Salut à tous ! Le chapitre 7 a suscité pas mal de questions auxquelles je me ferais un plaisir de ne pas répondre ! Hihihi ! Noooon, je ne suis pas tout à fait sadique mais vous verrez, la suite de la fanfic répondra à toutes vos interrogations ! Je ne vais pas quand même pas casser tout les suspense, si ? Juste pour Kenza qui me demande à quel rythme je publie mes chapitres, je voulais juste te dire que je n'avais pas vraiment de date fixe mais j'essaye de mettre un chapitre par semaine au moins…Voilà !

Pleins de bisous à tout le monde et merci beaucoup pour vos reviews pleines d'enthousiasmes !

Bonne lecture !

Ron pénétra dans le Département des Aurors, le sourire aux lèvres. Il venait tout juste de laisser Hermione qui avait rejoint son propre service et elle lui manquait déjà mais il se consola en se remémorant la magnifique nuit qu'ils venaient de passer. A ce souvenir, Ron rougit avant de secouer la tête pour se reprendre.

« On dirait un étudiant qui vient de coucher pour la première fois ! » Se dit-il en traversant le département sans faire vraiment attention aux autres employés. D'un pas tranquille, il se dirigea jusqu'au bureau de Harry.

- Weasley ! Que c'est gentil de passer nous voir ! Lança, ironique, Alastor Maugrey, pour l'accueillir. Je suppose que tu as une bonne raison pour arriver avec presque une heure de retard ? Tu avais oublié que nous nous réunissions ce matin ?

Ron s'installa dans le fauteuil à côté de Fol-Œil, se servit une tasse de café qui traînait sur le bureau et sourit à Harry qui lui faisait face avant de répondre.

- Désolé, je me suis réveillé en retard...
- Mauvaise nuit, Ron ? Demanda Harry, d'un air amusé.
- Disons...Que je n'ai pas beaucoup dormi... Répondit Ron en rougissant imperceptiblement. Bon. Où en étiez-vous ?

Harry le sonda du regard ce qui gêna le rouquin qui préféra se tourner vers Maugrey.

- Et bien...Nous faisions le point sur la situation. Le procès est dans trois jours, à présent, les mangemorts que nous n'avons pas encore retrouver vont redoubler de violence. Nous restons persuadés que le traître se trouve au département des Mystères, l'ennui, c'est que nous ne pouvons pas raisonnablement surveiller de près les 150 employés qui y travaillent...
- Nous pouvons essayer de nous pencher sur les plus suspects. Suggéra Harry. Ceux qui ont un passé un peu flou...Nous avons dressé une liste de noms...Ron tu m'écoutes ?

Le jeune homme affichait une expression rêveuse qui disparut à l'entente de son prénom .

- Oui, oui, bien sûr...
- Je voulais aussi vous dire que mes aurors auraient trouvés une adresse qui pourrait appartenir à l'un des deux mangemorts fugitifs. Je pensais y faire un tour demain...Pour perquisitionner...

Ron fit la grimace.

- Demain, nous sommes samedi, Hermione ne travaille pas.
- Et alors ? Demanda Fol-Œil.
- Et alors ? Répéta le rouquin, et alors je ne pourrais pas la surveiller et telle que je la connais, si elle a décidé d'aller quelque part, elle s'y rendra, que je sois là ou pas, ou pire, elle va vouloir nous accompagner !
- Et bien tu n'as qu'à lui dire que tu n'es pas d'accord ! Suggéra Maugrey, en haussant les épaules.

Ron et Harry le regardèrent comme si il ne réalisait pas la portée de ses paroles.

- Et vous croyez réellement que cela va suffire ? On est en train de parler d'Hermione, là.
- Oui mais tu oublies une chose, petit...A présent que vous êtes fiancés, c'est à toi de trancher sur ce genre de décision. Hermione ne pourra que te suivre...

La réunion dura plusieurs heures mais Ron en sortit avec une impression mitigée. Aucune de leur recherches ne les avait avancés. D'après le parchemin traduit par Hermione, les deux mangemorts qu'ils n'avaient pas encore capturés se nommaient : William Thewest et Charlie Trud.
Or aucun des employés du Département des Mystères ne semblaient avoir un lien quelconque avec ces sorciers. L'ennui c'est qu'une fois le procès passé, le nom d'Hermione serait rendu public et si les mangemorts n'étaient pas arrêtés avant son témoignage, elle serait réellement et continuellement en danger de mort, le temps était compté et il espérait que la perquisition du lendemain leur apporte quelques indices...

