Hello everybody !
Comment allez-vous ? La reprise n'est pas trop dur ?
Voici un petit chapitre pour égayer votre journée !
Bonne lecture !
Chapitre 8 :
- Ah ouais... quand même... siffla Hermione, impressionnée, en ralentissant. Y'a du monde ce matin ! C'est une putain de manif !
Elle décida de ne pas s'arrêter à la clinique devant laquelle une centaine de personnes hurlaient des insanités en agitant des pancartes. Elle prit une rue sur la droite pour faire le tour du bâtiment.
- Je te dépose à l'entrée de service ? proposa la brune.
- Evidemment, je ne vais pas fendre la foule pour aller travailler, gronda Pansy.
Hermione eut un rictus mauvais et la médicomage tressaillit.
- Granger... Je ne sais pas ce que tu as en tête mais ne fais rien.
- Allons Parkinson, détends-toi. Je vais juste te rendre un petit service, répondit l'agent secret en faisant le tour de l'immeuble.
Elle s'arrêta en double file et laissa le contact.
- Retrouve-moi dans dix minutes dans le hall d'entrée. A tout de suite !
- Granger, s'il te plait...
- Fais-moi confiance de temps en temps, ça me changera ! lança Hermione en se penchant sur la Serpentard pour ouvrir la portière. Allez, oust !
La vert et argent jeta un dernier regard noir à la brune et quitta l'habitacle. Elle claqua violemment la portière et l'agent secret grimaça.
- Hey ! Fais attention ! Ma bagnole coûte deux fois le prix de ton appartement ! s'exclama Hermione en ouvrant la fenêtre.
Elle reprit la route, boucla le tour du quartier et s'arrêta à quelques mètres de l'entrée de la clinique, se garant sur le trottoir d'en face. Elle attrapa un sac de voyage caché derrière son siège, en sortit une grande cape noire et une petite trousse.
Son rictus s'élargit alors qu'elle posait un miroir sur le tableau de bord. Elle s'activa à se créer à l'aide du maquillage d'affreuses pustules vertes pour couvrir son visage et ses mains puis ajouta des petites noisette de crème pour le visage afin de donner à l'ensemble un aspect gras et purulent. Elle passa sa cape, en rabattit la capuche puis plaça une petite capsule d'un liquide rouge sang dans sa bouche.
- Et c'est parti pour le show... murmura-t-elle en quittant la voiture.
Elle avança en direction de la foule, traînant une patte, toussant misérablement et se dirigea vers la personne qu'elle avait identifiée comme étant l'organisateur de la manifestation. C'était une femme d'une cinquantaine d'année, replète, vêtue d'une robe de sorcière qui avait l'air hors de prix. Elle avait lancé le sort sonorus et sa voix résonnait dans la rue.
- ICI, MORGANE AGIT CONTRE LES PRINCIPES DE MERLIN ! TOUTE VIE EST SACREE ET CETTE CATIN, LIE DU MONDE SORCIER...
- Excusez-moi, l'interrompit Hermione en toussant, cachant toujours son visage. C'est bien ici la clinique du Docteur Parkinson ?
- OUI ! C'EST BIEN ICI QUE SE TERRE LE DEMON ! C'EST L'ANTRE DE TOUS LES VICES ! DES FEMMES DE MAUVAISES...
- Ca vous ennuie de me laisser passer ? coupa la brune en crachotant. Faut que je vois un médecin...
La femme interrompit le sonorus et la toisa de toute sa hauteur.
- Vous voyez pas que vous me dérangez ? Allez à Sainte Mangouste !
- J'en viens... Ils n'ont pas voulu de moi... répondit Hermione entre deux quintes de toux.
Elle en simula une plus violente et sa capuche glissa en arrière, révélant son visage. La sorcière eut un mouvement de recul et le dégoût se lut sur ses traits.
- Mais... qu'est-ce... que... éructa l'intégriste, horrifiée.
