Auteur : Jes Cullen-Malfoy

Titre : La bague de l'amour

Couple de cette fiction : Harry Potter / Draco Malfoy

Rated : M, Mpreg de prévue (Grossesse masculine)

Type : Cette fiction est un slash même si au début, voire même en grande partie, cela n'y ressemble pas, alors si ce type d'histoire ne vous plait pas, passez votre chemin.

Situation : Cette fiction débute au 6ème tome, c'est-à-dire en 1996 à la rentrée de sixième année d'Harry à Poudlard.

Béta correctrice : Vivi64

Disclaimer : Voir chapitre 1

Petit rappel : Voir chapitre 1


Note d'auteure : Tout d'abord, je tiens à remercier toutes les personnes qui lisent, reviewent et mettent en alerte/favorite story cette fanfiction. Cela me touche énormément. Ensuite, je tiens à donner quelques petites précisions ici, en vu des quelques MP reçus.

Cette fanfiction sera un Happy end, et il y aura bien un couple slash (homme/homme) entre Draco et Harry (faut juste être patient). La grossesse d'Harry découlera d'une relation sexuelle entre Harry et Draco (Et non Alice). Et la romance débutera (entre D/H) dans la période qui suit le bonus 1.

Maintenant, je vous souhaite bonne lecture ! (^-^)

Merci aux anonymes suivant pour leur reviews : Pin, Lalouve, kahlan, manganiark et vampireclamp.

Ps : Je tiens aussi à dire qu'en publiant le premier chapitre, j'avais bien souligné le fait que les updates de cette histoires ne seraient pas fixe. Évitez donc de me harceler pour avoir une suite ou de vous plaindre que l'attente est trop longue. Je reçois quelques demandes de suite qui restent polies et cela me fait super plaisir. J'y réponds même et tente d'accélérer mon écriture. Mais l'impolitesse et l'exigence ne me plaisent pas. Merci d'avance. **Je n'abandonne pas cette histoire, j'ai juste une manière particulière de gérer mes écrits**


Chapitre 7


POV Harry (Même moment qu'en fin de chapitre 6, le samedi 12 octobre 1996 – en soirée)

Chaque pas que je faisais me tiraillait mais je ne fis pas demi-tour pour autant.

Et pour ça, je m'en voulais plus que tout.

Et même si je montrais déjà ma colère la journée sous mes vrais traits, j'étais quand même en colère contre moi, contre nous. Parce qu'il n'avait pas le droit de me traiter comme ça. Et moi, j'étais le plus idiot pour le laisser faire sans protester.

Mais comment faire autrement quand une évidence vous tombe dessus sans crier gare ? Que vous vous rendez compte, qu'effectivement, vous êtes amoureux.

Alors non, je ne fis pas demi-tour et je fus devant sa porte rapidement. Je frappai trois coups, puis deux coups. J'attendis quatre secondes et frappai un coup, puis quatre.

C'était un code entre nous… ou plutôt, il m'avait donné ce code sans me demander mon avis. La porte s'ouvrit toute seule et je pus juste le voir déposer sa baguette près de lui, sur le bureau. Je pénétrai dans la chambre, me dégoûtant une fois de plus.

Mais j'arrivais à faire avec ce sentiment maintenant. Surtout depuis qu'il m'avait frappé à coup de pied et que j'avais riposté en l'embrassant et en lui pardonnant. Quand je disais que j'étais faible…

Et après Dumbledore venait me dire que l'amour était une arme puissante ? Alors que ce dernier me transformait en une simple catin chaque soir ! Et cela avec celui qui était mon ennemi à l'école ?

Je secouai la tête et marchai jusqu'à lui. D'habitude, il m'attendait déjà sur le lit. Je n'eus malheureusement pas la chance d'avancer beaucoup plus dans sa chambre qu'il me dit, sans me regarder :

- Déshabille-toi et attends. Je finis d'abord mon devoir.

Encore une manière de plus pour me rabaisser !

Comment pouvais-je me laisser faire, par Merlin !

Ressentant une pointe de colère, je fis ce qu'il me dit et m'assis ensuite sur le lit. Je ne pus m'empêcher de le regarder comme je m'empêchais maintenant de le faire en cours ou pendant les repas.

