Bonjour à tous!

Un nouveau petit chapitre... Hermione et Séverus se découvrent peu à peu... Il ne faut pas aller trop vite!

N'hésitez pas à me laisser un petit commentaire pour me dire si cela vous plait toujours, ils me font vraiment plaisir...

A Bientot pour la suite.

Chapitre 8 : Découvre-moi.

Hermione ne se sentait pas très bien le lendemain matin. Elle déambulait dans les couloirs et son visage était pâle. Elle se sentait au bord de la nausée. Pourtant la jeune femme se dirigeait vers les appartements de Séverus qui lui avait demandé de venir lorsqu'elle serait réveillée.

Elle frappa à sa porte et attendit patiemment. Elle eut l'impression de revenir quelques mois en arrière alors qu'elle se trouvait devant la porte des cachots en vue de leur mission. L'animosité qu'elle éprouvait alors envers Séverus avait disparut. Il fallait dire que depuis quelques temps, elle commençait à voir en lui autre chose que la terreur des cachots. Il n'était pas parfait mais il avait un certain sens du devoir, de l'honneur et il fallait bien l'admettre un immense courage. Elle se doutait qu'il avait ces qualités au fond de lui puisqu'elle connaissait son rôle d'agent double pendant la guerre contre Voldemort mais là, elle pouvait les voir par elle-même…Et la Gryffondor commençait à admettre que c'était plutôt agréable de découvrir cette nouvelle face du Serpentard.

La porte s'ouvrit brusquement, tirant la Hermione de ses pensées. Une jeune servante sortit de la pièce en s'effaçant pour laisser la visiteuse entrer.

La rouge et or était surprise, et elle le fut encore plus lorsqu'elle découvrit que Séverus était en train de finir de s'habiller. Il était debout, revêtu d'un pantalon et il s'affairait à lacer ses chaussures. La jeune femme regardait son torse nu et ses épaules et se rendit compte que l'entrainement des chevaliers avait fait de lui un homme bien dessiné : sa musculature s'était développée et avec sa peau blanche. Elle était en train de se dire qu'il était très beau ainsi lorsqu'il la fit revenir sur terre.

« - Refermez votre bouche, Hermione. Dit-il en esquissant un léger sourire amusé.

- Excusez-moi, je n'aurais pas du vous détailler ainsi…elle rougit légèrement et baissa un peu le regard pour ne pas rencontrer ses yeux noirs. Elle aperçut alors le baquet rempli d'eau et fit le rapprochement avec la servante.

- Mais… Ce sont des femmes qui viennent faire votre bain ?

- Oui…Ce n'est pas votre cas ? ironisa t-il.

- Là n'est pas la question !

- Alors vous êtes jalouse peut-être ?

- Je ne vois pas pourquoi je le serais !... Et ne jouez pas ainsi avec moi, je n'en ai pas envi aujourd'hui ! » ajouta-elle boudeuse.

Séverus se mit à la dévisager un instant, elle ne plaisantait pas ! Serait-elle malade ? C'est vrai qu'elle semblait un peu pâle par rapport à d'habitude. Il ne s'en formalisa pas outre mesure et continua à s'affairer. Il essayait, depuis plusieurs minutes, de refaire son bandage au bras mais sans succès.

Hermione le regardait distraitement puis n'y tenant plus, elle s'approcha de lui.

« - Laissez-moi vous aider…dit-elle en lui ôtant gentiment le morceau de tissu des mains. Asseyez-vous sur cette chaise, je ne vais pas y arriver sinon. »

Séverus s'exécuta docilement, il n'avait pas toute la matinée et sans l'aide d'une servante, il valait mieux laisser faire Hermione. Il se mit dans le fauteuil près de la fenêtre et attendit.

Hermione avait les mains chaudes et le simple fait qu'elle effleure des doigts la peau de Séverus le fit frissonner une fois avant qu'il ne reprenne le contrôle de ses émotions.

La jeune femme faisait cela naturellement, elle appréciait le fait de partager ce moment avec lui, dans la tranquillité et la sécurité que cela comportait. Elle était loin de la grotte froide et humide, loin du roulis incessant des vagues et des sifflements du vent… Elle fut parcourut de tremblements alors qu'elle faisait le dernier nœud du pansement. Séverus la dévisageait et il trouvait le comportement de la Gryffondor étrange, elle semblait bien présente, attentionnée à ce qu'elle faisait et en même temps il la sentait étrangement absente…

Elle allait se retourner pour le laisser finir de s'habiller mais il la retint par la main, elle était glacée à présent.

