Eh bien, j'ai bien cru que je ne pourrais pas publier mais au vu de ma journée écriture très productive, je peux finalement me le permettre.

Voici donc un nouveau chapitre, où vous aurez la réponse sur la maladie d'Anael et même si vos hypothèses magiques m'ont fait sourire, vous allez vous rendre compte que...vous aviez tous tort ^^

En espérant que ce chapitre vous plaise, à dimanche prochain (j'espère)

Bonne lecture et à vos remarques !


8.

Arthur aimait la méditation, c'était un fait des plus surprenants et tout à fait inédit, qu'il n'aurait probablement jamais découvert sans la magie de Merlin. C'était reposant. Arthur n'était pas des plus doués pour manier la magie de Merlin. Quelques objets déplacés ci et là. Lancer un sort et en maîtriser sa puissance était une toute autre chose et cela avait failli coûter à Gaius son atelier.

Le vieux médecin les avait proprement réprimandés en pénétrant dans son appartement un après-midi, en découvrant sa table de travail en feu, que Merlin et Arthur tentaient d'éteindre le plus efficacement possible. Merlin avait eu son air penaud peint sur le visage, se grattant la nuque en silence, Arthur avait baissé les yeux en se tordant les mains. C'était surtout Merlin qui avait subi les foudres du vieil homme. Combien de fois Merlin ! Combien de fois devrai-je te répéter de ne pas faire de magie à l'intérieur du château ! As-tu donc oublié ce qu'il s'est produit la dernière fois que quelqu'un t'as vu user de magie ? Nous ne pouvons nous permettre qu'un nouveau Aredian sévisse à Camelot !

Le sorcier avait gardé le silence, clairement coupable et désolé et Arthur s'était senti mal d'avoir échoué à quelque chose d'aussi simple. La magie restait obscure pour lui et malgré sa bonne volonté, il n'égalerait jamais Merlin, né de la magie ou pas.

La chambre de Merlin était paisible et Arthur pouvait absolument tout ressentir. L'odeur délicate des pins entourant le château, l'agitation quotidienne et synchronisée de la vie à Camelot, l'odeur de la confection des potions de Gaius, le rire d'un enfant… La méditation était quelque chose de puissant et de beau.

Puis Arthur ressentit enfin la présence de Merlin. C'était ce qui l'avait le plus surpris quand il s'était mis à méditer de son propre chef. Il arrivait toujours à sentir l'aura de Merlin, comme si la magie du sorcier s'assurait que Merlin était toujours présent dans la vie d'Arthur. Le prince s'en était parfaitement accommodé, Arthur appréciait de ressentir l'aura chaleureuse et incandescente de son ami, il était son point d'ancrage durant ses séances de méditation. Cette lumière à laquelle il pouvait se raccrocher quand ses séances de transes l'amenaient trop loin de son contrôle.

Avec la pratique, Arthur pouvait analyser les émotions de son valet. Le prince s'était targué de pouvoir lire en Merlin avec facilité, Arthur avait pu constater qu'il s'était lourdement trompé, il n'avait vu de Merlin que ce que le sorcier avait bien voulu lui dévoiler. Merlin parlait peu de lui-même, c'était Arthur qui à force d'étudier son ami, l'amenait à de petites confidences.

Parfois, Merlin agissait comme si Arthur allait le mettre à mort dès que leur étrange situation serait revenue à la normale, le sorcier était alors sur la défensive et distant, comme si en gardant le silence, Arthur pouvait oublier jusqu'à son existence. Arthur n'aimait pas ces journées-là, où Merlin s'éloignait trop pour qu'il puisse lui faire entendre raison. Malgré sa joie, sa bonne humeur et son altruisme, le sorcier avait passé quatre années à vivre dans la peur de finir par être exécuté. Et aujourd'hui semblait être une journée difficile pour Merlin, Arthur pouvait sentir à quel point il était tendu et agacé.

Merlin s'était révélé être plein de surprises aussi. Arthur avait commencé à l'entraîner au maniement de l'épée, voilà trois semaines et sans être un escrimeur hors-pair, Merlin s'était révélé plutôt bon dans le combat à l'épée. Il ne pourrait probablement jamais rivaliser contre un chevalier tel que Léon ou lui-même mais Merlin avait à cœur de protéger Arthur et son corps et le prince était rassuré de savoir qu'en cas d'attaque, Merlin pourrait croiser le fer à ses côtés.

