Et un chapitre pour célébrer la rentrée des classes xD !

Merci Schbleuh pour ton com ^^, mais en qui concerne les mondes pour récapituler en quelques points, Aurore et Victor Graudment viennent d'un même monde parallèle à Black Butler mais qui n'est pas le nôtre à cause de leurs "pouvoirs" qui semble commun dans leur univers. C'est d'ailleurs le seul monde dimensionnel que je citerai dans la fic aussi (c'est vrai que c'est un peu compliqué tout compte fait xD)

Bonne lecture!

Chap 8 : Pour le meilleur et pour le pire

Je me réveillais dans mon lit avec une tête de six pieds de long par Sebastian. Ça fait maintenant deux semaines qu'il ne m'adresse plus la parole depuis que je me suis vendue toute seule, excepté pour son travail. Une chose est sûre, si les diables ne ressentent pas d'émotions, il connaissent au moins la honte...

- Euh...Bonjour Sebastian.

- Bonjour Mademoiselle. Ce matin vous aurez du Earl Grey et de la fraise Melba.

Arg ! Il recommence à me vouvoyer ! Il l'a pas encore digéré !

- En accompagnement vous avez le choix entre du cake aux fruits confits ou du saumon fumé.

- Du saumon fumé... s'il te plaît... Sortis-je gênée.

Rien. Pas une réponse. Il déposa dans un silence aussi lourd que du plomb avant de se diriger vers la porte.

- Sebastian, je t'ai déjà dit que j'étais désolée !

- Je ne vois absolument pas de quoi vous parlez. Feint-il avec un sourire presque funeste avant de refermer la porte.

Glups ! J'ai la chair de poule à chaque fois qu'il me regarde comme ça ! Ça peut plus durer !

Certes quand il a su la vérité il a bien failli me liquider (pour une fois je dois la vie à Ciel qui l'en a empêché) mais quand même ! Tout ça pour une histoire de chat qui plus est ! C'est pas ma faute si je m'étais trompé de fenêtre à la...

Ah ! Ciel est allergique, non ?! Et si je combattais le mal par le mal ? Si je lui enlève sa maladie Sebastian sera autorisé à amener des chats au manoir et pourrait oublier notre malentendu ! Aurore tu es géniale !

Je sortis de ma chambre en toute discrétion et me dirigea vers la cuisine. Je vérifiais en premier lieu si Sebastian avait déjà réparé les dégâts habituels de Bard, ce qui fut apparemment chose faite vu que le repas reposait tranquillement sur la table. Mais il faut que je fasse vite, il tardera pas a revenir pour l'apporter à son maître. Je sortis un petit flacon argenté de ma poche et déversa tout le contenu dans sa tasse. Une fois le fait accompli je...zut ! J'entends des pas ! Vite il faut me cacher ! Mais les placards sont trop petits ! Pas le temps, j'me planque dans le four !

- C'est étrange, il me semblait avoir entendu du bruit. Lança le majordome.

Ouf ! Il ne m'a pas remarquée. Allez, embarque le plat !

- Hmm...

Mais qu'est ce que t'attends ?!

- Il a un peu tiédi. Peut-être faudrait-il le réchauffer au four ?

Ahhh ! Non surtout pas ! Apporte le directement andouille !

Hii ! Il est en train de l'allumer ! Je ne peux pas sortir, ça me trahirait ! Ça commence à sentir le roussi au sens propre du terme !

- Tout compte fait, vu que le temps presse...

Il prit finalement le plateau qu'il mit sur le chariot avant de sortir, tant mieux. MAIS ! C'EST QU'IL A OUBLIE D'ETEINDRE LE FOUR ! CA BRÛLE ! J'enfonçais la porte et m'extirpa de cet enfer ! C'était moins une ! Il a tellement le moral à zéro qu'il se met à commettre des erreurs, ce qui est pas du tout son genre d'habitude, il était grand temps que j'intervienne ! Et maintenant que c'est fait, il n'y a plus qu'à attendre ! La patience est le remède de tous les maux !

Dis-donc, ça en met du temps ! Je patientais en faisant les cents pas dans les couloirs en attendant que la digestion de ce cher Ciel commence, donc le moment où ma potion fera effet.

Bon, tant qu'à faire, je vais aller voir Tanaka, ça me fera passer le temps, ça fait un bail que je n'ai plus fait de parties avec lui...

