Bonjouuuur ! Pour un fois, j'ai quelque chose à dire ! Petite réponse à la review de Guest :
Un zosan ? Non, ça finira certainement en Zolu. Ouais non blague à part. C'est peut-être un zosan, mais si tu veux en être sûr, il te suffit de lire la suite;) (oui je sais, c'est pas un réponse) Je remercie aussi toutes les autres personnes qui m'ont mis des review ! Vous pouvez pas savoir à quel point ça me motive ! Enfin bref, c'est reparti pour la suite !
Chapitre 8
Ils l'ont su.
Zoro et Sanji n'ont jamais comprit comment, mais ils l'ont su.
Le lendemain de la soirée merveilleuse qu'ils avaient passé, les deux hommes avaient encore dormi pendant environ un heure, puis s'étaient remis au travail. Malgré la fatigue, le matin s'était déroulé sans difficulté, mais le cauchemar commença en même temps que l'après midi. Alors que Zoro piochait avec acharnement dans la mine, Sadie apparut soudainement en préparant son fouet.
-Sors de ce trou pourri et suis-moi ! Dit-elle.
Zoro sortit et la suivit sans trop se poser de questions jusqu'au manoir. Ils entrèrent et allèrent dans le salon principal. Presque toute la famille était réunie, et au milieu de la salle, Sanji regardait autour de lui sans trop comprendre ce qu'il se passait. Sadie ordonna à Zoro de le rejoindre et se retira dans une autre pièce en refermant la porte. Un Tenyurbito se planta devant les deux esclaves.
-Vous... vous me dégouttez...
Zoro et Sanji se regardèrent sans comprendre. Le Tenyurbito leur lança un regard dévastateur et envoya violemment son pied dans le menton du bretteur. Celui-ci fit un vol plané de quelques mètre et retomba violemment sur le sol.
-Urgh !
Ce coup de pied... il est étrangement fort.
Il voulut se relever, mais la faiblesse qui engourdissait ses membres l'en empêcha. Sanji, lui, observait la scène, stupéfait. Un autre homme armé d'une sorte de sabre les rejoignit.
-Sérieusement... vous vous prenez pour qui ?! Dit-il.
Sanji ne comprenait définitivement rien. Alors que l'homme levait son arme, un doute s'installa dans l'esprit du blond.
Serait-ce...
Il n'eut pas le temps de finir sa pensée. Le sabre menaçant s'abattit brusquement sur lui. Sanji écarquilla les yeux et tenta d'esquiver le coups. Malgré sa faible rapidité, une marque rouge et profonde se traça sur la joue du cuisinier. Il perdit l'équilibre et s'étala sur le sol. Une vive douleur prit possession de sa joue bientôt rouge de sang. Il ferma les yeux.
Merde... Si c'est ce que je crois, alors ceci n'est qu'une égratignure...
L'homme au sabre lança un regard méprisant aux deux esclaves.
-Ne faites pas les pauvres bêtes qui ne comprennent rien ! Vous êtes nos esclaves ! Vous n'avez aucun droit ! Vous pensez vraiment qu'on va vous laisser aller vous éclater sans rien dire ?! Vous voulez aller voir les prostituées tant que vous y êtes ?!
J'en étais sûr...
Sanji s'en doutais depuis un moment, Zoro aussi. Mais ils avaient tant espérer qu'ils se faisaient des idées. Les Tenyurbito étaient au courant. Les deux esclaves ne sauront probablement jamais comment, mais un chose était sûre, ils n'allaient jamais s'en sortir indemne. L'homme au puissant coups de pied s'avança vers Zoro et l'agrippa par le t-shirt.
-Lève-toi !
Le bretteur obéis et se releva avec difficulté. A côté d'eux, l'homme au sabre se chargea de mettre le cuisinier debout. Ils furent tous les deux traînés dans deux pièces en face l'une de l'autre. A l'intérieur de celle de Zoro, une femme qui ressemblait vaguement à Sadie avec des lunettes attendait patiemment, un fouet à la main. Le bretteur, trop faible pour manifester un sentiment d'inquiétude, soupira simplement.
Je ne travail pas au manoir alors je ne peux pas savoir... mais les personnes qui nous maltraitent ne sont jamais les mêmes... Ils sont cent fois plus nombreux que la famille de Nami et Luffy.
La femme sourit et l'homme au coups de pieds referma brusquement la porte.