Et cela était de plus en plus dur, alors que mon cœur ne demandait que ça. Avoir les yeux posés sur lui, regarder ses lèvres, passer la main dans ses cheveux, sentir son odeur. Entendre sa voix, autre que pour laisser passer des insultes envers moi. Voir ses sourires, si peu vus dans cette chambre, mais présents quand même.

Je souris, en souvenir du début de semaine.

J'étais tombé en me rhabillant et j'avais entendu le rire mélodieux et amusé de Draco. J'avais ri un peu avec lui avant qu'il ne m'ordonne de partir.

Je secouai la tête et revins au moment présent. Je fixai sa nuque et ses cheveux, je posai ensuite le regard sur ses épaules… j'avais envie de me lever et d'aller caresser sa peau douce et si pâle. Mais je savais que je devais rester sur le lit.

Docile…

Ce mot me donna des frissons d'horreur mais c'était ce que j'étais dans cette chambre. Dehors, le Harry courageux et téméraire. Dehors, mon courage. J'étais dicté par mes désirs dans cette chambre et pour qu'ils soient comblés, je savais exactement ce que je devais faire.

Lui obéir à lui, si changeant.

Un coup il était doux, tendre… passionné. Et puis d'un autre côté, il pouvait être brutal, sauvage… brusque.

Se battait-il avec lui-même comme je me battais avec ma raison ?

Ressentait-il des choses pour moi ?

Je voyais bien son air perdu et quelquefois… bon rarement, mais il l'était tout de même, niais. Son regard dans le vide et ses soupirs de tristesse. Toutes ces choses me confortaient dans le fait que je pensais que lui aussi était amoureux de moi. Enfin, d'Alice.

Et c'était là tout mon dilemme.

Je voulais qu'il pense à moi et pas à elle. Mais c'était à elle qu'il faisait toutes ces choses et pas à moi, Harry.

Ce garçon qui sans le comprendre était tombé amoureux de son ennemi, d'un garçon, d'un Malfoy, d'un futur Mangemort, d'un Serpentard. Autant de choses dans cette liste qui auraient dû me faire changer d'avis. Mais je n'y arrivais pas et depuis la semaine précédente, celle où j'avais été blessé au-delà des mots par son attitude envers cette fille que je ne pouvais que dévisager avec haine sous mes traits normaux, je n'étais plus le même.

Je ne pensais presque plus à rien d'autre que lui. Je ne pensais plus à la guerre qui était proche, ni à l'aide que Dumbledore attendait de moi. Et je ne pensais plus à mes cours ni mes amis. J'étais égoïste depuis cette première nuit entre lui et moi.

L'amour rendait aveugle à un point que je n'aurais jamais imaginé. Et je ne pouvais que souhaiter ne pas devenir fou au point de renier le côté de la lumière pour lui.

Au jour d'aujourd'hui, je n'étais pas encore arrivé à ce point et Merlin merci.

Je me laissai tomber en arrière et quittai ma contemplation de sa personne pour m'obliger à réfléchir aux choses importantes.

Comme mes cours où je chutais dans mes notes, mes amis qui étaient de plus en plus collants, les agressions de Ron. Enfin, agression… plutôt les divers essais pour avoir des détails croustillants sur mes nuits de « sexe ».

Et puis, je devais aussi… tenter de ne plus mater les garçons. Surtout Dean et son corps de rêve qui déambulait dans le dortoir en sous-vêtement, ou même Neville qui cachait bien son jeu.

J'étais de plus en plus « tendu », entouré de garçons de plus en plus appétissants. Et j'avais déjà assez avec Draco pour ça. Le plus beau, le plus blond, le plus… mystérieux et le plus bandant. Et bander je le faisais. En cours, en mangeant… dans les couloirs. Dès que je portais les yeux sur lui, je revoyais les rêves que je faisais chaque nuit, nous mettant en scène. Lui me suçant, me pénétrant… moi le masturbant, posant ma langue sur cette partie encore intouchée. Moi le prenant avec autant de fougue que je le pouvais.

Depuis peu, j'avais découvert la joie des hormones en ébullition et je me dis, à cet instant, que je n'avais même pas vu ce passage-là chez mon meilleur ami qui était, maintenant, visible.

Je l'écoutais plus attentivement et faute m'était d'admettre une chose… il pensait autant au sexe que moi. Sauf que lui, il ne pratiquait pas. Ou plus. J'avais cru comprendre qu'il n'était plus puceau mais il ne m'avait jamais parlé de ça.

