Auteur : epilogue08
Traductrice : Hermi-kô
Dojo attendait impatiemment que l'équipe de Genda se dépêche de rentrer à la base. Les autres membres du GIB étaient en train soient de se reposer soient de ranger aux côtés de la Force de Défense de la Bibliothèque de Murazato. Se tenant près de lui, Komaki riait à demi. « Donc, en fin de compte, nous n'avons pas eu à suivre le plan dans son intégralité. Le MBC a battu en retraite avant même que l'équipe de Genda ne quitte la propriété. Enfin, en présumant qu'ils l'ont quitté. »
Dojo ne répondit pas et croisa ses bras d'irritation. Komaki ne lui dit plus rien, sachant qu'il était déjà suffisamment inquiet pour une certaine membre du GIB. Dix minutes plus tard, les hommes sous les ordres de Genda arrivèrent après avoir laissé le bus avec les livres dans un garage protégé. Dojo lâcha un soupir de soulagement et puis se pétrifia en remarquant les expressions sur leurs visages.
Il regarda autour de lui frénétiquement et réalisa que sa jeune subordonnée n'était pas là. Voyant que Genda entrait à ce moment-là, il fonça vers lui.
« Major Genda, où est Kasahara ? »
Genda prit une profonde respiration. « Dojo, calme-toi une minute. Il y a eu quelques complications pendant la bataille et … »
Dojo dit d'un air renfrogné à son supérieur : « Et ? Où est-elle ? Si quelque chose lui est arrivé … »
Komaki mit une main sur son épaule pour l'apaiser. « Dojo, écoute le Major. Laisse-le s'expliquer. »
Fronçant les sourcils, Dojo semblait vouloir rétorquer mais il se convainquit de ne pas le faire. Il grommela une excuse.
Genda continua, ses sourcils se fronçant un peu plus à chaque phrase. « A cause de complications, nous avons fait l'erreur de laisser une caisse de livres derrière. Notre radio était cassée et nous ne savions pas quelle était la situation à la Bibliothèque, aussi ai-je pris le risque de … »
Voyant le regard dans les yeux de Dojo, sa voix se brisa. Ouais, même le grand Major Genda. Mais il n'avait pas d'autre choix que de le lui dire.
« J'ai envoyé Kasahara la récupérer. »
Entendant cela, Dojo ne pouvait plus se contenir : « Seule ? Vous l'avez envoyé toute seule ? » Komaki devait tenir fermement l'épaule de Dojo au cas où il s'emporterait vraiment.
« Non, j'ai envoyé aussi deux soldats avec elle. Mais d'après leur rapport, une fois qu'ils ont récupéré la caisse, ils ont été séparés. Nous ne savons pas où se trouve actuellement Kasahara. »
Dojo prit une grande respiration et ferma ses yeux, comme s'il avait besoin de temps pour absorber l'information et avaler sa colère.
« Nous devons envoyer des gens pour la trouver. J'irai. » Dit hâtivement Komaki et il se tourna vers Dojo : « Je suppose que tu viens aussi. »
« Evidemment ! » Gronda Dojo. Komaki hocha la tête.
« Monsieur, je viens aussi ! »
Ils se tournèrent pour voir Tezuka qui avait apparemment surpris leur conversation.
Genda donna son approbation. « Vous trois irez chercher à l'Est de la Bibliothèque. Je vais réquisitionner des soldats et nous chercherons au Nord. Si nous ne la trouvons pas d'ici une heure, j'enverrai plus de troupes. Préparez-vous : nous partons dans cinq minutes. »
Il réfléchit avant d'ajouter : « Et amenez un flingue au cas où. »
Supporte, supporte, supporte. Chanta Iku dans sa tête. Ses jambes étaient complètement engourdies pour avoir été agenouillées beaucoup trop longtemps sur la branche et elle avait peur de bouger, craignant de perdre son équilibre. Mais le pire était la blessure à son bras. Elle avait perdu beaucoup de sang et commençait à avoir la tête qui tournait. La seule chose qu'elle pouvait utiliser comme tourniquet était sa ceinture mais elle n'osait pas prendre le risque de s'en saisir.