Du côté de Sanji, la femme qui l'attendait était belle et bien Sadie. Le cuisinier avala sa salive. Il n'avait pas besoin de voir ses yeux dissimulés sous sa frange pour deviner le regard sadique (voir vicieux) qu'elle lui lançait. L'homme au sabre le força à avancer et referma la porte. Il le lança par terre et fit signe à Sadie de le rejoindre. Sanji releva la tête. Les deux Tenyurbito se tenaient devant lui, l'un le menaçant avec son sabre, l'autre avec son fouet. L'homme pointa son arme sur le blond.
-Des esclaves, on peut en kidnapper autant de fois qu'on veut. Si c'est nécessaire, on hésitera pas à te remplacer.
-Ce qui veut dire qu'on peut te tuer si on en a envie 3
-Malgré tout, vous nous avez été pas mal serviable. Alors à toi de nous prouver que tu sers encore à quelque chose.
Sanji eut à peine le temps de se poser des questions qu'il dût se projeter sur le côté pour éviter le sabre meurtrier. L'homme recommença, attaquant le blond de plus belle, essayant de le toucher par tous les moyens possibles. Sanji n'avait pas une seconde de répit. Il devait usé de son peu de force pour esquiver la lame, très souvent de justesse. Malgré ses efforts, le corps du blond devint très vite parsemé d'entailles plus ou moins profondes. Sa peau lui brûlait de plus en plus. Sadie, elle, regardait la scène un sourire au lèvre. Au bout d'un moment, le cuisiner para le sabre avec son pied et désarma son vis-à-vis. Le Tenyurbito prit un air amusé.
-Eh bien ! Tu es bien plus coriace que d'habitude ! Tu n'a pas vacillé une seule seconde malgré tous mes coups.
Sanji ricana et esquissa un sourire carnassier.
-Tes coups ne sont rien... comparé à ceux de cette algue.*
L'homme fut d'abord surpris, puis soupira et rengaina sont sabre. Il ouvrit la porte et se retourna.
-Apparemment tu vas encore nous être utile, donc on te laisse en vie. Par contre... Sadie ! Je te
laisse le reste. Punis-le comme il se doit, mais fait attention, ne le tue pas.
-Ne t'inquiète pas !
L'homme ricana, sortit, et referma la porte derrière lui. Un sourire s'étira sur le visage de Sadie. Elle tendit son fouet et s'avança vers le blond à bout de force.
-Alors, pour commencer...
Elle donna un violent coups sur les chevilles de Sanji. Celui-ci s'écroula directement.
-Voilà. Maintenant tu vas te tenir tranquille.
Sanji eut à peine le temps de lui lancer un regard. Un regard assassin et apeuré en même temps. Sadie se pourlécha les lèvres et commença à donner des coups de fouets. Elle frappait, frappait, et frappait encore, sans s'arrêter une seule seconde.
10 coups.
20 coups.
30 coups.
Sanji ne pouvait plus retenir ses hurlements. Son visage était trempé de larmes et de sang et ses membres se tordaient sous la douleur qui lui lacérait la peau. Quand il réussit à avoir une seconde de lucidité, il se maudit de ne pas être aussi fort que cet imbécile de bretteur...
Cinq minutes plus tôt, du côté de l'épéiste, l'homme aux coups de pieds était passé à l'action. Il attaquait Zoro sans relâche et l'envoyait s'encastrer dans le mur à chaque coups porté au visage. Au début, le vert esquivait les coups du mieux qu'il pouvait, mais au bout de deux minutes, il n'avait plus assez de force et ne comptait plus que sur ses muscles pour parer ou encaisser le pied dévastateur du Tenyurbito. Aussi douloureux soient les vols plané qu'il faisait, il se relevait à chaque fois. Alors que Zoro venait de perdre l'équilibre, l'homme fonça contre lui et visa son cou. Le bretteur fronça les sourcils, bloqua son pied à main nue et le repoussa violemment contre le mur. Le Tenyurbito toussa bruyamment, se releva et planta son regard dans celui du bretteur.
-Pas mal... Je comprend mieux maintenant pourquoi on t'a directement envoyé à la mine.
-Hum... Tes attaques sont milles fois plus faciles à encaisser que celles de ce cook pervers.*
-Cook pervers ? Jamais vu. Enfin. Kalifa ! Il peut encore nous servir donc on le laisse envie. Tu te charge de la suite ?
La dénommée « Kalifa » remonta ses lunettes sur son nez et remis ses cheveux en place avant de s'avancer.
- Oui, laisse-moi faire.
-Tu peux faire ce qui te chante tant qu'il survit.