« - Est-ce que tout va bien ?

- Oui…enfin je ne sais pas trop… »

Séverus la fit asseoir en face de lui sur la pierre formant le rebord de la fenêtre, elle continuait à trembler et il remarqua les cernes sous ses yeux noisette.

« - Racontez-moi ce qu'il s'est passé… Pourquoi avez-vous été enlevées ?

- Guenièvre devait partir par bateau rejoindre je ne sais quelle contrée barbare, afin d'y épouser un prince.

- Et pour votre sort ?

- Ils pensaient que je n'avais pas d'importance jusqu'à ce que…

- …Oui ?

- Jusqu'à ce que Guenièvre leur dise que j'étais une princesse venue de l'Est…

- Vous ne me dites pas tout… Avez-vous été brutalisée ?

- ... un peu… Hermione avait détourné le visage, elle ne pouvait pas tout lui raconter en détails.

- Laissez-moi voir ce que vous avez vécu…

- Je ne sais pas… Promettez-moi de ne pas fouiller dans ma mémoire pour voir des souvenirs qui ne vous concerne pas… Je… je me sens fatiguée et je ne suis pas sûre d'arriver à garder ce que je ne veux pas que vous voyiez.

- Je ne m'aventurerai pas au-delà de ce que vous voudrez bien me montrer. »

Hermione releva les yeux et les plongea dans ceux de Séverus, elle se dit qu'ils étaient vraiment très proches à ce moment-là et que la solution pour ne plus ressasser ce passé était de le partager avec quelqu'un.

« - Légilimens » murmura t-il alors qu'il sentait qu'Hermione lui faisait pleinement confiance. Le Serpentard en était d'ailleurs très étonné, personne ne lui avait jamais offert ainsi son esprit.

Il se concentra et atterrit dans la grotte alors que la chef du groupe giflait Guenièvre. Il vit ensuite Hermione se faire brutaliser par les deux hommes, et une pointe de rage l'envahit lorsqu'il ressentit sa détresse. Il assista, impuissant à toute la scène, revécut chaque instant de sa vie de captive.

Il fut ensuite transporté au moment où elle l'avait vu arriver pour la sauver, il pouvait ressentir son soulagement et son admiration devant son courage… Son cœur se mit à battre plus vite alors qu'il se revoyait enlacés. La jeune femme avait perçut son sentiment, elle le sentait choqué par ce qu'il voyait.

Elle le dirigea alors vers le souvenir du tournoi, lorsqu'elle avait déposé un léger baiser sur sa joue, lui faisant comprendre qu'elle avait apprécié ce contact et qu'elle n'avait nullement été dégoûtée par ce qu'elle faisait…

La pièce réapparut autour d'eux alors qu'ils se regardaient toujours.

« - Pourquoi ? demanda Séverus.

- Je n'en sais rien… Je vous apprécie juste pour ce que vous êtes…dit-elle en souriant légèrement.

- Vous ne me connaissez pas…

- Ce que je vois ici me suffit.

- Ce n'est qu'un rôle, une façade.

- En êtes-vous certain ?

- Vous savez très bien ce que je suis, alors ne vous mettez pas en tête des choses absurdes…Ne vous méprenez pas sur mon cas… Je ne suis pas ce héros chevaleresque que vous avez vu, il est aux antipodes de ma vraie personnalité.

- Je crois que vous vous mentez à vous-même…

- Nous sommes en mission, ne confondez pas tout !

- Je pense qu'il est trop tard, je n'arriverai plus à vous voir tel que vous laissiez paraitre avant. Et ne soyez donc pas tant choqué que quelqu'un puisse se sentir proche de vous…

-Je ne suis pas quelqu'un de fréquentable…

- Vous avez une bien piètre opinion de vous alors.

- Vous ne savez pas ce que vous dites… Ce doit être la fièvre sans doute… Venez, je vous raccompagne à vos appartements, vous avez besoin de repos. »

Il se leva et enfila une tunique noire. Hermione ne pouvait s'empêcher de penser qu'il se voilait la face, elle ne voulait pas qu'il ait raison, qu'il ne jouait vraiment qu'un rôle. Au fond d'elle, elle espérait que ce voyage au Moyen Age lui avait ouvert un peu les yeux, qu'il se rendrait compte qu'elle ne se moquait pas de lui…

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Ils traversèrent les couloirs et Hermione regagna bien vite son lit ne se sentant toujours pas bien. Séverus demanda à une servante de s'occuper d'elle.

