Réponse à Lolo : Merci pour ta review! Ne t'inquiète pas pour la grossièreté, je sais que je peux être assez impressionnante. *Prend la grosse tête*. Laisse toi t'exprimer, je t'en prie, les reviews sont faites pour cela. Merci beaucoup, j'ai eu un peu de retard mais voilà, la suite est là, j'espère que tu m'excuseras de t'avoir fait attendre. C'est pas grave pour les autres chapitres du moment que tu laisses une petite (là plutôt grande) review sur ton passage. Merci beaucoup! Je suis vraiment contente d'être aussi appréciée. Du grand art? Si peu :D Merci énormément. Malheureusement, la date est toujours incertaine parce que je ne sais pas du tout quand je le post. Je fais toujours deux chapitres/semaine mais bon parfois, j'ai des petits retard comme cette semaine. Et oui, déjà, plus que trois chapitres. C'est rapide, les chapitres sont aussi de plus en plus long, c'est peut-être pour ça. J'adore ton petit clin d'œil de l'île de la Réunion, je viens moi-même de la Guyane, c'était vraiment mignon. Allez, je pense que tu l'as bien mérité alors je te souhaite une bonne lecture.


Chapitre 7

Soudain Gabriel l'étonna. Alors qu'il ne l'avait pas quitté des yeux une seule seconde, il le vit s'arrêter de jouer avec ses amis et regarder un endroit précis. Puis il partit en courant en tendant les bras. Harry se leva directement pour regarder, les yeux écarquillés, l'homme d'hier s'accroupir les bras grands ouverts et un sourire magnifique resplendissant son visage.

Son fils se jeta sur lui et il l'attrapa par la taille pour le monter bien haut. Il l'embrassa tendrement sur le visage provoquant d'autres rires de Gabriel. Harry ne pouvait plus bouger. Il regardait la scène avec une pointe de vitesse dans le cœur. L'inconnu regarda autour de lui avant de le repérer. Il s'avança jusqu'à lui et chaque pas qui le rapprocha de plus en plus fit rater un battement à Harry.

- Salut, fit-il en souriant.

- Je… Je ne sais pas qui vous êtes monsieur… Mais j'aimerais que vous me redonniez mon fils et que vous me laissiez tranquille ! Je vous ai dit que je n'étais pas intéressé par vos avances !

Le blond perdit tout sourire. Ses yeux se plissèrent puis il s'exclama avec la même fougue et le même ton que le Nelli d'avant.

- Je n'avance rien du tout, Potter. Ton corps je n'en ai rien à foutre. Ce n'est pas ça qui m'intéresse même si j'ai bien envie de m'envoyer en l'air avec toi. Cependant je te veux tout entier, toi, ton esprit démoniaque qui me rend complètement fou et ton cœur. Je veux mon mari.

- Je ne suis pas… votre mari !

- Ta gueule. T'en sais rien du tout, tu es complètement lobotomisé par ce foutu Voleur de vie ! Mais je ne vais pas lâcher l'affaire, je vais le retrouver et je vais le tuer ! Et après je reviendrais et tu me supplieras de te pardonner. Alors je vais te punir. Bien te punir pour m'avoir oublié et ensuite on prendra ses foutues vacances !

Harry avait les yeux écarquillés et la bouche grande ouverte. Comment savait-il tout ça !? C'était impossible, c'était des conversations qu'il avait juste avec Nelli ! Personne d'autre ne pouvait savoir…

- Comment vous savez ça… ? Murmura Harry.

- Pardon ?

- Pour… les vacances et le Voleur de vie ? Mon mari est en charge de cet homme et seul lui et moi étions au courant.

L'inconnu le regarda longtemps. Très longtemps sans dire un seul mot. Puis finalement il sourit brusquement. Mais c'était un sourire sadique et méchant, le genre qui faisait frissonner Harry quand Nelli le sortait. L'autre éclata soudain d'un grand rire comique.

- Ça y est, j'ai compris ce qu'il fait ! Merci chéri, tu viens de me donner la réponse à mes questions. Je dois retourner voir Sev !