- Un virus qui ne touche que les Sang Pur...
Hermione mordit dans la capsule et le coulis de fruits rouges remplit sa bouche. Elle toussa de plus belle et cracha le faux sang sur la femme, en plein sur le haut de sa robe et le bas de son visage.
- Merde... désolée... j'suis très contagieuse... poursuivit l'agent secret en posant ses mains faussement purulentes sur les épaules de la leader qui se mit à hurler.
La panique gagna la foule entière et les manifestants transplanèrent aussitôt. L'intégriste repoussa Hermione qui tomba sur l'asphalte. La brune eut un sourire alors que la mégère partait en courant pour disparaître dans un craquement quelques mètres plus loin. Elle se releva, épousseta sa cape et gagna le hall de la clinique. Pansy l'y attendait, les bras croisés sous sa poitrine.
- Tu devrais être tranquille pendant un moment, fit Hermione avec un léger sourire. Tu aurais de quoi me nettoyer le visage ?
- Espèce de gamine va ! Tu mériterais que je te laisse dans cet état !
- Hey ! J'viens de t'assurer au moins une semaine de tranquillité ! Tu pourrais en être reconnaissante ! grommela la brune en essuyant ses lèvres du revers de sa manche.
- Suis-moi au lieu de dire des âneries, rétorqua Pansy en l'attrapant par l'oreille. Si ça se trouve, je ne vais même plus avoir de patients non plus. Tu y as pensé à ça ? Fripouille !
- Aie... Aieuh ! Serre moins fort ! grimaça la Gryffondor. Tes patientes ne se pointent que la nuit, elles ne sauront rien de mon petit show... Aie... Avoue quand même que c'était grandiose !
Les deux jeunes femmes pénétrèrent dans le bureau de la médicomage et Granger s'assit dans un fauteuil.
Parkinson attrapa des compresses et du sérum. Elle passa son doigt sur le menton de la brune et le porta à sa bouche.
- Framboises, fraises, myrtilles. Manque plus que la chantilly, commenta-t-elle avant de commencer à effacer le barbouillage.
- Ca, j'en ai toujours dans mon frigo, répondit Hermione avec un sourire coquin. Tu n'imagines pas les usages qu'on peut en faire...
- Je suis médicomage, n'oublie pas. Des idées, mes patients en ont à revendre, répliqua-t-elle en riant tout en ramassant les déchets pour les jeter. Tu fais quoi aujourd'hui ?
- Je dois passer au bureau récupérer des dossiers et ensuite, je dois les bosser car je vais avoir une grosse nuit demain. Pourquoi ?
- Rien, comme ça, pour savoir. Si tu veux venir préparer ton travail ici, ton bureau est encore inoccupé.
Hermione réfléchit quelques instants puis acquiesça.
- Je resterais jusqu'au dîner. Ensuite, faudra que j'y aille, j'ai un peu de repérage à faire...
Pansy tentait de faire abstraction de ce qu'elle envisageait être l'activité que la brune avait besoin de préparer. Si elle recommençait à penser à tout ça, elle allait à nouveau tout gâcher avec Hermione. Et la brune la fuirait.
- Je demanderai à Stéphanie de commander un repas pour deux chez le traiteur indien. Ca te tente ? fit-elle avec un sourire en s'installant à son bureau.
- Ce serait parfait. Et chantilly en dessert ? demanda Granger en se penchant au-dessus du bureau.
- Uniquement entre les repas. Prescription du docteur, fit la médicomage donnant une pichenette sur le nez de la brune. File, tu vas être en retard, et moi aussi.
Hermione posa ses lèvres sur la joue de la médicomage et quitta le bureau en souriant.
Pansy se laissa aller contre le dossier de son fauteuil pour la voir disparaître au fond du couloir.
- Rien à jeter, fit-elle avant d'attraper un dossier.
