Disclaimer : Rien ne m'appartient.. Les personnages et l'univers d'Harry Potter appartiennent à JK Rowling, et l'histoire à green-eyedblonde... Autrement dit, je ne me fais aucun argent avec cette histoire!

N'hésitez pas à laisser des reviews, je transmets et ça fait plaisir à l'auteur. Au passage, j'en profite pour remercier les reviewers anonymes à qui je ne peux pas répondre.. Et merci Che pour son super boulot de bétâ!

Et pour ceux qui ont posé la question, cette fic comporte neuf chapitres en tout.. Et une suite existe, mais je ne sais pas encore si je vais la traduire!!

J'en profite également pour faire un petit sondage.. Si vous pouviez me donner votre avis par review, ce serait adorable!

Il existe une suite à cette histoire, intitulée "Passing Notes Junior"... Vous voulez que je la traduise ou pas? Voilà c'est tout!


Chapitre 8 :

« Pour vous punir de ce que vous venez de faire, Malfoy, vous allez travailler avec Potter pour le cours d'aujourd'hui. »

« Mais Professeur, je - »

« Potter ! Prenez vos affaires et installez-vous ici ! »

Draco réussit à cacher avec talent son petit sourire satisfait à Snape, tandis que celui-ce se retournait vers la classe et qu'Harry commençait à ramasser le plus lentement possible ses affaires pour s'installer à côté de lui. Qui pouvait savoir que faire tourner Severus en bourrique jouerait tant en sa faveur ? Eh bien, Draco le savait, bien sûr. Et d'un autre côté qui réussirait aussi bien à se jouer du prof ? Qui d'autre pouvait savoir exactement comment il tenterait de le punir ? Personne. En tout cas personne à sa connaissance. Peut-être que Dumbledore saurait un truc pareil, parce qu'il est toujours au courant de tout. Mais même dans ce cas, Draco demeurait le dieu du sexe serpentard le plus séducteur, le plus vif d'esprit et le plus débrouillard à avoir jamais foulé les couloirs hantés de Poudlard. Et de loin.

Ils devaient faire une potion de chaleur, aujourd'hui. Bien sûr, Draco était capable de la faire bourré et les mains attachées dans le dos car il faisait très froid dans la partie Serpentard du château, et plutôt que de superposer les vêtements et de ressembler à un boudin, il préférait utiliser cette potion. Il était si intelligent. Harry par contre ne penserait jamais à des choses aussi pratiques, et pour être honnête, était une vraie quiche dans cette matière. Donc quand Snape eut fini ses explications et leur dit de se mettre au travail, ils s'exécutèrent en silence (embarrassé pour Harry, amusé pour Draco), ce dernier prenant à sa charge toutes les manipulations dépassant les capacités d'un élève de première année.

Il leva les yeux de son travail pour s'assurer que les autres avaient arrêté de les fixer. Ils avaient tous regardé quand Snape l'avait « condamné » à supporter Harry ; les Griffondors ayant pitié pour Harry, et les Serpentards simplement réjouis de la punition de Draco. Oui, les Serpentards étaient comme ça. Mais eh, il avait tout fait pour, non ?

La classe était pleine d'une fumée dégageant une chaleur humide. L'odeur du bitume un jour de canicule dans une grande ville, l'odeur d'une boîte de nuit pleine de corps moites, l'odeur d'une pièce sans climatisation. Plusieurs personnes étaient déjà rouges, et Draco remarqua que les cheveux de Granger avaient triplé de volume, si c'était possible.

Il retourna son attention vers son partenaire(/cible) lorsque le petit brun grogna de frustration. Il se débattait en essayant de couper quelques racines récalcitrantes. Draco sourit légèrement en avisant les pommettes rouges de Harry et ses sourcils froncés. Il couina à l'intérieur comme une petite fille en le voyant souffler un peu d'air pour décoller sa frange. Il se pressa gentiment contre lui pour le faire se déplacer et Harry eut besoin d'un peu plus de temps qu'il aurait fallu, paralysé par le choc et peut-être autre chose. Il lui prit le couteau des mains et commença à couper les saletés, pendant qu'Harry le regardait faire en silence. Ils n'avaient toujours pas parlé.