Il embrassa encore son fils qui mit brusquement ses bras autour de son cou et le serra fort. Comme s'il avait comprit qu'il partait encore.

- Pas encore deux ans et déjà si intelligent, murmura-t-il en souriant.

Le blond sortit alors une petite étiquette et la tendit vers Harry.

- C'est l'adresse où je vis… Viens me voir quand tu veux… Mais surtout pour me ramener mon fils, hein !

Il arracha difficilement le petit de ses bras qui se mit automatiquement à pleurer et le posa dans ceux d'Harry dont le cerveau n'arrivait plus à fonctionner. Le bébé essaya d'attraper son père et cela lui fendit le cœur en deux de devoir les laisser encore.

- Je vais te sauver, mon bébé. Je vais vous sauver tous les trois… Parce que je vous l'ai promis…


Harry posa son bébé dans le jardin pour enfant construit dans le salon. Il tremblait de tout son corps et ne savait même pas comment il avait fait pour rentrer. Ils avaient vu l'inconnu blond les quitter en partant en courant et Gabriel avait beaucoup pleuré. Là, il jouait tranquillement avec ces jouets en semblant avoir un peu oublié sa peine.

Harry lui, ne pouvait pas oublier. Il était perdu. Complètement perdu. Il avait retrouvé chaque parcelle de son mari en lui. Il se dégoutait lui-même. Comment pouvait-il pensé à ça ? Jamais il ne l'avait trompé et jamais il ne le ferait. Mais l'homme… avait dit des choses que seuls lui et son mari connaissaient.

Et ce qui l'avait achevé, c'est bien son « tous les trois ». C'était-il trompé ou savait-il aussi qu'il était enceint. Et il avait appelé Severus Rogue par son surnom. Mais comment ? Il attrapa vivement son téléphone et composa le numéro de Ron qui décrocha presque immédiatement.

- Allô, Harry ?

- S-salut… Commença le brun en sentant qu'il n'arrivait pas à contrôler son tremblement.

- Ça va, Harry ? Tu as l'air… dérangé…

- Ecoute, il y a un type bizarre qui m'a abordé hier…

- Toi aussi !

- Co… Comment ça ? fit Harry en fronçant les sourcils.

Il s'assit brusquement sur le canapé alors que son cœur ralentissait de plus en plus.

- Ouais, il est venu chez nous avant-hier en disant qu'il avait besoin d'aide et que tu étais en danger ! C'est fou le nombre de tarés qui te veulent Harry. Mais bon, si j'étais à ta place, je crois que je me passerais de cette popularité.

- Il a dit autre chose ?

- Oui… comme quoi… Blaise serait son meilleur ami, que tu étais son mari. Il se prend pour Nelli en faîte, je crois… Pansy m'a passé un coup de fil hier en me disant qu'il était aussi venu chez elle hier en scanda les mêmes propos et en rajoutant que Gabriel serait son fils. Il avait l'air… « désespéré » a-t-elle dit… Pauvre homme. Complètement fou !

Harry ne put pas dire un seul mot de plus. Comment cet homme, en plus de connaître toute sa vie, connaissait ses amis. Il souhaitait tant que ça se faire passer pour Nelli. Mais son regard s'attarda sur Gabriel qui jouait avec une petite voiture en baragouinant.

- Harry ? Fit doucement Ron. Quelque chose ne va pas avec lui ? Il t'a fait du mal ? Tu veux qu'on le tape ?

Le brun esquissa un sourire mais son cœur était trop lourd et il n'en revint pas du tout à ce qu'il allait dire :

- Ron… Je l'ai revu aujourd'hui. Ou plutôt il m'a retrouvé. Je suis sûr que hier, il savait que je devais emmener Gabriel au médecin et il sait où je traîne d'habitude.

- Si tu te sens harcelé Harry, tu devrais prévenir Nelli. Il te protègera.

- Il n'y a pas que ça, Ron. Il m'a dit des choses que seuls Nelli et moi sommes au courant. Et il y a Gabriel. Il… Il l'appelle Papa.

- Quoi ? C'est impossible.

