Disclaimer : Tout l'univers et les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer!
POINT DE VUE DE BELLA :
Ça y est ! Je viens d'atterrir à Londres. Je descendis de l'avion et après avoir pris mes bagages, je cherchais un taxi et après avoir mis mes valises dans le coffre, je montais et le chauffeur me demanda :
« Où est-ce que je vous dépose ? »
« Et bien, vous connaissez un motel pas trop cher ? Je viens seulement d'arriver et je n'ai nulle part où aller pour l'instant ! » répondis-je.
« Ah oui, j'en connais un pas trop cher mais il est très bien entretenu vous verrez. » expliqua-t-il.
Il démarra et le trajet dura dix bonnes minutes. Il s'arrêta devant un motel sympathique. Il m'aida à sortir les valises de son coffre et j'allais pour le payer lorsqu'il me dit :
« C'est pour la maison. Bienvenue à Londres ! »
« Merci, c'est gentil ! » souriais-je.
Je rentrais dans le motel et j'allais voir le gérant, qui était une femme d'à peu près quarante ans.
« Bonsoir, une chambre pour une personne s'il vous plaît ! Vous acceptez les dollars ? Je n'ai que ça sur moi pour l'instant. » demandai-je.
« Bien sûr Mademoiselle ! C'est vingt dollar la nuit. Suivez-moi, je vais vous montrer votre chambre ! » répondit-elle.
Je la suivis et elle me fit entrer dans une chambre très bien entretenue comme l'avait dit le chauffeur de taxi. Je posais mes valises et la gérante me dit :
« Vous devez payer tous les matins jusqu'à la fin de votre séjour. Il y a une salle de bain reliée à votre chambre. Des serviettes et autres produits de bains sont à votre disposition à l'accueil et ce sera en ajout sur votre loyer. »
« Je comprends. Je vous remercie. Tenez, pour ce soir et demain. » dis-je en lui tendant un billet de cinquante dollar. « Gardez la monnaie. »
« Merci. Bonne nuit Mademoiselle. » sourit-elle en sortant de la chambre.
« Euh, une dernière chose ! » interpellai-je. Elle se retourna. « Vous avez une connexion à internet ? »
« Il suffit que vous branchez votre appareil à cette prise et vous serez connectée. Le service à internet est gratuit pour tous nos clients. » avoua-t-elle.
« Je vous remercie. Bonne nuit. » remerciai-je.
« A vous aussi ! »
Elle sortit de la chambre et je fermais la porte à clé. Je pris ma trousse de toilettes ainsi qu'une serviette de bain et j'allais prendre une douche. J'en ressortis dix minutes plus tard et j'atterris dans ma chambre en serviette. Je m'habillais simplement, un pantalon de survêtement et un t-shirt. J'attachais mes cheveux en un chignon après les avoir séchais vite fait et je branchais mon ordinateur portable. Je fis comme la gérante m'avait dit et je fus connecté à internet en quelques minutes. J'avais gardé mon adresse mail seulement pour vérifier certaines choses mais je me mis hors-ligne automatiquement et je décidais d'en créer une autre. J'envoyais un mail à Jake lui disant que j'étais arrivé à Londres et que j'allais bien, sachant qu'il aurait le message dans la matinée car il était plus de minuit à Forks et il devait certainement dormir dans les bras de Leah. Les heures défilèrent à toute allure et je continuais mes recherches. D'abord, je devais trouver un emploi donc je fis de nouveau CV avec ma nouvelle identité, que j'enregistrais sur une clé USB puis je me changeais vite fais donc je troquais mon survêt' pour un jean délavé avec une tunique noire et des bottes de la même couleur. Je me coiffais vite fait et je sortis du motel avec mes papiers. Je partis au cyber café le plus proche et j'imprimais une vingtaine de CV. Je marchais dans les rues et heureusement pour moi, il n'y avait pas de soleil. Il ne pleuvait pas mais les nuages étaient là. Sans m'en rendre compte, j'étais devant l'université d'Oxford. Je restais quelques minutes à la contempler quand je vis une affiche disant qu'ils recherchaient une bibliothécaire. Hum ! J'allais tenter ma chance. J'entrais sur le campus et trouvais rapidement le bureau du doyen. Je me présentais rapidement et lui parlais de l'annonce. Il me demanda mes références et je lui donnais mon CV en lui disant que je serai ravie de travailler pour eux. Lorsqu'il vit qu'en loisir, j'avais marqué « lire », il m'engagea sur le champ. Je lui fis mon plus beau sourire et il me présenta au directeur. Je signais le contrat immédiatement et je commençais déjà. Il me montra la bibliothèque et m'expliqua ce que j'avais à faire. J'écoutais ce qu'il me disait mais j'étais un peu distraite par l'immensité de cet endroit. Je sens que je vais m'y plaire. Je commençais sans plus tarder et rangea les papiers, fis l'inventaire des livres et un peu de ménage par la même occasion. La journée se termina très vite et je rentrais au motel. Je fis un petit détour par la boucherie où je me rendis compte que le patron était un vampire. Il fut surpris de voir quelqu'un de son espèce à Londres et je le retrouvais à l'arrière du bâtiment.
