas de l'eau dans une rivière ? Effectivement, on le dirait bien. Junno ne disait pas grand chose d'intéressant, mais ça ne l'empêchait pas de penser. Et il voyait bien, lui aussi, que son ami avait quelque peu changé. Jin était parti avec l'orgueil en poche, un brin d'égocentrisme aussi, et la générosité ne faisait pas spécialement partie de ses qualités. Enfin, pas moins qu'un autre, mais pas plus non plus. Mais il était revenu plus léger, avec un peu plus d'altruisme et d'ouverture d'esprit avec lui... Plus responsable et plus mature aussi. Ca se voyait rien que sur son visage, dans ses expressions même, si l'on y faisait un peu attention... C'était en quelque sorte un 'nouveau' Jin, même si les bases restaient les mêmes. Cette façon qu'il avait eu, juste à l'instant, de s'en faire par rapport au groupe... De ne pas vouloir être en reste ni causer de problèmes... Ca ne ressemblait pas vraiment au Jin d'avant.

Tu te préoccupes plus de nous qu'avant, j'ai l'impression... expliqua Junno. On t'aurait manqué ? Ajouta-t-il avec un sourire espiègle.

Pas toi, en tous cas, rétorqua Jin en masquant un sourire.

C'est méchant, Akanishi-kun ! S'écria Junno en faisant mine de pleurer. Je suis triste !

Ah, la ferme !

Aïe ! Koki m'a encore frappé ! Hurla-t-il de plus belle, en s'aperçevant d'où provenant le coup qu'il venait juste de recevoir sur la tête.

Je vois que les bonnes habitudes n'ont pas changé... nota Jin en dominant son envie de rire.

Et oui, j'aime trop le frapper pour m'en empêcher...

Méchants ! Couina Junno de plus belle.

Comme Koki et Jin se mirent à rire, toujours très contents de le faire tourner en bourrique -ce qui n'était pas difficile-, Junno alla chercher soutien et réconfort auprès de Nakamaru, situé dans la pièce à côté... Nakamaru qui, toujours plein de compassion, accepta d'écouter ses plaintes sans broncher. Il avait l'habitude, à force. 'Les bonnes habitudes n'ont pas changé'... Jin avait vu juste, en effet. Et c'était plus réconfortant aussi, ça. Ca l'aiderait d'autant plus vite à retrouver ses marques... Et puis le travail reprit de plus belle, Jin étant plus motivé que jamais... Même s'il lâcherait tout sur un appel de son meilleur ami, cela allait sans dire...

Ce dernier venait d'ailleurs de se changer afin d'être présentable... Et comme toujours, il avait bien pris son temps. A croire qu'il allait à un rendez-vous, alors que ce n'était que Kame. Mais prendre son temps lui permettrait surtout de réfléchir à la façon dont il allait 'enquêter' sans commettre de gaffes ni irriter Kame... Il sentait d'entrée de jeu que ça n'allait pas être de la tarte... Il allait finir par se le mettre à dos, il voyait ça d'ici... Quand il sortit enfin des vestiaires, Kame l'attendait dans le couloir, et depuis un moment visiblement.

Ah quand même ! T'en as mis, un temps ! Pourquoi tu t'es changé de A à Z comme ça, alors qu'on continue cet après-midi ?

Parce que quand je sors dans la rue en puant la transpiration, les gens me jettent des pierres, tu vois...

Kame haussa les épaules et leva les yeux au ciel, et Yamapi sourit, trouvant très drôle la façon dont Kame démarrait au quart de tour parfois... Le chemin jusqu'au restaurant se fit plutôt dans le silence, et Yamapi employait toute son énergie à trouver une façon d'atteindre son but... « Hey Kame, mon vieux ! Tu ne sais pas qui en pince pour toi ?... Oui, à part tes fans ! »... Non, ça, ça n'allait pas... « Ecoute, je sais que ça a l'air énorme, mais Jin-chan est complètement accro à... »... Non, mais non ! Trop direct, ça ! Yamapi secoua la tête, découragé. D'abord, il n'avait rien à dire, après tout. Il devait au contraire le faire parler. Il allait falloir être subtil, quoi... Du genre... « Dis Kame, tu penses quoi de Jin-chan ? »... A ce stade de ses réflexions, Yamapi pensait vraiment à aller se taper la tête contre un mur en se traitant d'abruti. Ca, c'était tout sauf subtil. Mais pourquoi avait-il accepté d'aider Jin, d'abord ? Il y gagnerait quoi ? Au pire, Kame le planterait là, énervé, et ils seraient en froid... Au mieux, il n'aurait pas de réponse nette. Une furieuse envie d'envoyer promener sa gentillesse et de laisser Jin se débrouiller caressa son esprit... Mais en repensant au ton sérieux de son meilleur ami, voire même désespéré... Il n'eut pas le coeur de le laisser tomber. « Ma bonté me perdra » pensa-t-il en souriant.

