Bonjour à vous mes chers lecteurs !
Voilà, comme promis le chapitre 7 ! Vous l'avez attendu, il est là, près, propre, lu, relu et approuvé. Je m'excuse pour l'attente prolongée. Mais j'espère qu'il vous plaira tout de même. Je vous rassure, cette fois, le fil directeur de l'histoire est bien défini. Je sais ou je vais et comment amener les choses.
Deux choses :
Merci à tous les revieweurs, vous êtes des amours, tous vos messages me vont droit au cœur 3 Merci à ma beta pour son aide et ses encouragements... #mo
On se retrouve vite en bas !
18H37
Maître Panda avait passé l'après-midi dans sa chambre. Malgré les excuses qu'il avait faites au Patron, il savait que son repos ne serait que de courte durée. Il en avait donc profité pour flâner tranquillement sur son lit en écoutant de la musique. Cela lui avait permis de se préparer psychologiquement à ce qui allait suivre, même s'il savait que la sombre personnalité trouverait toujours un moyen de le pousser à bout... Il se leva difficilement de son matelas pour se positionner face à son miroir. Il lissa évasivement les plis de son kigurumi avant que son regard ne se pose sur le collier de cuire autour de sa gorge. Il l'effleura du bout des doigts. Lorsque le Patron le lui avait offert -pour ne pas dire forcé à porter-, il l'avait attaché autour de son vêtement. Lors qu'était arrivé l'étape inévitable de la douche, il se souvint qu'il avait passé dix minutes à guetter l'arrivée de l'homme en noir pour ôter l'accessoire. Il ne pouvait enlever son pelage sinon. Il avait cependant immédiatement refermer le collier autour de son cou avant de se glisser sous le jet d'eau, de peur de se faire surprendre. En y repensant, le Panda sourit inconsciemment. C'était drôle quand il y repensait. Il s'était immédiatement habitué au ligament de cuire. Et ses colocataires n'avaient pas l'air d'y prêter une grande attention. Au final, cela n'avait pour but que de prouver qu'il appartenait au Patron. Il lui appartenait... Il rougit face à cette réalité. Appartenir à cet homme signifiait tellement de choses, surtout lorsqu'on connaissait la personne. Et malgré leur bref échange dans la cuisine, il n'avait rien tenté... Il senti alors un frisson lui parcourir l'échine. Le contact des lèvres de son bourreau lui revint en mémoire. Ses joues prirent une teinte encore plus rouge alors qu'une vague de chaleur se rependit dans son bas ventre.
« Qu'est-ce que ça signifie... »
Au même moment, quelqu'un frappa à la porte de sa chambre. Le chanteur eu un soubresaut mais se repris bien vite. Il inspira un grand coup puis intima la personne derrière la porte à entrer. Il se senti d'un coup oppressé par un regard taquin caché sous une paire de lunette de soleil.
« Alors peluche, tu t'es remise de tes émotions ?
- Hein ? »
L'esprit du Panda était encore légèrement troublé. Le sentiment de chaleur qu'il avait tenté de faire disparaître était réapparu à l'entrée de son vis à vis.
« J'ai quelque chose à te proposer. »
Il pencha la tête sur le côté, intrigué. Son regard s'écarquilla en voyant le contrat dans la main du Patron.
« On oubli le contrat. On passe seulement un marché.
- Un marché ?
- Je te présente la fille dont je te parlais, mais en échange tu viens avec moi à un gala ce soir.
- Un gala ? »
Le chanteur était de plus en plus troublé, encore plus par la proposition de son colocataire.
« Tu accepte ?
-Attends... Tu me dis que si j'accepte ce que tu me propose, le contrat est caduc ?
-C'est ça.
-Et, c'est quoi ce gala ?
-Je dois négocier avec l'un des propriétaires des bordels du sud de Paris.
-Négocier ?
-Je dois vraiment te donner des détails ? »
En vérité, il était curieux. Mais en connaissant le Patron, il ne voulait pas le savoir. Il se demandait simplement pourquoi l'homme en noir voulais qu'il soit présent.
« Pourquoi tu veux que je vienne ? »
Le Patron afficha alors un sourire carnassier. Un frisson le long de la colonne vertébrale paralysa le chanteur. Il n'aurait peut-être pas du poser la question. Il se doutait pourtant que ça n'allait pas être aussi simple. Le pervers n'allait évidement pas le libérer aussi facilement. Mais il attendait tout de même la réponse.
« J'ai besoin de toi... En tant qu'animal de compagnie.
- Quoi ? hurla le Panda.
Alors là, il ne s'y attendait vraiment pas. Voilà donc pourquoi il lui avait offert ce collier ! Il avait déjà l'idée de l'emmener, de gré ou de force, à ce gala ? C'était beaucoup à encaisser d'un coup pour l'homme en kigurumi. Il releva la tête lorsqu'il entendit le bruit d'un briquet s'allumer.
