Coucou ! Je poste ce chapitre avec un peu de retard, je répondrai aux reviews dans le prochain chapitre : PROMIS !

Bisous :x .


Chapitre 8 : Les problèmes commencent.

Aux petites lueurs du jour, Hermione senti les rayons du soleil lui caresser sa peau nue. Elle étouffa un bâillement et ouvrit péniblement les yeux. Se rappelant des évènements de la veille, elle posa ses yeux sur le corps nu de son amante. Les couvertures à moitié remontées, laissaient entrevoir les jolies courbes de la jeune femme. Sa poitrine se soulevait au rythme de sa respiration apaisée, elle avait les lèvres entrouvertes et ses longs cheveux noirs lui cachaient en partie le visage. Hermione resta quelques minutes à contempler ainsi son professeur quand elle remarqua deux petites rides au coin de ses yeux.

Ce petit détail, anodin, pour une jeune femme de 25 ans, à la fleur de l'âge, frappa Hermione en plein cœur. Elle sembla retomber dans une lourde réalité qui lui brisa le cœur. Dans six mois, elle devrait rentrer chez elle. Dans six mois, elle dira au revoir à la jeune McGonagall pour retrouver la McGonagall qu'elle fréquentait depuis sept ans maintenant.

« Je n'aurai jamais la force de lui lancer un Oubliette… Comment le pourrais-je ? »

Cette pensée affola Hermione. Elle se leva, en bougeant le moins possible, ramassa ses vêtements éparpillés dans la chambre, se rhabilla et parti sans faire le moindre bruit.

Elle marchait à toute vitesse dans les couloirs déserts de Poudlard. Il ne fallait pas qu'on la surprenne hors de son dortoir à cette heure-ci. Les matins d'octobre devenaient de plus en plus noirs, mais il était encore tôt, en ce 5 octobre pour qu'elle soit hors de son dortoir.

Hermione s'interrogeait sur ce qui avait bien pu lui passer par la tête pour coucher ainsi avec son professeur. La plus respectable des professeurs de cette école, avait enfreint une des règles la plus inviolable : les relations étudiants/enseignants sont strictement interdites au sein et en dehors de Poudlard, et c'était de sa faute !

Hermione pénétra dans le dortoir des Gryffondors et s'effondra sur son lit. Son objectif premier en arrivant ici, était de neutraliser Tom Jedusor, et puis… Elle avait rencontré Minerva. Son cœur avait chaviré, elle avait perdu la tête. Tom ne l'intéressait plus, ce qui l'intéressait à présent c'était de sortir de cette situation dans laquelle elles s'étaient mises. Devait-elle tout avouer à McGonagall ? Lui dire d'où elle venait vraiment ? Non. Impossible, elle ne voulait pas perdre ce qu'elles avaient. Et pourtant…

« Mais quel bordel… Mais quel bordel ! »

« - Hermione … ? » lança une voix féminine à la droite d'Hermione.

« - Mmmphffmmfff » lui répondit la Lionne.

« - Allez, Hermione, j'ai tout compris » lui chuchota Alice tout en se glissant dans le lit d'Hermione.

Hermione avait rencontré Alice le lendemain de son arrivée à Poudlard, et depuis elles étaient inséparables. Elle savait qu'elle pouvait compter sur Alice, c'était une fille bien, droite et juste. Elle pouvait lui faire confiance, et son ouverture d'esprit facilitait les choses. Elle regrettait presque de ne pouvoir tout lui raconter sur l'avenir du monde Sorcier.

Hermione jeta un regard interrogateur à son amie blottie contre elle. Elle ne pouvait pas cacher que sa présence amicale lui faisait énormément de bien. Aussi, elle se resserra contre elle et soupira.

« - Et que crois-tu avoir compris, avec ton esprit farfelu, Alice ? » la taquina Hermione.

« - Tu es amoureuse … » la respiration d'Hermione s'accéléra, « d'un pauvre petit Belge qui t'attend désespérément en Belgique, et il te manque ! C'est pour cela que tu es si triste !» lança Alice sur un ton de victoire.

Hermione du retenir un pouffement.

« - C'est plus compliqué que ça, mais oui… Je suis amoureuse » souffla Hermione, prenant conscience des faits en même temps que les mots franchissaient ses lèvres.

