Tout Camelot semblait être dehors pour éteindre l'incendie, Arthur et ses chevaliers avaient rejoint la foule déjà nombreuse afin de faire une chaine avec des seaux, mais l'ampleur de l'incendie était telle que le roi n'était pas convaincu que cela soit suffisant, de plus la proximité avec d'autres bâtiment risquait à tous moment de provoquer un embrasement général. Mais où était Merlin, jamais là quand on en avait besoin ! C'était faux bien sûr, Arthur le savait pertinemment, mais il avait besoin de râler sur quelqu'un pour évacuer son stress. Comme l'avait prévu Kenrïc la panique engendrée par l'incendie avait attiré l'attention de tout le monde y compris les gardes des grandes portes. Cela permit au guerrier de rejoindre l'orée de la forêt sans être inquiéter. Après cinq minutes de marche, il avait atteint l'endroit où son complice l'attendait avec les chevaux, il jeta Merlin au travers de la selle avant de monter à son tour, les deux hommes se mirent en route pour le campement de Vortigern.

A Camelot, Léon vint prévenir le roi que le forgeron voulait lui parler.

-Dit lui de revenir plus tard, ce n'est vraiment pas le moment !

-Il dit qu'il s'agit de Merlin, sire !

Le roi se dirigea immédiatement vers le forgeron.

-Qu'a tu à me dire concernant Merlin ?

-Mon fils William l'attendait près des écuries, il a vu Merlin s'effondrer près des écuries ensuite un homme la emmener, la ligoter et a pris la direction des grandes portes.

En entendant les paroles de John le sang d'Arthur ne fit qu'un tour. Et pour rajouter encore à son angoisse, Elyan vint le prévenir qu'il avait trouvé un jeune page en larmes recroqueviller dans les appartements de Merlin n'arrêtant pas de dire qu'il était désoler et qu'il ne voulait pas, mais le chevalier n'avait pas pu en tirer autre chose.

-Ou se trouve le page en ce moment ?

Elyan s'écarta permettant ainsi au roi de voir le jeune garçon, ce dernier avait l'air terrorisé et pleurait à chaude larmes. Malgré l'envie qu'il avait de secouer ce dernier pour en savoir plus, Arthur savait pertinemment, que cela ne ferais qu'ajouter au désarroi du jeune page et qu'il risquait de ne plus en sortir quoique ce soit.

- Comment t'appelles-tu ?

- Aiden, sire.

-Que faisait tu dans les appartements de l'enchanteur ?

-Il a dit qu'ils les tueraient si je ne lui obéissais pas !

-Qui tuera qui ?

-L'homme qui….celui…il était grand…..avec un couteau…. !

Arthur ce rendit compte que temps que Aiden ne se calmerai pas, il serait impossible d'avoir une conversation avec lui, ce qu'il disait était trop décousu pour être compréhensible. Il s'éloigna de l'incendie espérant calmer un peu les craintes du jeune garçon et s'accroupit de manière à être à même auteur que l'enfant, cat après tout c'est ce qu'il était encore.

-Raconte-moi ce qui c'est passer, je te promets de ne pas me fâcher, Arthur avait essayé de parler d'une voix calme et poser.

-Ce matin un homme m'a attrapé en disant que si je ne lui obéissais pas il tuerait ma mère et mon frère ! Il avait un grand couteau, j'ai eu tellement peur !

Des larmes coulaient toujours sur ses joues.

-Et ensuite repris Arthur !

-Il m'a demandé de vider cette fiole sur la nourriture que j'avais apportée à messire Merlin.

Le roi donna la fiole à Elyan, lui demandant d'aller la porter chez Gaius afin de l'analyser, Mais il avait déjà une idée du contenu. En attendant le roi rassembla ses chevaliers afin de préparer leur départ. Arthur était déchirer, il voulait partir à la recherche de son sorcier, mais ne voulait pas quitter la cité tant que l'incendie n'était pas maitriser. C'est alors qu'un miracle survint, une pluie torrentielle s'abattit sur Camelot, éteignit le feu en quelques minutes. Le miracle avait un nom Alator de Catha, celui-ci venait d'arriver dans la cité porteur d'un message. Le blond le reconnu tout de suite, il l'avait vu quelque fois en compagnie du jeune sorcier et s'avait que le mage lui était entièrement dévouer. Majesté, je viens vous faire part de mauvaise nouvelle, les troupes de Cenred se sont mise en marche vers Camelot, les druides qui y vivent m'on prévenu de cette nouvelle. Pour parer au plus presser les sorciers et sorcières des différents royaumes n'on cesser de communiquer entre eux grâce à la magie de manières à me fournir le plus de renseignement possible. Je sais par ailleurs que la reine Annis et la princesse de Mithian vous envoie des troupes afin de vous épauler. Arthur était une nouvelle fois admiratif quant à l'utilisation inventive que certaine personne pouvait faire de la magie. Pour obtenir le même type de renseignement de manière plus classique, le roi aurait dû attendre plusieurs jours voir plusieurs semaine. Gaius arriva sur cette entrefaite avec des nouvelles concernant la fiole.

-Il s'agit d'un puissant soporifique majesté, Merlin devrait rester inconscient encore quelques heures !

Arthur mis le druide au courant en quelque mots.

-C'est pour cela que je ne sens pas sa présence en ce moment ! Sire je crois néanmoins savoir où ils emmène Emrys, connaissez-vous un endroit situé à une journée de cheval de Camelot, une immense clairière appelée « le Champs des Morts ». Le roi connaissais en effet cet endroit, situé en pleins cœur de la forêt, la clairière était immense et dégager comme si rien ne pouvais y pousser. Le roi ordonna à ses chevaliers de préparer les troupes pour se rendre au lieu-dit. Alator leur proposa de les accompagner, il pourrait veiller sur Arthur temporairement jusqu'au retour du sorcier et de plus la magie reliant les être de pouvoir entre eux, il serait plus à même de trouver le magicien.

Kenrïc et son acolyte chevauchais depuis plusieurs heures, lorsque le guerrier entendit un gémissement étouffer provenant de sa proie, Vortigern lui avait donné comme consigne de ne laisser en aucun cas le sorcier se réveiller, ils stoppèrent immédiatement les chevaux et mirent pieds à terre. Merlin avait l'impression d'avoir été battu, il n'arrivait pas à rassembler ses idées et avait l'estomac au bord des lèvres.

Le guerrier avait attrapé le sorcier à bras le corps et se dépêchait de le poser au sol, pendant que l'autre homme lui tendait une petite fiole remplie d'un liquide rougeâtre. Il enleva le bâillon des lèvres de Merlin et le força à ingurgiter le contenu, le jeune sorcier était encore beaucoup trop groggy pour arriver à faire appel à la magie, il n'eut d'autre choix que d'avaler le liquide qui coulait dans sa gorge sous peine de mourir étouffer. Au bout de quelque seconde Merlin se sentit à nouveau happer par le néant. Les deux hommes pouvaient à présent se remettre en route.

Arthur ne pouvait s'empêcher d'être anxieux, Merlin avait été kidnappé depuis plusieurs heures, et l'endroit qu'il devait rejoindre pour le délivrer était à un jour de cheval. Il essaya quand même de calmer ses craintes, en y réfléchissant son ami était un sorcier très puissant, on l'avait drogué donc on le voulait vivant, et grâce à Alator, il espérait arriver rapidement. Pour l'instant c'était la seul chose à laquelle il voulait penser.