Avec qui l'avait-il fait ?

Quand ?

Moi, si j'avais appris les joies du sexe avec quelqu'un d'autre que Draco, je lui en aurais parlé. Je me serais confié à lui. Sauf que je ne pouvais pas.

Je me voyais mal aller m'asseoir près de lui et lui dire : « Hey, tu sais quoi ? Hier, j'ai mis ma bague qui me transforme en fille et je me suis fait sauter par Draco. Il est super doué et m'a fait grimper au septième ciel. Je te le conseille ! »

Non, je ne pouvais pas lui dire ça. Je ne lui conseillerais jamais d'essayer, Draco était à moi et seulement à moi. Et j'étais heureux que depuis cette nuit où j'avais remarqué le pouvoir qu'il avait sur moi, il n'avait pas eu d'autres filles. J'étais le seul et je ferais tout pour le rester, quitte à draguer les filles intéressées par lui.

Le temps sembla long après cette pensée et le froid qui prenait peu à peu possession de mon corps me fit changer de position. Je me permis de me placer sous les couvertures et je me positionnai de telle sorte à garder un œil sur lui.

Il avait l'air concentré et je voyais les muscles de ses bras au travail. Il écrivait rapidement, trempant sa plume souvent dans son encrier. Je ne savais même pas s'il se souvenait que j'étais là, nu, dans sa chambre. En fait, je me rendis compte que moi aussi j'aurais dû être en train d'écrire pour le devoir de demain, mais j'avais fait mon choix et j'espérais qu'Hermione sera assez gentille pour me donner le sien pour que je puisse recopier.

Les secondes me semblèrent des heures, les minutes des jours et les heures des années. Je me sentais de plus en plus fatigué et sans le vouloir, je sentais mes yeux se fermer à intervalles de plus en plus courts.

Et ce froid qui m'engloutissait à me faire mal. Je bandai mes muscles pour éviter de trembler. Je n'arrivais pas à comprendre comment il pouvait rester ainsi, à demi-nu. Moi, j'étais frigorifié sans sa chaleur corporelle ou mes habits.

Je me blottis encore plus sous les draps et posai ma tête sur son oreiller. Je respirai son odeur et fermai les yeux.

J'étais maudit, sinon comment en être autrement quand je ne voulais qu'une seule chose : rapporter son oreiller avec moi dans mon dortoir.

POV Draco

Je ne pouvais cesser de m'en vouloir d'avoir autant trainé pour faire ce devoir. Celui qui m'empêchait d'aller dans mon lit et de toucher son corps nu.

Je couchai sur le parchemin tout ce que je savais sur le sujet concerné et ma main devenait douloureuse de tenir ma plume, mes doigts noircissaient de plus de plus à cause de l'encre. Sans compter qu'une partie de mon cerveau n'arrivait pas à croire que j'étais assis ici au lieu d'être à quelques mètres derrière. Mais mes études étaient très importantes et je ne devais pas décevoir mon père, ni ma mère. Déjà que j'avais de moins belles notes que l'année précédente, je ne pouvais me permettre de flemmarder comme certains élèves.

Je fus heureux quand j'apposai le point final à mes trois parchemins. Je souris et ne pris pas la peine de relire. Je m'enfonçai dans mon siège et penchai la tête en arrière. J'entendis mes cervicales craquer et cela me fit du bien. Je fermai ensuite les yeux et n'aspirai qu'à une chose, m'allonger.

Je me levai et quand je la vis, endormie, je lui en voulus tout en ne lui en voulant pas. Elle avait l'air si sereine, là, emmitouflée dans mes draps. Je m'approchai doucement et une fois assis sur le lit, j'eus l'envie sourde de me blottir contre son corps et de m'endormir, mais je ne pouvais pas me le permettre.

Je me mis donc nu et me glissai sous les couvertures. Je pus sentir que sa peau était froide et je me fis la réflexion qu'il fallait être habitué aux basses températures des cachots pour ne pas être transi de froid chaque jour.

Je me rapprochai de son corps et respirai son odeur. Il ne me fallut que quelques minutes pour avoir envie d'elle et sans attendre, n'étant pas encore réveillée, je posai ma bouche sur son épaule.