A l'évocation de la jeune femme, Ron soupira. Il n'avait qu'une envie : la rejoindre pour la serrer dans ses bras. Tout les mangemorts du monde devraient d'abord lui passer sur le corps avant d'espérer approcher celle qui avait ensorcelé son cœur. Le rouquin était tellement perdu dans ses pensées qu'il ne fit pas attention à Harry qui s'approchait.

- Alors Ron, Toi et Hermione avez finalement trouvé...Un terrain d'entente hier soir ?
- Euh...Oui, oui...Merci de t'en inquiéter...

Ron ne pu s'empêcher de sourire : le « terrain d'entente » en question avait été plus que satisfaisant.

- Et je peux savoir pourquoi tu es de si bonne humeur ?
- Quoi ? Je n'ai pas le droit d'être de bonne humeur ? Toi qui dis toujours que je râle trop...Répliqua Ron en baissant les yeux.
- Dis-moi Weasley, tu comptes te foutre de moi encore longtemps ?
- Je ne vois vraiment pas de quoi tu parles...
- Ah bon ? Tu sais je n'ai encore rien dis à Ginny mais si tu continues à faire l'idiot, je crois bien que la chaîne censée représenter la pureté de vos fiançailles et qui s'est cassée à peine quelques heures après votre visite chez le marieur pourrait malencontreusement lui apparaître sous le nez...

Ron protesta :

- Non, Harry ! Pas de chantage incluant ma sœur, s'il te plaît ! Tu sais comme elle peut être pénible quand il s'agit des amours des autres !

Harry prit un ton innocent.

- Des amours, Ronald ? Mais de quelles amours tu me parles ?
- Oh ça va, comme si tu n'avais pas compris...
- Je veux juste savoir... Est-ce que...Est-ce que Hermione et toi, c'est sérieux ?

Ron se passa une main dans ses cheveux et sourit.

- Ca l'a toujours été, non ?

Harry acquiesça en hochant la tête, puis reprit sur un ton amusé :

- Franchement, Ron vous me choquez ! Briser la chaîne aussi vite !
- Oui bah, j'avais pas vraiment prévu, figure-toi !
- Et bientôt tu vas me dire qu'Hermione t'a sauté dessus et que tu n'as rien pu faire pour te défendre ?
- Et bien...Tu n'imagines pas combien elle peut être douée à ce petit jeu !

Harry éclata de rire.

- Je suis heureux pour vous.
- Merci...Mais, s'il te plaît, n'en parle à personne ! Tu es le témoin donc toi seul peut savoir si nous respectons la tradition ou pas, grâce à la chaîne. Si cette histoire vient aux oreilles du marieur, il rompra nos fiançailles. J'aimerais qu'il croit que tout va bien jusqu'au procès.
- Ne t'inquiète pas pour ça, je ne dirais rien. Dit Harry.
- Merci vieux.

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Le samedi matin, lorsqu'Hermione ouvrit les yeux , elle fut très étonnée de ne pas trouver Ron à ses côtés. Dormir dans ses bras était un véritable bonheur dont elle ne se privait pas depuis deux jours. L'approche du procès l'angoissait un peu mais la présence du rouquin auprès d'elle était plus que rassurante. Elle soupira d'aise, heureuse, et décida de se lever.

Elle marcha jusqu'à la cuisine et son regard se posa sur un petit mot griffonné à la hâte sur un parchemin posé sur la table.

« Ma Mione, je suis partie en perquisition ce matin avec Harry,
Je ne t'ai rien dis car je savais que tu voudrais nous accompagner.
Ne m'en veux pas, je t'aime.
Ron. »

Hermione soupira et sentit une pointe d'agacement monté en elle. Evidemment qu'elle serait allée avec eux, elle leur aurait sûrement été utile ! Elle secoua la tête : Comme si un simple message et le fait qu'il parte avant qu'elle ne se réveille l'empêcherait de les suivre ! Elle jeta un coup d'œil à l'horloge. A cette heure, Ron et Harry devaient encore se trouver au Ministère. Elle allait les rejoindre.

Elle s'habilla d'un coup de baguette et se coiffa d'un autre puis sortit de l'appartement et fit quelques pas dans le couloir. Soudain, elle fut stoppée par des chaînes invisibles qui lui retinrent les bras et la tirèrent en arrière. Le choc fut si violent qu'elle en tomba à la renverse. Dans un premier temps, elle dégaina sa baguette, persuadée qu'on venait de lui jeter un sortilège. Mais il n'y avait personne dans le corridor.

