Hallo Leute ! Ici KLR !
Je sais que je suis épouvantablement en retard ! Je n'ai aucune excuse, pourtant, je vais quand même vous en présenter… Désolée…
Je me suis fait énormément disputer par GLR (qui avait raison de le faire) Note de GLR : "énormément disputer", comme tu y vas... Je t'ai juste menacée de mettre dans le résumé "fiction abandonnée"..., mais écrire ce chapitre précis en cette période précise… Disons que je deviens sentimentale (en Übergangsphase si cela vous parle plus) et donc je n'avais pas le cœur à en briser d'autres.
Mais je vais arrêter de me lamenter (en ce moment je suis la championne pour ça et ça m'horripile hautement !) et vous laisser lire (enfin ?) ce chapitre !
Les autres devraient arriver (beaucoup) plus vite, cette fois il n'y aura pas de scène de rupture, mais des aventures sur notre couple adoré qui va peut-être finir par se rendre compte qu'ils sont faits l'un pour l'autre (depuis le temps qu'on le leur dit, quand même !;-) )
Bonne lecture !
Chapitre 8 : Quand certaines choses ne s'expliquent pas
J'ai le cœur serré.
Cela fait une heure, une heure que je contemple Ginny sans trouver la force nécessaire pour lui dire qu'il faut qu'elle oublie son amour pour moi. Depuis une heure, je tente de me faire à l'idée que bientôt, j'aurai coupé le dernier lien qui me retenait à une vie normale, jugée digne d'un héros.
Depuis une heure, j'essaye de trouver le courage pour briser le cœur de celle que j'aurais dû appeler la femme de ma vie.
Je dois tourner une page, je dois lui permettre d'être aussi heureuse qu'elle le mérite avec quelqu'un qui ne serait pas stupidement tombé amoureux par un coup du sort de son pire rival.
Un garçon. Un ennemi.
Hermione me jette des regards à la fois suspicieux et interrogateurs. Elle sait que quelque chose se trame
Je crois qu'elle sait même exactement ce que je compte accomplir. Cette fois, elle me dévisage plus franchement, sa tête se penche. Ses yeux m'incitent, j'ignore s'il s'agit de mon imagination ou si elle désire vraiment que je mette un terme à tout cela.
Quoi qu'il en soit, je dois le faire.
Je ferme les yeux, presque douloureusement et laisse échapper l'air de mes poumons. Quand je relève mes paupières, je pose mes mains sur l'accoudoir. Précipitamment, comme pour m'empêcher de faire demi-tour, à l'identique de tant d'autres fois.
« Ginny, je peux te parler ? »
Elle relève lentement la tête, puis me fouille des yeux. Je déglutis péniblement sous son regard. J'y vois qu'elle soupçonne ce qui va suivre. Pourtant, elle hoche doucement la tête, m'attrape la main d'elle-même et m'entraîne vers la sortie.
Nous restons silencieux, traversons les couloirs pour la dernière fois en couple. J'ai le cœur qui bat, la gorge sèche. Ginny, je suis si désolé…
Nous déambulons sans but précis, nous marchons au hasard et j'ai le sentiment étrange que Ginny profite une dernière fois. Mais peut être n'est-ce que mon imagination…
Je croise beaucoup de monde, des Gryffondors qui nous adressent des grands sourires, des Pouffsouffles qui hochent vaguement la tête quand ils nous aperçoivent, des Serdaigles qui ne semblent pas nous voir.
Nous passons également devant des Serpentards, devant son groupe. Il est là bien sûr. Alors que les siens nous jettent des insultes que nous ignorons royalement, je perçois son expression indéchiffrable. Ses yeux ne me quittent pas une seconde, mais il reste silencieux. La scène est comme suspendue. Il est immobile dans un univers de bruits, de fatras et de mots vomis, et il reste figé, impassible. Pourtant, quelque chose dans son attitude me paraît changé. Peut-être que je le connais mieux que tout le monde en définitive…
Les autres ne s'en rendant pas compte, mais quelque chose bout dans son esprit, malheureusement, malgré tout ces détails que je connais de lui, ses pensées m'échappent.
Puis Ginny me tire plus rapidement et l'image de Drago disparaît à l'angle d'un mur.
Nous finissons pas arriver au lac. Je reste immobile, tendu, je ne sais déjà plus comment faire. Mais Ginny se contente de lâcher ma main et vient se placer face à l'étendue d'eau. Le vent virevolte dans ses cheveux, mais elle semble frappée par la foudre.
Puis, finalement, elle se retourne et s'agenouille. Devant mon expression perplexe, elle s'assied et me fixe.
