A/N : Voilà le chapitre 8 !
OMFFG les enfants. La barre des 50 reviews a été passée avec le chapitre 7. Je n'ai pas les mots pour vous dire combien c'est chouette. Je vous adore. Alors, on va dire... quand je posterais le chapitre 15, vers début septembre, celui ou celle qui aura posté la 110ème review (oui je mets la barre haut :D ) aura droit à un ou deux OS si je suis en forme. FIGHT !

Désolée si je ne réponds ni au reviews, ni aux questions, ni aux réponses pour les références, vu que je ne suis pas là, les chapitres sont postés automatiquement ! Enfin, peut-être que je passerais une fois ou deux, et là je ferais mon possible pour répondre aux reviews, etc. En attendant, enjoy ! Voici (enfin !) la rencontre entre l'équipage et cette délurée de Jude.

Disclaimer : C'est tout à Oda. Sauf ma Jude. Pas de référence !

Rating : T

Pairing : Z'avez spotted ou pas ? :D Sinon je pense que vous allez le faire ~ Ah et ça y est, c'est décidé ! Jude va bel et bien être mise en couple ! Quant avec qui, je vous laisse deviner...

Place à l'histoire !


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Les Kidd Pirates avaient l'air vraiment très, très heureux, pensa Trafalgar Law. Sur leur navire, la fête battait son plein, et il reconnut que le départ de Jude pouvait être un motif pour faire la fête, quand on n'était pas habitué à son caractère euh… spécial. Voilà, spécial était le mot.
Eustass, seul encore à peu près sobre, supervisait ses hommes avec Killer à ses côtés, portant un très étrange loup de carnaval, apparemment en papier mâché de toutes les couleurs. Trafalgar décida que ce n'était pas l'heure à une bagarre, et se dit qu'ignorer le masque et les cheveux raplaplas de l'autre capitaine était une bonne idée.

_Salut Law !
_De bonne humeur, aujourd'hui, Kidd… Ça c'est bien passé ces deux semaines, alors ? Vous vous êtes bien amusés ?
_Ouais. Enfin, surtout elle.
_J'me doute ! rit-il, ses yeux gris pétillant. Où est-elle ?
_Capitaiiiiiiiiiiiiiiiiine ! fit justement une voix reconnaissable entre toutes, néanmoins éraillée par l'alcool.
_Jude, il est à peine 12h30, on n'a pas idée d'se bourrer la gueule à une heure pareille !
_Laisse-là s'amuser un peu, Trafalgar.
_Merci du conseil, Mister Eustass, dit ce dernier avec un doigt d'honneur, mais je connais mes membres et celle-ci tient particulièrement mal l'alcool.

En effet, la jeune fille ne semblait pas au meilleur de sa forme : elle tituba sur quelques mètres, les joues rosies, puis s'affala sur Kidd qui évita dès lors de la faire tomber, même s'il en mourait d'envie. Jude regarda son capitaine avec une attention déstabilisante, puis son regard embrumé s'alluma un peu et elle se rapprocha de son visage.

_Law, t'as d'la crème chantilly sur la joue, là ! Killer, t'aurais pu me dire que y'avait d'la chantilly quelque part, salaud ! J'aimerais bien manger de la chantilly, moiiiiii…
_Ah, merci, Jude. Mais c'est de la mousse à raser, et…

Trop tard, Jude avait léché la mousse, intruse sur le visage du pirate. Léché. Elle s'employait désormais à essuyer sa langue, jurant partout qu'on avait jamais vu une aussi mauvaise crème chantilly.
Trafalgar quant à lui était statufié, incapable de penser autre chose que « Elle m'a léché la joue. Léché, bordel de putain de merde ! ». Et en plus il devenait aussi grossier qu'Eustass. Il se reprit un peu en entendant justement le rire pour le moins hystérique de ce dernier, et lui décocha un regard noir. Puis essaya d'engueuler copieusement sa subordonnée-qui-savait-qu'elle-ne-devait-pas-boire-d'alcool, mais trop tard, celle-ci s'était endormie, le prenant pour oreiller –et pour doudou par la même occasion.
Et merde. Il soupira, gêné mais souriant pourtant. D'un geste de la main, il ordonna à Bepo de ramener les valises de la jeune fille. Il salua Kidd et son second, notant que les deux hommes étaient plus rapprochés que d'habitude, et retourna sur son submersible, portant Jude avec une facilité déconcertante.
Et il se souvint.