Elle se releva et fit de nouveau quelques pas mais elle sentit encore un résistance qui l'empêcha d'aller plus loin...
Soudain Hermione comprit. Le marieur l'avait dit : Ron aurait les derniers mots sur les décisions. Si il avait fait le choix qu'elle resterait à la maison en attendant son retour, alors elle serait obligée de s'y tenir.

Un mélange de colère et d'humiliation monta en elle. Elle se releva, les larmes aux yeux et rentra dans son appartement en claquant la porte.

Ginny vint lui rendre visite quelques heures plus tard. A l'expression qu'Hermione lui lança en lui ouvrant, la rouquine comprit ce qui se passait.

- Je vois que tu as essayé de sortir de ton appartement ! J'avais dit à Harry que ça ne te plairait pas du tout !
- Je vais tuer ton frère dès son retour !
- Je peux t'aider ? Demanda Ginny, le sourire aux lèvres.

Les deux jeunes femmes se dirigèrent à la cuisine et Ginny s'assit avant de tapoter la chaise d'à côté.

- Allez Hermione, arrête de tourner en rond et viens t'asseoir.
- Quand je pense qu'il ose utiliser la mascarade de nos fiançailles pour m'empêcher de sortir de chez moi alors qu'ils ne sont même plus valables !
- Co...Comment ça vos fiançailles ne sont plus valables ? Demanda Ginny.

Hermione soupira avant de s'expliquer.

- Ron et moi avons rompus la tradition...Il y a deux jours...Le marieur n'est pas au courant alors les effets magiques fonctionnent toujours mais...

La jeune sorcière fut interrompus par le cri strident de son amie.

- C'est géniaaaaaaaaal ! Je suis si contente que vous soyiez de nouveau ensemble !
- Oui et bien je ne sais pas si tout ça est encore d'actualité ! Parce que je suis VRAIMENT en colère! Sérieusement, Ginny, fit Hermione en se laissant enfin tomber sur une chaise. Comment les sorcières peuvent-elles accepter d'être ainsi soumises aux décisions de leur mari ? Ces lois sont ridicules et d'un autre temps ! Ca ne te révolte pas ?

Ginny haussa les épaules.

- Tu sais je n'y ai jamais vraiment réfléchi... J'ai grandis avec cette idée, c'est dans ma culture, c'est un peu comme les elfes de maison : tu trouves cela complètement révoltant, mais pour moi, c'est presque normal...Et puis la plupart des sorciers n'en tiennent pas vraiment compte...Regarde mes parents : mon père a beau avoir ce droit, Maman donne toujours son avis. C'est au mari de prendre en compte ce que pense sa femme !
- Peut-être mais en cas de réel conflit, c'est l'époux qui décide et ça c'est injuste !

Le claquement de la porte d'entrée leur fit comprendre que Ron et Harry venaient tout juste de rentrer. Hermione jeta un regard à Ginny et quitta la cuisine précipitamment pour s'enfermer la salle de bain.

Les deux garçons pénétrèrent dans la pièce, les mains dans les poches.

- Elle n'est pas contente du tout. Lança Ginny avant même de les saluer. Et je crois qu'elle a raison.

Ron baissa la tête.

- Je m'y attendais un peu...
- Je pense que tu l'as déçu. Ajouta la rouquine.

Ron fit la grimace et jeta un regard à Harry.

- Tu n'as qu'à dire que c'était une idée de Fol-Œil. Suggéra le jeune auror à son ami. Après tout, c'est la stricte vérité.

Ron émit un sifflement.

- Chuis pas sûr, elle serait capable...De me dire que je n'assume pas la responsabilité de mes actes et blablabla...En général, c'est à peu près à ce moment-là que je décroche de la conversation...
- Je crois que tu ne comprends pas bien, Ron. Reprit Ginny. Elle se sent plus humiliée qu'en colère. A mon avis, ça va chauffer.
- Bon ben on t'attend là alors...fit Harry.

Hermione rangeait rageusement le linge qui était suspendu au-dessus de la baignoire. Elle avait besoin de s'occuper les mains pour se calmer. Elle refusait de pleurer, elle ne donnerait pas ce plaisir à Ron.

Elle l'entendit ouvrir la porte mais ne se retourna pas.

- Je n'ai aucune envie de te parler, Ronald.
- Hermione ! S'il te plaît, écoute-moi...Nous avons fait ça pour te protéger, c'est tout...

A ces mots, elle jeta rageusement la chemise qu'elle était en train de détacher dans le panier à linge avant de se retourner vers Ron, les yeux remplis d'éclairs.