Le jour était naissant quand Pansy gagna l'appartement qu'elle partageait avec Hermione. Une fois la porte fermée derrière elle, elle enclencha tous les verrous et se rendit dans le salon. Seule une bougie sur la table à manger éclairait la pièce et la médicomage eut un sourire attendrie en voyant l'agent secret endormie, la tête posée sur ce qui semblait être des plans, des mémos. Des centaines de pages étaient étalées sur la surface boisée et une cafetière, vide, se trouvait près d'un mug où restait un fond de café. La baguette de la Gryffondor gisait près de la main droite de Granger et un pistolet était suspendu dans un holster d'épaule sur le flan gauche de la jeune femme. Sa veste de tailleur était soigneusement pliée sur le dossier de la chaise. Pansy posa sa sacoche et s'approcha doucement. Les manches de la chemise noire de la rouge et or étaient remontés sur ses avant-bras, des mèches de cheveux tombaient négligemment sur son visage qui semblait serein dans le sommeil.
Le regard de Parkinson s'attarda sur l'expression de la jeune femme. Depuis qu'elles avaient repris contact, c'était la première fois qu'elle avait l'impression de retrouver Hermione Granger telle qu'elle était à Poudlard, avant que la guerre contre Voldemort ne la change, avant que son innocence n'éclate en même temps que le conflit.
« Et c'est pas avec le métier qu'elle fait qu'elle va la retrouver, si tant est que cela soit possible. » songea la Serpentard en s'accroupissant près de la femme chargée de sa sécurité.
- Hermione… murmura-t-elle en posant délicatement sa main sur le bras de la rouge et or. Tu seras mieux dans ton lit pour dormir.
Les paupières papillonnèrent avant de s'ouvrir à moitié. Le cœur de Parkinson se serra alors que la rouge et or se redressait mollement, affichant un regard ensommeillé, perdu, se demandant où elle se trouvait. La médicomage se redressa et embrassa délicatement la brune. Les lèvres d'Hermione étaient chaudes, douces, soyeuses et Pansy eut un léger sourire alors que la rouge et or commençait à s'éveiller. Le baiser était délicat, presque timide au départ, mais leurs lèvres trouvèrent leur propre rythme avant que Granger n'approfondisse le baiser.
Pansy sentait l'excitation monter en elle alors que la Gryffondor faisait des merveilles avec ses lèvres, sa langue. Haletantes, elles se séparèrent et la médicomage lut la surprise dans les yeux noisette qui l'observaient.
- Si tu viens au lit avec moi, tu promets d'être sage ? murmura la médicomage.
Hermione acquiesça avant de s'étirer longuement et de se frotter les paupières.
- De toute façon, rassure-toi, j'suis incapable de faire quoi que ce soit cette nuit, fit-elle en se massant le cou. Tu peux dormir tranquille.
La Serpentard eut un sourire puis prit la main de l'agent secret dans la sienne pour l'emmener dans la chambre. Elle récupéra son pyjama et observa la rouge et or qui accrocha son holster au lit.
- Tu veux quelque chose à te mettre sur le dos ? proposa-t-elle.
- Je veux bien être sage, mais pas mettre de pyjama. J'aime dormir nue.
Pansy roula des yeux et se rendit dans la salle de bain. Quand elle regagna la chambre, une dizaine de minutes plus tard, Hermione s'était déjà rendormie. Les cheveux bruns tombaient librement sur les fines épaules musclées et la jeune femme avait un bras replié sous un oreiller. La couette lui arrivait au creux des reins, laissant son dos à la vue de la médicomage.
Parkinson sourit en s'allongeant à côté de la brune. Elle dégagea une mèche de son visage pour la passer derrière son oreille, et déposa un baiser sur son front.
- Dors bien, murmura-t-elle, en posant son bras en travers du dos de la Gryffondor.
Hermione bougea mollement et eut un petit soupir rêveur.