« Amoureuse… » se répéta-t-elle intérieurement. Comment pouvait-elle être amoureuse d'une personne rencontrée il y a si peu de temps ?

Hermine resta pensive un instant.

« … Mais non, je l'aime depuis… Depuis… »

Hermione se remémora vite fait ses années passées à Poudlard, et il lui sembla pouvoir mettre le doigt exact sur l'instant où elle avait comprit, sans se l'avouer, que McGonagall pouvait peut-être bien compter plus qu'il ne fallait pour elle.

Flash Back

Regardez ! couina Parvati, penchée par-dessus le parapet. Elle montrait le pied du château où la porte d'entrée s'était ouverte à nouveau. De la lumière jaillit dans l'obscurité du par cet une ombre unique, longue et noire ondula sur la pelouse.

« - Allons, voyons ! Dit le professeur Tofty d'un ton anxieux, ile ne reste plus que seize minutes, vous savez ! »

Mais personne ne lui accorda la moindre attention. Tous suivaient des yeux la silhouette qui courait à présent vers le lieu du combat.

« - Comment osez-vous ? s'écria-t-elle. Comment osez-vous ? »

« - C'est McGonagall, murmura Hermione. »

« - Laissez-le ! Je vous dis de le laisser ! s'exclama la voix du professeur McGonagall dans l'obscurité. De quel droit l'attaquez-vous ? Il n'a rien fait qui puisse justifier… »

Hermione, Parvati et Lavande poussèrent un hurlement simultané. Devant la cabane, les silhouettes avaient projeté pas moins de quatre éclairs de stupéfixion sur le professeur McGonagall. Les rayons rouges la frappèrent à mi-chemin entre la cabane et le château. Pendant un instant, elle sembla s'illuminer, entourée d'un inquiétant halo rougeâtre, puis elle fut projetée dans les airs et retomba brutalement sur le dos. Entendue de tout son long, elle ne bougeait plus.

Fin du Flash Back

Hermione, à ce souvenir, eu du mal à retenir ses larmes. En effet, c'est à partir de ce jour – là qu'elle s'est rendue compte que Minerva McGonagall avait une importance toute particulière à ses yeux. Elle admettait cela, mais pour elle, McGonagall n'était qu'un modèle de perfection. Aujourd'hui, elle se rendait compte à quel point son professeur comptait plus qu'un simple professeur, qu'un simple modèle, pour elle.

La voix d'Alice à ses côtés lui fit revenir les pieds sur terre et elle posa ses yeux sur sa douce amie. Elle inspira un grand coup et sorti de ses couvertures, abandonnant son amie dans ses draps à peine réchauffés.

« - Alice, j'ai quelque chose à faire, je te laisse, annonça Hermione avant de sortir du dortoir des Gryffondors. »

Elle dévala les marches de la Tour des Gryffondors, priant pour ne pas y croiser son amante, surtout en pensant à ce qu'elle s'apprêtait à faire. Hermione se dirigea vers la volière d'un pas rapide. Une fois là-bas, elle s'installa au petit bureau bancale, mit à la disposition des élèves et des enseignants, choisi le plus beau parchemin qu'elle trouva et se saisit délicatement d'un plume à la pointe ronde. Les hululements des hiboux et chouettes autour d'elle lui procuraient un sentiment de sécurité, mais son cœur était serré, son ventre nouée, et difficilement, elle avala sa salive en trempant sa plume dans l'encrier.

« Minerva, »

Hermione secoua la tête, agita sa baguette magique et le prénom de son professeur s'effaça.

« - Trop personnel et froid » se dit-elle à voix haute.

« Professeur McGonagall »

Le sujet s'effaça à nouveau : trop formel.

« Chère Minerva »

Hermione considéra la proposition quelques instants et son cœur palpita lorsqu'elle décida de la laisser telle qu'elle.

Elle se pencha et s'appliqua et, de sa plus belle écriture, - ronde et délicate- , se mit à écrire.

« Chère Minerva,

Il m'est difficile de vous expliquer les raisons qui m'ont poussée dans vos bras, la nuit dernière. Il m'est également difficile d'expliquer les raisons qui me poussent à vous écrire, ce matin.

