Tout d'abord, désolée de n'avoir pu mettre ce chapitre en ligne plus tôt, quelques problèmes personnels l'ayant retardé. Encore désolée pour cette longue attente!

Réponses aux reviews :

Tomoyaa : un grand merci à toi et bonne continuation à toi aussi !

Yuuki : Merci beaucoup, pour ma première fiction, cela fait très plaisir !

. .XxxX : Je suis très heureuse que cela te plaise ! Cela fait peut-être un effet original mais tordu non ? XD

Guest : En effet je me suis relue et j'ai vu toutes les erreurs que tu as citées ! ^^' Merci à toi de me le faire remarquer, ça me fait vraiment très plaisir ! Bonne continuation à toi aussi !

Bref, je vous laisse lire ce dernier chapitre, bonne lecture !

Chapitre 7 : la fin d'une histoire et le début d'une autre…

Mon dos me brûlait. Mes mains étaient moites. Je tremblais sous l'effort mais ne consentais pas à laisser du terrain. Mes armes étaient rougies par le sang. Ils avaient chargé. J'en avais tué beaucoup à l'aide de mes shurikens. Mais ils continuaient à arriver, toujours plus nombreux. Mes pièges firent aussi leurs effets. Mais ils étaient encore si nombreux ! Je me devais de tous les éliminer. Tous, sans exception, jusqu'aux derniers. Je me souviens m'être pris un kunaï dans une épaule. Cela m'avait énervée. Je les ais tous tués, car ils ne pouvaient rien contre moi. J'étais devenue une ombre. Invisible, insaisissable et incroyablement meurtrière. La terre était gorgée de sang. Celui de mes ennemis.

Je me tenais debout, au milieu des corps qui jonchaient l'extérieur de l'entrepôt, éclairée par un rayon de lune. Mon souffle se calmait, mon cœur ralentissait et mes muscles tremblaient. J'étais vivante. J'avais survécu. Lentement je détacha mon haut, hérissé de shurikens stoppés par les plaques de métal au niveau du dos et de mon ventre. Moins de poids, plus de légèreté. Un soupir de soulagement. Doucement, je retrouvais mes sensations, dissipées par l'adrénaline. Je sentais chaque picotement du à des coupures, chaque petite douleur. La fatigue aussi. Plus de l'épuisement je dirais.

Mais…j'avais réussi. Je fouilla au hasard un cadavre et trouva son portable. Il y avait un sms. Son agent lui demandait s'ils avaient réussi ou échoué. Je répondis ceci :

Ici Kiryaka.

Vos hommes ont échoué lamentablement.

Je vais tout détruire.

Craignez le loup,

Craignez les ombres.

Car se sont eux qui vous apporteront la mort.

Il n'y eut aucune réponse. Pour faire bonne mesure, et même si cela me dégoûtait de le faire, je pris une photo des centaines de cadavres et l'envoya. Cette fois, le portable sonna, mais pas pour annoncer un sms. J'avais un appel. Je décrocha au bout de quelques secondes.

- Qui est à l'appareil ?

- Je suis ton supérieur Tewaku !

- Oh ! J'ai peur…soupirais-je sur un ton moqueur.

- Je t'ordonne de rentrer immédiatement et de stopper ce que tu es en train de faire ! Fulmina-t-il de rage.

- Laissez-moi réfléchir…Non. Comme je vous l'ai dis, je vais venir, sa oui, ne vous en inquiétez pas…Mais lorsque je serrai là, vous avez un grand intérêt à courir, sinon le loup vous tuera…Chantonnais-je d'une voix amusée et sadique.

- C'est grâce à moi que tu es comme ça aujourd'hui ! Tu devais me remercier ! Je suis ton débiteur ! Sans moi, toi et ton frère aurai été séparés et jamais vous ne vous seriez revus, jamais !

- Je te suis reconnaissant que d'une seule chose : M'avoir donné la force nécessaire pour vous détruire et vous faire disparaître ! Criais-je en raccrochant.

