Wayne est éveillé depuis quelques heures déjà, il lui arrive de ne plus réussir à dormir. Dans ce cas, il se met à observer le plafond, et à rêvasser.

Il est 7:30, il se décide à se lever mais pour y arriver il lance la chanson Riptide, de Vance Joy.

Wayne sort de son lit, n'ayant plus qu'une vingtaine de minutes avant d'aller au lycée.

Il file dans la salle de bain, enfile ses vêtements. Une petite chemise blanche, un pantalon foncé, des ked's. Wayne se coiffe avec du gel. Une coiffure banale mais qui lui va bien. Après s'être brossé les dents, il descend.

Son père est devant la télé, les volets sont fermés, il a une bière à la main, une cigarette dans l'autre.

Wayne : Ça doit être lourd de porter tout ça, non ?

Son père, ne tournant même pas la tête pour le regarder : Qu'est-ce que tu racontes ?

Wayne : Toute cette bière que tu bois, dans ton ventre ça doit peser ? Ça se voit rien qu'en te regardant.

Et toutes ces cigarettes que tu fumes une par une, à une vitesse folle, ayant peur qu'on te l'arrache des mains ?

Ça doit peser aussi dans tes dents, elles vont bientôt tomber tu sais.

Wayne sourit.

Son père le regarde, étonné, et s'énerve.

Wayne: La vérité c'est pas ton truc, mais je l'ai déjà remarqué quand tu te fais interroger par les flics.

Wayne sort de chez lui, il est 7:45, un peu en retard, sachant qu'il a vingt minutes de marche. Il arriverait aux alentours de 8:05. Les cours commencent à 8:05.

Arrivé devant le lycée, Wayne attend Grace (la rousse), la seule dont il connait le nom dans le groupe.

Il l'aperçoit au loin et la rejoint.

La semaine passée, ils se sont confiés leur nom et prénom, contrairement au pacte fait entre eux et leurs amis.

"Tu ne l'as répété à personne, hein ?" Lui demande Grace.

"Non, fais moi confiance" lui répond Wayne, souriant.

Ils entrent dans l'enceinte du lycée. Vu qu'ils sont en retard, ils se séparent. Mais avant, Wayne se rend dans les toilettes, pour vérifier un peu sa coiffure, et, par la même occasion, boire. Même si cette eau n'a pas bon goût, du moment qu'elle n'est pas sale, non potable ou... chlorée.

Il entre dans les toilettes, se regarde dans le miroir.

Il entend des bruits dans un toilette. Il est un peu surpris.

Il boit. Dans sa tête, il y a une voix, il ne sait d'où elle vient, qui lui dit ''C'est pas bien de boire de l'eau chlorée''. Il recrache tout d'un coup, les autres élèves le dévisageant un peu...

Wayne est seul maintenant. Jusqu'à ce que...

"Hey.., y'a quelqu'un ?" Une voix de garçon demande.

Wayne hésite un peu "Euh.. Oui" fait-il.

Inconnu : Je suis coincé dans ces toilettes, j'aurais... besoin d'aide.

Wayne : Oui attends, il faut.. défoncer la porte ?

Wayne s'imagine déjà faire ça, mais il n'a jamais vraiment essayé.

Inconnu : Ce n'est peut être pas la meilleure idée...

Wayne pense que plus tard, quand il travaillera dans la police, ça fera partie de son job, défoncer les portes.

Wayne : Monte sur les toilettes, au bout de trois, je me jette sur cette satanée porte.

Inconnu, hésitant rien qu'au son de sa voix : Hum... OK...

Wayne,fixant la porte : OK, trois... deux... un...

Wayne court vers la porte et sous la pression de son poids la porte de défait de ses soudures.

Quand le garçon en sort, Wayne se rappelle de son visage.

Inconnu : Wow, merci ! Je crois qu'on m'a... enfermé.

Wayne, se moquant : Ahh... le bizutage.

Inconnu : Non, en fait, j'ai joué un mauvais tour à des gens. Et... ils ont dû se venger

Wayne : Ouaip, ils ont dû.

Il lui donne une poignet de main.

Inconnu : On s'est pas déjà vu quelque part ?

Wayne, jouant un peu avec sa mémoire : Euh... peut être, aperçu. On est dans le même lycée alors... c'est possible.

Inconnu : Oui! Ça me revient, tu m'observais, Lundi dernier, assis sur un banc, sirotant une boisson.