A ces mots, l'homme sortit de la pièce en baillant et claqua la porte. Kalifa se pencha doucement, laissant ainsi entrevoir sa généreuse poitrine, et agrippa les cheveux verts du bretteur. Un léger sourire s'étira au coin de ses lèvres.
-J'ai bien l'intention de te punir convenablement. Mais contrairement à ma soeur, j'aime bien prendre mon temps.
Zoro fronça les sourcils.
-Sadie ? Je vois pas comment tu pourrais prendre ton temps dans un moment pareil.
Kalifa prit un air irrité et fit claquer son fouet.
-Sale insolent ! Comment oses-tu me tutoyer ?! L'autre qui était là avant t'a laissé pas mal de liberté, mais avec moi c'est Kalifa-sama !
-Sama ? Même pas en rêve.
La femme abattit violemment son fouet sur son esclave. Celui-ci le reçu en plein visage et du se retenir de crier. Le regard de Kalifa était devenu extrêmement mauvais. Elle frappa encore une fois sur les mains du Zoro.
-JE SUIS TON MAITRE !
Zoro releva doucement la tête.
-Dans ton cas ce serait plutôt maîtresse. Mais malheureusement pour toi, je ne t'ai jamais considérée comme telle.
Kalifa fixa le bretteur, médusée. Elle grogna, remonta ses lunettes et prépara sont fouet.
-J'avais l'intention de te frapper très lentement afin que tu aies le temps de souffrir de chaque coups... Mais ma patience a des limites.
Elle empoigna les chaînes du bretteur d'une main, et brandit son fouet de l'autre. Elle commença. Au début, comme elle avait dit, il y avait plusieurs secondes d'écart entre chaque attaques, mais elle s'en lassa très vite et frappa de plus en plus vite. Zoro ne disait rien et serrait les dents. Il ne pouvait pas se permettre de crier. Kalifa, elle, sentait la rage lui monter au cerveau.
-Appelle-moi maître !
-Non.
-Les vermines comme toi n'ont pas le droit de nous refuser quelque chose ! Je veux que tu m'appelles Kalifa-Sama !
-Jamais.
-OBEIS-MOI !
Zoro, dans un soupçon de force et d'énergie, attrapa le fouet de la femme et planta son regard dans le sien.
-Je préfère mourir... plutôt que de vous reconnaître comme mes maître, toi et ta famille de psychopathe.
Les yeux de Kalifa s'assombrirent.
-C'est vraiment dommage... que je ne puisse pas te tuer.
Elle tira brusquement sur son fouet, brûlant ainsi les doigt de l'esclave et s'acharna sur lui de plus belle. Les coups était vifs, rapides, douloureux. Tout en frappant, Kalifa ne pouvais pas s'empêcher de crier.
-VAS AU DIABLE !
30 coups.
40 coups.
50 coups.
Zoro avait l'impression qu'il allait mourir d'une seconde à l'autre. Dans un certain sens, il préférait la mort plutôt que de laisser échapper un cri.
Cette sorcière ne mérite pas mes hurlements...
Se répétait-il sans cesse. Sa peau lui brûlait. Il n'en pouvait plus. Soudain, il reçut à nouveau un coup de fouet dans le visage. Il vacilla, puis perdit connaissance, le sourire au lèvre.
J'ai... gagné...
OoOoOoOoO
L'air était sec. Une odeur désagréable parvint jusqu'à ses narines. Il grimaça, et ouvrit péniblement les paupières.
Oh... je suis dans la grange...
Il cligna des yeux et soupira. Chaque parcelle de sa peau lui brûlait, et il sentait un liquide chaud dégouliner un peu partout sur son corps.
Je n'arrive... même pas à bouger...
Zoro resta couché les yeux dans le vide pendant une bonne demie-heure. Soudain, un spasme lui traversa le corps.
Hum ?
Il tenta de mouvoir sa main, et constata avec surprise qu'il en avait parfaitement le contrôle. Il tendit les muscles aux niveau de son cou et releva la tête. Sa vue était brouillée. Il s'assit, se frotta les yeux et attendit que sa vue revienne. Après avoir recouvré l'usage de ses yeux, il leva les mains jusqu'à son visage et constata l'état de son corps. Il gémit et laissa tomber ses bras en soupirant.
Quelle famille de tarés...
Son regard se posa sur une boite de bandages à moitié ouverte.
Bon... Au moins ils ont pas l'intention de nous laisser mourir.