Ouh, le soleil tape dur aujourd'hui ! Mon ombre ne fait que grandir sous l'effet de la lumière...un peu trop même...on dirait même que ce n'est pas la mienne, celle-là est limite démoniaque ! Ma pauvre tu commences à perdre la...

SBLENG !

Ghh ! Je ressentis une pression familière à la gorge et me retrouva violemment plaquée contre le mur !

- Se-sebastian !

- QU'AS TU FAIT AU MAÎTRE ?!

- D-de quoi tu parles ?

- DEUX ANS ! DEUX ANS QUE J'ENDURE CE RÔLE AFIN DE PRÉPARER CET ÂME !

- Je ne comprends rien à ce que tu dis ! Repose-moi !

- QU'EST CE QUE TU LUI AS FAIT INGÉRER ?!

- Le médicament c-contre l'allergie aux poils de chats ?

- Quoi ?!

Il me lâcha directement. Je préférais quand il me vouvoyais ce matin, j'ai bien cru qu'il allait me tuer ! Ça fait la deuxième fois, sauf que je n'avais jamais vue la mort d'aussi près ! Je commence à regretter amèrement à ne pas être retournée dans mon monde.

- C'est une plaisanterie ? Déglutit le frac.

- Je te jure que non ! Mais qu'est ce qui se passe ?!

Zouf ! Il m'entraîna de force jusqu'au bureau du comte, hors de lui.

- Mais je ne vois rien d'anormal ici !

- Justement. Regarde de plus près !

Je m'approchais de la table, perplexe... MALEDICTION ! JE ME SUIS TROMPEE DE POTION !

- Miaou ? Miaula un chat à la robe bleuté qui figurait sur la chaise à la place de Ciel.

Bon sang ! J'ai confondue la fiole argenté avec celle en violet, la boulette ! Mais dans ce cas, je ne comprends absolument pas la réaction du majordome...

- Bah ! T'es pas censé trouver ça plus mignon que catastrophique ?

- Sonde son esprit !

Ah ouais quand même... Non seulement le comte s'est métamorphosé, mais en plus je ne ressentais plus aucune onde négative s'en dégager. Il est devenu une boule de poils innocente à l'état pur !

Par contre, si j'ai bien pigé le principe d'un démon, c'est qu'il se « nourrit » de la haine et de tristesse de celui avec qui il a passé un pacte, ce que j'ai brillamment annihilé en seulement quelques heures. En temps normal on qualifierait mon acte de génie mais quand on a un diable derrière soi...

- Mince alors.

- Il ne serait que trop demander que de lui redonner forme humaine ?

- Euh... ça va être difficile...je n'ai pas le remède contre ça.

- Ce n'était pas une question. S'approcha-il dangereusement d'un air « Je vais te rayer de la surface de la terre si tu ne fais pas quelque chose dans la minute qui suit ».

- D-deux secondes ! Retournons dans ma chambre, il y aura peut-être une solution !

- Tutrouveras une solution.

J'ignore si je suis supposé être veinarde pour être certainement la seule personne à rester en vie après avoir vu cette facette de sa personnalité, mais ça me dit rien qui vaille !

Nous regagnons ma chambre et je fouilla dans les tiroirs. Ah ! Voilà mon calepin avec les formules !

Pitié ! Faites qu'elle soit là-dedans ! L'idée de mourir dans les bras d'un démon aux allures de play-boys ne déplairait pas à des tonnes de filles que je connais, mais moi je m'en passerais volontiers, surtout quand c'est lui le potentiel assassin dans l'histoire !

- Bingo ! Remède contre les transformations inopportuns !

- Alors ?

- Attends. Prends un stylo et écris les ingrédients que je te donne !

Je lus d'abord mentalement l'article que j'avais découpé dans un livre bien des années avant que j'avais ensuite consigné dans le bloc note, mais si j'avais su que ça me sauverait la vie ! Bon :

Que vous soyez mineurs, majeurs ou bien assez âgés, vous avez encore des problèmes de mutations qui persistent où que vous gardez l'apparence prise par votre métamorphose contre votre gré ?

Cet article est fait pour vous !

Voici une recette efficace qui éliminera ce petit inconvénient qui est à la fois très courant, mais aussi très embêtant (surtout quand on a une réunion avec ses supérieurs où lors d'un rencard amoureux, au choix)

Mais sachez qu'il faudra prendre une fois la lotion préparée au moins trois cuillères à soupe par jour, matin, midi et soir et ce durant une bonne semaine afin que les effets indésirables s'estompent totalement !