_Capitaine, fit Bepo, j'ai vraiment trop chaud ! J'en suis désolé…
_Moi aussi, Bepo, moi aussi, souffla le fier Trafalgar.

Les deux pirates n'avaient pourtant pas fière allure. Le reste de l'équipage, composé de seulement deux hommes, les regardait fixement, se demandant s'il fallait rire ou pas.
Ils étaient pantelants, étouffés par la chaleur… étouffante. L'ours polaire gisait à terre sur le dos et tirait la langue, tandis que le capitaine, appuyé sur son nodachi, ne cessait de s'éponger le front avec la manche de son pull, pas dégoûté pour un sou.
Car bien évidemment, il fallait que l'une des premières îles de Grand Line sur laquelle ils accostaient soit une île estivale. Très estivale. Peut être même, trop estivale. Eux ils étaient originaires de North Blue, que diable ! La neige, le froid, le gel, tout ça quoi. L'hiver, en somme. Alors bon, 30°C au thermomètre dès 11h du mat', c'était vraiment pas possible.
Du tout.

_Je… Je sens que je pars…
_Arrête de dire des conneries, Bepoooooooo…
_Oui, d'accord, pardon !

Il se releva, époussetant sa combi orange, et Law se redressa, passant son arme dans son dos. Il avisa une affiche où l'on pouvait voir sa tête, et prit quelques instants pour savourer le surnom qu'on lui avait donné, là bas au QG : « Le Chirurgien de la Mort ». Ça ça en jetait, et pas qu'un peu. Sa prime s'élevait toujours à 70 millions de berries.

_Et ils ne savent pas encore ce qui les attend, susurra-t-il avec une lueur de détermination dans le regard.

Ses hommes se regardèrent, hochant la tête. Leur capitaine était vraiment génial, et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il valait quand même bien plus que 70 millions. Eux, ils l'avaient vraiment vu à l'œuvre, et ils en frissonnaient encore parfois, la nuit.
Sans compter les rires déments qui sortaient du labo de temps à autres, mais ce que Trafalgar Law faisait dans son laboratoire, personne n'avait envie de le voir.
Sur un signe de main, tous les quatre se mirent en route, Bepo et le capitaine en avant, suivis par les deux hommes qui semblaient s'entendre comme larrons en foire. Ils se dirigèrent vers le seul bar visible à leurs yeux, et Law poussa la porte.

_Bonjour la compagnie !

Quelques personnes se retournèrent sur ce jeune homme un peu bruyant et lui rendirent son salut, avant de retourner à leurs occupations.
Trafalgar fronça les sourcils. On ne l'avait pas reconnu ou quoi ? Eh, ho, y'avait tout de même son affiche placardée à même pas dix mètres ! Ils se fichaient de lui ? Voyant que rien ne semblait perturber l'ambiance bon enfant de l'endroit, même pas son début de caprice, il grommela une injure et soupira d'agacement. Il regarda alentour : le décor était sympathique, les gens ne semblaient pas faire d'histoires, la nourriture sentait bon. Et plus que tout, il n'avait pas envie de se battre par une telle chaleur. Sur un signe de sa main, les deux zigotos qui le suivait partirent s'asseoir au bar, prêts à dépenser leurs berries dans de fastueux cocktails (et ils furent déçus, la tenancière ne connaissant que les alcools simples, et pas de mélanges). Bepo seul ne le quitta pas.
Ils s'assirent dans un coin de la grande pièce, depuis lequel Trafalgar pouvait voir tout ce qu'il voulait, mais absolument rien ne lui semblait anormal. Il y avait juste cette drôle d'impression, qui lui faisait sentir que quelque chose clochait. Mais il ne savait pas encore quoi. Une serveuse vint alors leur demander ce qu'ils voulaient, et l'ours blanc commanda deux bières sous ses yeux étonnés. Elle était à peine repartie, laissant le capitaine avec un sourire goguenard, qu'une silhouette encapuchonnée et drapée dans un tissu blanc les approcha, verre à la main.