- Ben voyons, pour me protéger ! J'avais oublier que les sorciers en étaient encore au moyen-âge ! Les hommes à la guerre et les femmes à la maison ! Sécria-t-elle en désignant la corde à linge. A s'occuper des tâches ménagères, à veiller à ce que le linge des guerriers soient propres ! Parce qu'elles sont incapables de combattre ! C'est ce que tu penses n'est-ce pas ?
- Mais pas du tout, ce n'est pas ça !
- Alors c'est quoi, Ron ? Nous avons toujours été trois ! Toujours ! Et je ne tolère pas que tu puisse décider à ma place de ce qui est le mieux pour moi! Nous aurions pu en discuter !
- Mione...
- Ecoute-moi bien Ron, et répète ce que je vais dire à l'abruti à lunettes qui nous sert d'ami : Je me suis battu des années contre les mangemorts et si je ne suis pas devenue auror c'est parce que j'en avais assez des combats mais là, je suis concernée et je suis aussi compétente que vous ! A présent si tu crois que ma place n'était pas avec vous ce matin, je peux l'entendre mais que tu m'aies caché les choses de cette manière afin de décider à ma place et surtout, que tu aies utilisé le pouvoir que tu as sur moi grâce à nos pseudo fiançailles pour me consigner ainsi dans l'appartement, je trouve ça vraiment nul ! C'est très blessant ! De quel droit tu choisis pour moi ?Demanda Hermione sur un air menaçant.
- J'ai fais ça parce que je t'aime et qu'il est hors de question que je te laisse prendre des risques inutiles ! Hurla Ron en attrapant les bras d'Hermione, l'obligeant à le regarder. Ne dis pas qu'on aurait pu en discuter, tu sais parfaitement que c'est faux ! Si tu avais pris la décision de venir, tu serais venu quel que soit mon avis !

La jeune femme leva la tête vers le rouquin. Les yeux bleus de Ron avaient prit une teinte d'orage mais Hermione ne se calma pas pour autant.

- J'aurais peut-être voulu rester à la maison ! répliqua Hermione, en toute mauvaise foi. Et de toute façon, tu n'es qu'un idiot, Ronald ! Va te faire voir !
- Tu es en danger dehors ! Quand vas-tu te mettre ça dans le crâne ?

Avant qu'il ne puisse réagir, Ron fut projeté contre le mur.

- Ca, c'est pour te montrer que je sais me défendre ! S'écria Hermione en rangeant sa baguette dans sa poche avant de sortir de la salle de bain, furieuse.

Ron se releva péniblement en se frottant le dos qu'il s'était cogné dans sa chute puis tenta de rattraper Hermione.

- Où vas-tu ? Lui demanda-t-il.
- Travailler !
- Mais c'est ton jour de repos, aujourd'hui !
- Je n'en ai rien à faire, je n'ai plus envie de te voir pour l'instant !
- Je t'emmène.
- Ronald ! Hurla Hermione. Laisse-moi tranquille ! Harry va m'emmener.
- Pas de problème...Dit Harry en se levant de la chaise où il s'était installé.
- Tu vas le lui demander de t'escorter quelque part à chaque fois qu'on se dispute ?
- Ca dépend, tu m'as caché d'autres choses ? Demanda Hermione en croisant les bras. D'abord ta fille, ensuite le fait que tu t'en ailles en m'emprisonnant chez moi...Quel est la suite du programme ? Tu as épousé Harry en secret et tu ne sais pas comment me l'annoncer ?
- Ca y est, tu as terminé ta crise ? Demanda Ron d'un ton très calme ce qui énerva profondément Hermione. Elle lui jeta un regard noir.
- Non ! Harry on y va. TOUT DE SUITE ! A moins que Mr Weasley refuse que je quitte mon appartement ?
- Mais je t'en prie, vas-y, ça me fera de l'air ! Je viendrais te chercher très très tard ce soir... Grogna Ron
- Parfait ! Grinça Hermione entre ses dents avant de suivre Harry.

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- Tu es sûre que tu veux travailler aujourd'hui ? Demanda Harry en accompagnant Hermione jusqu'aux ascenseurs du Ministère.
- Oh oui ! Ca me détendra !

Harry fronça le sourcils en se demandant encore une fois comment Hermione trouvait à se détendre en travaillant dans un endroit aussi glauque que le département des Mystères mais n'insista pas, elle était assez furieuse comme ça.

Elle salua son ami puis atteignit bientôt son bureau et jeta violemment son sac au sol.

- Ouh la ! Hermione ! Tu n'as pas l'air de très bonne humeur.

C'était Matthew, le collègue qui avait son bureau juste à côté du sien.

- Qu'est-ce que tu fais ici ? Demanda Matt. Tu ne travailles pas d'habitude le samedi...
- Je n'avais rien de mieux à faire...Bougonna-t-elle.
- Rien de mieux à faire ? Un week end ?