Je jeta le portable et marcha calmement vers la sortie du terrain abandonné, mon masque d'Ambu à la main. Il était juste un peu fendu au niveau de mon œil la je m'étais ouverte l'arcade sourcilière. J'étais dans un sale état. Ma coupure à l'œil – celle faite en sport ! – s'était rouverte et saignait abondamment, malgré mes protections, mes bras et mes jambes étaient recouvertes de coupures plus ou moins profondes. D'ailleurs, j'avais un shuriken planté ma cuisse gauche. Je l'arrachas en poussant un long gémissement de douleur : Ce que se faisait mal !

Il devait être quatre ou cinq heures du matin lorsque je sonna à la porte de la maison d'Hinata.

Ce fut heureusement elle qui vint m'ouvrir, poussant un cri de stupéfaction à la vue de mon état critique. Je la rassura d'un sourire.

Une fois à l'intérieur, elle m'aida à retirer tout mon équipement, puis, rejoint par sa mère, elles pensèrent mes blessures en silence, sans poser de question, seul mes gémissement de douleurs troublaient le calme apparent.

Sa mère nous laissant, Hinata, visiblement inquiète ne pu se taire plus longtemps :

- Écoutes Saku, ton frère m'a appelée pour me prévenir de la situation, d'ailleurs, ma mère est sûrement partie l'appeler pour lui dire que tu vas bien, mais reprit-elle, il faut que je te prévienne…Sasuke est ici acheva-t-elle d'une toute petite voix.

Sasuke…ici…Rien que d'entendre son nom j'avais des haut-le-cœur…La douleur rejaillit dans ma poitrine, cruelle et presque insupportable. Mais je n'en montra rien, je resta stoïque.

-…De toute façon Hina…Je dois repartir. J'ai.…Il y a encore des choses dont je dois m'occuper.

- Quelles choses Saku ? Dis-moi !

- Je…Rien, ne t'en fait pas pour ok ?

Je ne pouvais lui dire…Nan, c'était trop dur. Détournant mon regard du sien, j'allai chercher mes protections pour enlever les kunaïs et shurikens plantés dans le métal et retirer les éclaboussures de sang. Toujours en silence, Hinata vin m'aider à faire cette tache sordide, me lançant parfois un regard complice auquel je répondais par des petits sourires.

Tout mon équipement était complet, hormis mon haut que j'avais abandonné, en trop mauvais état. Hinata me dit de patienter et partit à l'étage. Lorsqu'elle redescendit, elle tenait une mallette. La posant sur la table de la cuisine, elle la tourna vers moi et me pria de l'ouvrir : Devant mes yeux s'étendait tout un arsenal d'armes en tous genres, kunaïs, shurikens, fils de fer et même quelques grenades !

- Au cas ou ! C'est ma mère qui tient absolument à avoir des armes, mais, comme on ne s'en sert jamais et que tu n'en n'as plus aucune, sert-toi !

Hinata, ma sauveuse, comme toujours ! Qu'est-ce que je ferais sans elle ?! Probablement pas grand chose…

Bref, je vérifia aussi l'état de mon masque. Mis à part une fêlure, il était intact. Dix minutes plus tard, j'étais de nouveau armée jusqu'aux dents. Alors que j'allai faire mes adieux à Hinata, sa mère apparut et me tendis un portable.

-Allô ?

- Saku ? C'est Sasori !

- Grand frère ! Tout va bien de ton côté ? Tu es ou là ?

- Oui moi sa va t'inquiètes pas, je suis avec Hitachi dans son appartement, juste au-dessus du commissariat de police qu'il dirige.

Ils sont d'ailleurs en train de réunir et d'analyser toutes les preuves pour perquisitionner des politiciens et autres partenaires en affaires du clan.

- Ok. Tant mieux alors !

Le clan Sôma sera bel et bien démantelé, avec tout ceux qui ont eu recourt à lui. Ne reste plus qu'à m'occuper du chef !

- Grand frère, il…Il faut que…

- Oui ?

- Adieux, je t'aime fort Sasori dis-je en murmurant cette dernière phrase, tellement douloureuse et frappante de réalisme. Puis je raccrocha.