« Je voudrais des poches de sang s'il vous plaît ! » demandai-je gentiment.
« J'en aie pour cinq minutes. » répondit-il.
Il revint cinq minutes après et me tendit un sac contenant dix pochettes de sang. Je lui tendis une liasse de billet qui contenait quatre vingt dollar et je repartis. Une fois dans ma chambre, je vidais une pochette de sang et ma gorge cessa de brûler. Je mis les autres pochettes dans le mini-frigo qu'il y avait dans la chambre et je commençais d'autres recherches sur internet. Je pris quelques numéros et le lendemain, je retournais travailler à la fac. Pendant la pause du midi, je profitais donc que tous les élèves déjeunaient pour passer un coup de téléphone. Je composais un numéro et au bout de trois sonneries, je tombais sur la standardiste :
« Hôpital de Forks, que puis-je pour vous ? »
« Oui bonjour. J'appelle pour avoir un renseignement. Il y a deux ans, vous avez eu un médecin qui s'appelait Carlisle Cullen. »
« Oui c'est exact. Que voulez-vous savoir ? »
« Et bien, j'aimerais savoir si vous pouvez me renseigner sur l'endroit où il est parti. Je sais que c'est bête mais, je n'ai jamais eu l'occasion de le remercier pour ce qu'il a fait pour moi. Il m'a sauvé la vie et j'aimerai beaucoup lui faire mes remerciements. »
« Je comprends Mademoiselle. Alors, d'après les fichiers, il aurait eu une proposition d'embauche en Ecosse. »
« Donc, lui et sa famille vivent en Ecosse ? »
« C'est bien ça. »
« Savez-vous où exactement ? »
« A Glasgow ! »
« Je vous remercie et je ne dirai pas que c'est vous qui m'avait fourni ces renseignements. »
« Je vous en prie et bonne journée à vous ! »
« A vous aussi. Au revoir ! »
Je raccrochais. Bingo ! Je me suis connecté sur l'ordinateur qu'il y avait dans mon bureau et cherchais le numéro de téléphone de l'hôpital de Glasgow. J'en trouvais quatre et je les appelais tous. La troisième était la bonne. Le standard proposa de me le passer mais je refusais gentiment. Je ne savais pas quoi faire. Le soir venu, j'étais dans ma chambre et je réfléchissais sans prendre de décision. Que faire ? Le reste de la semaine se passa rapidement et j'avais trouvais facilement l'adresse des Cullen. Lorsque le samedi arriva, je me dirigeais vers une agence automobile où je récupérais la voiture que j'avais demandée avant mon départ des Etats-Unis. Je réglais les derniers frais et après avoir pris et signé tous les papiers, je montais dans ma petite Audi noire avec les vitres teintées et je partis direction Glasgow. Je ne savais toujours pas si je devais frapper à leur porte ou pas. Leur maison était dans les bois, sûrement pour faciliter les chasses et lorsque j'arrivais à l'orée du bois où il vivait, j'arrêtais ma voiture et pénétrais dans la forêt. J'étais habillée d'un ensemble militaire et j'avais lâchéz mes cheveux. Même s'ils m'aperçoivent, ils ne me reconnaitront pas. Je courais sans être essoufflée une seule seconde et lorsque j'aperçu la maison à dix mètres de moi, je m'arrêtais et me cachais derrière un gros chêne sans faire de bruit. Je ne respirais pas, ne préférant pas prendre de risque et observais. La vue donnait sur leur immense jardin. Etais-je au bon endroit ? Je commençais à douter quand la baie vitrée s'ouvrit sur Rose et Emmett. Quand je vis Emmett, mon cœur mort se