auteure : Awena

Disclaimer : Rien ne m'appartient sauf l'histoire…

RAR :

Gwladys Evans : Merci !! Mrd…je m'étais laissé emportée…

RedTong : C'est vrai que des Potter-Malfoy seraient trop mimi !! Merci beaucoup pour ton soutien, tu m'en vois très heureuse !

Salut !

Comme prévu après une semaine, voici le huitième chapitre ! Ce chapitre sera assez important car les problèmes…enfin LE gros problème fera son apparition…

À cause de cela, Harry n'aura plus d'autre choix que de…

Suspense…

Mdr ! À vous de lire !


Harry assis sur son lit, son menton appuyé sur ses jambes repliés, repensait à ce qui s'était passé durant la journée. Il regarda par la fenêtre où les couleurs du coucher de soleil se reflétaient et soupira. Il avait eu une conversation en long et en large avec ses deux meilleurs amis dans…la salle de bain.

En effet, Ron voulait absolument savoir la cause de la subite maladie draconienne, et ce n'était pas peu dire, qu'avait attrapé Harry. Il l'avait achalé pendant toute la journée lui envoyant message après messages. Il avait même osé le faire pendant le cours de Rogue qui s'était fait un plaisir à lui enlever des points. Le roux n'avait pas protester ni regarder le prof dans les yeux. À croire que la blague de Hermione lui était restée dans gorge. En fin bref, Ron l'a énervé pendant toute la journée et ils sont donc retournés dans la chambre du serpentard, le blond en arrière, pestant contre ces griffondors. Drago avait au début essayé de refuser mais que pouvait-il faire contre deux baguettes griffondoriennes pointées sur lui. Potter, lui, l'avait aussi menacé de sa baguette mais c'était plus pour le faire refuser qu'autre chose et bien sur il a accepté de céder aux deux amis de Potter plus pour sa survie que pour contredire le balafré.

Drago refusa cependant de leur céder sa chambre et de rentrer dans la toilette le temps d'une petite conversation archi-secrète. Ce fut donc finalement le trio, celui-là même qui avait combattu tant de dangers, qui se sacrifia.

Après avoir verrouillé et insonorisé la pièce, Ron avait laissé libre cours à ses questions et colère.

Flash-back

«NON MAIS ÇA NE VA PAS DANS TA TÊTE ? AIMER UN SERPENTARD QUI PLUS EST LE PIRE !!»

Ron avait crié ces deux phrases à peine quelques centimètres de notre brun international. Celui-ci du se boucher les oreilles et eut la sensation d'avoir quelque peu reculé tellement la puissance du ton avait été grande.

- Ahhh bon…ce n'est plus Rogue le pire ? fit remarquer Harry d'un ton qu'il essayait de rendre joyeux.

- Arrête de te foutre de moi !!

- Mais je…

- NE CHANGE PAS DE SUJET !

- RON ! Arrête donc de crier ! Laisse donc Harry s'expliquer !

- Bon d'accord…vas-y, expliques toi ! Répliqua le roux essayant d'endormir pour le moment sa colère.

- Ben…je…

- …

Harry ferma ses yeux et prit une bonne bouffée d'air pour se donner du courage. Mais celui-ci semblait ne plus vouloir revenir. Il avait sûrement du vider sa réserve pendant toutes ses années de combat.

Maudit Voldemort !

Maudit Hermione !

- On ne sort pas ensemble.

- Développe…

- Ben il n'y a rien à dire de plus ! Je commence à apprécier Malfoy mais il ne m'aime pas et on ne sort pas ensemble.

- Apprécier et Malfoy…Je n'aurais jamais pensé pouvoir entendre ces deux mots dans une phrase positive.

- …

- …

- …

- Comment peux-tu l'apprécier ?

- Je… cela va faire un mois qu'on se côtoie jour et nuit. Il est peut-être toujours ce con aux répliques acerbes mais quand même ! Il n'est pas si pire que ça et m'a sauvé plusieurs fois. J'en viens à penser par moments que j'adore toutes les joutes verbales qui se passent entre nous. Je ne sais pas si je l'aime ou non. Tout ça est si nouveau pour moi, expliqua Harry presque en murmurant. Il leva sa tête et faillit sauter au plafond en voyant ses deux amis extrêmement proches de lui, leurs visages marqués par un pli de concentration.