La chaleur de votre peau, la douceur de vos caresses et le délice de vos baisers, à jamais resteront dans mon cœur. Si peu de moments partagés, ont créés en moi nombre de souvenirs qui même au-delà du temps ne s'effaceront pas, je l'assure. Des murmures et des regards, qui ne pourront être ensevelis sous ceux des futures après vous…

Il est en mon cœur, un amour pur et sincère, m'ayant fait succomber à votre douceur et à cette folie appelée « désir » qui me rongeait depuis quelques temps déjà. Il est, cependant, en mon esprit, une raison que personne ne peut contredire, pas-même mon amour, me poussant aujourd'hui à vous imposer ces quelques mots. Une raison prenant le dessus sur les sentiments, une raison qui se veut, justement, raisonnable.

Ainsi, dans la plus grande tristesse de ne plus jamais vous redécouvrir, je me dois de mettre un terme à ce commencement qui ne doit en aucun cas avoir de suite. Il est certain que pour vous, comme pour moi, cette décision est certainement la plus sage à prendre.

En espérant, évidemment, que cela n'affecte en rien nos rapports et les leçons que vous me donnez trois fois par semaine.

Avec tout mon amour, celui qui fût, celui qui est, et celui qui, dans la pureté de mon cœur, restera toujours,

H.G. »

Hermione, les larmes aux yeux, relu quelques fois la courte lettre de rupture - si tant est que l'on puisse appeler ceci une rupture – et en convint à se dire qu'elle était parfaite, sincère et authentique.

Elle se dirigea vers la plus belle des chouettes et sorti un biscuit de sa poche.

« - Voilà ma belle, il est pour toi ce gâteau. » murmura-t-elle en attachant le parchemin à sa patte. « Apporte ceci au Professeur McGonagall, le plus vite possible. » Hermione caressa les ailes du magnifique rapace et le regarda s'envoler en poussa un hululement délicat.

La jeune Gryffondor redescendit de la volière, et n'en pouvant plus, le cœur serré et les souvenirs affluant dans son esprit, se dirigea sans aucun mot dans la salle de bain de leur dortoir. Elle se déshabilla lentement, ses doigts frôlant sa peau nue, lui rappelaient ceux de Minerva, la veille. Elle ouvrit le robinet de la douche et laissa couler l'eau quelques secondes, afin qu'elle se réchauffe, puis elle se glissa sous le jet en poussant un soupir de réconfort.

Hermione resta immobile quelques minutes puis fondit en larmes. Elle se laissa glisser contre la paroi glaciale et, une fois au sol, elle replia ses jambes et posa sa tête sur ses genoux. Les sanglots de la Gryffondor, noyés sous le bruit de la douche, passaient inaperçus mais la soulageaient au plus haut point. Les larmes ruisselant sur ses joues, lui laissaient un goût salé dans la bouche. Au bout de quelques minutes, Hermione entendit des coups frappés à la porte.

« On va être en retard, dégage de là ! Pourquoi t'as fermé à clé ? L'accès doit rester libre ! » tempêta une voix qu'Hermione ne prit pas la peine de vouloir identifier.

Elle se releva et entreprit de se savonner le corps. L'odeur de myrtille de son gel douche lui donnait une impression de satisfaction immense. Hermione se lava les cheveux et sorti de la douche.

Elle s'enroula dans une serviette de bain et sorti de la pièce en lançant un regard noir à toutes les petites nunuches qui attendaient en trépignant devant la porte.

« - Qu'est-ce que tu foutais ? T'en as mit du temps ! » lança une voix à sa droite.

Hermione se retourna vers elle, le regard mauvais.

« - Je te conseille de baisser d'un ton avec moi, et surtout, de te tenir aussi éloignée que possible. » cracha Hermione, ne se reconnaissant pas elle-même.

Elles se regardèrent toutes, choquées du comportement de la nouvelle, et se précipitèrent dans la salle de bain, l'heure tournant.

Alice observait Hermione du coin de l'œil, en s'interrogeant sur ce subit changement d'humeur, mais décida que ce n'était pas le moment de lui en parler.

Hermione fulminait. Elle enfila son uniforme, fermant bien chaque bouton de son chemisier, nouant sa cravate correctement, les pans de sa chemise, dans sa jupe. Aujourd'hui, elle devait être invisible. Elle repensait aux évènements de jours passés. Jedusor qui avait tenté quelque chose, mais avait échoué. Severus qui lui avait tendu la main, conte toutes attentes, Alice, sa chère Alice et… Minerva.

