Oye oye! Enfin eu le temps de faire des fanfics. Une semaine entière sans toucher à openoffice ni lire de fic. Et après ce sevrage intensif, vive la préparation du dossier pour l'exam, j'ai craqué hier soir et ça a fini en écriture non-stop. Aaaah comme ça fait du bien! Oui je traumatise souvant Ichigo :qui aime bien châtie bien! (à ce train là c'est carrément l'amour fou disait mon charmant frère avant de rencontrer le mur pour faire plus ample connaissance).

Sur ce, Enjoy!


Pour la énième fois, 372, si il avait bien compté, il se retourna dans son fûton. Il se mit en boule, s'allongea de tout son long, passa les bras derrière sa tête, se coucha de côté et enfin immobile, soupira.

Il avait beau faire, impossible pour lui de s'endormir. Pourtant, il avait tout essayé, même compter les moutons. Enfin… mouton…

Il avait demandé ce qu'était un mouton quand Ishida lui avait parlé de cette méthode plutôt étrange. En tout cas, complètement atypique. Il n'y avait pas de ses « moutons » à la soul society. Mais il avait refusé de lui expliquer, prétextant qu'il avait mieux à faire, comme reconstruire, par exemple, plutôt que de perdre son temps à expliquer une chose aussi basique à son microscopique cerveau.

Renji s'était résigné à demander à quelqu'un d'autre. En plus, il n'avait même pas comprit son insulte. Sûrement un truc d'intello ce « microscopique », se disait-il.

L'essai auprès d'Inoue avait été tout autant concluant.

Au début, il comprenait à peu près les explications de la jeune fille. Mais ensuite, il s'était complètement perdu dans son raisonnement farfelu.

- Un mouton, ça fait bèh bèèèèèh et c'est tout doux. C'est super confortable comme oreiller! Moelleux... Mais parfois, il s'énerve d'un coup comme ça: bèèèèaaaah! Et il faut courir très vite... Oh! Attention petit paquet de chips! Il te charge!!! Cours! Cours vers ton bonheur!!!

Renji ouvrit des yeux ronds, observant la rousse qui s'agitait toute seule, les larmes aux yeux. D'ailleurs, qu'est ce que c'était un paquet de chips?

Après son vain effort, elle s'était excusée de ne pas être assez claire.

Alors, Renji s'était rabattu sur Ichigo, en pleine forme malgré son comb... avoir servit de punching ball au capitaine de la onzième le soir précédent. Il se remettait plus vite que les mauvaises herbes.

Le rouquin l'avait dévisagé avec un air moqueur, lui mettant passablement les nerfs en pelote.

- Un mouton, c'est blanc et tout frisé. On le tient en laisse quand on le promène dans la rue. La plus part du temps, ce sont des petites mamies qui les gardent comme compagnie.

Renji n'eu que le temps de faire un « oooh » émerveillé face à la science du shinigami remplaçant avant que Chad ne brise cet instant de paix entre les deux et, accessoirement, ne réduise en poussière un souvenir d'enfance d'Ichigo.

- ça, Kurosaki-kun, c'est un caniche.

Le cerveau du roux cessa tout fonctionnement un temps soit peu développé au souvenir de la maitresse qui lui avait expliqué quand il était tout petit et qui l'avait induit en erreur avec son don très prononcé pour le dessin.

Ainsi, les seules choses qu'il pouvait faire à présent étaient des actions basiques comme manger, boire ou frapper.

Frapper Renji. Surtout Renji qui retenait son fou-rire avec beaucoup de peine.

Renji soupira une nouvelle fois. Tout cela ne l'avait pas vraiment avancé.

Se retournant encore dans son fûton, il tomba nez à nez avec le visage endormi d'Ichigo, la bouche légèrement entrouverte, un air de parfait crétin placardé sur les lèvres.

Il poussa le bras du rouquin de sa main.

- oy ! Ichigo !

Le roux grogna instinctivement avant de tourner dos à Renji. Le lieutenant y vit là une sorte d'invitation à continuer. Après tout, si Ichigo réagissait de cette façon c'est que quelque part, il l'entendait.

Renji poussa donc le rouquin de nouveau d'une tape dans le dos.

- Fait pas semblant Ichigo.

Nouveau grognement de la part du shinigami remplaçant. Pourquoi le distributeur de bonbon du quartier se mettait à l'agresser?

Renji agrippa son épaule et le remit sur le dos.

- Je sais bien que tu fais semblant.

Le roux gigota dans son fûton et soupira. Il cligna des yeux plusieurs fois avec une drôle de tête, assez peu ravi qu'on perturbe son sommeil avec tant d'insistance. Maintenant, il comprenait pourquoi son rêve insouciant c'était remplit de violence.

- Putain, Ichigo !

- Quoi ?

- Tu vois que tu es réveillé.

- Grâce à toi oui. Qu'est c'qu'y a ?

Renji aurait pu hésiter quelques secondes face à l'air bougon du roux qui avait peu apprécié d'être dérangé en pleine nuit. D'ailleurs, toute personne muée d'un peu de bon sens aurait prit ses précautions avant d'adresser la parole au shinigami remplaçant qui ressemblait carrément à un yakuza surprit en plein délit, armes aux poings, prêt à faire un carnage.

Mais non. Il répondit sans plus de gêne que cela, car un Renji n'a aucune conscience du danger et un Renji fatigué fait en plus preuve d'une stupidité sans borne. A moins que ce ne soit l'inverse.

- J'arrive pas à dormir.

Ichigo se redressa immédiatement dans son fûton, l'air furieux et se mit à hurler, sans penser aux autres pensionnaires.

- Quoi ? Et c'est pour ça que tu me réveille ? T'es vraiment un con !

Renji n'apprécia pas la remarque. Mais alors, pas du tout. Debout sur son fûton, il menaça Ichigo de ses poings.

- T'as un problème ? Tu veux te battre ?

- ça te ferais pas de mal de te prendre une raclée tient. Tu te tiendrait peut-être tranquille à l'avenir.

Avant que Renji ne se précipite sur le rouquin pour joindre le geste à la parole, comme on dit, un subtil grattement de gorge stoppa net le début de bagarre.

Un « oups » commun des deux protagonistes s'en suivi et une retraite stratégique vers l'extérieur s'amorça face à l'air démoniaque du capitaine qui les fixait, réveillé lui aussi par leur vacarme.

- Shirei, Senbonsakura.

Hélas, emporté par sa joie immense de transformer les trouble-fête en confetti, notre cher noble réduisit en poussière le dur travail accomplit dans la journée, c'est à dire, avait balayé le muret qu'ils avaient difficilement fait tenir debout.

Ils n'avaient certes pas beaucoup avancé, mais c'était le muret de l'espoir. Il prouvait qu'il étaient capables d'échapper à la sentence maintenant qu'ils avaient enfin compris comment on faisait tenir deux parpaings ensemble.


Ah! Enfin une réaction normale. A mort les perturbateurs de sommeil! XD