_ Arthur, l'appela Gaius. Nous devons nous rendre dans la ville basse, j'ai besoin de votre aide mon garçon.

Arthur souffla doucement, son esprit réintégrant son corps, l'étroitesse de l'atmosphère lui apprenant qu'il était bien de retour dans la chambre de Merlin. Ouvrant les yeux, Arthur sauta sur ses pieds, ravi d'aider Gaius autant qu'il le pouvait. Vivre aux côtés du vieil homme était simple. Arthur n'avait pas besoin de faire attention au protocole ou à ses manières, Gaius était un homme simple et facile à vivre. Arthur l'avait toujours connu. Gaius était une figure ancrée dans sa mémoire, il avait toujours été dans l'ombre de son père et Arthur aimait vivre avec le médecin. Il comprenait aisément pourquoi Merlin considérait Gaius comme le père qu'il n'avait jamais eu.

Gaius avait toujours pris soin de Merlin et maintenant d'Arthur. Camelot perdrait beaucoup le jour à Gaius la quitterait, Arthur en était persuadé.

Gaius l'attendait à la porte, une lueur de bienveillance dans le regard, Arthur lui souriant légèrement avant de quitter l'atelier sur les pas du vieil homme.

oOo

Anael réajusta la ceinture maintenant sa tunique, installant ses bougies sur son petit stand en bois, saluant les commerçants qui ne craignaient pas de lui parler. La jeune femme n'y prêtait plus attention, elle était habituée à ce genre de réaction depuis sa plus tendre enfance. Misha s'attirait la sympathie tandis qu'elle inspirait la crainte. On la considérait comme une associée du Vilain depuis qu'elle était en âge de marcher.

Misha avait toujours été un bel homme, s'attirant fréquemment les regards de la gente féminine, son allure de mauvais garçon attirait l'œil, il suffisait que son frère fasse son sourire en coin pour que les femmes qui l'entourent le dévorent des yeux. Grand, brun, les cheveux coupés courts et une barbe de quelques jours soigneusement entretenue, Misha aimait plaire. Anael était tout ce que son frère n'était pas. D'une taille moyenne, Anael possédait de longs cheveux roux foncés, un teint de porcelaine et des yeux d'un bleu turquoise. C'était la seule chose qu'elle avait en commun avec son frère, ses yeux d'un bleu turquoise.

Quand Misha avait évoqué l'idée de s'établir à Camelot, la jeune femme avait senti une profonde angoisse s'emparer d'elle, le Roi Uther était un homme autoritaire, possédant une profonde aversion pour toutes formes de magies. Misha avait grimacé, bien conscient du risque qu'elle encourait, mais son poste dans l'armée de Camelot leur avait permis d'avoir une petite maisonnée. Un chez eux. Un bien qu'ils n'avaient plus possédé depuis une dizaine d'années. Anael venait d'avoir 8 ans et Misha dix, quand leur père était parti sur un bateau de pêche du Nord de l'Ecosse, les laissant seuls avec la santé fragile de leur mère. Il n'était jamais revenu et très vite, ils s'étaient retrouvés orphelins.

Misha et Anael avaient passé leurs vies sur les routes, à vivre en forêt seuls ou avec des druides quand la solitude leur pesait trop ou qu'Anael nécessitait des soins, la jeune femme commençant à développer la même maladie que leur défunte mère.

Misha avait le don de tricher à toutes sortes de jeux, s'attirant les hostilités et s'appropriant l'argent des parieurs. Anael aidait en confectionnant toutes sortes d'objets. Ils étaient des vagabonds, de la communauté du voyage, arpentant l'Ecosse avant de franchir les royaumes, frontières par frontières, ne parlant jamais de la magie de la jeune femme. C'était leur secret qu'ils gardaient jalousement.