- Qu'est-ce que vous faite ?

- Tu parles trop bas. On était trop loin.

Le survivant rougit.

- Mais, Harry ! Depuis quand aimes-tu les gars ? Posa Ron, les sourcils froncés. Sa colère semblait avoir été remplacé par des questionnements beaucoup plus appropriés.

- Je ne sais pas encore si je l'aime ou non !!

- Bon d'accord ! Mais malgré tout, répond donc à ma question !

- Je ne le sais pas moi-même… Ça avait été soudain… Peut-être parce que j'ignorait Malfoy depuis tant de temps et maintenant que je suis forcé à le voir, ça change quelque peu.

- Je n'arrive toujours pas à y croire. Mon ami est attiré par La fouine !

- Attend Ron ! Je reviens avec des serviettes.

- Hein pourquoi ?

- Ben au quoi où tu veux t'évanouir, expliqua Hermione.

- HA HA HA je crampe de rire !

Le trio d'amis se regarda. La tension avait finalement chuté.

- T'es encore fâché ? Questionna Harry, ses grands yeux vers luisants braqué sur Ron. (Décidément, il est un acteur et un manipulateur hors pair lol !)

- Hum…encore un peu (Le petit jeu de Harry semble ne pas avoir d'effet sur Ron !) mais bon tu as toujours été attiré par le danger…je n'y peux rien moi si t'es maso !

- Hmmppff ! Vous vous ressemblez vraiment !

- Qui ça ?

- Toi et Hermione !

Le jeune couple se figea dans un même temps et sembla débuter le concours de qui rougira le plus vite.

Et Ron Weasley s'élança de tout son corps. Oh oh son thermomètre de la rougeur augmente à une vitesse étonnante.

Oh mon Dieu ! Hermione Granger n'est pas de reste aussi. Elle le rattrape considérablement !

Qui gagnera ? Qui perdra ?

Et…

Roulement de tambour…

Le gagnant est…

HARRY POTTER !

Oui, oui c'est bien lui ! Il n'y a pas de doute là dessus.

Nous demanderons à Mr Potter de venir prendre son prix.

Hahahaha !

Mr Potter ?

Hahahaha !

Il semblerait que Mr Potter ait un léger problème…

Il semblerait qu'il soit en train de s'étouffer avec son rire !

- Harry James Potter ! s'écrièrent dans un bel ensemble les deux autres griffondors qui une fois le nom prononcé se regardèrent, surpris pour finalement se détourner, gênés.

Cela ne fit qu'augmenter le fou rire qu'avait Harry.

Fin du flash-back

Ils avaient, bien sur, papoté pendant encore un quart d'heure et les deux griffondors étaient partis. Le couple avant de quitter avait jeté des regards pour l'un noir et pour l'autre plein d'avertissements muets à un Drago curieux et narquois. Évidemment, Malfoy avait essayé de lui poser des questions mais aucunes réponses ne s'étaient échappées de sa bouche. Une chance ! Avec sa maladresse légendaire, qui sait ce qu'il aurait pu dire !

Et maintenant, il était assis là dans son lit à se morfondre et à se tirer les cheveux, regrettant d'avoir dit tout cela à ses amis. Bien sur qu'il avait confiance en ses amis. Il était sur qu'ils n'iront pas crier cela sur tous les toits mais cela allait trop vite ! Il venait à peine de se faire une raison, enfouissant ses sentiments naissants et voilà qu'il en parlait à ses amis. Cela rendait concret ce qu'il peinait tant à cacher. Avant, lorsqu'il n'y avait encore aucune preuve qu'il était attiré par Malfoy, il pouvait encore le refouler mais maintenant…

Désespéré, il poussa un gémissement et se laissa tomber sur son lit, ses cheveux encore plus en bataille qu'à un réveil.

- Potter… si tu voulais te raser la tête, tu n'avais qu'à me le demander, tu sais ? Pas besoin de tant souffrir pour être chauve ! Railla le blond qui s'était accoté à mur, les bras croisés dans une pose nonchalante.