serra. Celui que je considérais comme mon grand frère, faisait une drôle de tête. Lui et Rosalie s'installèrent dans des fauteuils l'un contre l'autre, et ils furent suivit par Alice et Jasper. Je dû faire un gros effort pour ne pas me jeter dans les bras d'Alice et de la serrer très fort. Carlisle et Esmé furent les prochains. Il manquait Edward. Son prénom résonna sans cesse dans ma tête et il fallait que je fasse attention pour ne pas manifester ma présence. Faites qu'ils ne remarquent pas ma présence. J'étais très nerveuse et, oh misère. Jasper se raidit et tentait de savoir qu'il était si nerveux. Edward arriva au même instant et il avait l'air, bien. Je ne devais pas lui manquer autant. La nervosité fit place à de la tristesse et j'entendis Jasper lâcher un cri de douleur. Je suis cuite.
POINT DE VUE D'ALICE :
Cela faisait trois ans que nous vivions à Glasgow et je n'avais plus goût à rien. Ma petite sœur me manquait et je n'avais plus aucune vision d'elle depuis toutes ces années. Trois ans que ma famille était détruite. Emmett ne faisait plus de blague, Rosalie regrettait son comportement envers Bella, Carlisle et Esmé se réfugiaient dans le travail pour oublier le chagrin qu'ils éprouvaient dû à la séparation avec leur fille, Jasper se sentait coupable. Il se disait sans arrêt que c'était sa faute et j'avais beau le rassurer en lui disant le contraire, il n'en démordait pas, et ce n'était pas mon abruti de frère qui le contredisait. Edward. Je le déteste pour m'avoir fait partir sans dire au revoir à ma sœur. De m'interdire de la surveiller avec mes visions et surtout, de tenir mon mari responsable de notre départ. Il savait très bien que Jasper était celui de la famille qui avait le plus de mal à se contrôler avec le sang humain mais tout ce qu'il voyait en mon mari, c'était le monstre qui l'avait éloigné de sa bien-aimée. J'ai des envies de meurtres parfois. Durant ces années, Jasper avait fait d'énormes efforts et il se contrôlait parfaitement. Il m'avait confié qu'en faisant ça, c'était pour que sa petite sœur soit fière de lui. Personnellement, je ne lui en voulais pas et il le savait. J'en voulais à Edward et à lui seul. Aujourd'hui, nous étions tous sur la terrasse de notre villa à Glasgow et personne ne parlait. J'avais une impression étrange. L'impression d'être surveillée. Je déteste avoir cette étrange sensation. Je sentis mon mari se raidir et Edward arriva au même instant.
« Jasper, est-ce que ça va ? » demandai-je en lui touchant le bras.
« Qu'est-ce que tu as Jazz ? » s'inquiéta Rose.
« Lequel d'entre vous est nerveux ? » questionna mon mari.
Tout le monde réfuta les propos de Jazz mais mon mari se mit à lâcher un cri de douleur.
« Jazz, mon chéri que se passe-t-il ? » m'alarmai-je.
« Edward…tu veux…bien arrêter…s'il te plaît ! » grinça des dents mon mari.
« Hey, je n'ai rien fais. » contra Edward.
« C'est quoi alors toute cette tristesse que je ressens ? » demanda Jasper.
« Je te jure que ce n'est pas moi ! » assura Edward.
Jasper se calma petit à petit et lorsqu'il fut de nouveau soulagé de ses émotions, il se tendit mais je reconnaissais cette position.
« Quelqu'un nous observe ! » dit-il.
« J'ai cette drôle de sensation moi aussi ! » affirmai-je.
Tout le monde se leva et on scruta les bois.