Son plan avait échoué, elle devait bien se rendre à l'évidence. Le problème était qu'elle avait programmé, à l'aide d'un sort, son aventure dans le passé pour une durée de six mois. Le temps qu'elle estimait nécessaire pour sauver le monde Sorcier.

« Sauver le monde Sorcier… Hermione, tu y as vraiment cru ? » elle donna un coup de pied rageur dans sa malle.

Le plan Jedusor étant tombé à l'eau, elle pouvait tenter le tout pour le tout et peut-être l'empêcher de nuire pour de bon ? Elle pouvait encore sauver Severus, Peter… Les parents de Harry en serait également sauvé. Elle pouvait essayer, elle pouvait tenter quelque chose… Mais comment ?

Hermione attrapa son sac de cours, sa baguette et se dirigea en direction de la Grande Salle. Sur le chemin, son estomac se noua. Le courrier, le courrier arrivait le matin… Hermione franchit les portes et lança un regard furtif à la table professorale. Elle vit McGonagall en grande discussion avec le Professeur Dipet, elle ne sembla pas l'avoir remarquée, et tant mieux, se dit-elle.

La Grande Salle était déjà presque pleine et seule la table des Gryffondors semblait encore un peu vide.

Hermione retint un sourire, elle ne pensait pas avoir passé autant de temps dans la salle de bain, de là à mettre en retard la moitié des septièmes années.

Plongée dans ses pensées (intimes), la Gryffondor ne s'aperçu pas qu'elle fixait sans gêne le professeur McGonagall. Celle-ci sentant très certainement le regard insistant de la jeune fille tourna la tête vers elle et lui lança un regard tendre, furtif, mais tendre. Hermione bafouilla quelques mots pour elle-même puis reporta son attention sur son assiette vide. Son estomac criait famine et elle pestait contre les élèves en retard.

Au bout de quinze minutes, tous les élèves étaient arrivés. Le repas apparu enfin sur la table et tous les élèves se mirent à manger dans un brouhaha de bonne humeur. Hermione chercha Jedusor des yeux et se rendit compte qu'il la fixait intensément. Trop intensément, peut-être.

« Oh non ! paniqua Hermione. Non, non ! Sors de là… Sors… » pensa-t-elle. « PAR MERLIN SORS DE LA !»

Elle s'interrompit brusquement, tous les regards étaient braqués sur elle. Jedusor le premier, haussa le sourcil et lui lança un sourire mauvais, très mauvais. Hermione devint rouge de colère. Elle avait hurlé sans s'en rendre compte, mais elle avait visiblement réussi à repousser le Serpentard de ses pensées. Mais qu'avait-il pu bien y voir ?

Au moment où Hermione allait se lever pour sortir de la Grande Salle, le courrier arriva. Une magnifique chouette effraie vint se poser avec grâce devant Minerva McGonagall qui lui caressa délicatement les plumes en s'emparant de la lettre accrochée à la patte du rapace. Hermione ne pouvait détacher son regard de son professeur. Elle du bien admettre qu'elle était encore plus belle que les autres jours. Son regard semblait moins dur, ses traits semblaient moins tirés. Même son chignon tellement strict lui paraissait moins strict. Elle observa les mouvements de Minerva, comme passés au ralentit. McGonagall tira délicatement sur les ficelles retenant le parchemin enroulé puis le déroula. Lorsque ses yeux se posèrent sur le contenu du parchemin, Hermione pu voir le changement presqu'imperceptible sur le visage de Minerva. Lorsqu'elle arriva au bout de sa lecture, le professeur releva lentement la tête tout en déposant le parchemin sur la table et chercha la Gryffondor des yeux. Hermione ne pouvait détourner le regard, elle ne pouvait fuir, elle voulait que Minerva voie dans ses yeux à quel point elle était désolée. McGonagall eut un petit reniflement léger, enroula le parchemin, le glissa dans une poche intérieure de sa cape et détourna son regard sans plus de cérémonie.