_Ça alors, c'est cool ! Un ours qui parle, ça c'est vraiment super cool ! C'est quoi votre nom m'sieur ?
_Euh, Bepo, je m'appelle Bepo, répondit timidement l'ours.
_Eh bien, bonjour Bepo. Capitaine Law.

La personne encapuchonnée inclina sa tête, moqueuse, et s'apprêtait à repartir, lorsque Trafalgar, sarcastique, demanda :

_Vous êtes bien étrange, Madame, Mister ?
_Miss, répondit-elle en riant. Alors comme ça, vous avez un fruit du démon ?

Il soupira, trouvant cette jeune fille un peu trop curieuse à son goût… Mais trop tard, elle s'était déjà assise en tailleur, à même la table, et semblait le fixer intensément. Bepo se tortilla sur sa chaise, mal à l'aise. Trafalgar remarqua que la main tenant le verre portait une légère cicatrice, qui traversait le poignet en diagonale, sur une petite partie de peau. S'il était bel et bien convaincu que c'était une fille, il ne savait tout de même rien d'elle, et une cicatrice révélait au mieux une fille des champs, au pire une tueuse entraînée. C'était peut-être une Marine, ou une chasseuse de primes. Il se détendit néanmoins, et lâcha posément :

_Une question pour une question. Le premier qui ne répond pas est un homme mort.
_Très bien ! s'exclama-t-elle comme si la perspective de mourir ou de tuer ne l'effrayait pas le moins du monde. Elle ne tiqua pas non plus sur le fait que le pirate ne la traitait pas comme la demoiselle qu'elle était. Alors, vous me répondez ? fit-elle.
_Oui, j'ai le Ope Ope no Mi. Que se passe-t-il ici ?
_Précisez, capitaine, je ne suis pas devin.
_Personne à part vous ici ne semble m'avoir reconnu.
_J'vous en prie, tutoyez-moi. Et tout le monde vous a reconnu, ne vous y trompez pas. Nous sommes juste pacifiques. Tant que vous ne causerez pas de troubles, vous et votre équipage ne serez pas considérés comme des hors-la-loi sur cette île. Mais au moindre faux pas, que ce soit de la violence, un vol, un viol, quoi que ce soit… Vous vous mettrez toute la ville à dos. Pardon, toute l'île. À moi donc. Hum… Vous êtes bien de North Blue ?
_C'est exact.
_Je vous plains, dit-elle dans un sourire, chose qui horripila Law. Il détestait la complaisance. C'est sûrement intenable, ici.
_Mmm, en effet, merci. Et pourquoi une telle législation sur cette île ?
_Eh bien, une partie de la population doit la vie à l'un des vôtres. Nous sommes redevables envers les pirates –enfin, tant que ceux-ci ne nous causent pas de tort.

Les sourcils de Law se froncèrent. Ce n'était pas normal, il n'y avait que très peu d'histoires comme celles-ci…La jeune fille rit de son expression, puis lui demanda, mesquine :

_Vous savez combien de temps met le log pose à charger, ici ?
_Non. Combien ?
_Un mois.

Le pirate agrandit les yeux, sonné. Un mois. Pendant lequel il devrait se retenir de voler, d'être le pirate qu'il était, et ce de toutes ses forces. Il gémit. Et comment retenir ses hommes ? Pas qu'ils lui donnaient beaucoup de soucis, au contraire, ils n'étaient pas assez nombreux. Il eut une pensée pour Penguin et sa casquette bleue, qui, il le voyait du coin de l'œil, faisait déjà la cour à une jolie demoiselle.

_Allez, je vois que cette réponse vous a mis de mauvaise humeur, Mister Law. Et comme je suis gentille, je passe mon tour.
_Pourquoi une si grande cape blanche ?
_Pour éviter la chaleur. Vous n'êtes pas sans savoir que le blanc renvoie les rayons du soleil. Pourquoi ce bonnet ?
_Parce que je l'aime bien. Qui es-tu ?