Pour cela, il faudra vous armer de plusieurs ingrédients. Il est assez facile de se les procurer mais pour certains il vous faudra une autorisation du médecin traitant car ils sont très nocifs en grand nombre.

(Ps : il est fortement conseillé d'inclure du Doliprane dans le traitement, le remède pouvant vous révolutionner tout le système digestif !)

Il vous faudra...

- ... vingt centilitres d'huile d'olive...deux grosses cuillères de confiture d'abricot...

C'est ainsi que j'énumérais des aliments plus où moins improbables comme du magret de canard, du beurre de cacahuètes où encore un ongle d'ours, pour l'instant tout paraissent à mon grand soulagement dans ce monde, malgré le fait que ça n'avait pas l'air de convaincre le frac.

- Tu te rappelles mon avertissement d'il y a quinze jours au moins ?

- Que trop bien malheureusement. Oh oh !

- Il est fort préférable que ce « Oh oh » ne soit pas tes dernières paroles avant de m'annoncer une dernière mauvaise nouvelle.

Et tu ne crois pas si bien dire. J'ai préférée lui donner le carnet en silence plutôt que de m'annoncer dans cette voie pour le dernier ingrédient qui s'avère être des plus compromettantes.

- Du haschich ?

- C'est...de la drogue...

- Voyez-vous ça...

Il a pas l'air d'être en colère, au contraire, il semble se calmer. Je soufflais. J'ai réussie l'exploit de m'accorder un sursis, mais pour combien de temps ?!

Il partit au couloir et prit le téléphone...

- Ici le majordome de la maison Phantomhive... Non, ce n'est pas pour une affaire envers sa majesté la reine... J'ai cru comprendre que vous dirigiez des fumeries d'opium, mais ne possédez-vous pas dans votre réserve du haschich ? Nous en aurions grand besoin pour quelques recherches... Bien, je note...Je vous remercie...

Il raccrocha.

- Euh...alors ?

- C'est regrettable, il aurait été plus simple que Monsieur Lau possède ce genre de produits afin de nous le transmettre directement. Toutefois, il nous a passé une adresse afin de nous le procurer.

- Laquelle ?

C'est pas mon jour de chance. Pourquoi faut-il que ce soit toujours dans les quartiers les plus malfamées de Londres que les drogues y sont stockées ?

- Ronnnn !

Je délire où le vois Ciel (comprenez là dans sa version chat) me réclamer un câlin en ronronnant ?!

Gasp ! Encore pire ! Voilà Sebastian qui gagatise devant la scène et le prend dans ses bras ! C'est à se demander qui est le plus fou !

- Ce qu'il est adorable.

Bon. Soit j'appelle le service psychiatrique ou soit j'en profite pour l'assommer et m'enfuir à toute vitesse...mauvaise idée...

Il câlina le chat durant plusieurs minutes tout en lui donnant certains sobriquets (là, je suis traumatisée). Il finit par le reposer au sol avant de revenir au problème initial.

- Il semble être devenu tout ce qui a de plus caractéristique à un chaton autant par sa personnalité que par son comportement...Ce qui est embêtant, c'est que je ne pourrais faire aucun déplacement sans son autorisation, alors qu'il se trouve dans une totale incapacité à m'en donner la permission...

C'est que maintenant qu'il s'en rend compte ?

- Je n'aurais qu'à aller à Londres à ta place !

- Je connais que trop bien les vices de l'humain prêt à trouver un prétexte afin de disparaître de la circulation, donc c'est hors de question.

- Ça, c'est fait...Mais du coup on fait comment ? A moins que...

Je retournais une fois de plus dans ma chambre et écrivit quelques lignes vite fait sur une feuille vierge :

J'autorise exceptionnellement mon majordome Sebastian Michaelis de partir à Londres sans ma personne et ce le temps qu'il lui faudra.

Ciel Phantomhive.

Je ramenais aussitôt mon brouillon au majordome.

- Ça n'a pas l'air très officiel mais ça fera l'affaire ! Il peut donner un ordre indirectement même s'il en a pas conscience non ?

- En effet, tout ordre prononcé plus ou moins implicitement est pris en compte dans notre contrat.