Le repas se poursuivit sans encombre, les élèves s'en allaient petit à petit pour leur premier cours de la journée. Hermione jeta un coup d'œil à son horaire et constata, non sans un petit serrement de cœur, que son premier cours de la journée était le cours de métamorphose. Elle regarda la table des professeurs et s'aperçu que Minerva était déjà partie. Avisant la table des Gryffondors, Hermione constata qu'aucun septième année ne manquait à l'appel, ils étaient encore tous entrain de déjeuner tranquillement.

Hermione rassembla ses affaires et se leva, sous le regard suspicieux d'Alice à qui le petit manège entre Hermione et McGonagall n'avait pas échappé, et quitta la Grande Salle.

Lorsqu'elle arriva devant la classe de métamorphose, Hermione sentait une étrange chaleur irradier de tout son corps. Elle ne pouvait s'empêcher de penser à McGonagall, seule dans sa classe, repensant très certainement à la lettre qu'elle lui avait envoyée ce matin. Elle jeta un coup d'œil à l'horloge du couloir et vit qu'il restait une vingtaine de minutes avant que les premiers élèves n'arrivent, le cours commençant dans trente minutes. Elle s'adossa au mur en face de la porte et soupira. Soudain, la porte de la classe s'ouvrit sur une McGonagall à peine surprise de trouver Hermione en avance. Elle la transperça du regard, puis se détourna et rentra dans la classe, laissant la porte ouverte, sans mot dire.

Hermione hésita un instant mais compris que c'était une invitation. Elle prit son sac et pénétra dans la salle de cours, fermant soigneusement la porte derrière elle. McGonagall était adossée à son bureau, et observait Hermione qui avançait en silence vers elle.

« - Vous avez oubliez… ceci, dit-elle en sortant une petite chaîne en or, avec un médaillon, de sa poche. J'ai pensé que peut-être vous aimeriez le récupérer, Miss Granger. » Elle avait insisté sur le « Miss » en lui tendant le médaillon et Hermione le prit comme un coup de poignard en plein cœur.

Hermione tendit la main vers son médaillon et s'en saisit délicatement, puis baissa les yeux.

« - Merci... Professeur, ce médaillon m'est très cher. » murmura-t-elle.

McGonagall la jaugea un instant du regard puis lui fit signe d'approcher, ce qu'Hermione fit.

La respiration d'Hermione s'accéléra, elle n'avait qu'une envie : embrasser son professeur. Elle prit une bouffée d'air, pour se remettre les idées en place.

Les jeunes femmes se regardèrent quelques instants et Minerva brisa le silence.

« - Vous êtes en avance… »

« - Oui.. Je.. Enfin.. » bafouilla Hermione « Je déteste avoir les places au dernier rang » lança-t-elle, prise au dépourvu. Hermione mentait, elle avait fait exprès de venir en avance. Elle voulait la voir, elle voulait … Que voulait-elle ?

McGonagall eu un petit sourire en coin qui fit presque fondre Hermione.

« - Parce que vous n'avez pas bonne vue sur votre Professeur, au dernier rang ? » lança Minerva en se rapprochant d'Hermione.

« - Pas bonne ouïe… Surtout » répliqua Hermione en déglutissant difficilement, son professeur toujours plus proche.

Minerva contourna Hermione et vint se placer derrière elle – qui ne bougea pas d'un pouce – et se rapprocha encore de la jeune Gryffondor.

« - Qu'importe que vous n'ayez pas une bonne ouïe du cours, Miss Granger » lui susurra McGonagall, Hermione sentant son souffle chaud dans son cou laissa tomber son sac de cours. « Ce qui vous intéresse c'est de pouvoir observer tous mes faits et gestes sans aucune gêne… » Elle posa sa main gauche sur la hanche d'Hermione qui ne pu empêcher un frisson de lui parcourir l'échine. « Voir de quelle façon je manie la baguette, en lançant mon sortilège… » Sa deuxième main vint lui dégager la nuque de ses cheveux trop encombrant, Hermione priant pour que Minerva fasse tout, sauf la faire languir. « Observer la façon dont je prononce la formule… » Minerva s'était tellement rapprochée d'Hermione, que ses lèvres effleuraient sa nuque, et son corps pressé contre celui de la jeune femme devenait brûlant. « Et surtout… Pouvoir m'observer à volonté, vous délecter de chaque geste que je peux faire… » Elle déposa un baiser délicat dans le cou d'Hermione, déplaçant sa main posée sur sa hanche, jusqu'au ventre de la Gryffondor, l'obligeant à se coller encore plus contre son corps.