La Gryffondor s'étira comme un chat, en travers du lit. Elle eut un petit sourire en pensant à l'endroit où elle avait passé la nuit. Nue dans les draps de Pansy. Et même si la médicomage n'était indéniablement plus à côté d'elle, elle était heureuse. Le grincement de la porte de la chambre lui fit ouvrir un œil. Elle entrevit Parkinson qui passait la tête dans l'entrebâillement et lui fit un petit signe.
- Tu peux entrer, je suis réveillée.
- Mets quelque chose avant, j'arrive, répondit la médicomage qui s'éloignait déjà.
- Pfff, c'est pas encore ça, grommela l'agent secret en tendant son bras pour attraper boxer et tee-shirt.
Elle finit par trouver l'encolure pour passer le vêtement lorsque Pansy poussa à nouveau la porte et apparut avec un plateau déjeuner qui sentait bon.
- T'avais l'air tellement crevée hier, j'ai pas voulu te réveiller avant, dit-elle en posant le plateau sur les genoux de la brune. Œufs, bacon, toasts, confiture, café, tu devrais tenir la journée avec tout ça, lui sourit-elle en attrapant un verre de jus d'orange avant de s'asseoir à côté.
- Merci, fit l'agent secret en embrassant la joue de la Serpentard. Ca a l'air divin. Enfin, pas autant que toi...
- Je pourrais te croire si tu avais les deux yeux ouverts, ce qui est loin d'être le cas, répondit narquoisement la médicomage.
Hermione se saisit du plateau, le posa à terre puis attrapa la vert et argent par les hanches pour l'attirer et la faire s'asseoir sur elle. Elle la soutint d'un bras dans le dos tandis que sa main alla se perdre dans la chevelure soyeuse de Parkinson.
- Tu es vraiment très belle... murmura la brune avec un sourire.
La médicomage laissa sa joue reposer contre l'avant-bras de la brune, un sourire flottant sur ses lèvres.
- Ce soir, ma petite fête est à 20h. J'en ai pour à peu près une heure. Donc, à 21 heures, tu seras définitivement en sécurité. Que dirais-tu que je vienne te retrouver à la clinique avec une bouteille de champagne pour fêter ça ?
Le regard de Parkinson se troubla et Hermione sentit la tension l'envahir, bien qu'elle fasse l'effort de ne pas bouger.
- Je n'ai que des dossiers à traiter, je t'attendrai.
- Le rendez-vous est pris alors... murmura la brune avant de poser brièvement ses lèvres sur celles de la vert et argent.
Comme à son habitude, Hermione avait déposé Pansy à la clinique avant de retourner à leur appartement pour se préparer. Ce soir, à l'occasion de la soirée "Casino Royal" donnée par Avery, elle serait Charleen Tsu Wong, célèbre mécène sino-américaine.
- J'vais avoir du travail à faire pour le maquillage... soupira-t-elle en passant dans la salle de bain.
Elle prit une douche rapide, se sécha vigoureusement et se coiffa avec soin. Elle cacha ses cheveux bruns sous une perruque ébène. Elle mit sa robe de soirée noire, moulante, chaussa des escarpins assortis et entreprit de se maquiller. Avec le fond de teint, elle éclaircit sa peau puis donna un effet d'amande à ses yeux avec le crayon et mit ensuite des lentilles de contact pour avoir les plus sombres. Un peu de fard, de rimmel et un nuage de parfum plus tard, elle était prête.
Elle passa dans le salon et prit la petite pochette qu'elle emporterait avec elle ce soir. Elle y fourra les pastilles au citron de Q, un paquet de mouchoirs, un petit nécessaire à maquillage et une fausse baguette magique. Elle se saisit de la vraie qui avait subi un sort de camouflage pour ressembler à une jolie baguette en bois peinte aux motifs asiatiques et la planta dans la perruque pour en faire un chignon sophistiqué. Elle passa une petite montre dorée à son poignet gauche puis attrapa la plume trafiquée par Q pour la dissimuler dans un boa blanc qu'elle passa autour de ses épaules.