- Je te jure… il a couru vers lui et il semblait si heureux dans ses bras, il ne voulait pas qu'il le quitte. Comme l'une de ses crises qu'il m'a faîte avec Nelli il y a trois semaines !

- Où tu veux en venir ?

- Je crois que… J'aimerais lui laisser le bénéfice du doute… J'ai envie… de comprendre pourquoi je suis si attiré par lui…

- Tu es at… Mais Harry tu es marié ! Et je croyais que tu aimais Nelli de tout ton cœur ! Surtout que… franchement vous nous avez bien fait chier tous les deux. Tu te rappelles quand j'ai dû te ramener par la peau du cul parce que tu étais tellement têtu que tu préférais te détruire la santé que d'avouer que tu avais tord et que tu aimais ce foutu Serpentard !

- Je sais Ron, je sais mais… C'est… étrange… Il faut que je te raconte quelque chose mais ce serait trop long à t'expliquer au téléphone. Tu es chez toi ?

- Non, je travaille. Passe ce soir si tu veux…

- Non… Je dois parler à Nelli ce soir. Il faut que je lui parle de cet homme, je n'aime pas trop avoir des secrets avec lui.

- Tu ne penses pas qu'au contraire, si tu veux vraiment lui laisser le bénéfice de doute il ne faudrait rien lui dire ? Pauvre Nelli… Enfin, vu que c'est un vrai salopard, il le mérite un peu. Mais bon…

- Je verrais… Mais si ce n'est de ça, je veux quand même lui parler. Lui aussi est vraiment… étrange… Enfin, je passerai demain après-midi tout te raconter… En attendant, garde ça pour toi s'il te plaît.

- Ne t'inquiète pas mon ami.

- Oh, Ron.

- Oui ?

- Je suis enceint. Dit-il avec un doux sourire.


Au même moment, Draco arrivait dans sa chambre d'hôtel et referma rapidement sa porte. Il sortit son portable et composa le numéro de Severus et se jeta sur son grand lit. C'est Neville qui décrocha avec Lam qui derrière chantait un petit air de rien du tout.

- Allô, Draco ?

- Salut ! Tu peux mettre le haut parleur ? J'aimerais vous parler !

- Chéri ! Draco veut nous parler.

- Neville, évite d'appeler mon parrain chéri, ça me donne des frissons de dégout.

- La ferme, Draco, grogna Severus alors qu'il semblait venir s'installer prêt de son mari. Qu'est-ce qui se passe.

- Je sais comment Nelli Drugan fonctionne ! Comme il vole la vie des gens. Si je te dis ce que je pense, tu crois que vous pourriez trouver un sort ou une potion qui contrerait les effets !?

- Oui bien sûr. Comment fait-il alors ?

- Je crois qu'il n'implante pas de faux souvenirs dans les esprits des gens ! Il vole vraiment la vie.

- Précise ? S'étonna Neville qui donna envie à Draco de dire à Severus d'arrêter de déteindre sur son mari.

- J'ai parlé à Harry aujourd'hui. Chaque souvenir qu'il avait, c'était les nôtres. Je croyais que ses souvenirs étaient effacés et remplacés par d'autres mais non ! Nelli Drugan n'efface pas les souvenirs, il me remplace. Chaque chose que j'ai faite, c'est comme si c'était lui qui les avait faites !

- Je pense que c'est normal, débute Severus. Tu sais ce qu'il faut pour greffer toute une vie de faux souvenirs ? C'est pratiquement impossible même pour Harry. Tu penses qu'il a remplacé ton image par la sienne ?

- Oui ! Dans la tête des gens, c'est lui qu'il voit à la place de moi. Son visage, son corps et son nom ! Il m'a juste remplacé. Tous leurs souvenirs sont les mêmes. Tout ce qui lui reste à faire c'est de me copier, ce qu'il a dû faire avec chacune de ses victimes. Puis quand il se lassait, il tuait ses victimes sans laisser de trace. C'est pour ça qu'il pouvait facilement embobiner la famille en disant que c'était un suicide !

- Draco ! S'exclama brusquement Neville. Il n'y a aucune potion qui permette de faire ça mais je connais un sort… Attends.