Et puis, un jour l'étrange maladie d'Anael avait empiré et Misha avait suggéré de rejoindre Camelot et d'entrer en contact avec le légendaire médecin Gaius. Anael avait protesté, Camelot était dangereux, ils ne pouvaient pas se permettre d'attirer l'attention. Misha avait parlé de commerce et l'avait laissée dans la forêt. Il était revenu quelques jours plus tard avec un uniforme de la garde de Camelot en grommelant, l'aidant à rejoindre la cité où il avait réussi grâce à leurs maigres économies à s'approprier une maison, une très petite maison, lui avait-il dit mais l'armée payait bien et surtout, surtout Gaius acceptait de les recevoir.

Anael n'avait eu cesse durant leur périple de vivre dans la peur de mourir de sa maladie ou de la main du Roi de Camelot mais Gaius l'avait accueilli dans leur maison avec un sourire. Le médecin l'avait rassurée, auscultée, Misha ne cessant de faire les cents pas, avant de lui prescrire des plantes et des potions pour la soulager. Anael souffrait de la maladie du sucre. Gaius ne savait pas la guérir, cette maladie était encore trop obscure mais il pouvait la soulager de ses douleurs. Et il l'avait fait et cela faisait un an maintenant que la jeune femme était heureuse de vivre.

Elle savait que Gaius avait senti sa magie mais le vieil homme n'avait émis aucun commentaire, lui soufflant juste que si elle en ressentait le besoin, elle pouvait se confier à lui, il était médecin, ses confidences resteraient à l'abri de tous de par le serment qu'il avait prêté. Anael aimait sincèrement Gaius, il était comme un grand-père attentif pour Misha et elle, et son frère était toujours ravi d'aider le médecin dans ses courses ou dans ses réparations.

Et puis, Anael aimait bien Merlin.

Elle n'osait pas converser avec lui chaque fois qu'il accompagnait Gaius mais elle aimait ses grands yeux bleus, son sourire qui montait aux yeux et cette facilité à mettre n'importe qui de bonne humeur. Et puis, Merlin était un sorcier, elle le savait, elle avait vu sa magie. C'était son don, identifier la nature d'un sorcier par la couleur qu'émettait sa magie.

Merlin irradiait de magie. D'un panaché de couleurs qui le rendait puissant aux yeux d'Anael. Le violet foncé revenait fréquemment mais il arrivait qu'elle voie des nuances apparaître. Gaius était un bleu clair, très faible. Qu'il soit un médecin était d'une profonde évidence pour la jeune femme. Et puis, il y avait Dame Morgana. La noble brillait d'un beau jaune foncé, presque comme de l'or en fusion, teinté de noir. Anael connaissait la signification d'une telle couleur, elle n'enviait pas la pupille du roi. Posséder le don de prophétie était un fardeau qu'elle n'aurait jamais voulu porter. Elle espérait juste que la noble ne laisserait pas les ténèbres obscurcir plus profondément sa magie.

_ Bonjour mon enfant, la salua Gaius en s'arrêtant à son stand. Comment vous portez-vous aujourd'hui ?

_ Bien Gaius, je vous remercie, sourit Anael, heureuse de voir le vieil homme. Bonjour Merlin, salua la jeune femme en fronçant légèrement les sourcils, surprise avant de secouer la tête. C'est un bel éclat d'Ambre que tu portes, sourit la jeune femme avec son léger accent du Nord.

Arthur porta la main à son pendentif, le serrant quelques secondes avant de le dissimuler sous sa tunique, Gaius le fixa brièvement avant de reporter son attention sur la jeune sœur de Misha. Arthur garda le silence, ses pensées le transportant loin du vieil homme et d'Anael, sa main se posant inconsciemment sur son pendentif.

Merlin n'avait émis aucune remarque quand Arthur l'avait récupéré un matin dans ses appartements pour le passer autour de son cou, le serrant contre son cœur comme s'il était son bien le plus précieux. Et il l'était d'une certaine façon. C'était un cadeau de Morgana lors de leur premier Noël. Arthur était tombé malade peu de temps avant les fêtes, Gaius lui ordonnant de rester au lit, lui assurant qu'en suivant son traitement sans émettre de mauvaise volonté, le prince serait guéri pour fêter Noël avec le roi et leurs invités. Arthur voulait surtout fêter Noël avec Morgana.

La petite fille s'était faufilée dans sa chambre la veille du réveillon de Noël, le tirant de son lourd sommeil. Arthur avait été étonné de la trouver en tenue de nuit, les cheveux dans un profond désordre. Morgana lui avait remis un linge humide sur le front avant de grimper sur le lit en prenant place à ses côtés.