Si j'ai pu avoir des doutes, je n'en ai plus : elle sait ce qui va se passer. Et elle a essayé de retrouver son courage pour encaisser les mots que je vais prononcer.
Nous nous dévisageons, j'ai l'impression qu'une éternité se déroule pendant ce silence. Je ne vois plus que ses yeux, ses yeux où se déroule un conflit. Je vois une lueur vaciller, celle de la joie, je vois la douleur, l'envie de crier pour tout arrêter, de me supplier de ne pas la quitter. Mais surtout, j'y rencontre la flamme commune à tous les Gryffondors. Celle du courage.
Courage de me perdre sans s'humilier. Courage de me laisser partir alors qu'elle n'a jamais aimé que moi.
Courage que je retrouve enfin.
L'étincelle qui avait disparu de mon regard, celle qui est brasier dans le sien, se réveille, retrouve son souffle.
En cet instant, je me sens redevenir Gryffondor.
C'est cette sensation merveilleuse qui me fait ouvrir la bouche, qui laisse échapper les premiers mots. Le temps de la dénégation est terminé.
« Ginny, je… »
Mais à peine les mots ont franchi mes lèvres, qu'elle se relève brusquement et vient poser sa main sur ma bouche. Une larme perle le long de sa joue. Ses paroles sont un murmure, un souffle fragile qui me noud le ventre.
« Non… Ne dis rien… »
Je la fixe, elle garde les paupières baissées, mais elle veut finir, elle veut en avoir la force.
« J'ai espéré… J'ai espéré jusqu'à ce que tu ouvres la bouche. Dans mon égoïsme, j'avais souhaité que tu ne dises pas ces mots qui t'oppriment… »
Je hoche la tête, me libère de sa pression.
« Ginny, tu… »
« NON. »
Son ton me coupe, sa main revient se poser sur mes lèvres. Enfin elle lève les yeux vers moi, les larmes dévalent sur ses joues déjà rougies par les pleurs qui vont suivre.
« Non… Il faut que je le dise Harry… S'il te plaît… Laisse-moi au moins ça… »
Je m'apprête à protester, pourtant quelque chose dans son attitude malheureuse m'en empêche. J'acquiesce.
« Mais après, ce sera mon tour... »
Elle fait oui de la tête et me libère. Elle retourne se planter devant le lac et murmure, de façon saccadée, comme pour se débarrasser de ses pensées qui l'obsèdent depuis des jours.
« Je pensais que tu serais heureux avec moi, Harry. »
Je veux protester, mais me rappelant ma promesse, je me fais muet.
Après.
« J'ai toujours voulu ton bonheur Harry, avant même le mien. Pendant toutes ces années, je me suis forcée à penser que si j'étais parfaite, si j'étais Gryffondor, courageuse, jolie, aimante, fidèle, tu ne pourrais que m'aimer. »
Je baisse le regard sur le sol. Oui, tu es tout cela, j'aurais dû t'aimer. Tu étais mon idéal de femme, tu le restes aujourd'hui encore… Mais, mon corps puis mon cœur en ont décidé autrement. Tu aurais du être à sa place…
« Mais tu n'as pas voulu de la Gryffondor que j'ai créée, toi, tu veux justement quelqu'un différent de toi. Je m'en suis rendu compte trop tard. »
Sa voix est si désespérée que je fais un pas vers elle, mais m'arrête à la vue de ses épaules frémissantes. Elle pleure et refuse de le montrer. Je me sens parasite, j'ai l'impression de pénétrer dans son intimité, peut être plus que le jour où elle est venu dans mon dortoir.
« J'en suis tellement malheureuse, moi qui croyais avoir tout compris, te connaître par cœur, j'ai dû reconnaître que je me leurrais. J'ai tenté de me voiler les yeux de tant de manières différentes, je me suis même dit que tu n'étais peut-être pas si Gryffondor que ça en fin de compte… »
Je plisse mes lèvres l'une contre l'autre. Je l'ai cru également… Mais je ne suis rien d'autre que Gryffondor, je l'ai compris maintenant. Je ne peux me décrire que comme tel, je ne vis que selon ces principes, et le moindre écart me martyre comme lors de ces dernières semaines.
Et ce n'est pas la part de Serpentard en moi qui aime Drago, c'est bien le Gryffondor qui ne peut vivre que contre lui.
Le Gryffondor qui aime tellement fort, tellement passionnément comme tous les siens, le Gryffondor qui a le besoin viscéral de la présence de son âme sœur.