Elle m'avait attendu tout ce temps sans rien dire, sans partir. Je me devais de la remercier à ma façon. Ce soir, je n'allais plus la punir, ni les autres jours suivants. Tant qu'elle viendrait régulièrement me voir, je ne serais plus un salaud avec elle.

Cette décision prise, ma bouche migra vers son cou et mes mains partirent à l'aventure de ses courbes délicates. Ma bouche se fit un plaisir d'embrasser sa peau, la mordiller. Mes lèvres se dirigèrent d'elles-mêmes vers les siennes, qui furent la raison de son réveil. Je sentis ces dernières s'entrouvrir dans la paresse.

Je souris et dis, la voix amusée :

- Une petite attente et tu t'endors…

Elle ne me répondit pas, vu que je ne lui avais pas permis. Mais je sentis son corps se détendre encore plus et bien vite elle m'entraina entre ses jambes où mon sexe put se frotter sans pudeur au sien.

- Embrasse-moi encore, entendis-je quelques minutes plus tard, alors que je prenais un plaisir sans nom à m'occuper de sa poitrine.

Je relevai la tête, surpris. Elle me regarda avec envie et toutes mes résolutions pour la reprendre et la remettre de nouveau à sa place partirent en fumée.

Je posai vivement ma bouche sur la sienne et nos langues commencèrent à se caresser, lentement. Ses mains vinrent enlacer ma nuque et même si je savais que j'allais le regretter le lendemain, je laissai parler mon corps.

Mes mains se posèrent sur ses flancs et descendirent pour effleurer ses cuisses ainsi que ses hanches. Quelques minutes plus tard, à bout de souffle, je dus me séparer d'elle. Ses yeux brillants se fixèrent aux miens et mon cœur s'affola.

Elle était magnifique… il n'y avait pas d'autre mot. Et elle était à moi.

Je fondis sur sa bouche comme un affamé et tout fut à cet instant rapide. Je remontai ses hanches pour positionner mon érection et la pénétrai doucement, mais entièrement. Elle mordit ma lèvre sous le coup. Je me mis à bouger de moitié, puis entièrement, allant de plus en plus loin en elle. Elle ondulait sous moi, m'enserrant entre ses jambes et dans son corps chaud.

Je tremblais tellement c'était bon, intense.

Je nous changeai de position et inversai les rôles. J'étais maintenant sur le dos, elle me surplombant. Elle sourit et bougea un peu, pour s'immobiliser ensuite.

- Uniquement moi ? Demanda-t-elle.

- Bouge !

Elle posa ses mains sur mon torse et se positionna mieux. Mon sexe s'aventura encore plus loin en elle. Je la sentis se contracter. Je serrai les mâchoires pour ne pas gémir mon plaisir et ma frustration.

- Alors ? Serai-je la seule à partir de maintenant ?

- De quel droit demandes-tu ça ? Sifflai-je en montant mon bassin.

- Parce que… je veux être la seule à devoir…

Elle ne finit pas sa phrase et prit mes mains. Elle les plaça sur l'intérieur de ses cuisses et murmura :

- Je veux être la seule à écarter les cuisses pour toi. Je ne partage pas. Et c'est soit moi, soit les autres filles.

Je ris. Pas d'amusement, pas de joie. Elle osait me fixer un choix ? Pour qui se prenait-elle ?

- Je te propose mon corps chaque nuit. Je me plierai à tes envies, exception faite que je ne toucherai jamais ton sexe. Je resterai muette, partirai de ton lit. Je ne pleurerai pas. Et…

Elle bougea, ondulant des hanches. Je posai mes mains sur ces dernières et l'aidai dans ses mouvements. Elle continua de me faire du bien pendant quelques minutes avant de stopper à nouveau et de se pencher sur moi.

Nos visages étaient à présent à quelques centimètres l'un de l'autre. Son souffle balaya mon visage et je retins ma respiration.

- Je ne suis pas idiote. Tu me désires tout comme moi. Ne devrais-tu pas écouter cette part de toi et m'accorder ma demande ?

- Je ne pense pas, répondis-je.

- Soit, comme tu veux !

Sans comprendre, elle se leva et me fit sortir d'elle par la même occasion. Elle s'extirpa du lit et je la vis, incompréhensif, enfiler sa culotte.

- Qu'est-ce que tu fais ? Demandai-je tout en commençant à comprendre.