En effet, c'est le garçon qui a les cheveux châtains clair.

Wayne : Ha, oui, c'est ça. Tu as sûrement... remarqué que je n'étais pas le seul à t'observer.

Inconnu : Sûrement, il y avait d'autres gens... sur d'autres bancs.

Wayne ne sait pas quoi répondre alors il se contente d'afficher un sourire sur son visage.

Inconnu : Bon, quinze minutes après... est-il vraiment nécessaire que j'aille en classe ?

Wayne, ne voulant pas finir comme son père : Bah moi, j'y vais en tout cas !

Inconnu, surpris : Oh, OK, bon courage.

Wayne se dirige vers la salle de classe. Il n'aperçoit aucun de ses camarades devant la salle. Il est vraiment en retard.

Il frappe à la porte, d'un coup de main plutôt léger, de doigts souples.

''Entrez'' s'écrie une voix d'homme de l'autre côté de la porte. C'est son professeur.

Wayne prend sa respiration, n'appréciant pas être trop souvent en retard. Sachant qu'il avait déjà râté un jour de cours quand, instinctivement, il a suivi ses deux nouveaux amis hors du lycée.

Son père était plutôt flatté que son fils prenne le même chemin que lui. Ca allait commencer par les absences, ensuite l'insolence envers les supérieurs, puis les bagarres et le vol.

Mais Wayne en a conscience, et il ne veut pas finir comme son père. Alors, il va s'efforcer de faire du mieux qu'il peut.

Il ouvre la porte, les élèves le regardent, comme s'il était un intrus, il se sent un peu gêné, le professeur intervient : Bien, installez-vous.

C'est ce qu'il fait, le visage qui bouillonne, comme s'il entrait en ébullition .

Non, ne rougis pas, ne rougis pas, ne rougis pas. Ça arrive à tout le monde, d'être en retard.

Il est assis, tient sa tête avec la paume de sa main, comme pour cacher son visage.

Le cours reprend, comme si Wayne n'avait jamais été en retard, comme s'il n'était qu'un fragment dans la tête des gens, comme s'il n'était qu'un passage, un décor, quelqu'un qu'on ne prendrait jamais le temps d'observer, de comprendre, d'aimer.

Mais il essaie de se réconforter en pensant à ses nouveaux amis ; le brun et la rousse .

La rousse dont il connaît le prénom ; Grace.

Ensuite, quand le cours a pris fin, Wayne est allé en pause.

Il tente en vain de trouver ses deux amis, dans toute cette masse d'écoliers. Quand il parvient à les trouver, comme après avoir joué à ''Où est Charlie'', il les rejoint.

Enfin un peu de paix dans ce monde, pense Wayne. Ces deux là représentent la sérénité, l'oubli des problèmes, la vie, la vraie. Il est ami avec eux, il est milliardaire. C'est un peu comme une évidence ; Il les a : Leur amitié vaut tout l'or du monde.

Ils se saluent, tout souriants.

Vous allez bien ? Demande Wayne.

- Oui, et toi ? Lui demandent la rousse et le brun en même temps.

- Très bien, répond Wayne, respirant la bonne humeur d'un coup.

Le brun leur parle un peu. De loin, on pourrait croire qu'il a fait une blague.

Arrivent ensuite le garçon des toilettes, celui que Wayne a aidé le matin même, il a les cheveux chataîns clair. Il est avec une fille, que Wayne a déjà aperçu.

Oui, il s'en souvient : La fille au milieu du chemin, elle lui appliquait de la crème.

Ensuite, le garçon resalue Wayne, et par la même occasion ses amis.

C'est un garçon aux cheveux châtains foncé.

Le garçon aux cheveux châtains clair : Salut !

Wayne : Re bonjour.

Le garçon, comme hésitant: Je te présente mon amie. Enfin, ma copine. Une copine. Une amie du lycée, amitié. Amie.

C'est alors qu'il se met à sourire, l'un de ces sourires niais, comme pour dire ''je suis très embarrassé''

Wayne : Oh, je vois.

Il se moque de lui dans sa tête.

La fille qui l'accompagne dit à Wayne : Présente nous tes amis ?

Wayne jette un regard à ses amis, comment présenter des gens sans savoir leur prénom ?

Ils ont fait un pacte, le pacte du prénom gardé secret !