Hermione ne pu s'empêcher de faire un minuscule mouvement de bassin – signe de désir-, qui n'échappa pas à McGonagall. Elle obligea Hermione, par de petites pressions dans son dos, à avancer jusqu'au bureau professoral et la fit se retourner. Hermione, coincée entre le bureau et son professeur, tremblait légèrement. De désir, d'envie, mais aussi à cause d'une certaine adrénaline. L'excitation de la situation.

Minerva planta son regard émeraude dans celui noisette d'Hermione et posa ses deux mains sur les hanches de son élève. Hermione se mordit la lèvre, avant de jurer intérieurement. Minerva s'approcha lentement, très lentement, collant petit à petit son corps de façon sensuelle contre celui d'une Hermione s'abandonnant petit à petit, puis tout aussi lentement, elle déposa un baiser sur les lèvres de son amante. Hermione s'agrippa au bureau pour ne pas défaillir. Ce baiser, elle le voulait depuis qu'elle avait posé son premier pied dans la Grande Salle ce matin, et qu'elle l'avait vue, sublime, rayonnante, femme…

Le professeur enlaça son élève par la taille et approfondit leur baiser, Hermione se souleva et s'assit sur le bureau de son professeur. Elles s'abandonnaient dangereusement l'une à l'autre, alors que les premiers élèves risquaient de ne plus tarder. Les mains de McGonagall filèrent sous la jupe de la Gryffondor qui du retenir un gémissement, tandis qu'Hermione elle-même déboutonnait quelques boutons de sa chemise, laissant libre accès aux lèvres affamées de Minerva qui s'empressèrent de couvrir chaque parcelle visible de la peau d'Hermione de petits baisers qui la faisaient frissonner. Des éclats de voix leur parvinrent du couloir, Hermione sursauta et commença à repousser McGonagall.

« - Shhht… J'ai verrouillé la porte, Hermione, de toute manière ils n'ont pas le droit d'entrer sans autorisation et ils le savent. » chuchota-t-elle en remontant lentement ses mains le longs des cuisses d'Hermione. « Ils sont en avance d'un quart d'heure … »

« - Mais… » tenta de répliquer Hermione avant de se faire interrompre par les lèvres gourmandes de son professeur.

Hermione soupira et répondit avec fougue au baiser de Minerva tandis que cette dernière déboutonnait totalement le chemisier d'Hermione. Elle caressa lentement la poitrine de la jeune femme sans cesser de l'embrasser, sentant les tétons d'Hermione se dresser sous la dentelle de son soutien-gorge. Hermione en voulait plus, elle attira McGonagall contre elle, tentant désespérément de trouver un endroit où glisser ses mains sous les robes de la Directrice des Gryffondors, en vain. Elle lui lança un petit regard de reproche qui s'effaça rapidement quand elle senti les doigts de Minerva quitter ses seins pour redescendre le long de son ventre, puis sa jupe, et enfin, caresser l'intérieure de ses cuisses. Hermione gémit quand elle senti la main de son professeur caresser son slip, déjà humide d'excitation. Minerva lui lança un regard entendu avant de glisser un doigt coquin sur les bords du sous-vêtement de la Gryffondor. Minerva continua ce manège quelques secondes puis fit lentement glisser le slip d'Hermione le long de ses cuisses, pour mieux atteindre le jardin secret de son étudiante. D'une main, Minerva dégagea la poitrine d'Hermione de son soutien-gorge, et laissa son autre main caresser, plus bas, Hermione. La bouche de l'animagus se délectait de la poitrine offerte d'Hermione tandis que ses doigts se jouaient de son précieux bouton de chair. Alors qu'Hermione étouffait un énième gémissement, McGonagall introduisit un doigt dans le sexe d'Hermione qui se cabra, savourant les mouvements de va-et-vient que son professeur exerçait. Délicatement, elle introduisit un deuxième doigt, pour accentuer la sensation, tout en continuant à suçoter et taquiner les tétons d'Hermione. Cette dernière sentait monter en elle le désir par vagues de chaleur de plus en plus rapprochées. Minerva posa sa main libre dans le dos d'Hermione, l'incitant elle aussi à donner quelques coups de reins pour une pénétration plus approfondie (nda : bah oui, on peut dire ce qu'on veut, un doigt reste un doigt). Sentant son élève sur le point de venir, Minerva se mit à l'embrasser, faisant en sorte qu'elle gémisse le moins fort possible. Au bout de quelques minutes, Hermione se laissa aller et Minerva senti la jouissance de son élève. Elles restèrent quelques secondes immobiles, haletantes, puis Minerva donna un dernier baiser à Hermione avant de retirer doucement les doigts de son intimité. Hermione, les joues rosées, et soudainement gênée, se rhabilla en jetant un regard à la petite pendule suspendue au fond de la classe. Il ne restait que 4 minutes avant le début du cours. McGonagall contourna son bureau et remit de l'ordre (Hermione avait quelque peu dérangé tout cela), non sans lancer des petits regards en coin à son élève.