L'entrée et le plat de résistance se passèrent bien. La nourriture était bonne, le service impeccable, la conversation orientée sur le travail... Tout roulait de façon impeccable. C'est au dessert que Yamapi se décida à attaquer. D'abord parce qu'il ne restait que ça et le café, et qu'après le boulot reprendrait... Et ensuite parce que Kame était dans de bonnes dispositions. Aussi, lorsque le chanteur de KAT-TUN lui sortit en plein milieu de la conversation : « je n'en reviens pas de ce boulot qu'on a... et je suis encore plus étonné qu'aucun de nous ne pète un câble ! », Yamapi y vit là la plus belle perche qu'on lui ait jamais tendu ! Il la saisit des deux mains, l'occasion étant trop belle, en enchaînant sur un ton désinvolte :

C'est plutôt impressionnant, en effet... Bakanishi ne vous ralentit pas trop ?

Yamapi avait l'air de regarder son verre, mais en réalité il observait Kame avec une grande attention. Et effectivement, la prononciation du surnom ne laissa pas son interlocuteur indifférent. Kame se reprit à temps pour garder un visage neutre, mais c'était trop tard. Yamapi se sentit marcher sur des oeufs. Le tout était de garder cet air de celui qui parle pour faire la conversation et voilà, Kame irait de lui-même se jeter dans la gueule du loup, comme l'imprudent qu'il est...

Non, pas du tout... répondit-il enfin. Il travaille très dur, il faut dire.

Ca... Il a de quoi être motivé, lâcha Yamapi sur un ton qui se voulait mystérieux.

Comment ça ?

Yamapi but une gorgée d'eau pour masquer son sourire. Ca mord, ça mord. La curiosité était toujours la plus forte, chez Kame. Il ne fallait jamais le pousser de beaucoup pour qu'il veuille en savoir davantage... Surtout sur un sujet qui l'intéressait. Et Yamapi avait toutes les raisons de croire, si Jin ne fabulait pas, que Kame était intéressé. Toujours entre deux cuillerées de glace portées à sa bouche, il raconta :

Et bien tu te rappelles quand tu as été malade l'an dernier, et que ta voix était... plutôt catastrophique ?

Oui... Ca, mes poumons et moi, on se rappelle de cette bronchite ! Acquiesça Kame avec une grimace à ce souvenir.

Ben sachant que vous êtes les deux voix principales... Quand toi tu étais incapable d'assurer, il a dû te couvrir durant des semaines... Là, si lui n'est pas capable d'apprendre les paroles et l'air, s'il n'est pas au point en un mot, qui devra couvrir ses bêtises ? Toi. C'est comme ça que vous marchez, non ?

Oui...

Alors il travaille dur parce qu'il en a envie évidemment, mais aussi pour ne gêner personne parmi vous, tu vois ?

Je ne suis pas certain qu'Akanishi-kun soit si... gentil, murmura Kame en serrant sa cuillère.

Hm ? Il n'est pas méchant, s'offusqua faussement Yamapi.

Je n'ai pas dit ça non plus. Disons qu'il est trop... égoïste.

Egoïste ?

Yamapi s'était fait sa tête parfaite d'idiot du village, qui ne voit pas du tout de quoi on parle et où on veut en venir. Et pour être franc, Kame n'y voyait que du feu. Il n'avait pas changé là-dessus : il démarrait au quart de tour, une fois lancé. C'était presque trop facile. Déjà rien qu'avec ces quelques échanges, son expression s'était faite un peu plus dure, et sa voix un peu plus cassante...