Enfin, elle attrapa un petit carré de plastique rigide sur lequel étaient collées deux pastilles, l'une couleur chair, l'autre ressemblant à un grain de beauté. Elle fixa la première à l'intérieur de son oreille et la deuxième sous sa lèvre inférieure. Le micro-récepteur était en place et maintenant, Jack pouvait l'entendre et vice-versa. Son collègue assistait lui aussi à la soirée car il devait surveiller deux barons de la drogue conviés par Avery.
- Au moins, je ne serai pas seule dans ce nid de serpents... soupira Hermione.
Elle se saisit de sa pochette et, après un dernier regard au salon, quitta l'appartement.
Pansy était occupée avec Stéphanie à classer les dossiers de tous ses patients. Elles les reprenaient un par un, vérifiaient si les suivis avaient été fait, notaient les relances à effectuer, les cas en attente de retour de procédures judiciaires.
La secrétaire trouvait que sa patronne y allait un peu fort de lui avoir faire sortir les 250 dossiers qu'elle suivait depuis avant même la création de la clinique. Elle avait compté sur cette soirée tranquille pour la passer au téléphone avec son petit ami. Elle sourit en y pensant, suspendant son classement en cours.
- Vous avez un souci avec ce dossier ? fit la médicomage.
- Non, non, répliqua rapidement la blonde en rougissant. Je me demandais…
- Oui ?
- Pourquoi fait-on ça maintenant ?
- Pardon ? répondit mielleusement Parkinson. Vous pensez avoir mieux à faire peut-être ?
- Bien sûr que non, docteur ! Mais comme on vient à peine d'ouvrir la clinique…
- Justement, il est nécessaire de faire le point de tous mes patients pour les recontacter si nécessaire et leur dire que nous sommes ici. Autre chose ?
Stéphanie secoua la tête avant de se repencher dans un carton poussiéreux.
Hermione passait de groupes en groupes, saluant par leur nom les personnes qu'elle croisait et elle remercia muettement sa mémoire prodigieuse et la liste des invités que lui avait fournie Foolish. Elle attrapa une coupe de champagne sur le plateau d'un serveur et se rendit à une table de Blackjack.
Elle fit quelques parties, perdant tout ce qu'elle avait misé et eut un mince sourire pour ses compagnons de tablée.
- C'est le jeu... soupira-t-elle. C'est toujours la banque qui gagne ! fit-elle avec un clin d'oeil pour le croupier.
Elle se leva et jeta un regard rapide à la salle. Jack, méconnaissable sous son déguisement, discutait avec une jeune femme à l'allure élégante.
"Au moins, il sait joindre l'utile à l'agréable..." songea-t-elle en se dirigeant vers des tableaux de maître accrochés au mur.
Elle reconnut un Renoir et retint un sifflement admiratif. La toile valait assurément dans les 200 000 milles gallions.
- Mademoiselle Tsu Wong, c'est un honneur de vous avoir parmi nous ce soir, fit Avery en s'approchant d'elle.
- Merci de m'avoir conviée à votre soirée, Monsieur, dit-elle en lui tendant la main.
L'ancien Mangemort la prit délicatement et se pencha pour y déposer un baiser.
- Vous n'arrivez pas à décrocher du travail, dit-il dans un sourire.
- Vous avez une très belle collection, complimenta l'agent secret.
- Et encore, vous n'avez rien vu. Les plus belles pièces sont dans mon bureau.
Hermione laissa glisser sa main sur le bras du sorcier dans un geste lascif.
- Et serait-il possible d'aller les contempler ? Je suis persuadée que vous avez bien des merveilles à me faire... admirer.
Elle se lécha sensuellement les lèvres et Avery posa sa main dans le creux des reins de la jeune femme.
