Bonsoir à toutes !
Je sais qu'il est tard pour poster mais je viens juste de terminer ce chapitre et je ne voulais pas vous faire attendre plus longtemps. Je m'excuse d'avance pour les fautes d'orthographe, j'ai essayer dans faire le moins possible.
Je vous souhaite une bonne année et qu'elle vous reussisse un maximum :)
Je remercie chacune d'entre vous pour les reviews, mises en alerte et autres, merci de me lire.
Monsieur Emmett Mc Carty & Mademoiselle Rosalie Hale
Pov EMMETT
Lors de la préparation du diner avec Evan, la bonne humeur était de la partie. Mais au fond de moi, le stress était bien présent.
Lorsque j'avais invité Rosalie Hale à venir dîner avec nous, cela m'avait semblé être une bonne idée. Après tout, elle était intelligente, belle et surtout Evan l'adorait. Puis, je m'étais souvenu que c'était avant tout, la directrice de l'école de mon fils et non pas mon amie. Et que ce que je venais de faire allait venir tout compliquer et que je venais bêtement de prendre le risque de gâcher le bien être de mon fils dans sa nouvelle école, si les choses entre elle et moi venaient à mal tournées…
Bien sur, j'aurais pu lui téléphoner, annulé… Lui dire que j'avais eu une sorte de moment de folie et qu'il n'était plus question que nous dînions ensembles, tous les trois.
Mais je ne l'avais pas fait. J'avais continué à attendre qu'elle arrive, me disant que si j'annulais maintenant, elle pouvait très mal le prendre et faire de la vie de mon fils un enfer pour se venger de l'outrage que je lui aurais fait. Après tout, rien ne prouvais qu'elle n'était pas mauvaise, elle aussi.
Et puis je m'étais souvenu que jamais Rosalie n'avait jamais fait souffrir Evan, qu'elle n'était pas son ancienne institutrice et qu'il fallait vraiment que je calme mes craintes, que de toute façon, je ne pourrais pas toujours l'empêcher d'être malheureux… Même si l'admettre me bouffait et allait surement finir par me déclencher un ulcère, je n'avais pas le choix que d'affronter la vérité… A moins de placer Evan sous une cloche de verre, comme la rose si précieuse, de la Belle au bois dormant.
Lorsque cette pensée m'avait traversé l'esprit, j'avais réalisé qu'il allait peut être falloir que j'aille voir un psy, histoire de calmer mes craintes. Je ne pouvais pas prendre le risque d'étouffer Evan et de nuire à son bon développement en le maintenant loin de tous dangers et de la vraie vie, par la même occasion.
C'est mon fils qui m'avait sortie de mes pensées lugubres en me suppliant de dévorer de la glace juste avant de dîner. J'avais bien sur dis non, même si je n'aurais rien eu contre manger un peu de crème glacé saveur crème brûlée avant le dîner, moi aussi…
J'avais alors commencé à préparer les entrées, afin qu'Evan puisse piocher dedans à sa guise. J'avais découpé les carottes, avait préparé une vinaigrette et l'avait posée sur le côté, à sa portée afin qu'il puisse en prendre.
J'avais ensuite fais revenir mon riz, avec un filet d'huile d'olive et enfourné mon poulet avec un petit jus de citron et quelques rondelles éparpillées dans le plat. En espérant que Rosalie apprécierait.
Je m'étais ensuite attelé à faire fondre mes carrés de chocolat pour mon fondant et fait décongelé des framboises pour les ajoutées à la pâte, afin de lui donner un petit côté fruité.
Faire à manger me donnait faim et lorsque mon ventre rugit, littéralement, Evan éclata de rire devant mon air surpris.
''-Elle arrive bientôt, madame Rosalie ?'' m'avait-il demandé, un air espiègle sur le visage.
''-Une petite demie heure, je dirais.'' Avais je dis, souriant.
Je m'étais mis à penser qu'il allait falloir que j'explique à mon fils pourquoi j'invitais une femme sous notre toit, afin qu'il ne s'imagine pas des choses. Mais voyant son air appliqué à étaler le chocolat fondu sur le gâteau tout juste sorti du four, je décidais que ça pouvait attendre et que je répondrais à toutes les questions qu'il voudra me poser lorsqu'il en aurait décidé.
C'est en sortant le poulet du four que la sonnette retentie dans l'appartement. J'envoyais alors Evan ouvrir la porte, tant il trépignait d'impatience. La voix de Rosalie parvient à mes oreilles, joyeuse. Evan lui faisait déjà visiter les lieux.
Il la fit entrée dans la cuisine au moment où je m'apprêtais à découper le poulet.
'' – Bonsoir ! Je sais que je suis en retard mais au point de me découper au couteau de cuisine ? Vraiment ? '' Me dit-elle en souriant.
''- Oh, bien sûr que non. Vous êtes venue, c'est ce qui importe !''