- Qu'est-ce que ça peut te faire que je souffre ? Répliqua Harry, énervé.

- Rien…c'est juste que c'est assez douloureux et énervant pour moi de t'entendre gémir et crier.

- Ohhh pauvre petite chose fragile !

- Tu parles de qui au juste ? Car si c'est de toi alors j'approuve !

- Je ne suis pas fragile !

- Non bien sur, tu n'es pas fragile juste maladroit, lunatique, con par moment, trop naïf…

- Ohh ça va ! Pas besoin d'en rajouter.

- T'inquiètes. Ça prendra trop de temps pour énumérer tous tes défauts.

- Je te retourne le commentaire, répliqua le brun en lui tirant sa langue.

Un bruit à la fenêtre les arrêta dans leur « conversation ». C'était un hibou gris de Poudlard.

Drago alla ouvrir et l'oiseau laissa tomber une lettre sur la table de chevet. Le volatile s'en fut et le blond referma rapidement la fenêtre, le froid commençant à s'engouffrer dans la pièce.

Harry, intrigué, se rapprocha du parchemin et voulut l'ouvrir mais Drago fut plus rapide et l'arracha de ses petites mains sous les cris indignés du brun.

- calme toi Potter ! Si je te laissais l'ouvrir et le lire, on en finira plus.

- Pfff !

Le serpentard déplia la lettre et le lut silencieusement.

- Malfoy !! Qu'est-ce qui est écrit ? Je veux savoir ! Protesta le griffondor et tirant sur le bas du chandail du blond.

- C'est une lettre de l'infirmière…

- Qu'est-ce qu'elle dit ?

- D'aller la voir…

- Pourquoi ?

- Elle ne le dit pas…peut-être bien qu'elle a réussi à trouver un antidote.

Harry à l'entente de cette supposition ne sut s'il devait être content ou triste. Il avait presque oublié le problème qui les tenait enchaînés. Arrggh! Dire que la journée avait si bien commencée!

- ahhh… et c'est quand qu'on doit aller la voir ?

- Maintenant.

- Allons-y alors…

- Qu'où donc ! Je te dis que tu es enthousiasme ! C'en est effrayant ! Allez, avoue que tu ne peux plus te passer de ma sublime présence !

- Oui…

- Quoi ! s'exclama Drago stupéfait tout en dévisageant Potter. Son cœur battait un peu plus vite sans qu'il n'en sache la raison. Le rouge et or avait les yeux baissés.

Harry releva sa tête où un immense sourire, un peu rigide sur les bords, s'affichait.

- Toujours aussi crédule hein Malfoy ?

- Tsss ! Sale petit con…Tu viens oui ou non ? Si Merlin est avec moi, cette foutu Pomfresh a trouvé une solution.

Ils sortirent des appartements et se dirigèrent tous deux vers l'infirmerie. Harry qui avait réussi à se faire accorder une place sur l'épaule de Drago réfléchissait. Cela faisait plus d'un mois que cette situation durait. Il aurait du être content de pouvoir enfin retrouver sa liberté mais c'était trop vite. Il voulait, inconsciemment, apprendre à connaître davantage Malfoy.

Lorsque les portes de l'infirmerie furent en vue, Harry eut l'envie de crier sur Malfoy pour qu'ils fassent demi-tour. Au lieu de quoi, il resta silencieux et tendu tandis que Drago ouvrait la porte. La salle était vide de présence et pendant un moment, le brun pria pour que l'infirmière soit prise d'une urgence. Malheureusement, le destin semblait prendre un malin plaisir à le torturer depuis le début de cette histoire car la voix de Mme Pomfresh se fit entendre :

«Je suis dans mon bureau !»

Effectivement, lorsqu'ils rentrèrent dans le bureau, ils virent la dame assise derrière une table. Elle invita Drago à s'asseoir sur une chaise qui était apparu devant eux. La petite salle était aussi blanche que l'extérieur et un lit (hum…je ne me souviens plus comment on le nomme…) d'examination longeait le mur droit.

- Je vous ais demandé de venir ici pour vous parler de votre situation.

- Vous aviez trouvé un antidote ? Demanda Drago.