Lorsqu'Hermione eut terminé de s'habiller, McGonagall lui désigna une petite porte derrière un tableau. Hermione compris qu'elle devait l'emprunter pour se rendre incognito dans le couloir, avec tous les autres élèves.

Cinq minutes plus tard, McGonagall ouvrait la porte de la classe.

« - En silence ! » lança-t-elle à tous les élèves qui s'agglutinaient devant la salle de cours. « Vous pouvez entrer. »

Les élèves entrèrent en silence sous le regard perçant de leur Directrice de maison, Hermione fermait la marche. Elles ne s'accordèrent pas le moindre regard.

Le professeur McGonagall se dirigea vers l'estrade et, de sa baguette magique, tapota le tableau où s'inscrit le thème de la leçon du jour, tandis qu'Hermione prenait place au premier rang.

« - Objecta Animalis » énonça McGonagall en regardant la classe par-dessus ses lunettes carrées. « Qui peut m'expliquer de quoi il s'agit ? » elle balaya les élèves de son regard sévère et ses yeux se posèrent sur la main d'Hermione montée en flèche vers le plafond.

McGonagall la désigna de sa baguette magique et Hermione se leva pour répondre à la question.

« - Le sortilège Objecta Animalis est le sortilège de base de la métamorphose d'objet en animaux. C'est le sortilège primaire à maîtriser si l'on veut réussir une bonne métamorphose. »

Hermione se rassit et McGonagall lui lança un regard satisfait.

« - Bien, 5 points pour Gryffondor » McGonagll se saisit d'un petit encrier et observa ses élèves. « Qui peut me dire comment se lance le sortilège d'Objecta Animalis ? »

Le bras d'Hermione se tendit à l'extrême au-dessus de sa tête sous les regards blasés des autres étudiants. Sautillant presque sur sa chaise, Hermione ressemblait à cet instant précis à une petite sauterelle. Cependant, McGonagall l'ignora cette fois, et Hermione se renfrogna, laissant retomber son bras lourdement sur le banc ce qui produisit un bruit sonore.

« - Miss Granger ? Un problème ?» lança sèchement le professeur.

Hermione ouvrit la bouche, surprise de ce brusque changement de comportement.

« - Je ..Euh.. Bien .. Je connais la réponse Professeur McGonagall » bafouilla Hermione.

« - Et bien il me semble que vous n'êtes pas la seule étudiante de cette classe, Miss Granger » répliqua McGonagall avant de se détourner, laissant une Hermione abasourdie.

« - Le sortilège Objecta Animalis est un sortilège très basique, comme l'a énoncé plus tôt Miss Granger. » Elle lui lança un coup d'œil furtif. « Le tour est simple, vous levez votre baguette – comme ceci – en prononçant « Objecta Animal » et au moment où vous prononcez le « is » d'Animalis vous touchez l'objet de votre baguette. »

McGonagall fit une petite démonstration du mouvement de baguette sur le petit encrier qu'elle avait saisit auparavant, mais rien ne se produisit. Quelques murmures s'élevèrent dans la salle et McGonagall esquissa un sourire.

« - Bien sûr, cela serait trop facile s'il suffisait d'agiter une baguette magique et de lancer une formule, n'est-ce pas ? » McGonagall se déplaça dans la rangée centrale, laissant onduler sa cape derrière elle. « La métamorphose est une branche complexe de la magie, mais je suppose que le Professeur Dumbledore vous l'a déjà expliqué. Cependant, - et me pardonnera-t-il de me le permettre – je me permets de remettre une base claire et précise dans vos petits esprits. »

Elle se retourna et tous les élèves la suivirent du regard, Hermione en premier, suspendue à ses lèvres (et quelles lèvres !)