_ Que fais-tu là Morgana ?

La fillette avait haussé les épaules, légèrement crispée et le regard perdu. Alors Arthur avait compris. Morgana avait encore fait un cauchemar. Un mauvais, Arthur avait appris à les identifier. Morgana ne dormait jamais sereinement. Il y avait les cauchemars et les cauchemars, ceux qui lui arrachaient de légers cris et des larmes. Comme un de ceux qu'elle avait dû faire cette nuit.

_ Je m'inquiète pour toi, Arthur, souffla Morgana, d'une petite voix. Gaius dit que je ne dois pas m'inquiéter.

_ Alors pourquoi le fais-tu ?, répondit Arthur avec douceur. Gaius est compétent, et ce n'est qu'une grippe, j'irais mieux dans quelques jours.

_ J'ai un cadeau pour toi, avoua Morgana.

Arthur se redressa complètement, son dos reposant à présent contre un de ses oreillers. Impatient et surpris de voir ce que Morgana souhaitait lui offrir. Arthur aussi avait des cadeaux pour Morgana : deux, celui qu'il offrirait à la pupille durant le banquet et celui plus personnel qu'il lui offrirait quand ils seraient seuls sans personne pour leur demander de tenir leurs langages et leurs rangs.

_ J'ai entendu Gaius conseiller à une jeune mère de glisser un collier ou une perle d'ambre autour du cou de son enfant pour le protéger de la maladie et lui offrir protection, expliqua Morgana dévoilant un mouchoir plié dans sa main.

_ Tu as encore espionné Gaius ?, pouffa Arthur avec un sourire.

_ Non, rougit Morgana. Tu sais bien que Mrs Marple me l'a interdit.

_ Seulement parce que tu as vu ce que tu n'aurais jamais dû voir, rigola Arthur, se rappelant avec joie les joues rouges de Morgana et l'embarras évident du médecin et de la nourrice de la fillette après l'incident.

Morgana tira la langue, augmentant le sourire du prince. Arthur aimait leurs discussions nocturnes. Il adorait refaire le monde avec Morgana, s'inventant des vies trépidantes d'aventuriers. Des vies où Arthur n'était pas un prince et Morgana une pupille de roi. Ils étaient frère et sœur, parcourant le royaume, prêt à défendre les plus faibles. Arthur appréciait aussi leurs conversations trop adultes pour leurs âges.

_ Gaius m'a aidé, dévoila Morgana. Mais j'ai tout fait moi-même.

Morgana déposa le mouchoir devant Arthur, le prince séparant les pans du tissu avec délicatesse. Un éclat d'ambre grossier apparut devant Arthur, monté sur un cordon en cuir noir d'aspect solide et de qualité supérieure.

_ Alors c'était à cela que tu occupais ton temps quand Gaius venait te chercher ?

Morgana acquiesça.

_ Il te plaît ?

Arthur passa le cordon autour de son cou, l'éclat venant reposer près de son cœur. La finition de l'éclat était grossière et pourtant Arthur aimait déjà ce pendentif. Il était aussi symbolique pour lui que le coffret en bois qu'il avait offert à Morgana gravé de leurs initiales.

_ Cela sera le seul pendentif qu'on me verra porter, sourit Arthur en prenant Morgana dans ses bras, déposant un baiser sur ces cheveux. Merci petite Pendragon.

La main de Gaius sur son épaule le tira de ses pensées, Anael tendant à Arthur, les différentes bougies dont Gaius venait de faire l'acquisition. Le travail de la picte était de toute beauté, Arthur avait rarement vu des bougies et bijoux confectionnés main d'une telle précision. Peut-être qu'il pourrait utiliser les compétences de la jeune femme pour le prochain anniversaire de Morgana ?

oOo

Morgana vérifia que le couloir était désert avant de parcourir rapidement la distance séparant ses appartements à l'atelier de Gaius. La conversation dans l'écurie qu'elle avait partagé avec Merlin n'avait eu cesse de l'obséder ces dernières semaines. Merlin l'avait profondément troublée et déstabilisée. Il avait mis une telle conviction dans ses paroles et ce regard… Elle connaissait ce regard, ferme, foudroyant avec une lueur de douceur. C'était le regard qu'Arthur avait toujours eu pour elle.