- Suivez-moi. Ces œuvres se regardent dans la plus grande intimité.
Les deux sorciers quittèrent la salle de réception et s'engagèrent dans un long couloir qui déboucha sur un escalier. Ils montèrent les marches pour atteindre le deuxième étage et se dirigèrent vers une porte au fond d'un couloir. Avery poussa le panneau de bois et invita l'agent secret à entrer.
Le sorcier ferma la porte derrière lui et quatre gardes du corps surgirent d'un angle mort.
"Et merde..." lâcha Hermione alors qu'elle se trouvait encerclée.
Un des gorilles lui arracha la pochette qu'elle tenait à la main pour la jeter sur le bureau.
- Miss Hermione Granger... Agent du MI-6 sorcier... commença Avery en tirant sa baguette.
- Pardon ? s'enquit la jeune femme. Je crois qu'il y a erreur sur la personne.
- Au contraire, je suis parfaitement renseigné, continua le mangemort. Je suis le dernier commanditaire du meurtre de Parkinson et je sais de source sûre que c'est vous qui avez éliminé les trois autres. Du bon boulot.
Hermione leva lentement les mains pour les avoir au niveau des épaules.
- Je plaide coupable, répondit-elle calmement. Et donc ? Que va-t-il m'arriver ?
- En temps normal, j'alignerais assez d'argent pour m'offrir vos services. Mais vous connaissant, ce serait comme pisser dans le pot d'un lutin. On va donc vous tuer.
L'agent secret prit une longue inspiration et attrapa sans mouvement brusque la plume de Q fichée dans son boa. Elle la cassa entre ses deux doigts et la lança au-dessus d'elle avant de se jeter au sol. Plusieurs traits de lumière rouge zébrèrent l'air et des bruits de chute se firent entendre. Hermione roula sur elle-même et se remit debout. Elle se saisit d'une baguette qui traînait sur la moquette et la pointa sur Avery, immobile, incapable de bouger sous l'effet du sortilège.
- Avada Kedevra... fit froidement Hermione.
Le sortilège fusa de la fine tige de bois pour frapper l'ancien mangemort en plein torse.
L'agent secret agita une nouvelle fois la baguette et des cordes surgirent de nulle part pour ligoter les hommes de main. Puis, elle brisa l'arme en deux et lâcha les deux bouts. Elle attrapa sa pochette, se saisit de sa propre baguette et sortit du bureau.
- Jack... La cible est out. Je tente une sortie par la grande porte... murmura-t-elle.
Elle grimaça alors que le récepteur grésilla.
- C'était un piège. Il y a une putain de taupe dans le service. Jack, tu m'entends?
Elle avait atteint l'escalier et descendait le plus calmement possible les marches.
- Et merde... murmura-t-elle en attrapant la pastille collée à son oreille.
Elle fit deux pressions de l'index dessus et la remit en place.
Une fois au premier étage, elle s'arrêta quelques instants pour retrouver une respiration normale. Si tout se passait bien, elle serait dehors dans moins de cinq minutes.
Soudain, elle sentit un mouvement derrière elle et elle se retourna vivement. Un coup de poing l'atteignit en pleine tempe et elle eut l'impression que son crâne explosait sous la violence du choc. Elle s'écroula au sol, la vision trouble, et quelqu'un s'agenouilla près d'elle.
- Un piège dis-tu ? Je sais... Puisque c'est moi qui l'ai posé... chuchota la voix de Jack.
- Espèce d'enfoiré... répliqua Hermione.
Elle ne put livrer l'intégralité de sa pensée. Le noir se fit autour d'elle et elle bascula dans les ténèbres.
Et voilà le travail ! Bon, 007 est dans la merde ! Va-t-elle s'en sortir ?
Vous le saurez au prochain épisode ! Et plus que 4 chapitres avant la fin de cette fic !
Gros bisous et à jeudi,
Sygui et Link9