« - La métamorphose, comme les potions, est un art. Il ne s'agit pas ici d'un art pratique, mais d'un art psychique. Elle demande de vous bien plus de concentration qu'un sortilège de déplacement d'objet, par exemple. » Elle agita sa baguette magique et le petit encrier s'envola puis délicatement, se posa sur le pupitre d'Hermione. « Ici, un faible niveau de concentration vous suffit… En métamorphose, vous devez entrer dans un sorte d'état second – nous ne parlons pas d'entrer en transe ici –, Elle émit un petit reniflement dédaigneux (tout le monde sait son avis sur les cours de Divination), mais d'une concentration supérieure. Vous devez imaginer l'objet, vous devez presque réussir à le sentir, une fois cela fait, vous devez vous concentrer le plus possible sur l'animal qu'est supposé devenir votre objet. »

McGonagall était revenue sur le devant de la classe et observait les élèves qui grattaient frénétiquement leur morceau de parchemin, Hermione comprise. Elle attendit quelques minutes, afin que leur attention soit de nouveau concentrée et s'approcha du banc d'Hermione.

« - Ceci – elle montra l'encrier – est en encrier, comme vous pouvez le constater. » Quelques rires fusèrent par-ci, par-là, mais un regard sévère de McGonagall les fit taire.

McGonagall agita sa baguette et prononça la formule, touchant l'objet au moment opportun et sous le regard surpris des élèves, l'encrier se métamorphosa en un petit lézard qui cligna deux fois des yeux et sorti sa minuscule langue.

« - Et voilà le travail ! » déclara fièrement McGonagall. « Pour le prochain cours, je veux deux rouleaux de parchemins sur les effets négatifs et indésirables de cette métamorphose, ainsi que sur les risques encourus et pourquoi. Je veux aussi que vous fassiez une recherche sur le contre-sort de ce sortilège. Et pour finir : INTERDICTION de tenter de le pratiquer seul. » Elle lança un regard perçant à tous les élèves. « Vous pouvez partir, le cours est terminé. »

Les élèves se levèrent en un brouhaha et sortir de la classe, discutant de tout et de rien. Hermione rangeait lentement ses affaires, attendant une réaction quelconque de McGonagall qui ne vint jamais. Ni un regard, ni un sourire, ne vinrent troubler l'impassibilité de son visage.

Hermione termina de ranger ses affaires dans son sac, puis se dirigea vers la porte. Lorsqu'elle s'apprêta à la franchir, elle tourna la tête vers le bureau où McGonagall la fixait. Hermione lui lança un regard noir et sorti de la classe.

A peine avait-elle fait quelques pas dans le couloir, qu'elle se heurta à un élève.

« - Oups, excuse-moi je… » Hermione s'interrompit.

« - Granger.. »

« - Tom… » rétorqua Hermione.

« - Tu es très… Intéressante, Granger » lui lança-t-il d'une voix dangereuse. « Il est aisé de lire en toi comme dans un livre ouvert ! » poursuivit-il, un léger ricanement ponctuant ses paroles.

Hermione pâlit et lui lança cependant un regard de défi.

« - Ah oui ? Et que comptes-tu faire de ce que tu as pu découvrir dans ma tête ? Il te serait bien difficile d'avancer quoique ce soit… Tu devrais avouer pratiquer illégalement la légilimancie, Tom… »

Jedusor lui lança un regard noir.

« - Méfie-toi Granger… Ton esprit est encore mieux qu'une boule de cristal pour moi… » lui susurra-t-il avant de tourner les talons.

Hermione soupira. Les problèmes ne faisaient que commencer, et à cet instant précis elle n'avait qu'une envie : tout raconter à McGonagall.


Comme vous l'aurez constaté, le Flash Back est issu de "Harry Potter et l'Ordre du Phénix", Grand format, collection Gallimard = Chapitre "Buses" Page 518 (si je me souviens bien!)

Voilà voilà. J'espère que ce petit (long ?) chapitre vous a plus ! REVIEWS