Wayne y va franchement et dit la vérité, quitte à passer pour un fou : En fait, on a choisi de ne pas nous dire nos prénoms. Ça peut être sympa, enfin... mystérieux. On est différents des autres, finit Wayne.

L'amie du garçon: Ah oui ? Allez, donnez nous vos surnoms !

Wayne : Moi, c'est châtain foncé. Lui, dit Wayne en présentant son ami aux yeux bridés, c'est le brun. Et elle, c'est la rousse.

La fille a l'air amusé.

Elle demande si elle et son ami peuvent rejoindre leur groupe.

La rousse : Ça serait super !

Le brun : Ouais.

Wayne : Je suis d'accord, tous les 5, on se complétera.

Le garçon accompagné de son amie affiche un sourire en coin de lèvres.

La fille demande : Et nous, nos surnoms c'est quoi ?

La rousse : Toi, ça sera... Châtain !

En désignant le garçon que Wayne a sauvé, le brun dit : Et toi, tu seras surnommé châtain clair.

Châtain clair, ayant trop de fierté : Bon OK... si vous y tenez vraiment !

Ils se regardent tous et sourient, ils forment le groupe. Le groupe des 5.

Châtain : Et personne d'entre vous ne connaît le prénom de l'autre ?

La rousse et Wayne se regardent, baissent les yeux mais répondent en même temps ''Non''

Le châtain clair a l'air d'avoir découvert leur petit jeu, leur secret, la réponse est en fait ''Si''.

La sonnerie retentit.

Wayne a fini sa journée, en sortant du lycée, le brun leur dit au revoir et leur demande s'il se passe quelque chose entre eux, comme s'il doutait de quelque chose.

La rousse, hésitante et surprise : Euh, non. Rien du tout, nous sommes amis, rien de plus.

Wayne, affirmant comme pour cacher un mensonge : Oui, totalement normal, juste amis.

Le brun (coréen), soupirant : Ici tout est vrai et rien n'est vrai.

Il s'en va.

Wayne est un peu gêné. Amanda aussi, on dirait.

Il marche, vers chez lui, avec elle. Il engage la conversation ''Donc, tu vas où ?''

Amanda, l'ayant suivi inconsciemment : Ah... Je crois que je... Je vais repartir, je ne dois pas prendre ce chemin.

Elle hausse les épaules.

Elle allait le laisser là, mais, comme dans ces films à l'eau de rose, Wayne la rattrape par le poignet : Hm... fait il en rougissant.

Fatigué de toujours rougir et de ne jamais exprimer ce qu'il ressent, il explique clairement : Bon, reste avec moi.

Elle le regarde, un peu surprise, il y a toujours sa main sur son poignet.

Wayne est toujours gêné, on ose jamais assez regarder les gens qu'on aime dans les yeux, maintenir le regard, l'échange. Il paraît qu'avant les lèvres, c'est dans le regard qu'on découvre l'amour qu'ont les gens pour nous.

Alors, il retire sa main, un peu plus embarrassé chaque seconde qui passe.

Elle dit d'accord, et le suit.

Sur le pas de la porte, il hésite à faire mine d'avoir oublier ses clés, pour ne pas avoir à supporter son père, surtout devant... Grace. Il aurait voulu avoir une famille entière, présentable, et qui l'aime. Surtout ça. Même si la maison n'est pas très jolie, du moment qu'elle respire l'amour.

Mais il décide d'ouvrir, quand même, sous le regard impatient de Grace.

Wayne ouvre la porte, il serre ses mains de toutes ses forces, il déteste ce sentiment d'infériorité, de gêne, il ne se sent pas présentable. C'est comme si il laissait quelqu'un entrer en lui, qu'on enquêtait sur sa vie. Même si à ce jour, c'est sur son père que les enquêtes se font.

Il se dépêche de l'emmener à l'étage, dans son petit monde : sa chambre.

Grace lui demande pourquoi ne pas lui faire visiter, Wayne répond brusquement :Tu penses qu'un lieu où quelqu'un passe sa vie à boire, à fumer, à s'y planquer, à se droguer, un lieu où toutes les semaines débarquent les flics, un lieu qui ressemble à un bordel, est présentable ? Ici, ce serait le dernier endroit qu'un guide touristique voudrait faire visiter.

Grace sourit, comme compatissante : Ce quelqu'un c'est... ton père ?

Wayne : Ouais, mon cher père.