Je savais que j'allais mourir. Si l'homme qui dirige le clan est à la place la plus haut gradée, ce n'est pas pour rien. Je sais que je peux le battre mais de là a en réchapper…Je ne suis pas aussi optimiste.

Je remercia la mère d'Hinata pour toute son aide, puis me retourna vers ma meilleure amie, ma sœur :

- Hinata, ma chère Hinata…Tu vas me manquer…

- Pourquoi Saku… ? Pourquoi ne pas laisser la police faire ? Je ne sais pas ce que tu va faire, mais je vois très bien que tu vas encore aller te battre !

- Je ne peux pas laisser faire la police car elle sera inutile, cela fera plus de morts qu'autre chose et qu'il y a de trop grandes chances pour que l'homme qui a créer le clan s'échappe et recommence dans un autre pays. Moi seule peut le stopper Hinata, tu le sais.

- Mais…Mais je ne veux pas que tu…tu…

Je la serra fort dans mes bras, tentant de la réconforter tandis qu'elle éclatait en sanglots déchirants.

- Je suis désolée de te faire autant de peine…Mais tu sais aussi bien que moi que je dois le faire. Prends bien soin de toi, Hinata.

Je me détacha d'elle. Je ne pleurerai pas devant elle, et elle le savait très bien. Hinata me connaissait par cœur.

Je retourna dans le salon pour vérifier que je n'avais rien oublié quand la vue d'une certaine personne me glaça le sang : Sasuke. Il se tenait là, devant moi, son visage n'exprimant rien, aucune émotion. Le mien devait être livide. Je sentais mes jambes trembler, les larmes que j'avais jusqu'ici retenues dévalèrent mes joues et mon cœur pris un rythme si rapide que je cru qu'il allai finir par exploser. Évidemment, je ne pouvais pas bouger, totalement paralysée par cet ange au regard sombre me terrifiant et me fascinant à la fois.

Il régnait un tel silence que j'entendis Hinata retenir sa respiration quand Sasuke se décida à avancer. Vers moi. Non, en fait droit sur moi. Il ne s'arrêtât qu'à quelques centimètres de mon visage, me fixant de son puissant regard et murmura :

- Ce que tu peux être bête…

Puis ma vision s'assombrit, des lèvres s'emparent des miennes avec passion, forçant leur passage pour que ma langue entame un balais effréné, ne terminant que pour mieux le reprendre. Sasuke me serrai contre lui, je ne faisais rien pour l'en empêcher, mes mains trop occupées à caresser ses cheveux.

Tout s'arrêta si soudainement que je du retenir un cri de protestation. Il me toisai d'un air satisfait, quelques pas en arrière, le sourire aux lèvres et les bras croisés sur son torse. Je n'eus que le temps de pousser une exclamation qu'il me portait comme une princesse sous le regard ébahit d'Hinata et de sa mère, venue assister à la scène. Les pièces défilèrent, avant de voir qu'il montait un escalier. Encore sous le choc du baiser et de sa réaction, je ne repris mes esprits que lorsqu'il me relâcha…sur un lit.

- Sasuke ? Qu'est-ce…Qu'est-ce que tu fais ?

Ignorant mes questions, il s'allongea au-dessus de moi et m'embrassa de nouveau, mais avec plus de douceur cette fois et dit :

- Je t'aime Sakura. Qu'importe ce que tu fais, je t'aimerai pour toujours. Maintenant, je vais profiter de toi. Il ne fallait pas partir comme tu l'as fais…

Il s'empara une nouvelle fois de mes lèvres mais je le remarque à peine. Ses paroles…Elles étaient si… Crevantes de vérité ! Un gémissement de plaisir me fis reprendre mes esprits, car il venait de moi ! Sasuke m'avait mordillé légèrement la lèvre du bas et je dois dire que c'est loin d'être désagréable…Décidant d'oublier tout le reste pour quelques heures, la vérité s'imposa : J'allais rester avec lui cette nuit, et…Peu importe ce qui se passe.