Draco finit de couper les racines et rendit le couteau à Harry, s'arrangeant pour que leurs mains se touchent le plus possible.

Et Harry s'en aperçut.

Et Draco s'aperçut qu'Harry s'en était aperçu.

Puis Draco sourit à Harry.

Et alors Harry rougit.

Harry se demandait si Draco ne faisait que jouer avec lui. Il n'était plus qu'une montagne d'indécision frissonnante et moite. Il était à deux doigts de s'effondrer aux pieds de Draco et de le supplier de lui dire ce qui l'attendait. Comment pouvait-il jouer à de tels jeux avec lui, amener Harry à l'aimer, et puis finalement se tenir juste en face de lui comme ça, avec son petit sourire ? Comment cela aurait-il pu ne pas énerver Harry ? Il voulait juste que quelque chose se passe ! Quelque chose de plus que le jeu subtil d'un cul en frôlant un autre, ce qui était exactement ce que Draco était en train de faire… Harry aurait aimé ne pas apprécier autant. Mais il aimait vraiment ça. Il aurait préféré que Draco arrête de se lécher les lèvres. Il voulait que Draco essuie cette goutte de sueur saline qui serpentait doucement le long de sa gorge diaphane vers son tee-shirt. Mais il ne le fit pas.

Harry voulait sortir de cette salle humide et brûlante. Ou alors que tout le monde sorte, à part Draco et lui. Il voulait que Draco dise quelque chose. Quelque chose de constructif. Quelque chose qui le ferait se sentir un peu moins comme un jouet. Qui lui donnerait l'impression de contrôler un peu plus la situation. Mais Draco aimait avoir les commandes. Il adorait le fait de pouvoir contrôler ses sentiments pour Harry beaucoup plus facilement que celui-ci. Il aimait qu'Harry se tortille à chaque fois qu'il croisait son regard. C'était délectable. La tension était aussi palpable que les fumeroles s'échappant des potions, et Draco était ivre de la conjugaison des deux. Il se sentait à l'abri dans cette classe brumeuse des cachots, et sûr de lui. C'était comme si l'assurance d'Harry s'était complètement effondrée pendant ces derniers jours en présence de Draco, et il n'avait plus qu'à la ramasser et s'en servir pour obtenir ce qu'il voulait.

Draco se sentait puissant, comme si tout ce qu'il pourrait faire à cet instant ne serait jamais déraisonnable. Il se rapprocha de plus en plus d'Harry, réussissant à toujours donner l'impression de travailler à sa potion. Harry tremblait de plus en plus. Il jetait des regards frénétiques à la ronde pour vérifier si quelqu'un pouvait voir ce que Draco s'apprêtait à faire. Ils le pouvaient. Et ils le faisaient. On apercevait déjà quelques expressions confuses tournées vers les ennemis supposés, leurs leaders, leurs héros, leurs représentants de maison : des opposés parfaits. Des opposés parfaits n'étaient pas supposés se trouver aussi proches l'un de l'autre. Draco savait qu'on les observait. De toute manière on les observait toujours. Il était étroitement pressé contre lui maintenant, sa jambe gauche appuyant la jambe droite d'Harry contre la table. Il appuya sa tête contre celle de l'autre garçon, par dessus son épaule. Il approcha les lèvres tout près de son oreille, la frôlant presque, et murmura :

« J'ai lu ta lettre. »

Cela électrisa Harry. Il tourna la tête, un peu surpris de trouver Draco aussi près de lui et plongea intensément dans les yeux gris. Ils étaient si proches. Ils stoppèrent tout mouvement pendant un instant, sauf qu'ils donnaient l'impression de se rapprocher de plus en plus l'un de l'autre. Le regard littéralement perdu dans celui de l'autre, de fines gouttelettes de sueur perlant sur leur peau, ils ressentaient tous les infimes tremblements qui parcouraient leurs corps serrés l'un contre l'autre. Draco se demanda comment ils avaient pu se retrouver aussi collés. Harry se demanda pourquoi il ne l'avait pas encore repoussé. Les autres personnes présentes se demandèrent ce que c'était que ce bordel.

La sonnerie retentit.

Une chtite review?? Syra Black.. prête pour le défi? mdr