- Je viens de te le dire. Je ne partage pas. Et tu as fait ton choix. Je te souhaite bien du plaisir avec tes…

Elle ne dit plus rien et je pus voir son visage se figer dans la colère. Elle enfila ensuite sa jupe, puis son chemiser, sans que je ne réagisse. Elle était prête à partir quand je sortis du lit, non sans enrouler le drap autour de moi. J'étais encore à moitié excité et je ne voulais pas lui prouver qu'elle avait raison, même si c'était le cas.

Les autres filles étaient fades face à elle. Son corps, sa peau douce, son regard, ses lèvres, son odeur, ses cheveux…

Rien n'était comparable à sa beauté.

Je fus près d'elle en quelque pas et je la retins par l'épaule. Je lui dis, sans même y réfléchir :

- Tu ne peux pas me demander ça. Je ne t'aime pas ! Tu es une Sang-de-bourde. Mais tu as raison, je te désire, aussi fou soit-il de ressentir ça pour toi.

- Je ne t'aime pas non plus, murmura-t-elle avant de se retourner.

Elle ancra son regard au mien et répéta :

- Je ne t'aime pas ! Que vas-tu croire ? Tu me donnes juste beaucoup de plaisir et… et je ne sais pas où aller ailleurs qu'ici pour en ressentir. Je ne connais personne ici à part toi.

- Parlons-en ! Que fais-tu à Poudlard ? Hein !

Je la toisai avec intérêt, n'aimant toujours pas avoir entendu qu'elle ne venait ici que pour le sexe. J'avais vraiment cru qu'elle m'aimait, comme je l'aimais. Mais j'avais dû me tromper et je devais être flatté d'être un très bon coup, quoique ça, je le savais déjà.

Si j'avais été une fille, je me serais baisé, à n'en pas douter.

- J'y suis pour être protégée, répondit-elle après quelques secondes.

- De quoi ? Demandai-je curieux.

- Des gens comme toi. Ceux du côté du mal. Mes parents ont été tués dans un raid de Mangemort… en France.

- Je n'ai pas la marque, si tu ne l'as pas encore remarqué, l'accusai-je.

- Mais tu l'auras à la fin de l'année, n'est-ce pas ?

Je ne répondis pas et retournai m'asseoir sur le lit. Si elle voulait partir, je n'allais pas me rabaisser à la retenir. Je devais quand même de toute façon stopper un jour ou l'autre cette histoire. Maintenant ou à la fin de l'année, c'était pareil en quelque sorte.

- Draco ?

Je relevai les yeux que je ne m'étais pas rendu compte avoir fixé sur le sol.

Elle s'avança vers moi et s'accroupit. Elle posa sa main sur ma joue et me dit :

- Je n'espérais qu'une chose, que tu acceptes ma proposition, que tu me retiennes et me fasses jouir dans ce lit.

Je ne répondis pas, ne sachant tout simplement pas quoi dire. Elle reprit quelques secondes plus tard :

- Ne me laisse pas quitter ta vie, je ne sais pas si je tiendrai le coup. Tu es mon seul plaisir ici. Mais je ne pourrai pas supporter devoir partager avec d'autres. Souhaites-tu que je passe cette porte et ne revienne jamais ?

Je secouai la tête de droite à gauche.

- Acceptes-tu ma proposition ?

Merlin tout puissant, je ne devais pas accepter ! Mais entre devoir et savoir le faire, il y avait une différence trop grande pour moi.

POV Harry

Je poussai le vice à m'asseoir sur lui et à embrasser son cou. Je devais réussir à le faire accepter, ou sinon, je devrai me forcer à l'oublier.

Ou bien, je pensai à raison que je risquais de blesser ces pauvres filles avides de lui.

Tout à ma tâche de l'embrasser et de le rendre dingue avec ma bouche, je pris ses mains que je plaçai sur mes fesses. Je m'assis convenablement et bougeai des hanches. Je pouvais sentir son sexe presque mou reprendre un peu de vigueur, à peine quelques minutes après mon traitement.

Le sentant proche de me choisir, je poussai ma chance à le forcer à s'allonger et descendis ma bouche sur son torse. Je le découvrais et étais de plus en plus excité d'aller plus loin et de terminer ce que nous avions commencé plus tôt.