Elle eu un soupir.

-Bon. Est-ce que tu veux, qu'on déjeune ensemble ? Proposa-t-il gentiment.

Hermione haussa les épaules.

- Si tu veux...
- Très bien...Je viendrais te chercher tout à l'heure...

Hermione remercia mentalement Matt de ne pas lui poser plus de questions et se mit au travail.

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Ron était décidé à se faire pardonner. Il n'avait pas envie qu'une bête dispute détruise le bonheur tout neuf qu'il s'était construit depuis quelques jours avec Hermione. Il souffla un bon coup avant de frapper doucement à la porte du bureau de la jeune femme.

- Je peux entrer ? Demanda-t-il timidement en passant la tête à travers l'embrasure.

Hermione leva les yeux. L'expression de Ron était si désolée et si attendrissante qu'elle ne put s'empêcher de sourire et replongea de nouveau le nez dans ses papiers afin qu'il ne s'en aperçoive pas. Elle avait bien réfléchi durant toute la matinée et en était arrivé à la conclusion que bien qu'il n'était pas tout à fait innocent dans cette histoire, Ron avait eu raison de penser qu'elle les aurait suivit sur le lieu de la perquisition et elle comprenait qu'il s'inquiète pour elle même si elle aurait préféré boire huit litres de polynectar plutôt que de l'avouer.

Prenant son silence pour un « oui », Ron pénétra dans la pièce et referma doucement la porte.

- Je voulais m'excuser...Murmura-t-il.

Hermione faisait mine de s'intéresser à ses rapports mais ne perdait aucune miette de la confession du rouquin. Il sortit sa baguette et fit apparaître une rose rouge avant de faire la grimace.

- Je voulais faire apparaître tout un bouquet mais...Je n'ai jamais été très doué pour ce genre de sorts...

Il tendit timidement la fleur en direction de la jeune femme qui l'accepta du bout des doigts pour bien montrer qu'elle était encore en colère.

- Tu comptes me faire la tête encore longtemps ? Demanda le rouquin.
- Aussi longtemps qu'il le faudra pour que tu comprennes pourquoi je t'en veux.
- J'ai compris...
- C'est ça. Souffla Hermione, peu convaincue.
- Si je t'assure, j'ai compris. Je crois même que j'aurais réagis exactement de la même manière que toi si on m'avais fait ce coup-là.

Elle eut un nouveau sourire devant l'air gêné de Ron.

- Mione, pardonne-moi s'il te plaît, je croyais vraiment agir pour le mieux...C'était nul...J'ai été nul.
- Redis-le encore une fois...
- Quoi ?
- Que tu as été nul...

Ron sourit à son tour.

- Ca te fais plaisir, hein ?
- Le pardon a un prix, Ron.
- J'ai été nul.
- Redis-le encore pour voir...
- N'abuse pas de la situation, Granger !
- Je n'ai pas encore dit que je t'excusais, Ron ! Et ne crois pas qu'un simple sourire fera l'affaire!
- Et la fleur ? Elle compte pour du beurre, la fleur ?

Hermione fit mine de se lever pour sortir du bureau mais Ron la rattrapa par la main.

- Et les yeux larmoyants, ça marcherait?

Cette fois-ci, elle éclata de rire devant l'expression de Ron et il l'attira un peu plus près.

- Je t'aime. Lui murmura-t-il tout contre ses lèvres juste avant de l'embrasser tendrement.

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Ron venait tout juste de quitter Hermione quand Matt vint la chercher pour aller déjeuner. Le rouquin lui avait proposé de rentrer tout de suite à la maison mais elle avait refusé : A présent qu'elle avait commencé son travail, elle préférait le terminer. Ils avaient donc décidés que Ron viendrait la chercher en fin d'après-midi.
Son collègue sourit avant de lui faire remarquer :

- Tu as l'air plus calme que tout à l'heure !
- Disons que mes problèmes se sont arrangés...répondit-elle avec un sourire.
- C'est ton procès qui t'angoisse ? Demanda Matthew.
- Et bien...

Hermione s'interrompit soudainement.

- Co...Comment sais-tu que je dois témoigner ?

Il y eu un court moment de silence avant qu'un éclair ne passe dans les yeux de Matthew. Puis il éclata d'un rire mauvais.

- Peut-être est-ce parce que je suis moi-même concerné ?

Il lui saisit violemment le poignet et la tira rudement dans la cheminée du bureau. Hermione se débattit mais ils disparurent dans un éclair de fumée verte.