Pour sa part, il alla trouver le roi qui l'avait fait convoquer.

« - Sire Séverus, vous avez sans doute écouté le récit de Dame Hermione.

- Oui, mon roi. L'heure est grave, les Saxons avaient projeté de faire épouser notre reine avec un de leur chef.

- Nous ne pouvons pas laisser passer une telle injure ! Cette provocation doit être punie !... Ainsi, tous les chevaliers présents au château sont sollicités. Nous partons en guerre contre les Saxons. S'ils devaient arriver par bateaux, nous les accueillerons comme il se doit ! »

Séverus regarda autour de lui, alors que de nombreux chevaliers s'étaient approchés pour écouter. Il vit Lancelot qui arrivait auprès de lui.

« - Cette fois-ci nous sommes aussi conviés…

- Oui, j'en ai l'impression…

- Dame Hermione n'est pas là ? demanda Lancelot alors que la reine faisait son entrée.

- Non, elle est souffrante. Elle est restée dans ses quartiers.

- Messires chevaliers, allez donc vous préparer, nous partons cette après-midi. » Indiqua un homme près d'eux.

Séverus et Lancelot se donnèrent rendez-vous aux écuries, le temps de rassembler leurs effets.

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Cette histoire contrariait Séverus au plus haut point, ce n'était pas prévu dans le plan ! Il marchait d'un pas décidé vers les appartements d'Hermione. Ils allaient devoir faire cavaliers seuls quelques temps et cela ne l'enchantait guère.

Lorsqu'il entra dans la chambre, Hermione était au lit, elle avait un peu dormit et mangeait un bouillon pour se réchauffer. Elle sourit faiblement lorsqu'elle le vit.

« - Vous n'avez pas l'air en grande forme…

- Je crois que j'ai pris froid dans la grotte…Qu'est-ce qui vous amène au juste ?

- Je viens vous dire au revoir…

- Pardon ?

- Tous les chevaliers doivent partir en guerre contre les Saxons… »

Hermione leva une main devant sa bouche ouverte sous l'effroi.

« - Ce n'est pas possible… Cela ne fait pas parti du plan !

- Je le sais bien !... Mais je n'ai pas le choix !

- … Mais… Vous pourriez vous faire tuer !

- Ah mon sort vous intéresse un tant soit peu !

- Ce n'est pas drôle ! Je suis sérieuse, ne partez pas ! Nous n'avons qu'à reprendre le Voyageur de temps et rentrer…

- Vous me surprenez ! Où est votre vaillance légendaire de Gryffondor ? Il ne me semblait pas que votre devise soit « Courage, fuyons » !

- Cette mission ne vaut pas le prix de votre vie…

- Nous ne pouvons pas renoncer, si près du but. Nous avons la confiance de Guenièvre, et j'aurai celle d'Arthur après cette bataille... Merlin va réapparaitre d'ici peu, nous verrons alors le Collier et nous rentrerons.

- J'aimerai que vous ayez raison…

- J'ai toujours raison, vous devriez le savoir… »

Il lui fit un léger signe de la tête et rejoignait déjà la porte. Hermione avait tiré les couvertures et était descendue de son lit. Elle le retint alors qu'il avait la main sur la poignée. Il se retourna et elle se précipita contre lui, ses bras enroulés derrière sa nuque et son visage caché dans son cou.

« - Cela devient une habitude…dit-il alors qu'il mettait ses mains sur sa taille.

- Je vous en prie, prenez soin de vous… Je ne veux pas qu'il vous arrive quelque chose… » elle murmurait alors qu'une larme coulait sur sa joue. Son corps tremblait mais elle ne le lâchait pas de peur qu'il parte.

Il esquissa un léger sourire qu'elle ne pouvait voir. Il sentait qu'elle avait froid et se résolu à suspendre leur étreinte. Il passa une main dans son dos et l'autre derrière ses jambes et la souleva dans ses bras. Il la déposa doucement dans son lit et elle délaça ses mains de son cou.

« - Soyez guérie lorsque je reviendrais. » murmura t-il avant de s'éloigner.

Il ne se retourna pas et sorti des appartements d'Hermione.

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Son cheval était déjà prêt et Lancelot l'attendait. Il lança un coup d'œil complice à Séverus puis ils se rapprochèrent d'autres chevaliers. Ils se mirent en selle et lorsque le roi les rejoignit, ils formèrent les rangs. Ils sortirent de l'enceinte du château, regardant une dernière fois Camelot qui s'éloignait et espérant y revenir un jour…