Coucou tout le monde !
Me revoilà avec le chapitre 7.
Comme d'habitude je vous souhaite une bonne lecture en espérant qu'il vous plaise.
Bisous Bisous.
Lilly x3.
~ Celui que tu es ~
Chapitre 7 : La fin d'une amitié ?
L'après-midi je la passe avec Jake, je tente plusieurs fois de lui dire la vérité mais me dégonfle à chaque fois. Plutôt que d'affronter ce que j'ai fais je suis allongée dans ses bras en regardant un film. Je suis une salope dégonflée. De mieux en mieux.
« Il y a un problème ? » S'enquiert-il.
Je sursaute, sortant de mes pensées, et lève les yeux vers lui.
« Non, bien sûr que non.
Tu es sûre ? Tu semble distraite.
Pas du tout.
Bien alors de quoi parle ce film ? »
Je cligne plusieurs fois des yeux en me rendant compte que je ne sais pas. Il rit.
« Que se passe-t-il ?
Rien.
Caroline.
C'est que... rien. »
Il se redresse, m'obligeant à en faire de même. Je m'assis et il me fait face. Cela ne présage rien de bon...
« C'est à propos du mariage ? Tu as des doutes ?
Je...
Tu peux me le dire tu sais, je ne le prendrais pas mal.
Si, crois-moi tu le prendras très mal.
C'est normale de se poser des questions tu sais.
Ce n'est pas ça, c'est bien pire.
Tu veux annuler ?
Non mais toi tu vas le vouloir...
Tu me fais peur, qu'est-ce qu'y a ?
J'ai fait une erreur.
Ce n'est rien, on va arranger ça ensemble. »
Il attrape mes mains, me couvant du regard. Je les dégage rapidement et me lève.
« Caroline ?
Arrête d'être gentil avec moi !
Pourquoi ?
Parce que moi je ne le suis pas ! » Hurlais-je.
Ses yeux s'arrondissent et il semble prendre conscience de la gravité de la situation. Il se lève à son tour.
« Qu'as-tu fait Caroline ? »
Son ton est à présent prévenant et prudent.
« Je m'en veux tu sais... Je me sens tellement mal...
Caroline !
Je t'ai trompé. » Dis-je très vite.
Ses yeux deviennent noirs.
« Tu as quoi ?
J'ai couché avec un autre. »
Son poing se lève au-dessus de moi, j'ai un mouvement de recul mais il semble se rendre compte de son geste et le plaque le long de sa cuisse.
« Je suis désolé. » Souffle-t-il.
« Non, c'est moi qui suis désolé...
Ce n'est pas ta faute.
Quoi ? » M'étonnais-je.
« C'est la mienne, je t'ai demandé en mariage en sachant pertinemment à quel point tu avais peur du mariage, je savais que tu paniquerais. Évidemment je ne savais pas que tu ferais quelque chose d'aussi...
Stupide ?
Oui, mais je comprends.
Tu comprends ? » Répète-je, ahurie.
« Tout vas bien. » Assure-t-il en me prenant dans ses bras.
« Alors tu lui as dit et il a juste dit qu'il comprenait ? » Demande Vickie.
« Ouai.
Et c'est tout ? Pas de cris ? De larmes ? » Ajoute Elena.
« J'ai crus qu'il allait me frapper à un moment mais... Non.
Comment ça tu as crus qu'il allait de frapper ? » S'étonne Bonnie.
« Bah il a commencé à lever son poing mais il s'est vite rendu compte de ce qu'il faisait et... Il s'est calmé.
Et c'est là qu'il t'a dit qu'il comprenait ? » Insiste Vickie.
« Oui.
C'est vraiment étrange. » Dit Elena.
« Très » Confirme Vickie.
« Il doit vraiment t'aimer. » Ajoute Bonnie.
« S'il te plaît, Rebekah ! » Supplie-je.
Elle ouvre la portière de sa voiture et commence à monter dedans, avant de se raviser et de me faire face.
« Tu as pris ta décision ? » Demande-t-elle, froidement.
« Comment ça ?
Klaus, nous, ta famille depuis des siècles ou... Tout ça » dit-elle en faisant un geste large, « ta vie humaine, normale et totalement banale ?
Rebekah... » Souffle-je choquée.
« Je ne ferais plus semblant que cela m'est égale, Caroline, parce que la vérité c'est que c'est faux ! Tu es ma sœur, tu l'as toujours été pour moi. Depuis ce jour où on s'est rencontrés au lac, en passant par ton mariage avec mon frère et jusqu'ici. Mais tu dois décider si c'est le cas pour toi, si tu veux qu'aujourd'hui tu ne sois plus ma sœur ou si, au contraire, tu veux toujours l'être. » Déclare-t-elle.