- Qu'est-ce qu'il fait ? S'empressa de demander Draco alors qu'il l'entendait partir.

- Je crois qu'il monte dans la Bibliothèque. Il a oublié de fermer le portillon ! Je vais lui tirer les oreilles. Lam, vient voir Papa, s'il te plaît. Lam, non !

Draco l'entendit pouffer et ne put s'empêchait de sourire légèrement.

- Tu le verrais ! Il est accoudé à la première marche et me regarde avec son regard innocent. Il prend des tournures trop Serpentard cet enfant ! Neville arrive.

- D'accord…

- Fais attention à Lam, Neville. Il est sur la première marche.

Quelques secondes de silence plus tard, Neville se rasseyait sur le canapé et Severus lui demandait ce qu'il faisait. Draco attendit patiemment qu'ils fassent attention à lui et finalement c'est l'ancien Griffondor qui s'exclama :

- Voilà ! C'est un sort qui permet bien de changer les souvenirs de différentes mémoires. Il remplace une personne par une autre. C'est un moyen très utilisé par les Aurors lors des enquêtes mais surtout pour les infiltrations.

- Les Aurors… murmura Draco en plissant les yeux. Mais bien sûr. C'est pour cela qu'il savait… Mais qui ?

Le visage de Tristan McCullen lui revint en mémoire et il écarquilla les yeux. Peut-être que…

- Là, nous ne pouvons t'aider. Tout ce que je sais et que je peux lire, c'est qu'apparemment le sort n'est pas permanant. Il doit être renouvelé tous les soirs. Le sort serait alimenté par la nuit. Il prend aussi plusieurs minutes pour être posé selon le nombre d'années à changer ! Mais si le sort n'est pas lancé, les victimes voient leurs souvenirs se flouer jusqu'à réapparaître. Cela peu prendre plusieurs jours.

- C'est une excellente nouvelle… Donc il doit sortir tous les soirs pour relancer les sorts sur tout le monde. Je me demande comment il fait tout de même, ce type doit avoir une sacré chance de ne jamais se faire chopper ou que la personne soit toujours chez elle. Ou alors il doit être si calculateur ou si puissant que…

- Draco, il y a une mauvaise nouvelle. Apparemment il est dit que si le lanceur venait à mourir avant que les souvenirs de la victime ne reviennent… Alors ils deviennent permanents. Il va falloir que tu remettes tes envies de meurtre à plus tard…

- Tant mieux, susurra Draco. Je vais l'attraper et le séquestrer. Lui faire payer chaque jour qu'il m'a fait passer dans cet état ! Déjà quatre et je sens que je vais devenir fou ! Cependant j'ai vu mon mari et mon fils ce matin… Je me sens un peu mieux car je suis certain qu'Harry commence à douter ! J'ai remarqué son regard…

- Tu devrais aller voir à nouveau Ron, s'exclama brusquement Neville en faisant sursauter Lam qui jouait avec sa jambe.

- Ah ? Pourquoi ?

- Harry s'est toujours énormément confier à Ron. C'est son meilleur ami et la première chose qu'il fera, c'est aller lui parler !

- Je ne savais pas ça, bouda Draco. Je vais rapidement couper ce mauvais cordon ombilical.

- Draco, dit calmement son parrain. Il faut que tu arrives à convaincre Blaise et Ron de qui tu es réellement ! Une fois fait, Harry te tombera dans les bras directement ! Il te croira…

- Très bien, je vais réessayer.

- J'espère que l'on t'a aidé !

- Oui ! Merci beaucoup ! Ron et Blaise doivent travailler alors j'irais dès ce soir ! Je veux régler ce problème au plus vite. Et puis… Ce sont aussi mes amis… Ça me fait vraiment chier qu'il ne me reconnaisse pas !

- Bonne chance Draco.

- Merci…


Ce soir-là, Draco se retrouva devant la maison des Zabini, une petite crainte au ventre. Il ne voulait pas se faire jeter, et il ne devait pas se faire repérer une deuxième fois par les Aurors. Il respira à fond et soupira devant sa bêtise. Une flamme de défi brilla ensuite dans son œil et il s'avança dans l'allée. Mais avant qu'il n'atteigne la porte celle-ci s'ouvrit et Ron apparut dans l'entrée.