- En fait, j'ai…

- ARHHGG !

Harry, qui était toujours perché sur l'épaule du blond, se plia en deux, son visage marqué par une grimace de douleur. Il s'effondra et tomba sur les genoux de Malfoy. Ce dernier le regarda surpris tandis que Mme Pomfresh se levait et se précipitait vers le griffondor. Elle le prit dans ses mains et ordonna à Drago de sortir. Celui-ci voulut protester mais un regard de l'infirmière et un nouveau cri de Potter le dissuada d'argumenter. Ce fut avec une boule dans la gorge, qu'il sortit.

Qu'est-ce qui lui prenait à Potter ?

Il était encore correct il y a de cela quelques minutes !

Merde !

Qu'est-ce qui se passe avec lui bon sang ?

Pourquoi était-il si inquiet à chaque fois que Potter était mal pris ?

Pendant qu'il se questionnait sur lui-même, l'infirmière, elle, déposait Harry sur le lit et le dévisageait, les sourcils froncés.

- Qu'est-ce qui vous prend, Mr Potter ?

Harry qui s'était assis, baissa son regard, penaud.

- Vous n'étiez pas dupe… C'était une question rhétorique.

- En effet et maintenant, je vous demande des réponses.

- Mais avant comment aviez-vous pu savoir que je voulais vous parler seul ?

- Je l'avais senti, c'est tout.

- Merci…

- Les explications maintenant ?

- Je…vous aviez trouvé une solution, n'est-ce pas ?

- En effet…

- Je…ne le dite pas à Malfoy tout de suite…

- Pardon ? Et pourquoi ?

- Je veux juste que vous ne lui dite pas tout de suite, s'entêta à répondre Harry, les joues rouges. Il avait l'impression d'être devant un gouffre. C'était trop tard. Il voulait rallongé le plus possible le temps qu'il passerait avec Malfoy. Il ne pourrait peut-être jamais espérer une quelconque relation mais il voulait passer encore un peu de temps avec le blond. Il ne pouvait plus se voiler la face. Ses sentiments étaient rendus concrets avec ses amis qui le savent et maintenant avec la solution…

- Je vois…

- Que voyez-vous ?

- Vous êtes amoureux.

- Je…Il soupira…peut-être bien un peu…Je suis si transparent que ça ?

- En fait…peut-être pas vraiment puisque apparemment, Mr Malfoy ne semble pas le remarquer.

- Une chance, s'écria Harry, mais et…pour ma demande…

- Mr Potter…je suis désolée mais cela ne pourra pas être possible.

- Mais comment ? Pourquoi ? Il savait clairement que sa voix était désespérée.

- Je… Le morceau de magie qui a pénétré le corps de Mr Malfoy, avec le temps, commencera à fusionner avec celle de Mr Malfoy. Je crois même que le processus débutera d'ici peu.

- Le ressentira-t-il ?

- Je ne crois pas, non.

- Mais…vous seriez capable de la faire sortir quand même, n'est-ce pas ?

- Oui…bien sur… mais ce ne sera pas sans conséquence.

- Que voulez-vous dire par là ? Je ne comprends plus.

- En fait, je vais utiliser un sort qui me permettra de retrouver ce fragment de magie, de l'extraire du corps de Mr Malfoy et de vous le rendre. Malheureusement, plus le temps avance, plus cette parcelle de magie sera dure à enlever. Ce sera comme si l'empreinte de Mr Malfoy se graverait sur votre magie.

- Alors…ça peut être dangereux pour Malfoy ?

- Non, ce n'est pas de cette sorte de danger que je parle. Tous les deux, vous ne seriez pas en danger mais cela pourrait affecter votre relation…enfin…les sentiments que vous éprouviez pour lui…

- Comment ?

- Comme je l'ai dit tout à l'heure, avec le temps, votre parcelle de magie fusionnera avec celle de Mr Malfoy. Le sort que je compte utiliser permettra de remettre « à neuf » votre magie. Si je réalise le traitement pendant que le processus de fusionnement se fait, cela vous causera un grand choc et la remise à neuf pourrait très bien entraîner une perte de mémoire.

- Pertes de mémoire ? Murmura Harry d'une voix étranglée.