Grace touche sa main un peu : Tu sais, je préfère l'interieur des gens à l'interieur de chez eux.

Wayne a juste envie de...

Grace : Au passage, où est la salle de bain ? J'aimerais boire un peu.

Wayne : Attends, je t'accompagne.

Grace : Non, dis moi où c'est.

Il la lui indique.

Wayne va devant son bureau, et se surprend entrain d'effleurer les touches de son clavier, du bout des doigts. Comme si c'étaient les parcelles du corps d'une fille, dont il aurait certainement envie.

Il se trouve stupide. D'un coup, il entend la radio s'allumer, ça doit venir de la salle de bain.

Alors il se dirige vers cette pièce, où Grace est supposée être.

Il la trouve là, elle lui dit qu'elle avait envie de mettre un peu de musique.

Wayne : Bien sûr, fais comme chez toi. Il sourit, mais est un peu gêné. Pourquoi ?

Pour penser à autre chose, Wayne lui demande: Alors, des gens sont au courant pour notre secret à nous ? Nos prénoms ? Nos vrais prénoms...

Grace est appuyée contre la baignoire, elle s'assoit sur le rebord et répond : Non, mais j'ai bien peur que le châtain clair nous ai démasqué.

Wayne : Démasqué ? On croirait avoir tué quelqu'un!

Ils rient un peu.

Grace : Il n'y a personne chez toi ?

Wayne : Apparemment non.

Grace baisse les yeux. A la radio il y a Dangerous ( watch?v=FsfrsLxt0l8)

La lumière s'éteint, d'un coup. Grace sursaute.

Wayne : Oh non, c'est rien, c'est mon père qui n'a sûrement pas payé la facture d'électricité.

Il entend Grace rire. Il s'installe à côté d'elle.

Wayne, hésitant, lui demande : Est ce qu'on... Hm... Est ce qu'on aura... Tu sais, d'autres secrets ?

Enfin, les secrets ça nous rapproche, je trouve.

Wayne sent qu'elle sourit. Elle répond peut être.

Dans le noir, il arrive à ressentir sa présence, sa chaleur se propage dans la pièce.

Alors, Wayne se tourne vers elle, et elle vers lui. Ils en ont conscience, cette fois.

Leurs visages se rapprochent, jusqu'à ce que leurs lèvres se touchent, pour que leurs langues se mélangent.

Donc, après ce baiser, un silence affreux s'empare de la pièce.

Grace : Voilà notre autre secret. C'est un sentiment, que je gardais en moi, et je suis sûre que toi aussi.

Jusqu'à ce qu'on entende une seconde fois leurs bouches se prêter au jeu.

Ils sont pris dans un tourbillon d'amour, enfin.

Wayne colle son visage dans le cou de Grace, sa respiration souffle ''J'ai envie de toi''. Grace passe sa main gauche dans les cheveux de Wayne.

Il embrasse son cou. Et elle embrasse ses paupières, puis ses joues, et son cou, et son torse, après avoir retiré son haut.

Ils s'installent finalement dans la baignoire, où Wayne retire le t-shirt de Grace, délicatement, comme il s'était toujours promis d'agir avec les femmes.

Grace aime être aux côtés de ce garçon. Que dire de plus, elle désirait Wayne, mais jamais elle n'aurait pensé que ça allait se passer comme ça. Si imprévu... Mais les choses arrivent quand on s'y attend le moins.

Wayne la plaque contre le mur de la baignoire, et lui dévoile tout son amour, tout depuis le début : la première rencontre, le premier regard, le premier sentiment... Et aujourd'hui, sa première fois.

Il admire cette fille, si douce, si prudente, et sûre d'elle. Grace a tout. Et si Wayne l'a, il a tout.

Ils se savent, en se désirant ils se savent, ils savent ce qu'on leur a dit ; l'amour n'est jamais sûr de rien.

Mais Grace et Wayne, eux, sont sûrs de se vouloir. Du premier instant, au dernier souffle.

Pour toujours.

Seduce my mind and you can have my body, find my soul and I'm yours forever.

Pardon pour le retard, ma tablette, sur laquelle j'écris mes fictions, ne marchait plus.

J'utilise temporairement un ordinateur, mais je ne tarderais pas à continuer mes fictions sachant que j'ai commandé une nouvelle tablette. Voilà, j'espère que ce chapitre vous aura plu :-)