- T'as appelé les Aurors !? Fronça Draco en oubliant complètement qu'il devait se montrer gentil et attachant.

- Non, on ne les a pas appelés.

- Super… Mais pourquoi ?

- Vous, vous êtes venu pour quoi ?

- Je pense que tu le sais non ? J'ai besoin de vous parler. Ou plutôt j'ai besoin que vous m'écoutiez… J'ai besoin de vous… Tu ne me l'entendras pas dire souvent, Ron, alors tu devrais en profiter !

Le roux resta septique un moment sans bouger.

- C'est exactement ce que dirait Nelli… murmura-t-il plus pour lui que pour l'homme à son perron.

Puis finalement, il s'effaça de l'embrasure et lui montra l'intérieur. Draco sourit et poussa sans le vouloir vraiment un soupir de soulagement. Il entra dans la maison et s'avança jusqu'au salon sans une seule gêne. Derrière, Ron fronçait les sourcils. Comment cet inconnu connaissait sa maison ? Il se mordit la lèvre. C'était tout simplement incroyable. Un homme arrivait dans leur vie, leur disait qu'il était le mari d'Harry et d'un coup, il le croyait ?

Non, il demandait à voir.

Draco s'étala sur son fauteuil préféré et regarda le roux qui venait s'asseoir en face de lui. Il lui sourit en biais et il supposa qu'ils attendaient Blaise. Celui-ci finit par arriver, descendant de l'étage où il venait de prendre sa douche. Il avait une serviette sur ses épaules et les cheveux encore humide. Blaise le regarda longuement puis lui dit bonsoir.

- Salut. T'as une Bierraubeurre, Blaise ? Je me suis fait jeter de chez moi et je n'ai pas trop eu le temps d'aller faire les courses.

- Est-ce que… vous pouvez arrêter d'être aussi familier avec nous s'il vous plaît, comme si vous nous connaissez depuis…

- Longtemps ? Ecoute, s'exclama Draco en se redressant sur son fauteuil. Je vous connais depuis longtemps ! Arrête de me vouvoyer ça m'énerve. Je suis arrivé ici en m'étant persuadé de ne pas me mettre en colère mais j'ai du mal. Il y a… un salopard qui me vole ma vie, qui me prend mon mari ! Qui embrasse MON fils ! Et mes meilleurs amis ne me reconnaissent même plus. Et après ça on me demande de rester calme.

Il se leva brusquement et tourna autour du fauteuil. Puis il posa ses mains sur le dossier en relâchant ses épaules, comme si tout le poids du monde venait de s'y poser.

- J'ai été jeté de chez moi, je me retrouve dans un hôtel avec comme seuls amis les Rogue. D'ailleurs Lam a vraiment bien grandi, vous êtes allé le voir ?

Les deux se regardèrent brusquement en écarquillant les yeux.

- Comment vous… tu… sais… Euh…

- Bon… Je vais vous raconter… Vous connaissez le Voleur de vie ?

- Oui…

- Oui, je l'ai lu dans le journal. Il sévit depuis quelques années non ?

- En effet, depuis qu'il a seize ans ! Ça doit faire quatorze ans maintenant… Enfin, là n'est pas la question. Durant toutes ses années, les différents enquêteurs sont tous morts de manière très étrange. Ce tueur en série vole les vies et fait passer ça pour un suicide… C'est pourquoi quand j'ai accepté l'affaire, on a décidé que mon nom ne serait pas publié et que tout se ferait dans le plus grand secret. Seul mon chef et Harry était au courant. Mais il y a quatre jours… Je suis rentré chez moi… Et la maison était vide… Harry était parti avec Gabriel. Comme vous le savez, on ne s'entend pas toujours lui et moi et au début, j'ai cru qu'il m'avait juste quitté une fois de plus. Mais finalement, je ne pouvais pas m'y résoudre parce qu'avant on s'était dit… tout ce qu'on pensait l'un de l'autre… Et je savais qu'il ne pouvait pas m'enlever mon fils comme ça ! De plus, Harry est enceint !