« Tu sais, je vois bien les regards des autres dans la Salle Commune, je sais que je plais, je sais qu'eux aiment mon caractère, mon esprit, mon corps… En bon Gryffondors, ils veulent ce qu'ils admirent. Mais toi Harry… Tu ne peux pas aimer ce que tu admires, tu le trouves intouchable, sacré. C'est la conclusion à laquelle je suis arrivée après notre première fois avortée. »
Tu me connais si bien, tellement mieux que lui. Qu'est-ce qui te rend si différente dans ce cas ? Comment peux-tu tu être le parfait opposé de celui qui t'a volé mon cœur ?
« Mais, j'ai eu un doute atroce après tout ça… Et j'ai compris que pendant tout ce temps, je m'étais racontée des contes. Pour cacher ce que j'avais trop peur de voir. Depuis que nous sommes ensemble, je me suis persuadé si fort qu'après tout ce que nous avions vécu, rien ne pouvait être autrement que nous ensemble…Mais je me suis trompée. »
À ces mots, elle se retourne lentement. Son visage n'est qu'un champ de bataille où s'entretuent des émotions, mais à aucun moment je n'y lis la haine ou la rancœur. Il ne reflète que l'amour démentiel qu'elle me porte. Et les derniers mots qu'elle prononce finissent de l'achever.
« La seule raison pour laquelle tu étais si triste, c'étais justement que tu es le Gryffondor par excellence…et que tu ne pouvais pas accepter d'aimer quelqu'un d'autre que moi. »
Elle tremble de tout son corps, mais son regard ne faiblit pas. Il cherche avec une énergie proche du désespoir le plus petit signe que tout est faux, que je n'aime qu'elle, mais il semble battu d'avance.
Je soutiens son regard. Je me remplis d'une tristesse sans nom, mais pourtant, je ressens une sensation intense dans la poitrine. Je suis de nouveau moi-même. Les excuses franchissent ma bouche, elles sont franches pour la première fois depuis longtemps, elles sont légitimes, et elles reflètent tout ce qu'a été ma vie depuis trois mois.
« Je suis vraiment désolé Ginny… »
De t'avoir menti. De t'avoir trahi. De t'avoir trompé.
De vous avoir rejetés. De n'avoir été qu'un sale petit con pleurnichard et pathétique. D'avoir abandonné ma place de Prince. D'avoir oublié que j'étais Gryffondor avant tout.
De l'aimer plus que tout.
De l'aimer à ta place.
Elle hoche la tête une nouvelle fois, puis demande d'un ton un peu tremblant, comme si elle savait d'avance qu'elle ne pourrait pas supporter la réponse mais ne pouvait pas rester dans l'incertitude.
« Alors tu l'aimes vraiment, cette personne ? »
Un instant je songe à mentir, mais je ne veux plus. Et par cette simple syllabe, je lui fais ressentir tout ce qui se trame dans mon cœur.
« Oui. »
Et elle prend tout en pleine face. Cette passion. Ce besoin. Cette nécessité. Elle encaisse le choc causé par ce tout petit mot, referme les yeux de douleur. Nous restons l'un en face de l'autre, immobiles.
Apaisement, j'y lis une peine sans nom, mais également un certain apaisement.
« Je suis soulagée de savoir pourquoi… »
Les mots s'étranglent dans sa gorge, je lui saisis spontanément les mains qu'elle ne pense pas à me retirer. C'est mon tour de parler.
« J'ai essayé pendant trois mois de résister. Je t'aime vraiment Ginny, mais pas comme tu le souhaites... La personne qui est dans mon cœur, j'ai tenté de la chasser; j'y ai mis toute mon âme, toute mon énergie, mais je n'y suis pas arrivé. Elle est là, et ne s'en ira probablement jamais, quoi que je fasse. »
Elle retient un sanglot, mais je sens que mes mots l'apaisent, ils l'exorcisent de ce que je lui ai fait subir pendant tout ce temps.
« Mais je veux que tu saches que cette vie que j'avais rêvée avec toi, je ne l'aurais échangé pour rien au monde avec ce que je vis. Tu es la femme parfaite. Et je ne suis qu'un sombre crétin de passer à côté de toi… »
Elle secoue la tête en signe de dénégation.
« Mais je ne veux plus savoir que je trompe la femme pour laquelle j'ai le plus de respect. De ça, je ne veux plus, je ne peux plus le supporter… »
Sa voix s'élève, tremblante, hésitante dans la nuit qui tombe.
« Et si je te disais que ça m'étais égal, que je ferais tout pour te retenir, même si je dois avoir mal toute ma vie. Je te dis que je supporterais l'idée de te savoir épris de quelqu'un d'autre plutôt que de te perdre ? »
Je serre ses mains un peu plus fort et redresse avec douceur son menton avec deux doigts. Mon regard est franc, il lui livre enfin ce que j'avais si bien caché.