J'attrapais son manteau qu'Evan n'avait surement pas pu accrocher à la patère. En revenant dans la cuisine, je la trouvais en train de dessiner avec Evan, sur la nappe.
''- Un éléphant !
-Exact ! A ton tour !'' Dit-elle en lui tendant un crayon.
Mon fils se mit à dessiner, tirant la langue. J'apercevais déjà la tête d'un ''lion''. Rosalie semblait ne pas trouver, alors je décidais de l'aider, faisant des grands signes derrière mon fils. Elle me regardait, attentive, les lèvres pincées. Puis au bout de quelques minutes elle éclata de rire. Provoquant l'incompréhension de mon fils.
''- Bah, pourquoi tu rigoles ?'' Lui demanda-t-il.
Elle tentait de se calmer, alors que moi je faisais semblant de cuisiner, pour ne pas qu'Evan se doute de quelques chose. Il se tourna vers moi alors que Rosalie recouvrait ses esprits.
'' – Tu as recommencé pas vrai, papa ?''
Je le fixais, prit au piège.
'' – Recommencé quoi ?
- A essayer de lui donner des indices en faisant de grands gestes derrière moi… ''
Je pinçais les lèvres à mon tour, devant son air contrarié. Puis sans que je m'y attende, il se mit à rire.
''- T'es pas très doué, papa.''
# JCMR #
Evan attaquait son fondant au chocolat alors que Rosalie & moi n'en étions qu'au plat. Il semblait apprécier ce que j'avais préparé vu que son visage était quasiment entièrement recouvert de chocolat. Je l'avais vue trier consciencieusement chaque framboise dans son gâteau, mais je savais que j'allais devoir me battre pour qu'il les mange. Pourtant, après la dernière cuillère, il me lança un regard, soupira et avala chaque fruit un par un, sans même protester.
J'avais alors sourit, satisfait.
La conversation avec Rosalie était facile. Même si par moment, elle semblait sur ses réserves.
Evan termina complètement son dessert et sans que je lui demande rien, débarrassa son assiette. Il grandissait, devenait de plus en plus autonome et je me surpris à ressentir un léger pincement au cœur. Bientôt, sans même que j'ai eu le temps de dire ouf… Il n'aurait plus besoin de moi…
''- Ton fils aura toujours besoin de son père, Emmett. '' Me glissa-t-elle en découpant un dernier morceau de poulet.
''-J'ai parlé à haute voix ? Je suis désolé…
-Non, tu n'as rien dit mais juste ton expression m'a suffi. Tu sais, tu t'en sors très bien, même mieux que certains parents que j'ai à l'école alors qu'ils sont deux pour élever leurs enfants… Mais tu dois relâcher la pression. Tu mets peut être la barre trop haut. ''
Je réfléchis quelques instants, me posant milles et une question.
'' – J'ai tellement peur, qu'il ne soit pas heureux, qu'il n'ait pas tout ce dont il a besoin…
-Comment veux-tu qu'il apprenne la vie, si tu passes ton temps à le protéger de tout ce qu'il entoure… Il a besoin de tomber, aussi. C'est un enfant et même si je conçois parfaitement que tu ne l'accepteras jamais… Il a besoin de se blesser parfois pour comprendre ce qu'il fait, pour grandir tout simplement. Ça ne fera jamais de toi un mauvais père. Tu dois lui faire confiance, mais tu dois aussi surtout lui faire confiance. ''
J'admirais cette femme, cette femme qui savait trouver exactement les mots que j'avais besoin d'entendre pour me sentir mieux.
''- Merci.''
Elle me souriait, satisfaite. Pressant ma main doucement.
Evan revient vers nous, nous disant bonne nuit. Il s'approcha de moi, me demandant de venir le bordé, puis glissa ses lèvres sur la joue de Rosalie qui sans que je m'y attende, l'attrapa et l'assit sur ses genoux.
'' – On peux parler ?
-Oui, Madame Rosalie. ''
Elle lui caressa les cheveux, dans un geste maternelle.
'' – Quand je suis chez toi, tu peux m'appeler Rosalie si tu le souhaite mais quand je suis à l'école tu dois continuer à m'appeler madame Rosalie. Est-ce que ca te convient ?
-Oui !
-Je voudrais te demander quelques chose…''
Mon fils la regardait, attentif.
'' – Ton papa & moi, nous sommes amis, mais je voudrais que ça reste entre nous trois. Que ça ne se sache pas tout de suite à l'école… Est-ce que tu es d'accord pour que ça reste notre secret ?
-Bien sur ! ''
Mon fils serra Rosalie dans ses bras et elle lui rendit son étreinte en souriant. En voyant la scène, ma gorge se serra mais certaines de mes craintes s'envolèrent… Avec Rosalie à l'école, je savais que jamais rien ni personne ne pourrait faire du mal à mon enfant.
Que pensez vous de ce que Rosalie demande à Evan et de son comportement envers lui ?
A bientot!