Ron n'en revenait pas. Blaise l'avait rejoint sur le canapé et les deux écoutaient l'histoire du bel inconnu avec une grande attention.

- Il ne pouvait pas me faire ça. Alors j'ai fait le rapport avec le Voleur de vie et j'ai compris que j'avais été découvert ! Il est là pour me faire souffrir avant de tuer Harry et Gabriel et d'en finir avec moi. Le truc… C'est que je pense qu'il ne sait vraiment pas à qui il a affaire ! Après tout, nous n'avons pas tué Voldemort pour courber l'échine devant cette saloperie.

- Alors… murmura Ron. Tu veux dire que Nelli Drugan est le Voleur de vie.

Draco sourit en voyant qu'il commençait à gagner leur confiance. Il se rassit brusquement et se pencha :

- Oui, oui c'est ça ! Nelli a changé votre manière de voir ! Tout ce qu'il a fait, c'est moi qu'il l'ait fait. J'ai découvert qu'il a juste calqué son image et son nom au mien dans vos esprits par un sort qu'il vous lance tous les soirs !

- Alors si c'est le cas, plissa Blaise en faisant appel à son esprit calculateur. Ils ne devraient pas savoir certaines choses privées comme par exemple quand nous nous sommes mis ensemble ou Severus qui vit caché.

- Bien sûr ! Je suis persuadé qu'il ne sait rien sur lui ! C'est un secret qu'on partage tous les six ! Et il ne peut pas l'avoir découvert en seulement quatre jours, à part si Harry en a fait mention mais j'en doute ! Blaise ! Demande-moi quelque chose que seul le vrai Draco Malfoy… Euh… Je veux dire ! Ton seul meilleur ami peut connaître.

Le noir réfléchit puis il sourit et dit :

- Quel est mon animal préféré ?

Le blond le regarda incrédule puis soudain éclata de rire. Il se caressa les cheveux, gêné.

- Sur toutes les questions que tu pouvais me poser, tu choisis ton animal préféré. Et… Il est courant ? Je n'aimerais pas casser le mythe de son héros.

Blaise hocha la tête et son cœur prit une embardé quand Draco finit par dire :

- Tu te caches derrière le renard en disant qu'il est aussi roux que l'homme que tu aimes. Mais tu es amoureux des poneys depuis que tu es tout petit. Une sacrée maladie mentale, je te répète toujours !

Le noir se lève brusquement en le regardant avec des yeux ronds et Draco se dit qu'il avait enfin réussi à les convaincre.

- Putain ! Fut la seule chose que put dire Blaise. Je… J-j-je… Mais… c'est impossible !

- Tu gagnes en élocution, Blaise, bravo ! Ironisa Draco en riant.

De plus en plus son cœur se calmait et il avait envie de rire. Puis il lui dit :

- Appelle Nelli ! Demande-lui. Je ne sais pas comment tu vas faire pour le placer dans la phrase sans qu'il ne repère mais demande lui… Et si tu n'obtiens pas de réponse ou une fausse alors… vous saurez, que j'ai raison…

Blaise resta un moment puis brusquement sortit de la pièce pour entrer dans la cuisine. Draco sourit et soupira de soulagement. Il baissa sa tête alors que son sourire ne pouvait pas se retirer de son visage.

- Ce sort, demanda soudainement Ron. Tu as dit qu'il venait le renouveler tous les soirs… Pourquoi ?

- Parce que vos souvenirs vont revenir s'il ne le fait pas.

- Mais pourquoi le soir ?

- Apparemment, d'après Neville. Le sort serait alimenté pas la nuit. Il ne m'a pas fait un topo, d'ailleurs je ne lui ai pas demandé et je m'en fiche royalement, mais c'est comme ça !

- Alors si le soir on va dormir ailleurs. Dans un endroit où il ne peut pas nous trouver… Tu penses que nous finiront par retrouver nos souvenirs ?

- Oui, mais un endroit pas trop loin car il faut que vous soyez là tous les matins. Nelli ne doit se douter de rien tant qu'Harry et Gabriel ne sont pas en sécurité.