Notre baiser pris rapidement une tournure plus sensuelle : je donnai de petits coups de langue sur la sienne et la mordillai de temps de temps, lui arrachant de petits gémissements. Alors que mes mains se contentaient de se balader dans des cheveux, les siennes dégrafaient – d'abord avec difficulté, puis aisance – les attaches de mes protections, balançant ces dernières sur le sol avant de s'attaquer à mes vêtements. Sans mes protections, je me sentais vraiment nue : Je ne portais qu'une haut noir léger à manches courtes, mes sous-vêtements, ma jupe et un mini short en dessous…

Délicatement, il me ramena en position assise et me retira d'un coup mon haut, ne laissant plus que mon soutien-gorge comme ultime barrière, qu'il dégrafa non sans difficultés. Me rallongeant, il déposa lentement de petits baisers le long de mon coup pour atteindre lentement ma poitrine, jouant à mes dépends avec mes tétons, donnant un coup de langue sur l'un puis sur l'autre.

Je devais serrer les dents pour me retenir de trop gémir. Le poussant doucement, je le guida pour qu'il s'allonge à son tour. A califourchon sur lui, je repris nos baisers, pour ensuite mordiller son lobe d'oreille, ce qui le fis sursauter puis geindre de plaisir. Sans plus attendre, je lui ôta son t-shirt rapidement, découvrant un torse magnifiquement sculpté qui me fis rougir d'envie. Je ne pouvais me retenir de les caresser, parfois de le griffer délicatement pour le plaisir de le sentir se raidir sous moi, sa respiration devenant alors plus saccadée.

Lentement, mes mains descendirent de plus en plus bas. Je lui retira avec douceur son pantalon et son caleçon, puis, tout en continuant de l'embrasser, je pris sa virilité d'une main et commença à faire des mouvements de haut en bas. Dabbord surpris, il ferma ensuite les yeux, son torse se soulevant de plus en plus frénétiquement, retenant à grand de petits cris de plaisir. M'embrassant fougueusement, il me stoppa et me fit m'installer sur le dos. A son tour, il acheva de me déshabiller, déposant au passage sur ma peau des petits baisers me faisant frémir d'impatience.

Le voilà sur couché sur moi. Il me regarde, comme s'il me demandait si je voulais toujours continuer.

Je lui répondis en l'embrassant sensuellement, lui griffant légèrement le dos, ce qu'il sembla apprécier grandement.

Il s'avança et je le sentis entrer en moi délicatement. Cela me fit un peu mal, mais il était tellement doux que la douleur laissa rapidement place à une autre sensation : le plaisir.

Prenant plus d'assurance, ses mouvements de bassins se firent plus long et ensuite, plus rapide. Notre respiration s'accéléra, nos pouls aussi, nous commencions à être en sueur, chaque vas et viens apportant toujours plus de plaisir que l'ancien. Bientôt, je sentis mon corps se crisper, comme foudroyé. Je poussais un cri de jouissance, traversée par cette sensation si puissante. Ouvrant les yeux, je vis que Sasuke lui aussi connaissait cet instant magique. Il me dévisagea, les joues rouges. Je ria quand j'en compris la raison : Ne voulant pas jouir en moi, il s'était retiré au dernier moment mais…en avait mis plein le drap. Nous décalant sur le côté, pendant une demi-heure, sans dire un mot, nous nous caressions, embrassions, profitant un maximum de cet instant intime.

Ce fut aussi la première fois que je m'endormis aussi rapidement. Il faut dire que c'est extrêmement fatigant ! Je m'endormis, programmant mon cerveau pour me réveiller dans trois heures.

Programmer, vous ne connaissez pas ? Moi, je pense très fort en regardant l'heure en me disant réveil-toi à sept heures par exemple. J'ai mis beaucoup de temps à y arriver mais sa marche. C'est très pratique, surtout dans cette situation. Je sais que Sasuke ne me laisserai jamais repartir d'ici s'il sait que je vais probablement mourir.