- Oui, tous vos souvenirs concernant Mr Malfoy s'effaceront car c'était lui qui avait été le propriétaire de votre magie. En résumé, il faudra effacer toute trace de Mr Malfoy de votre magie. Comme cela, elle pourra revenir dans votre corps sans le rejeter.

Un lourd silence s'abattit sur la pièce.

Ses pensées se bousculaient dans sa tête.

Que devait-il faire maintenant ?

Passer encore quelques semaines avec Malfoy et complètement l'oublier par la suite ou faire cesser cette histoire pour garder ses souvenirs et ne pas pouvoir passer un peu plus de temps avec Malfoy ?

Car c'était bien là, le choix muet que Mme Pomfresh lui demandait de faire.

- je…et Malfoy ? Est-ce qu'il lui arrivera quelque chose ?

- Ohhh rien de grave dans les deux cas. Au plus pire, il ressentira pendant un moment un grand vide car n'oublions pas que votre magie sera soudé à la tienne et que l'arracher lui fera ressentir un manque.

- Mais…si on arrache ma magie de la tienne, ne rapetissera-t-il pas ?

- Non car sa magie à lui reste intégrale.

Harry se renferma alors dans son silence et fixa la lumière de la lune qui apparaissait de plus en plus clairement. Il sentait que s'il se levait, il serait pris de vertiges. Toutes ses informations d'un coup, c'était trop.

Pourquoi par merlin ne pouvait-il pas avoir une existence normale ?

Pourquoi c'était lui qui devait être le personnage principal de cette histoire ?

Pourquoi c'était de Malfoy donc il tombait doucement mais sûrement amoureux ?

Dire qu'il croyait qu'il sera tranquille après ces 16 ans à combattre le mage noir.

Il se trompait lourdement.

Qu'est-ce qu'il devait faire ?

Drago qui s'était assis sur l'un des lits, se tordait les mains. C'était sûrement le seul indice qui indiquait une certaine impatience chez lui.

Cela va faire une dizaine de minutes que les deux autres s'étaient enfermés. Il avait l'impression de revivre la scène de la noyade.

N'en pouvant plus, il se leva et se dirigea vers la porte.

Toc Toc Toc !

Ce bruit arracha brusquement Harry de ses pensées. Il tourna son regard vers l'infirmière qui affichait une mine désolée.

- Il a sûrement perdu patience…

Elle se dirigea vers la porte et l'ouvrit pour laisser passer un Malfoy quasi indifférent si on omettait la petite lueur d'inquiétude mêlée d'agacement dans ses yeux bleus.

Ces mêmes yeux qui se tournèrent vers Harry toujours assis sur le lit.

- Il ne va pas si mal que ça, en fin de compte, élucida Drago d'une voix traînante.

- En effet, c'était juste un malaise passager.

- Bon…maintenant que tout est réglé, j'aimerais bien savoir pourquoi vous nous aviez fait venir ici.

- Et bien…

- Il n'y a rien ! s'écria Harry qui jusqu'à présent n'avait encore rien dit.

- Quoi ? Rien ! Vous nous aviez fait venir ici pour rien ?

- En fait, la vieille dame se tourna vers Harry qui la suppliait du regard, il n'y avait rien d'alarmant. Je voulais juste voir si le problème n'occasionnait pas d'effets secondaires.

- Et l'antidote ? C'est pour quand ? s'exclama Drago quelque peu déçu et en colère.

- Cela prendra le temps qu'il faut et ne parlez pas sur ce ton impertinent, Mr Malfoy.

Le blond, suspicieux, regarda alternativement l'infirmière et Potter. Il avait le sentiment que quelque chose se trafiquait sans pouvoir mettre la main dessus.

- Ce n'est pas que votre compagnie me dérange mais j'ai beaucoup de choses à faire, comme trouver l'antidote, dit-elle en s'appuyant sur le dernier mot et en regardant Drago, et j'aimerais bien que vous partiez.

- Et pour les vérifications ?

- Ahh oui bien sur alors Mr Malfoy…ressentiez-vous un changement dans votre corps depuis ce dernier mois ?

- Je…non.