« Non Ginny. Je ne t'infligerai plus jamais ça. Et moi non plus je ne pourrais pas le vivre en toute conscience. Je me suis voilé la face trop longtemps. Il est grand temps que je me comporte à nouveau comme un être humain…Comme Harry… »
Ses yeux s'ancrent dans les miens. Elle retrouve son calme, une certaine sérénité. Elle a perdu, et elle l'accepte. Elle hoche une dernière fois la tête.
« Alors je suis d'accord. »
Elle lâche mes mains et fait quelques pas vers le château. Puis, sans se retourner, elle me lance.
« Tu sais que je t'aimerais toujours ? »
Je regarde sa silhouette parfaite et réponds avec douceur.
« Je n'espère pas. Je ne le mérite pas. »
Sa voix se fait plus tranchante.
« Cette personne qui a pris ton amour, tu ne cesseras jamais de l'aimer. Je l'ai lu dans ton regard. Et bien sache que dans tout mon être, je ressens la même chose. Ni toi ni moi n'avons à décider du contraire. C'est ainsi. »
Le silence s'installe à nouveau, puis se retourne et me fixe droit dans les yeux.
« J'aimerais te demander une dernière chose Harry. »
J'acquiesce.
« Laisse moi du temps. J'en ai besoin pour me reprendre. Te perdre me serait trop difficile, alors laisse- moi m'habituer s'il te plaît… »
Je la contemple, bouleversé. Les mots sortent de ma bouche, amers
« Je ne comprends même pas comment tu peux encore accepter de me laisser une place dans ta vie… »
Elle me sourit, d'une expression très douce et murmure.
« Il y a des choses qui ne s'expliquent pas Harry… Je ne laisserais pas l'amour de ma vie être en peine toute sa vie à cause de moi. Je préfère comme ça. »
Une larme coule sur mon menton.
« Merci. »
Elle sourit à nouveau, d'un sourire triste cette fois, puis s'éloigne lentement vers le château.
Je reste immobile. Comme vidé de toute énergie, comme croulant sous le poids d'une sourde douleur. Demain je serais soulagé de lui avoir enfin avoué, demain je me sentirai mieux de ne plus être dans un perpétuel mensonge. Mais à ce moment précis, je me sens juste effondré.
Le vent souffle, il me refroidit, mais je ne bouge pas.
Entre mes mèches de cheveux voletant autour de mon visage, j'aperçois une silhouette très loin qui m'observe. J'ignore depuis combien de temps, elle me contemple, mais je la reconnais immédiatement.
Lentement, je lui tourne le dos et me dirige à mon tour vers la Grande Salle.
Elle a raison Drago, certaines choses ne s'expliquent pas. Je ne comprends pas pourquoi tu es venu, je ne saisis pas pourquoi tu me regardes si ce n'est ni pour baiser ni pour te moquer, j'ignore pourquoi tu restes si éloigné…
Mais je sais que je t'aime. Parce que certains évènements n'ont pas besoin de raisons, ils se contentent d'exister.
Hallo vous ! Ici GLR !
Oh mon Dieu... Je suis triste... Je tiens à préciser que nous sommes de ferventes détractrices du couple Harry/Ginny et que je me réjouissais de cette rupture. Mais ce chapitre est tellement...tellement beau, émouvant, triste... Même si le point de vue est interne à Harry, j'étais Ginny... J'ai souffert avec elle, encore plus au moment où elle avoue à Harry que son amour à elle est comparable à celui qu'Harry ressent pour Malefoy...
J'étais en plus en train d'écouter une version absolument magnifique d'Unchained Melody, alors autant dire que maintenant j'ai juste envie de me suicider...
C'est pour cela que j'envoie une proposition publique à ma KLR préférée...
"Liebe Haremsschwester, que dirais-tu de faire sortir Drago de son coin, de le faire courir, cheveux au vent, en maillot de bain vert (non, pas de rouge, les filles, Drago est à Serpentard...) vers son Harry, et de le rouler par terre pour l'embrasser et faire tout un tas de trucs à en faire rougir ( et fantasmer?) McGonagall... S'il te plait?? Mais après il peut y avoir plein de complications si tu veux, du moment qu'au creux de leur petit nid d'herbe douillet et intime, Drago murmure à Harry les trois mots..."
Et pas trois mots nuls du genre "Alors comme ca t'es libre, Potter?" (je sais, ca, ca fait 7 mots, mais de toute facon tout le monde ici sait de quels 3 mots il s'agit alors pas d'entourloupettes, Mademoiselle!)
"Es ist zum Wahnsinnigwerden. Offiziell sind wir es ja schon."