Mais à ce moment-là, je n'avais pas pu laisser cette chance de l'avoir à moi seul me filer entre les doigts. Bon, je n'avais pas prévu qu'il ne craque pas immédiatement dans le feu de l'action. Mais j'étais encore là, à tenter de l'amadouer et de le convaincre.

- J'accepte, à une condition, souffla-t-il.

Je relevai la tête, à l'écoute. Il sourit et me dit, tout naturellement :

- Suce-moi et j'accepte.

Je pus entendre mon exclamation face à cette contre-proposition. Je me vis aussi me détacher de lui et me relever.

Mon cerveau se mit à fonctionner à plein régime et je savais que je ne devais pas passer cette barrière entre nous. Si je le faisais, je ne pourrais jamais faire demi-tour. Une petite chose en moi me le faisait comprendre.

Je secouai la tête et je me rendis compte que ma vue devenait floue. Je reculai de quelques pas et fixai le sol. Je serrai les poings de rage qu'il me demande une chose pareille.

Je ne voulais pas le toucher de cette manière, pas quand… quand je savais que le faire me perdrait. Dans ma folie, dans cette honte de moi. Je n'étais pas encore près pour accepter cette partie de moi, qui aimait un garçon. J'avais l'impression que tant que je ne le touchais pas de cette manière, tout pouvait encore changer pour moi, je pourrais me lever un matin et redevenir dégoûté de lui.

Ce qu'il me demandait était impossible.

- Je ne peux pas, dis-je en serrant les dents.

- Pourquoi ? Je te touche bien moi.

Je reculai encore de quelques pas et dis, la mort dans l'âme :

- Ce que tu me demandes est impossible.

- Alors tu prends mais ne donne pas. C'est ça ton offre ? Tu as le droit de ressentir ce plaisir-là, mais tu ne me donnes pas la possibilité de me faire sucer ?

- Je ne peux pas, dis-je avec plus de force. Tu ne peux pas comprendre, mais je ne peux pas !

- Qu'ai-je à gagner avec ta proposition alors ? Me demanda-t-il en venant se poster devant moi.

Je secouai la tête pour tenter de faire partir les larmes qui brouillaient ma vue. Je sentis ses doigts se glisser sous mon menton et il me redressa la tête.

- Pourquoi ne veux-tu pas me toucher ?

- Parce que… je…

J'avais envie, là, de tout lui dire. D'enlever cette satanée bague et lui avouer que j'étais Harry et que j'étais amoureux de lui. J'avais envie de tout déballer. Mais je savais que je ne le pouvais pas. Mon instinct me disait que dès qu'il saurait, il me rejetterait.

Je ris, sans pouvoir me retenir et dis, comme seule réponse :

- Parce que je ne t'aime pas.

Mes yeux s'ancrèrent aux siens, si gris.

- Tu ne m'aimes pas ? Demanda-t-il en avançant son visage.

Je secouai la tête pour lui dire que non et il sourit. Je fus surpris d'une telle réaction et je l'entendis me dire, avant qu'il ne pose sa bouche contre la mienne :

- Alors si tu ne m'aimes pas, je ne peux qu'accepter ta proposition. Parce que moi non plus, je ne t'aime pas…

Je ne pus que répondre à ses lèvres ainsi qu'à sa langue, et sans même m'en rendre compte, j'étais allongé sur son lit, lui m'embrassant à en perdre haleine.

Je ne pus que gémir son prénom dès que j'en avais l'occasion et fermai les yeux.

Je sentis une larme couler, face au mensonge dit une fois de plus, une fois de trop.

Je l'aimais, je ne pouvais plus en douter. Et j'avais au fond de moi cet espoir que lui aussi.


Voilà, chapitre 7 publié. Il fait 12 pages, 3.995 mots.

J'espère qu'il vous a plu.

Je suis heureuse qu'il ait mis moins de temps que le précédent pour être mis en ligne.

On en apprend un peu plus dans ce chapitre. Les choses vont avancer rapidement maintenant. Mais avant ça, je compte vous offrir un second bonus (enfin, rien n'est encore sûr pour ce point, je me tâte encore).

En attendant, j'espère vous retrouver en review pour ce chapitre et vous dis à très bientôt.

Merci d'avoir lu jusqu'ici,

(^-^)

Jes Cullen-Malfoy

Chapitre 7 publié le 07 juillet 2011