Ma bouche s'ouvre sous la surprise et les larmes me montent aux yeux.
« On est des vampires, on est loin de la vie banale que tu t'étais imaginé mais on est ta famille et on t'aime. On t'aime tellement fort que, tous les soirs, Klaus s'enferme dans son atelier pour peindre des peintures de toi. Tellement qu'Henrik n'a plus souris une seule fois depuis ta mort. Tellement qu'Elijah et Kol n'ont plus jamais eu d'amie fille depuis toi. Tellement que je t'ai pleurée encore et encore en tenant ta petite fille, totalement brisée de ta perte, dans mes bras. »
Je sens les larmes qui ruissellent violemment sur mes joues.
« Je pensais juste qu'on était plus important que la normalité et que tu nous aimait malgré le fait que l'on soit des vampires. »
Elle venait de m'assener le coup de grâce.
« Tu n'as pas le droit ! » M'écrie-je. « Tu ne peux pas me dire ça, tu ne sais pas ce que c'est ! Je suis revenue là sans m'y attendre, un moment j'étais entouré de ma famille, tenant mon tout petit bébé qui venait de naître dans mes bras, et la seconde suivante j'étais dans ma chambre, le ventre plat, entièrement vide, et abandonnée ! » Hurle-je. « J'ai eu le cœur brisé de milles manières en une fois, alors ne viens pas me parler de ce qui est juste ou normal ! J'ai mis longtemps, très longtemps à réparer cette blessure et à me construire de nouveaux buts, de nouveaux rêves... Et un jour vous débarquez et vous foutez tout en l'air. Vous bousculez mon monde, ENCORE ! Vous rouvrez ma blessure et je me sens abandonnée, ENCORE ! Mes rêves son chamboulés, ENCORE ! » Débite-je. « Alors oui, je suis perdue. Oui, je ne sais plus ce que je veux et ce que je dois vouloir. Mais je pense en avoir le droit ! »
On reste silencieuse un long moment, ne sachant pas quoi dire. Toutes deux en pleure.
« Je crois que tout est dit. » Dis-je.
« Caroline... » Souffle Rebekah.
« On a définitivement une vision opposée des choses.
Je t'aime Caroline.
Et je t'aime aussi. Mais pour l'instant je crois que j'ai besoin de... Réfléchir. »
Je me rend au lac où j'ai rencontré Rebekah, où j'ai eu mon premier rendez-vous avec Klaus et m'assis au bord de l'eau. L'endroit à beaucoup changé mais c'est toujours un des endroits qui m'apaisent le plus. Mon regard se perd dans les mouvements de l'eau, tellement que je n'entends pas tout de suite les pas qui approchent. Un parfum me parvient et je souris inconsciemment. Il s'assoit à côté de moi, silencieux. Nous restons un long moment ainsi avant que je ne dise :
« Je t'ai mentis.
Je sais, oui.
Comment ?
Je t'ai entendu te disputer avec Rebekah.
Oh... Je suis désolée.
D'avoir mentis ou de préféré ta vie d'humaine à nous ?
Je ne préfère pas ma vie d'hu...
Je sais. » Coupe-t-il.
« Tu m'en veux ?
Je ne dirais pas que le fait que tu hésite, quand tu te demande ce qui est le plus important, m'est égal, au contraire, mais je peux le comprendre.
Je ne veux pas vous blesser.
Je sais.
Tu m'as manqué.
Toi aussi, tu le sais bien. »
Je relève les yeux dans les siens et souffle, le regard emplit de larmes :
« Je t'aime, Henrik. Vraiment.
Je t'aime aussi. »
Il tend le bras pour l'enrouler autour de mes épaules et me rapprocher de lui, mon visage se niche dans son cou. Son parfum familier me rassure et m'apaise.
« Elle ne me pardonnera pas, n'est-ce pas ?
Si tu prends la décision qu'elle attend de toi, si.
Et si non ?
Tu sais à quel point elle est rancunière.
Et toi ? Tu arriverais à me pardonner ? »
Il s'écarte et me détail lentement.
« Ce sera dur et douloureux mais... Oui je te pardonnerais. »
Une larme roule sur ma joue. Il l'essuie doucement et m'attire de nouveau dans ses bras.
« Tout vas bien. » Assure-t-il.
« Ne me laisse pas. » Souffle-je.
« Tu rigole ? Je viens à peine de te retrouver. »