Yamashita-kun, tu le connais mieux que personne... Ce type là pense aux autres, oui... quand il a le temps. Et après lui-même, dit-il avec amertume.

Qu'est-ce qui te fait dire ça ?

La façon dont il est parti.

Tu ne t'en remets pas, hein ? Questionna Yamapi avec un sourire un brin moqueur.

C'est pas la question ! S'empourpra Kame. Je n'admets pas qu'il nous plante comme ça ! C'est vraiment la preuve qu'il se fiche de nous, de ce qu'on peut devenir... Tu parlais de 'se couvrir' tout à l'heure... Il n'a absolument pas pensé que pendant ce temps là, je serai seul.

Qui te dit qu'il n'y a pas pensé ? Rétorqua Yamapi du tac au tac.

Ca me paraît assez évident, répondit Kame en haussant les épaules.

Pas pour moi.

A la réflexion, ce n'était peut-être pas du gâteau à ce point là... Yamapi commença à regretter d'être trop confiant. Il allait trop vite, était trop brutal, il brûlait les étapes... Il faut dire que parler avec Kame, bien qu'ils s'entendent beaucoup mieux qu'avant, ce n'était pas toujours évident... Ca n'avait rien à voir avec Jin, que l'on pouvait -lui en tous cas- cerner en deux secondes. Là, tout ce qu'il réussirait à faire en continuant ainsi, c'est le braquer. Et ça, autant l'éviter. Il fallait plus le mettre au pied du mur, mais lui faire sentir aussi qu'il était de son côté, qu'il n'était pas là pour se moquer ou juger.

Bon sang Yamashita-kun, il m'a parlé comme à un chien avant d'y aller ! Explosa Kame, tranchant avec son indifférence des derniers jours. En disant en gros qu'il était bien content de ne plus me voir ! Ca a dû venir jusqu'à tes oreilles ça, j'imagine ! Continua-t-il, un brin accusateur. Alors si tu trouves une autre interprétation à ce genre de paroles, fais-moi signe !

Et pourquoi ça te touche autant ? Demanda Yamapi attaquant les gâteaux donnés avec les glaces.

Comment ?

Oui... Si je me mets à ta place... Un type qui me traiterait ainsi... J'aurais tôt fait de le rayer de ma vie. Il ne mériterait pas que je me torture les méninges pour lui. Après tout, on n'a pas à s'embêter avec des gens qui nous énervent, non ? Dit-il tranquillement, jouant le quitte ou double.

Mais... On est dans le même groupe, répondit Kame, un peu pris au dépourvu.

Ok, alors on peut faire le minimum. Je sais de quoi je parle : si tu crois qu'entre Shige et Ryo-chan c'était l'entente parfaite au début, tu te trompes. Ils faisaient le minimum pour ne pas pourrir l'ambiance, et voilà. Je ne te dis pas que c'était l'idéal, mais c'était jouable. Là, tu aurais pu faire ainsi. D'ailleurs tu as tenté de le faire, si j'en crois tes efforts récents. Pourquoi tu ne peux plus ?

Je t'en pose des questions, moi ? Grogna Kame en croisant les bras.

Non, mais tu peux, fit Yamapi en souriant.

Ah ouais ?

Ben oui.

C'est lui qui te demande de faire ça ?

Aïe. Celle-là, Yamapi ne l'avait pas vu venir... Il avait un peu oublié que Kame n'était pas Jin et qu'il avait la répartie adéquate au bon moment. Et franchement... Qu'était-il censé répondre, alors même qu'il commençait à fatiguer et craignait de se mélanger les pinceaux ? Ce qui ennuyait tout le monde ici, c'était que personne n'était vraiment franc. Il pouvait l'être pour eux, si ça pouvait les faire progresser... Bon, c'était un coup à se faire trucider par Jin, mais bon... Kame, visiblement content d'avoir tapé juste, le regardait avec un petit sourire, content d'être en position de force pour le moment. Il réitéra sa demande, assez perfidemment :

Réponds, puisque tu es si malin !

Il m'a demandé... d'intervenir, répondit Yamapi en modulant la réalité. La forme et le contenu sont de ma propre initiative.