A vrai dire, c'est la première fois que je me sens aussi bien…Plus j'y pense et moins je suis motivée à y aller. Mais je sais aussi que si j'y vais, j'aurai une motivation en plus de rester en vie. De toute façon, la question ne se pose pas : J'irai. Il faut que tout cela s'arrête. Définitivement.

Mes yeux s'ouvrent puis se referment plusieurs fois. C'est l'heure. Le plus discrètement possible, je me rhabilla et remis toutes mes protections. Je sortis sans bruit de la chambre. Dans le salon, Hinata dormait sur le canapé, ses joues portant encore les traces de ses anciennes larmes. Émue, je lui laissa une lettre dans laquelle je lui disais être heureuse de l'avoir connue elle et tout le groupe des filles ainsi que Sasuke. Indécise, je décida tout de même de mettre l'adresse du lieu ou j'allai tuer les derniers membres du clan Sôma. Car je n'avais aucun doute là-dessus : Le chef avait du faire appel à ses contacts pour avoir des hommes pour le protéger. Si j'avais vraiment raison, cela prouverai au moins une chose : Il me craignait et je représentais une réelle menace pour lui, ce qui était plutôt encourageant. Puis je partis.

Cinq heures du matin, plus qu'une heure avant l'aube. Je me trouvais devant le grand portail noir d'une villa, située dans le quartier le plus riche de la ville. Ça avait beau être un quartier magnifique, je le trouvais néanmoins triste. Pas un chat ou une quelconque âme qui vive, rien que le silence.

Je sonnai. Rien. Si, un grésillement se fit entendre puis une voix d'homme parla, me demandant de décliner mon identité. Un sourire étira mes lèvres, celles-ci ne bougeant que pour dire un unique mot : Kiryaka.

Aussitôt une alarme retentit et j'entendis des hommes et même des chiens aboyer violemment accourant vers le portail. La suite n'allait pas être une partie de plaisir…

Une cinquantaine d'hommes et au moins une dizaine de chiens m'entourèrent, pointant sur moi des mitraillettes et lampes de torches. Personne ne bougeait. Je fis mine de prendre un kunaï et de m'avancer vers un homme pour l'attaquer quand mon corps fus électrisé – c'est le cas de le dire ! Un coup de taser et j'étais à terre, mon corps parcouru de spasmes incontrôlables du au choc. Je me laissa envahir par l'inconscience sans crainte : Mon plan était simple. Une fois capturée, je savais, j'en étais sûre à cent pour cent que le chef voudrait me voir une fois réveillée, au moins pour, soit me dire d'arrêter soit se vanter de mon échec. Donc, pas besoin de se casser la tête à faire de nouveaux morts puisque je pouvais les éviter. Mais…Se prendre un coup de taser, c'est quand même très désagréable !

Lorsque je sortis de l'inconscience, la première sensation fus celle de l'engourdissement. J'étais ligotée à une chaise, et en vue de mes courbatures, depuis un petit moment déjà.

J'écoutais : pas un bruit, pas même une respiration, ce qui signifiait que j'étais seule. Pour l'instant. Patiemment, j'attendais la venue de celui-qui-allai-mourir. Bien sur, ce dernier ne tarda pas. Dix minutes à peine après mon réveil, il entra dans la pièce –bien plus grande que je ne le pensai- et se planta devant moi, un air victorieux et le regard empli de folie :

- Tu vois ! Je t'avais prévenu Kiryaka ! Je t'avais dit que tu échouerais…Et j'ai raison, comme toujours ! Enfin…là n'est pas le problème. Il est vrai que tes actes irresponsables m'ont tout d'abord mit dans une terrible colère, mais après…J'ai longuement réfléchit vois-tu. Après tout, je t'ai entraînée personnellement, il est donc normal que tu sois la plus puissante de tout mes autres petits soldats. Il faut dire que tu as vraiment bien tout calculé : tu es la seule et l'unique. La dernière qu'il me reste de toutes ces interminables années de préparation et d'investissements. Du coup, j'ai eu cette formidable idée ! Toi, dit-il me pointant du doit, un rictus déformant son visage, tu seras la première d'une nouvelle génération !