La porte de l'atelier était entrouverte, Morgana la poussant le plus silencieusement possible, Gaius était en pleine explication, enseignant à un Merlin somnolant comment confectionner une quelconque pommade. Merlin était avachi sur un bras, les yeux à demi-fermés, la bouche entrouverte, le serviteur dormait sous le nez du médecin. Cela arracha à Morgana une moue amusée face à l'attitude juvénile du valet, son regard se posant sur ce que portait le serviteur, lui arrachant un froncement de sourcils.

Morgana toussota légèrement, attirant l'attention sur elle, Gaius la saluant d'un sourire, Merlin avec une douceur des plus troublantes dans le regard.

_ J'aurais voulu m'entretenir avec Merlin, annonça la noble, Gaius acquiesçant signifiant qu'il allait voir quelques patients, Morgana le saluant au passage. Je voudrais discuter de mon empoisonnement Merlin, souffla Morgana en croisant les bras. Je veux savoir pourquoi.

Arthur acquiesça, se levant pour faire face à Morgana, soulagée de la voir enfin s'intéresser à une autre version des événements que celle donnée par Morgause. Il en avait longuement discuté avec Merlin, ne cessant de le questionner pour être sûr d'avoir tous les détails, le jour où Morgana accepterait enfin de connaître un autre pan de la vérité.

_ Je n'ai pas compris tout de suite, commença Arthur. Quand nous sommes revenus à Camelot et qu'on a vu tout le monde endormi, on a tout de suite compris que c'était l'œuvre de la magie. Une puissante sorcellerie. Ce n'est que plus tard que j'ai pensé à Morgause.

_ Pourquoi ?

_ Je connais sa puissance, j'ai pu voir sa magie à l'œuvre, répondit Arthur en haussant les épaules. Plus on progressait dans le château et plus les effets du sort commençaient à se faire ressentir. Et puis, on vous a trouvée, cachée derrière la tenture.

_ J'étais réellement terrifiée, souffla Morgana. Je ne comprenais pas pourquoi tout le monde autour de moi s'endormait, tout le monde sauf moi, alors quand vous m'avez trouvée avec Arthur, je me suis sentie soulagée.

Arthur acquiesça, laissant Morgana mener la discussion comme elle le souhaitait. Il était important qu'elle comprenne que Merlin ne nourrissait aucune haine envers elle, Arthur soupçonnait que c'était même probablement l'inverse. La magie de Merlin pétillait en lui, lui donnant presque le tournis. Il allait devoir avoir une sérieuse conversation avec son ami à ce sujet.

_ Pourtant tu m'as défendue, continua Morgana. Quand Arthur me pressait de questions, tu as inventé l'excuse d'un remède de Gaius, pourquoi ?

_ Je n'étais pas sûr que vous étiez consciente d'être celle qui maintenait le sort, souffla Arthur. Quand j'ai compris que cette malédiction venait de Morgause, j'ai vraiment souhaité me tromper, je voulais plus que tout avoir tort.

_ Mais le chevalier a stoppé son attaque quand nous étions dans le couloir, comprit Morgana faisant froncer les sourcils d'Arthur, Merlin ne lui avait pas parlé d'une attaque. Confirmant ainsi tes doutes.

_ Quand il est devenu évident que le sort vous liait à Camelot, j'ai pris une décision difficile.

_ Ce genre de décision où les conséquences ne comptent pas, n'est-ce pas ?, souffla Morgana en retenant son souffle.

_ Je devais faire ce que je jugeais bon pour Camelot et si j'avais pu trouver un autre moyen, soyez sûre Morgana que je l'aurais tenté plutôt que de vous empoisonner. C'est pour cela que j'ai donné le nom du poison à Morgause pour qu'elle puisse vous soigner contre la fin du sort qui touchait le château.

_ Je me suis toujours demandée Merlin, comment tu pouvais en savoir autant sur la magie sans la pratiquer, s'interrogea Morgana, son regard se posant sur ce qu'Arthur portait sur lui. Je finirai par découvrir la vérité, Merlin, souffla la jeune femme posant un dernier regard sur la poitrine d'Arthur avant de quitter l'atelier.

TBC...