« C'est étrange, je ne vois personne ! » dit Emmett.
« Là, regardez ! » signala Esmé en tendant son doigt devant elle.
On regarda tous dans sa direction et on vit quelqu'un de dos courir à toute vitesse. Elle disparue de notre champ de vision en un clin d'œil.
« Qui était-ce ? » demanda Rosalie.
« Aucune idée mais c'est un vampire, et ça ne me plaît pas du tout ! » dit Carlisle.
Je me concentrais pour tenter d'en savoir plus sur cette personne mais, rien, le trou noir. Ce que c'est énervant !
POINT DE VUE DE BELLA :
Lorsque toute la famille s'était levée, je n'avais pas cherché midi à quatorze heures. J'ai pris mes jambes à mon cou et je suis parti à toute vitesse. J'entendis Esmé me pointer du doigt mais trop tard pour eux, j'étais déjà dans ma voiture et je démarrai en trombe pour rentrer à Londres. Je mis quand même quelques heures mais j'accélérais sans arrêt. J'arrivais au motel très tard et lorsque je rentrais dans ma chambre, ma décision était prise : les Cullen ne sauront jamais que j'ai été transformé. Ils ne doivent pas savoir.
Les mois passèrent et j'avais entamé ma nouvelle vie. J'avais trouvé une maison dans les bois en dehors de la ville et je m'y étais installée depuis deux mois. J'avais également fais de nouvelles rencontres, notamment celle d'une jeune fille prénommée Amy Miller. Elle me rappelait Rosalie car elle adorait bricoler des voitures. Je la voyais souvent sur le campus aider les étudiants à réparer les petites pannes de leurs caisses. Elle venait souvent à la bibliothèque mais quelque chose en elle n'allait pas. Elle manquait des cours et elle remettait des certificats médicaux pour des petites broutilles mais je savais que c'était plus grave que ça. J'espère qu'elle n'est pas en danger.
Nous étions mardi et il était 22 heures ici quand mon téléphone sonna. Je lâchais mon livre et je décrochais.
« Allô ? »
« Bell's, c'est Jake ! »
« Salut Jake ! Que me vaut cet appel ? »
« Avec les gars on voulait de tes nouvelles. On profite que les filles sont en sorties shopping. J'ai mis le haut-parleur pour que les garçons t'entendent. »
« Salut les gars ! »
« Salut Bella ! » me dirent-ils en chœur.
« Bella, comment ça se passe à Londres ? » demanda Sam.
« Ça se passe très bien. j'ai trouvé un travail en tant que bibliothécaire à l'université d'Oxford, et j'ai acheté une maison dans les bois. Y a pas mal de cerfs dans les environs, ça me facilite la tâche. » répondis-je.
« Bella, j'ai l'impression que tu caches quelque chose ! Qu'est-ce que c'est ? » demanda Paul.
« Et bien, j'ai, fais des recherches pour, retrouver les Cullen ! » avouai-je.
« T'AS QUOI ? »
Ils avaient tous criés.
« Non mais t'es complètement cinglée Bella ! » me dit Paul.
« Qu'est-ce qu'ils t'ont dit ? » questionna Jared.
« Je ne me suis pas présenté à eux. Je les ai juste observés de loin et ils ne savent pas que je suis comme eux et je n'ai pas l'intention de retourner avec eux. » expliquai-je
Je les entendis souffler de soulagement.
« Bon, faut que je vous laisse les gars. Je dois aller chasser. » dis-je.
« D'accord. Fais attention à toi Bella ! » me conseilla Sam.
« Promis. Embrassez les filles pour moi ! Bye !
Et je raccrochais. Il fallait bien que je dise aux garçons que j'avais retrouvé les Cullen car ils l'auraient mal prit si je le leur avais caché plus longtemps. Cela fait plusieurs mois que je les aie trouvés et ne pas m'être dévoilée avait été la meilleure décision que j'avais prise. Pourquoi leur dirais-je que j'ai été transformé ? Ils sont partis sans un au revoir donc je ne leur dois rien en fin de compte. C'est bien mieux comme ça et c'est à moi maintenant de gérer ma vie et qui sait, peut-être que je pourrais me construire une famille moi aussi.