- Que…Quoi ? M'écriais-je presque en m'étranglant.

- Tu as parfaitement compris ! Une nouvelle génération de soldats plus forts, plus…Puissants. Et ce sera toi qui les formeras ! Oui…Toi seule…

- Mais vous êtes complètement malade ! Jamais je ne le ferai ajoutais-je en le fixant avec haine, le faisant reculer de quelques pas, comme si cette déclaration semblai l'anéantir

- Pourquoi ? Pourquoi refuses-tu ? Ne me comprendra-t-on jamais ?

- Je refuse car j'ai déjà sacrifié une partie de ma vie à cause de vous ! Je ne referai pas la même erreur deux fois !

Un grand silence suivit ces paroles, percé par la respiration accélérée de cet homme qui pendant – trop- longtemps fut mon supérieur. Il fini par s'écrouler à genoux, prenant son visage entre ses mains, les yeux écarquillés de désespoir, puis, il hurla, provoquant un bond de stupéfaction de ma part. Quand il n'eu plus de souffle, et qu'enfin sa voix diminua progressivement jusqu'à totalement s'arrêter, il se mit debout et s'approcha. Un frisson de peur me traversa : j'étais incapable de bouger ou de me défendre s'il tentait quoi que ce soit. Il se trouvait désormais derrière moi, poussant mon cœur à accélérer et à me sentir très mal à l'aise.

Tandis que j'imaginais qu'il allait m'égorger et d'autres perspectives peu engageantes, mes liens se rompirent, me libérant. Je sauta sur l'occasion de m'éloigner, mettant plusieurs mètres de distance entre nous deux. Il me fixa alors, s'installant sur la même chaise qui me retenait prisonnière il y avait quelques secondes. Il appela ses gardes et ordonna qu'on me rende mes armes.

Deux hommes les déposèrent devant moi, s'empressant de sortir rapidement, devant sentir la tension qui régnait. Lentement au début, je me dépêcha de reprendre toutes mes armes, me demandant bien ce qui allait désormais se passer, son regard ne se détachant pas du mien.

Se levant, il marcha lentement vers moi, la tête haute et plus calme – et silencieux - qu'il ne l'avait été jusqu'ici. Nous étions à une courte distance l'un l'autre quand il prononça ces quelques mots qui me surprirent au plus haut point :

- Maintenant, tue-moi.

Sur ces paroles pleines de gravité mais teintées de désespoir, faisant disparaître les derniers mètres, je sortis furtivement mon katana de son fourreau, la lame tranchante produisant une note aiguë. Ainsi, j'aurais accompli ma vengeance, ainsi, tout allait prendre fin. Mon katana prêt à fendre l'air pour finir dans la chair*** s'abaissa lentement au début puis avec plus de rapidité.

Mes poumons se vidèrent brusquement, ma peau se déchira, mon sang se déversa sur le sol jusqu'à former une flaque écarlate dans laquelle je me voyais, les yeux exorbités, mon visage frappé de stupeur. Je sentais en moi la lame qui pénétrai mes chairs, la cisaillaient, pour ensuite ressortir aussi brutalement qu'elle y était rentrée. Je m'écoula dans un râle, mes mains se refermant sur le trou béant au niveau de mon estomac, ralentissant un peu le flot de sang qui s'écoulait hors de moi. Je me recroquevilla, la douleur me tétanisant. Mon regard en croisa un autre, dévoré par la folie :

- Allons…Tu croyais vraiment que j'allais te laisser me tuer ? C'est mal me connaître ! Ne t'inquiètes pas, tu ne mourras pas seule, il semble qu'un de tes…Amis t'es suivie jusqu'ici ! Il dit s'appeler Sasuke…

Non ! Cet imbécile n'avait pas fait ça ! Deux hommes ouvrirent une porte et jetèrent une ombre qui grogna avant de se relever et de courir vers moi. Celui pour qui j'étais venue s'en allait, un rictus triomphant sur ses lèvres, nous laissant seuls dans la pièce ombragée.