Le roux hocha la tête et un silence se fit dans la pièce. A côté on pouvait entendre Blaise qui discutait tranquillement. Ron se leva brusquement et vint s'accroupir devant lui en posant ses mains sur ses genoux. Draco fut surpris, c'est la première fois que cela arrivait. Le roux regarda la porte de la cuisine puis murmura :

- Harry a un secret… Un secret qu'il n'a jamais dit à personne à part moi et son mari. Il a une marque sur sa fesse… Qu'est-ce que c'est et d'où ça vient ?

Le visage de Draco s'assombrit. Il savait. Il était au courant que Ron savait mais il n'aimait pas trop partagé ses secrets d'Harry avec quelqu'un d'autre.

- Je n'ai pas envie d'en parler. Cracha-t-il.

- Prouves moi ce que tu dis ! Qu'est-ce que c'est !?

- Il a « D » mal fait tracé par un couteau que j'aurais utilisé pour le tuer !

- Pourquoi ? D'où ça vient ? fit Ron en éprouvant de plus en plus de peur face à cet homme qui semblait être ce qu'il disait.

Le blond le regarda avec une haine incommensurable légèrement tourné vers Ron qui lui rappelait ce moment horrible où Harry lui avait avoué et qu'il avait eu tant de mal à le réconforter, mais aussi à son pire ennemi, l'homme qu'il avait secrètement voulu tuer toute sa vie ! Il rapprocha son visage si près de Ron que le cœur de ce dernier rata un battement.

- De Dudley Dursley quand il avait quatorze ans et sa queue entre ses jambes. Et ça… ça, je suis persuadé que personne d'autre ne saura à part toi et moi. Et personne ne doit savoir ! J'y veillerais dessus ! Et surtout, si tu veux le vérifier ! Tu as intérêt à le faire sans qu'Harry soit au courant.

Le blond se releva et jeta son regard mauvais ailleurs, afin de ne pas foutre son poing dans la gueule de Ron. Il n'avait plus envie de penser à ça. Le roux hocha la tête et se releva. Il n'en croyait pas ses yeux. Il n'avait même plus besoin de la confirmation de Blaise qui semblait ne pas savoir comment glisser le mot poney dans sa phrase.

- Alors… C'est vrai… Tout ce que tu dis est vrai…

Draco haussa les épaules en ne montrant pas qu'au fond de lui, une paix intense venait de le saisir et l'apaiser. Il était tellement heureux qu'il ait enfin ses amis de son côté. Blaise finit par revenir, le visage stupéfait.

- Il… n'a pas réussi à me dire… Il n'en savait rien du tout !

- Bon ! S'exclama Draco en se levant. Maintenant que vous me croyez, vous devez retrouver vos souvenirs !

- On va aller dormir à l'hôtel… Mais qu'est-ce qu'on pourrait lui dire ?

- Une soirée entre amoureux qui a duré toute la nuit, vous inventerez. Tenez, c'est mon hôtel où je dors, venait là-bas. Je prendrais soin de vous comme d'habitude !

Il leur fit un clin d'œil et s'avança vers la sortie.

- Je suis vraiment content que vous me fassiez confiance ! Vous verrez que dans quelques jours, vous irez mieux et tous vos souvenirs seront changés. Je vais revenir dans vos petites têtes d'abrutis congénitaux.

Le blond les quitta sur cette bonne phrase le sourire aux lèvres. Quand il sortit de la maison, il s'empressa de regagner la ruelle. Mais alors qu'il allait transplaner quelque chose l'intrigua énormément. Il vit un homme rentrer dans une rue adjacente. Un homme qu'il reconnut immédiatement : Tristan McCullen.


A suivre...


Et voilà, je suis désolée pour le retard, j'aurais dû poster hier mais j'ai eu un énorme contre-temps. Draco en apprend plus sur le fameux Voleur de vie et réussi à convertir son petit couple de meilleur ami. J'espère que cela vous a plu. Je vous dis à dimanche pour la suite, je pense. On verra si vous êtes sage ;)

Merci pour vos reviews,

A bientôt.

Personne ne l'a jamais connue.