En regardant autour de lui, ses yeux furent attirés par une forme plus ou moins humaine au fond de la grange. Zoro plissa les yeux.
Cook !
Le blond était là, assis contre le mur en bois. Zoro écarquilla les yeux. Le corps de l'homme était entièrement recouvert de trace et de sang. Il n'avait plus sa chemise, alors Zoro put se rendre compte de la maigreur de son torse. Ses bras serraient ses jambes contre lui, et sa tête était penchée sur le côté. Son regard... ne menait nul part. Il observait le vide, interdit.
Zoro se précipita vers lui.
-Oi ! Cook ! T'es en vie ?! Réponds-moi !
Le blond devait sûrement avoir moins de blessures que le bretteur, mais Zoro ne voyait déjà plus les siennes. Celles du cuisinier lui semblaient beaucoup plus importantes. Sanji leva les yeux vers l'épéiste. Il ouvrit la bouche, mais aucun mot n'en sortit. Zoro soupira de soulagement.
-N'essaie pas de parler. Pour l'instant, il faut qu'on te nettoie et qu'on panse tes blessures.
Sanji sourit légèrement et ferma les yeux. Le bretteur l'allongea, sortit de la grange, revint avec un seau d'eau sale et l'amena jusqu'au blond en prenant les bandages passage. Il s'assit à côté du cuistot et sortit un torchon du seau. Il le serra et commença à laver le bras droit de son vis-à-vis. Sanji remarqua que le bretteur évitait son regard et tremblait à chaque fois qu'il posait le torchon sur sa peau.
T'es vraiment... maladroit dans ce genre de situation...
Après avoir lavé la plupart du sang, Zoro appliqua les bandes sur les membres du blond, puis sur son torse. Alors qu'il voulait en remettre une couche, le blond lui prit le bras et se releva péniblement. Il s'assit en face de lui et soupira.
-T'es aussi... blessé.
-Je le suis moins que toi.
-Arrête de jouer à l'aveugle. Tu t'es prit beaucoup plus de coups que moi.
Zoro ne répondit pas et baissa les yeux. Sanji prit le torchon et lui appliqua le même traitement qu'il venait de recevoir. Une fois fini, le cuisinier recula un peu et sourit.
-On est quitte maintenant.
-...Ouais.
Sanji s'appuya contre le mur.
-J'aurais jamais imaginé qu'il puisse y avoir une personne pire que Sadie.
-Bof. J'ai pas vraiment vu de différence.
-Haha...
Un silence pesant s'installa dans la pièce. Aucun des deux ne savait quoi dire, ni quelle réaction adopter. Au bout d'une minute, Sanji se passa une main dans les cheveux et soupira.
-Je crois... qu'on va oublier la minute de rires pour aujourd'hui...
-...C'est vrai... que rire ne fait plus vraiment partie de mes envies...
Le silence retomba. Les cochons avaient arrêté de faire du bruit, les mouches ne volaient plus, seul le souffle des deux hommes se faisait encore entendre. Zoro ferma les yeux. Ce silence le mettait mal à l'aise. Après un long moment de calme absolu, le bretteur s'appuya contre le mur aux côtés de Sanji.
Finalement... Peut-être qu'aujourd'hui ce qu'on aurait besoin ce n'est pas de rire...
Il ouvrit lentement les yeux, et porta les mains à son visage.
-Binkusu no sake wo...
-...Todoke ni yuku yo...
Zoro sursauta. Le blond avait répondu sans réfléchir. Son regard était toujours vide, seules ses lèvres avaient bougé. Le vert sourit et continua.
-Umikase, kimakase, namimakase...
-Shio no mukou de, yuuhi mo sawagu...
-Sora nya wa wo kaku tori no uta.
Les deux esclaves continuèrent à chanter, sans s'adresser un seul regard, sans s'adresser une seule parole autre que celle du chant. Ils ne s'arrêtèrent que quelques heures après, quand la fatigue vint s'emparer de leur corps. Après tout, parfois, ne vaut-il pas mieux éviter les mots inutiles ?
À suivre...
*Merci au film 3 (sauf erreur) de One piece pour ces deux répliques adorables et pleines de respect ! (même si j'ai un peu changer la formulation)
Voilà ! Je suis navrée pour ceux qui trouvent que ça devient trop glauque, je vous promets de faire des efforts ! Et pour ceux qui ont des envies de meurtres à cause des atrocités que je fais subir à vos bébés, le réserve de couteau et de flingues est au fond du couloir sur votre gauche. A la prochaine ! Review ?