- Sakura ! Oh mon dieu Sakura qu'est-ce qui t'es arrivée gémi-t-il en me prenant dans ses bras et en appuyant sur ma blessure pour essayer de stopper l'hémorragie.

- Sasuke…Tu es venu…

- Ne parles pas, je vais appeler une ambulance, on va te soigner t'inquiètes pas ! Dit-il en prenant son portable, pour raccrocher quelques minutes plus tard.

- Soit réaliste…Tu as vu tout le sang que j'ai perdu…

- Et toi soit un peu optimiste ! T'as intérêt à tenir bon, l'ambulance va pas tarder…Pourquoi tu y es allée…Pourquoi ?! Me demanda-t-il, les yeux brillants plus qu'à l'ordinaire.

- Tu sais très bien pourquoi Sasuke…Il fallait le faire…

- Et tu as vu le résultat ?

- Oui…Prends le boîtier noir dans ma poche gauche s'il te plait et appuie sur le bouton…

Il fit ce que je lui demanda, et quelques secondes plus tard, une explosion retentit au loin, me faisant pousser un petit soupir de soulagement.

- Pendant que se salopard m'a poignardé, j'ai accroché à sa ceinture une grenade…

- Il…Il est mort alors ? Tu en es sûre ?

- Se sera à toi de savoir Sasuke…Je…J'ai envie de dormir là…

Sur cette dernière phrase, je ferma les yeux dans un soupir. J'entendis vaguement Sasuke crier quelque chose, puis me secouer mais je me laissa tomber sans résistances dans les ténèbres. Ma vengeance était accomplie, j'avais assez rapporté d'argent à mon frère pour qu'il s'en sorte seul, le clan Sôma était anéanti, le village de Konoha restera en paix. Ma dernière pensée fut pour Sasuke. Celui qui avait su lire en moi, ne pas être effrayé par ma véritable identité ni par mes actes, celui que mon cœur avait choisi : L'élu…

Un mois plus tard…

Voilà que je retrouvais les bancs de l'école avec Sasuke et Hinata, tous sourires. Je vais vous expliquer : Après que je sois tombée dans l'inconscience, l'ambulance arriva. Sasuke me porta jusqu'à elle. Grâce à une transfusion sanguine rapide, je pus survivre, mais passant tout de même un bon bout de temps à l'hôpital, sous la garde attentive de mon frère, de Sasuke et d'Hinata. Une fois remise, Hitachi me posa alors des questions, et je lui apporta toutes les réponses. Les rares membres de ce qui restait du clan Sôma furent arrêtés, tout comme ceux qui commerçaient de près ou de loin avec lui. Hitachi me fit passer pour une espionne – un peu gros comme explication mais c'est passé – et il ne se passa donc rien de fâcheux pour moi ou Sasori. En remerciement, le maire nous à même offert gratuitement un appartement, ou nous vivons avec Sasuke et son grand frère, ce dernier devant tout de même me surveiller – ordre de ses supérieurs.

Je vais pouvoir commencer une nouvelle vie, moins…Animée mais plus normale, ce qui me convient parfaitement ! J'ai repris les cours une fois ma blessure guérie, avec toute fois un autre petit changement : une dispense de sport !

Tuer ne me manque pas, loin de là ! Mais ne plus faire partie du clan ne change rien à une chose : mes capacités largement au-dessus de la moyenne. Plus tard, j'ai décidé que j'entrerai moi aussi dans la police, mais dans les forces spéciales, là où je pourrais vraiment me sentir utile. En attendant, quand la nuit tombe et que je n'arrive pas à m'endormir, je sors courir sur les toits pour refaire partie des ombres, sentir à nouveau le vent sur mon corps, me sentir libre…

Moi, Sakura, ancienne Ambu, peu enfin mener une vie normale. Ceci était mon histoire, la suite étant le début d'une autre, beaucoup plus longue…

*** Désolée, mais je trouve ce début de phrase si poétique moi qui ne l'ai pas du tout…XD Bon ! Reprenez votre lecture maintenant :D