- Alors on n'a plus qu'a lui faire une empreinte de la patte pour lui faire « signer » ! Au fait il est où ?

Bonne question. Il a profité de cet état de fait pour prendre la poudre d'escampette.

- Zut, où est-il passé ?!

- KYAAAAAAA !

BLANG !

- C'était Maylin !

- Encore ? Soupira le frac.

Nous courons vers le lieu de la catastrophe où les décombres d'un service en porcelaine étaient étalées par terre.

- Que se passe-t-il ? Lui demandais-je.

- J'ai pas compris, pour une fois c'est pas moi ! J'amenais tranquillement le service quand une masse poilue m'a bondi dessus !

- Ciel ?!

- Hein ?

- Heu, un chat je veux dire ! Me corrigeais-je tout en gesticulant. Par où il est parti ?

- Par là. Indiqua-t-elle.

Nous nous dirigeons alors vers les cuisines...Woh !

- On dirait que notre fugitif a casse-croûté !

- Quand je pense que je venais de la nettoyer ce matin...

Vu l'état de la salle avec la nourriture qui déborde de partout, on peut dorénavant suivre le petit comte « à la trace ». Nous suivons alors les restes de ce copieux repas jusqu'au jardin. Nous cherchons un peu partout en se séparant, sans résultat. Ce terrain est immense, c'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin. J'observais au passage Finny qui s'occupait de tondre la pelouse en suivant des trajectoires insolites (depuis quand on tond un arbre ?).

Hyyaaaahhh ! Ciel est sur sa route ! Il va le hacher menu s'il dégage pas !

- FINNY, ARRETE ! STOP !

- QUOI ?

Il est sourd comme un pot où quoi ?! Il se rapproche de plus en plus !

- LA TONDEUSE ! ARRETE LE !

- Ah !

BROMMMM !

Cet idiot, il l'a lâché des mains ! Le voilà qui s'avance tout seule à une vitesse vertigineuse ! CIEL BOUGE TOI !

Raahh ! Tant pis ! Je sautais sur la trajectoire de la tondeuse et expédia le chat quelques mètres plus loin avec moi ! C'est bon, nous voilà sortis d'affaire...

Eh ! Pourquoi j'ai l'impression d'être emportée en arrière ?! OUAAAHHHH ! Ma robe s'est accroché à cet engin de la mort !

BRRRRRROOOOOO !

- AU SECOURS !

Il a bien fallu plusieurs allers-retours avant que Sebastian et Finny parviennent à me décrocher, mais j'ai eu le temps de me cogner plusieurs fois dans les buissons et autres ronces avoisinantes et même de faire un tour dans les profondeurs d'un lac qui était dans le coin.

Pour résumer en une phrase, j'étais à ramasser à la petite cuillère.

Finny se confondit en excuses tandis que le majordome essayait de calmer le jeu avant que ce premier parte. Je comptais les épines et autres échardes que je m'enlevais (je dois en avoir une bonne centaine qui y sont nichés) tandis que Ciel fut définitivement attrapé, il était temps !

Sebastian vient vers moi, le chat dans les bras. A tous les coups il va encore me maudire...

- Je te suis très reconnaissant d'avoir sauvé mon jeune maître.

Quoi ? Attends j'ai bien entendu là ? Il ne veut plus mettre fin à mes jours ?

- Euh, de rien...Mais... ça veut dire qu'on peut repartir à zéro ?

Il acquiesça avec un sourire que je n'avais plus vu depuis des lustres. Youpi !

Nous passons le quart d'heure suivant a se dépatouiller pour plonger le coussinet de Ciel dans le pot d'encre et de l'imprimer sur la fameuse lettre d'autorisation. Nous le confions ensuite au moins dangereux des domestiques, c'est à dire Tanaka, tout en lui conseillant de ne (surtout) pas lui donner son thé en guise de lait, et, après avoir pris quelques affaires vite fait nous prenons le fiacre direction Londres ! C'est reparti !

A suivre.

C'est ce que j'appelle un retournement de situation plutôt inattendu ! Il n'empêche qu'Aurore morfle un max la pauvre, (et Sebastian qui pète un câble en plus) elle essaye d'arranger la situation et ça ne fait qu'empirer de chapitre en chapitre ^^').

Idem que pour la précédente parution, le prochain chap sera là dans dix à quinze jours.

A plus =D !