Il s'était repris désormais. La jeune fille fit tomber sa capuche, dévoilant des yeux bruns et bridés dans un visage pointu, une peau hâlée et de courts cheveux noirs méchés de bleu et de vert. Elle grimaça, ne s'attendant apparemment pas à cette question. Elle vit que Bepo regardait ses cheveux bizarrement et sourit, lui indiquant que c'était une expérience d'un ami qui avait un peu foiré, et que c'était là depuis ses 10 ans. Elle tendit la main au capitaine, qu'il serra, poli en toutes circonstances. Enfin, de façade du moins.

_Je m'appelle…

Sa présentation fut interrompue par une troupe de Marines qui fit irruption dans le bar en enfonçant la porte. Tous se retournèrent, surpris de cette intervention. Penguin et son ami, au bar, se focalisèrent sur leur capitaine, qui leur fit signe de rester calmes.
Celui qui semblait être le meneur de l'opération, un lieutenant, scruta la salle, avant d'aviser la jeune fille qui serrait encore la main tatouée de Law dans la sienne.

_Miss Judith ! Ne sympathisez pas avec ce pirate.
_Et pourquoi pas ? Il est très gentil, et il a un ours qui parle ! Law soupira devant tant de niaiserie.
_Trafalgar Law, nouvelle prime de 105 millions de berries, annonça un soldat tenant un papier, à la droite du lieutenant. Vous êtes accusé de meurtres, massacres de population, vol sur l'organisation de la Marine et autres méfaits. Vous êtes sous état d'arrestation, vous et votre équipage !
_Je n'ai encore rien fait sur cette île.
_Mais vous en avez fait que trop sur d'autres îles. Vous êtes un rookie bien trop prometteur pour qu'on vous laisse tranquille, peu importe ce que dit la loi de cette île. Il y a des fois où nous devons faire abstraction des idéaux des civils !

Un lourd silence s'installa dans l'assistance, les habitants regardant les soldats avec un mélange de surprise, de dégoût et de colère. La tension montait de seconde en seconde, et le capitaine pirate s'apprêtait à utiliser son pouvoir quand un verre se brisa non loin de lui. Une voix claqua, furieuse :

_Vous n'avez pas encore dégagé ? Pour qui vous prenez-vous au juste ? La Marine n'a aucun droit sur des hommes non reconnus comme hors-la-loi d'après la législation de cette île !
_Excusez-moi, Miss Judith, mais…
_Taisez-vous ! J'ai réduit en bouillie plus de malfrats indignes du nom de 'pirates' que vous n'en avez jamais vu. Et cet homme –elle pointa Law du doigt, qui se sentit alors mal à l'aise, affiché ainsi- n'a encore rien fait !
_Ici peut-être, mais…
_J'en ai rien à branler des autres îles ! Elle marqua une pause. Enfin, j'ai rien à branler, rectifia-t-elle. Bref ! Tant qu'ici, il se tiendra tranquille, vous devrez nous passer sur le corps pour l'attraper. Sauf, évidemment, s'il fait une bêtise.

Et elle se plaça entre la troupe et l'accusé. Ce dernier jeta un coup d'œil alentour : chaque habitant avait sorti une arme, à feu ou pas, et ils n'avaient pas l'air de rigoler. Même la tenancière faisait tournoyer deux bouteilles, une dans chaque main. Le lieutenant déglutit.

_J'ai reçu des ordres, et en tant que civils, votre devoir est de…
_Vous avez déjà vu le vrai côté de la Marine, du Gouvernement Mondial, monsieur le lieutenant ? Non, bien sûr, quelle idiote je suis. Vous venez d'East Blue. Vous n'êtes jamais allé plus loin que notre tranquille petite île. Vous ne savez même pas ce qu'il s'est passé ici ! Alors, allez-vous-en.
_Ceci est hors de question.
_Vous êtes têtu, hein. Dommage. On n'en a rien à faire de la soi-disant Justice de la Marine. Allez vous faire voir, lieutenant.
_Très bien. À l'attaque, et ne blessez pas les civils !
_Mauvaise idée, mon cher.

Et les forces de l'ordre se jetèrent sur eux.


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Fiiiiiiin du chap' 8, désolée les enfants, de couper ici ! *grand sourire qui tient plus du sadisme qu'autre chose* Allez, je vous dis à la semaine prochaine ! N'oubliez pas review et questions débiles dedans, ou par mp ! ~