- Bien alors c'est parfait. Vous pouviez partir !

Harry se leva, chancelant légèrement. Drago le vit de nouveau échanger un regard avec Pomfresh qui semblait l'avertir de quelque chose. Le serpentard prit le brun dans sa main et le porta sur son épaule dans un geste automatique. Les deux jeunes hommes sortirent, pour l'un curieux et confus pour l'autre morose mais soulagé.

Lorsque le soir arriva et que Drago fut endormi, Harry s'assit doucement dans son lit et observa le blond qui lui faisait face.

Il était tellement beau et apaisé lorsqu'il dormait. Ses cheveux blonds retombaient doucement sur sa joue. Son visage si parfait, si détendu. Ses traits semblaient avoir été sculptés par les dieux. La faible lumière qui provenait de l'extérieur éclairait partiellement son visage. Les reflets bleutés donnaient un aspect irréel à son visage.

Harry eut envie de le toucher mais réfréna son envie et entoura ses bras autour de ses jambes, c'était devenu une habitude avec le temps, et se laissa bercer par la respiration calme et régulière du serpentard.

Oui. Il était sur d'avoir fait le bon choix. Noël était dans environ une semaine. Vient avec cette fête, les vacances. Il avait donc encore devant lui trois semaines. Il laissera Mme Pomfresh annoncer la nouvelle de l'antidote vers la fin des vacances. Ce sera en quelque sorte son cadeau. Il redonnera la pleine liberté à Drago. Pour l'instant, il devait juste penser à profiter au maximum des semaines qui restent et ensuite tout sera fini.

Il oubliera tout et tout redeviendra normal. Tout le monde sera joyeux dans le meilleur des mondes.

Pour une fois qu'on lui donnait l'opportunité de faire un choix. Certes, sa décision était quelque peu égoïste mais n'avait-il pas le droit de penser un peu à lui après toutes ses années ?

C'était sûrement une pensée encore plus égoïste que son choix mais il avait encore besoin de ses deux semaines. Après, il n'y aura plus rien.

Une larme coula alors sur sa joue à cette pensée. Il l'a recueillie d'un doigt et fixa la goutte qui luisait légèrement.

Pourquoi pleurait-il ?

Il n'y avait aucune raison de pleurer, pourtant !

Ce n'était pas la fin du monde !

Ce n'était pas comme s'il n'allait plus le revoir !

Il devrait plutôt se réjouir, non ?

Pouvoir passer encore deux semaines et fêter Noël avec Malfoy. Qui plus est, ne plus avoir à se tourmenter après les fêtes.

Alors pourquoi sentait-il d'autres larmes jaillirent de ses yeux ?

Des larmes de joie ? Dans ce cas, il ne devrait pas sentir cette douleur dans sa poitrine. Cette impression d'étau qui l'enserrait à le faire suffoquer. Il n'avait qu'une seule envie.

Crier, se lamenter pour pouvoir libérer tout ce mal.

Seul un petit rire désabusé franchi sa bouche.

Peu importe, il allait tout oublier après, de toute façon. Oublier ce sentiment qui l'envahissait de plus en plus. Oublier ces semaines en la compagnie de Malfoy. Oublier CES années de haine passées au près de Malfoy. En fait, oublier Malfoy tout court.

Mais c'est mieux ainsi.

Il se répétait mais c'est vrai.

Il n'aurait jamais pu rester loin du blond tout en sachant qu'il l'aimait.

Il ne pourrait pas accepter ses rejets.

Tout effacer. Sa haine. Son attirance. Son amour. Ne restera plus que de l'indifférence.

Pas très courageux de sa part, il l'avouait, mais n'avait-il pas presque été envoyé à Serpentard ?

Qu'est-ce que c'était risible ! Faire ressortir ce souvenir pour pouvoir avoir une excuse. Dire qu'il essayait de l'omettre la plupart du temps.

Il soupira longuement et continua à observer Malfoy dans le silence le plus complet.

Il finit par sombrer dans le sommeil sans savoir quand ni comment.

Que pensez vous de ce chapitre! est-ce qu'il y a des incohérences?

C'était bien, pas pire, poche?

En tout cas, à la prochaine!

Awena