« T'as le choix, peluche. On brûle ce contrat et tu accepte le marché ou bien il reste en place. »
Maître Panda fixa la flamme du briquet pendant de longues secondes. Au final, il y gagnait beaucoup. Il ne connaissait pas tous les tenants et les aboutissants de ce marché mais ce dont il était sur, c'est qu'il serait libéré de ce contrat après le fameux gala. Il se dit alors que, même s'il risquait de vivre un des moments les plus gênants de sa vie, ça serait la dernière chose que le Patron lui ferait subir. Le choix était fais. Déterminé, il regarda l'homme en face de lui et hocha la tête d'un air entendu. Le Patron sourit et fit flamber le petit bout de papier légèrement froissé avant de le lancer d'un mouvement habile dans la poubelle du chanteur, qui elle ne risquait pas de s'enflammer. Puis il sorti une cigarette de son paquet et l'alluma, avant de se diriger vers la fenêtre ouverte de la chambre.
« Va fumer ailleurs ! Lui cria le Panda
- La ferme. »
Le chanteur grommela puis observa quelques instant les cendres encore chaudes du contrat fraîchement brûlé dans la poubelle. Il ne savait plus vraiment quoi faire face à la sombre personnalité. Il effleura de nouveau son collier et tiqua. Il pourra bientôt le retirer... Cette idée ne le réjouit que quelques secondes, pensant que ce réflexe de tripoter le ligament de cuire était devenu récurent. Derrière lui, il entendait le Patron soupirer la fumer de sa cigarette, sans un mot. Contre toute attente, le Panda ne se sentait pas libéré mais oppressé. Il se demandait pourquoi. Il s'était habitué à l'idée d'être liée au Patron par ce contrat et maintenant qu'il n'était plus d'actualité, il se demandait s'il avait fait le bon choix. D'un coup, il se redressa. Bien sur qu'il était heureux de ne plus être une chose à la merci de ce pervers. C'était évident ! Non, il n'allait pas regretter ses blagues salaces et son sourire de psychopathe. Après tout, il continuerait à agir de cette manière, n'est-ce pas ? Et, d'un coup, il repensa aux paroles du Hippies lors de leur sortie nocturne.
« Tu sais gros, parfois il faut oublier les artifices, les décors et les mots pour se rendre compte de ce qui est vraiment là... C'est peut-être difficile au début, mais un jour, tu la verras comme je la voie.
- De quoi ?
- La lune. »
Ce qu'il avait prit pour un simple trip de drogué prenait doucement du sens. Le Hippie parlait probablement du Patron en évoquant la lune. Il se tourna légèrement vers la sombre personnalité. Il était concentré sur l'absorption de la fumé de cigarette et ne prêtait pas attention à lui. Le Panda aurait aimé en apprendre un peu plus cet homme dont il ne connaissait finalement pas grand chose. Il baissa la tête. Ce gala était probablement la dernière chance qu'il avait d'atteindre cet objectif. Puis il repensa à l'origine de tout ça. Cette fameuse femelle qu'il recherchait. Allait-elle être à son goût ? Au final, peut-être que tout cela n'aura servit à rien...
« Eh !
- Hein ?
- Il va falloir que t'enfile autre chose pour aller au gala. »
- Je n'enlèverais pas mon kigurumi ! C'est hors de question !
- Et si je t'en donne un autre ?
- Un autre ? »
Surpris mais néanmoins curieux, le Panda attendit que le Patron, après avoir jeté sa cigarette sur le béton du trottoir, revienne avec un sac dans lequel se trouvait le vêtement. Il le déposa sur le lit sans aucune délicatesse et, avant de partir, précisa qu'il devait être prêt pour 21 heure. Puis il s'en alla, claquant la porte au passage. Avec appréhension, Maître Panda plongea la main dans le sac et en sorti un kigurumi neuf, très doux et similaire au sien, à quelques détails près...
Le Patron souriait en entrant dans la cuisine. En se servant une tasse de café, il repensait à ce qu'il venait de se passer, et était très satisfait. Certes, il avait du abandonner son contrat, mais il avait fait une affaire en or. Il avait pris soin de faire un costume sur mesure, autant pour lui que pour son animal de compagnie. Il avait été volontairement passif lors de son échange avec le Panda. Lorsqu'il était entré, il avait ressenti une certaine gène de la part de son contractant. Il s'était retint de faire un commentaire salace, gardant toutes les chances de son côté pour qu'il accepte le deal. Maintenant, il fallait la jouer fine. Mais il en était sur, bientôt, le Panda finira dans son lit.
Ta~da !
Alors, qu'en avez vous penser ? Oui, ce n'est pas très long, mais au moins vous en savez un petit peu plus sur le projet du Patron. Une idée de ce à quoi va ressembler le kigurumi offert par le Patron ? :3
J'ai hâte de vous faire lire la suite qui, cette fois, arrivera plus vite, promis ! En tout cas, d'ici là...
Hugs !