Et pourquoi ? Depuis quand il n'a pas le courage de venir me trouver ? Il ne s'est pas gêné, par le passé, pour m'en mettre plein la tête ! Aujourd'hui, il ne peut pas ?

Mais arrête de jouer le marthyr qui porte sa croix, bon sang ! Râla Yamapi, exaspéré. Tu fais des raccourcis trop faciles : il ne vient pas te trouver, donc il te hait ? Même au collège, on sait que ça ne veut pas toujours dire ça ! Vous êtes bien les mêmes, tiens !

Ecoute, je ne sais pas ce que tu cherches, rétorqua Kame en ignorant la remarque, mais moi je commence sérieusement à en avoir marre de me prendre la tête pour ce gars...

Encore une fois : pourquoi ? Pourquoi ça t'importe à ce point ? Insista Yamapi, à deux doigts de l'étrangler.

Mais ça te regarde pas ! Ce type là, j'ai envie de le frapper juste parce que comme la vérité ne lui entre kamais par l'oreille, au moins je lui ferai entrer par la mâchoire ! Il se moque de tout et tout le monde, et...

... ouais ouais... lâcha Yamapi en terminant so ndessert. Mon pauvre vieux, tu te donnes bien du mal, allez...

Du mal ?

Tu me diras, pour te mettre dans une telle colère tout seul, tu dois sacrément en pincer pour lui.

Hein ?! Mais t'es pas bien !

Kame avait eu la mauvaise idée de boire un peu pendant que Yamapi lâchait cette dernière phrase... Résultat des courses : il manqua de se noyer dans son verre d'eau. Il le regardait en blêmissant à vue d'oeil, sa mâchoire étant à deux doigts de tomber par terre... Quant à Yamapi, il se félicitait tout seul, de façon très ironique : « bien... bravo, bien joué... pour la subtilité, je me pose là !... ». Néanmoins, il voulut détendre l'atmosphère et lui répliqua sur un ton faussement agacé :

Je commence à en avoir marre que tout le monde me dise ça... alors que je suis le plus censé de tous, ici.

Quoi ? Mais tu... suffoqua Kame.T'es là pour quoi ? Tu fais un pari ou quoi ? Tu attends que je dise un truc précis et ça se trouve....

Non non, y a pas de caméra cachée j'te rassure... s'amusa Yamapi. Stop la paranoïa Kamenashi-kun, t'es pas le nombril du monde.T'es juste le centre d'intérêt d'une personne, et c'est déjà pas mal. Bon je te l'accorde, t'as pas choisi le plus sain... Mais on fait avec ce qu'on a.

Mais Yamashita-kun... articula Kame, qui devenait si blanc qu'il allait finir par être transparent. J'ose même pas tenter de comprendre ce à quoi tu fais allusion...

Très bien, tu veux jouer au plus con des deux, alors jouons, mais je t'averti : je vais gagner, je suis doué. Et d'ailleurs, si tu veux qu'on arrête de parler à mots couverts, le plus gêné des deux ne sera pas moi... Faisons un petit bon dans le temps et retournons à mon anniversaire, si tu veux bien...

Non...

Oh que si... fit Yamapi avec un grand sourire.

J'étais ivre, répondit Kame, sachant bien ce à quoi il allait faire allusion. Je reconnais que ce n'est pas une excuse, mais je ne savais plus ce que je faisais...

Oui, n'empêche qu'il y avait pas mal de monde ce soir là, et comme par hasard, c'est lui que tu cherchais.

C'est... Un hasard.

Cette façon que vous avez tous les deux de me prendre pour un con, je crois que je ne m'en lasse pas, lâcha Yamapi sur un ton mi-dramatique, mi-plaisantin.

En fait, ça ne s'était pas passé comme il l'avait prévu, mais le résultat avait dépassé ses espérances... Le regard, la voix, l'attitude générale... Tout ça ne peut pas mentir, pas besoin d'être grand psychologue pour deviner les pensées -les vraies- de Kame. Et Yamapi était plutôt content de voir que Jin ne se dirigeait pas dans une voie sans issue, dans le sens où il n'était pas le seul à ressentir certaines choses. Pour autant, l'orgueil et la crainte sont de puissants moteurs également, donc il allait falloir batailler ferme... Mais il y avait de quoi avancer.