Iku commença à insulter mentalement le MBC, ressentant le besoin de jeter la faute à quelqu'un. Plusieurs fois, ceux qui l'avaient suivi s'étaient approchés dangereusement près de l'arbre dans lequel elle se cachait. Heureusement, ils n'avaient pas trouvés la caisse avec leurs tentatives peu enthousiastes et donnaient l'impression d'abandonner bientôt.
Elle n'avait pas la moindre idée du temps qu'elle avait passé à se cacher : il lui semblait que ça faisait une éternité. Iku regarda les soldats du MBC tenir un conciliabule.
« Je jurerais l'avoir vu tomber par ici… » Dit l'un d'entre eux avec ses bras croisés de frustration.
« Abandonne. Peut-être qu'elle a réussi à s'échapper, » répondit un autre. « Rentrons : ils doivent nous attendre. »
Si elle n'était pas en train de se cacher Iku aurait hurlé sa joie. Jusqu'à ce qu'elle entende les voix.
« Kasahara ! » Iku se pétrifia. Zut, juste quand ils allaient partir !
Les soldats du MBC les entendirent aussi. Ils levèrent leurs armes comme s'ils étaient prêts à tirer sur quiconque se pointerait.
Et c'est ce qu'ils feront. Iku savait sans doute possible que ces soldats qui lui avaient tirés dessus sachant qu'elle n'avait pas d'arme n'hésiteraient pas à réitérer une telle infamie vis-à-vis des membres du GIB qui la cherchaient. Même si c'était déloyal. Mais après tout, depuis quand le MBC se préoccupait-il de loyauté ?
Elle commença à paniquer, priant pour que personne ne se montre. Mais les voix devenaient plus fortes et elle était capable de les reconnaitre maintenant.
« Kasahara ! »
Iku ressentit brusquement une émotion qu'elle ne pouvait pas identifier sur le moment. Instructeur Dojo ! Mais en entendant l'inquiétude dans sa voix elle baissa les yeux de culpabilité.
Se souvenant de la situation dans laquelle ils se trouvaient, elle fut terrifiée. Le MBC ont des mitraillettes ! Sont-ils venus armés ? Et sinon ?
Elle regarda terrorisée Komaki apparaitre, suivi de Tezuka. Iku lâcha un petit soupir de soulagement lorsqu'elle vit le fusil que tenait Tezuka mais fronça les sourcils en apercevant Dojo.
« Ne bougez pas ! »
Ils s'immobilisèrent tous en même temps. Le soldat du MBC pointa sa mitraillette à Tezuka.
« Lâche ton arme ! »
Tezuka ne bougea pas tout de suite et consulta Komaki du regard. Komaki lui indiqua d'un mouvement de tête d'écouter le soldat. Après tout, ils avaient deux mitraillettes en main et à bien y regarder ils devaient avoir encore plus d'armes cachées à la ceinture. Tezuka était le seul avec une arme utilisable sur lui. Ne voyant pas d'autres alternatives, il la plaça diligemment sur le sol.
Les soldats du MBC n'étaient pas satisfaits. « Donne un coup de pied dedans. » Lorsque Tezuka le regarda, il remonta sa mitraillette comme s'il menaçait de lui tirer dessus. « Fais-le ! »
Tezuka obéit et les soldats du MBC commencèrent à s'entretenir à mi-voix.
Toujours dans son arbre, Iku ne pouvait pas s'arrêter de trembler de nervosité. Comment allaient-ils s'en sortir sans dommage ?
Elle bougea un peu pour se placer plus confortablement mais sentit son pied glisser de la branche et faillit pousser un cri. En perdant l'équilibre, elle tomba en arrière dans les buissons en dessous.
Elle fit un bruit monstre en atterrissant et les soldats du MBC firent volte-face.
« Qui est là ? »
Iku n'osa pas se lever. Zut.
