L'Aube reflétait ses plus intenses couleurs. Du vert qui inaugurait les coloris zinzolins dans le ciel nuageux d'Octobre.

Dante n'avait même pas vu le temps passer, endormi contre Nero qui tenait fermement les épaules de l'adulte. Ses paupières lourdes de sommeil ne bougeaient pas d'un pouce, alors que ses ronflements ajoutés à ceux du chasseur de démons ne cessaient de croître, dans une cacophonie dérangeante. C'est d'ailleurs pour cette raison que Trish, en chemise trop grande pour elle, ouvrit la porte violemment pour les sommer de bouger. Elle avait besoin de Dante pour le Devil May Cry, et comptait le sortir de sa fainéantise bien installée. Même si ses seins remplissaient bien son vêtement, la blonde glissa dans les draps en embrassant les lippes de son partenaire les jambes dénudées, qui se réveilla enfin :

« - Oh ma Princesse, vous êtes venue me tirer de mon sommeil … » Il fit mine de s'étirer, en se nettoyant les yeux pour faciliter son réveil. Les couvertures blanches camouflaient la partie inférieure de son corps, ainsi que celle de l'adolescent qui refusait de se détacher de lui, encore endormi contre son torse bien musclé.

« - Je pensais que tu allais me dire que tu avais baisé comme une bête, et que tu ne pouvais pas te réveiller aussi tôt ! » Ses ongles grattèrent son torse glabre, en attente d'une réponse salace de son précieux coéquipier, qui se montra plutôt explicite.

« - Je pensais à le prendre en démon. Tu vois le genre puisque tu l'as testé coquine ! » La blonde éclata de rire, et finit par le narguer en toute impunité sur sa couche.

« - Faut croire que tu penses à me remplacer. Mais je pensais que le fils de Sparda serait plus impressionnant au lit avec un braquemart de je ne sais pas combien de mètres.

« - Allumeuse!

« - Tu saurais le prouver ? » En toute connaissance, les doigts de la Vénus chatouillèrent la barbe mal rasée de son acolyte. Un roulement de hanche ne tempéra même plus les ardeurs de l'épéiste, lequel se mordit la lèvre inférieure avant de céder à la tentation. Dante la provoqua en mordillant sa bouche pulpeuse, quitte à se frotter à son ventre alors que son amant dormait paisiblement sur le lit. On aurait dit un ange trouvant du repos dans son gîte, son esprit s'absentant dans le doux pays des rêves.

« - Ce n'est pas sympa de ta part de roucouler avec moi alors que Nero dort. Tu le sais fragile. » Il était vrai que le chasseur ne lui avait rien promis, même si une sorte d'attachement les connectait. De la jalousie de la part du fils de Sparda, plus explicite qu'auparavant. Pourtant l'hybride ne s'arrêtait pas, et pour le prouver ses doigts empoignèrent la lourde poitrine de la flavescente, qui s'enfuit de suite non sans un soupir rempli de sous-entendus scabreux.

« - Je crains mettre un terme à tes touchers. Tu devrais te passer de mon odeur …

« - Comment oublier un si bon parfum ?

« - Il me semble qu'un Ange dorme à tes côtés. Il a une bonne fragrance tu sais … » Sur ces mots énigmatiques Trish descendit dans la cuisine, pour boire un bol de chocolat chaud. Au fond les voir enlacés, comme des amoureux lui rappelaient des souvenirs amers. Elle n'ignorait pas son compagnon, qui ne se détacherait pas si facilement d'elle. Entre eux c'était une symbiose de tout instant, une compréhension sans nulle autre pareille qui rendait la séparation insurmontable. Mais Dante s'épanouissait plus aux côtés de Nero, alors que près d'elle le polisson se sentait en sécurité. Parfois la démone se voyait plus mère que « Femme » devant son irrésistible complice.

D'ailleurs le braconnier en mal de câlins, s'amusa à réveiller Nero par une tape légère sur les fesses. L'effet immédiat ne tarda pas à se manifester, alors que des éclairs noirs foudroyaient l'adulte qui l'avait ramené à la réalité, moins douce que l'Onirisme :

« - Saleté de Vieux ! Tu peux pas me laisser une seconde tranquille ! » Il ne se doutait même pas de l'irruption de Trish dans sa nouvelle pièce. Seuls ses grognements saluèrent le plus âgé, avant de bondir hors du lit excédé par l'attitude infantile de son vis-à-vis. L'autre adopta une position sensuelle, levant la couverture pour dévoiler ses attributs masculins.

"- Hé Gamin, il faut pas te prendre au sérieux comme tu couches avec moi ! T'as encore des choses à apprendre dans ce domaine." Une moue légèrement moqueuse naquit sur son visage, alors que Nero claqua la porte de la salle de bain pour s'apprêter. Décidément l'enfant n'était pas du tout commode, et montrait sa désapprobation par des colères sans nom. Pour le moins amusé, Dante partit le rejoindre pour l'embêter durant sa douche.

"- Mais t'es fou ! Tu peux pas me laisser respirer une seconde ! Casse-toi connard !

"- Mollo bébé ... Tu vas quand même pas faire la gueule toute la journée ..." Il poussa le rideau de bain, pour se coller à l'adolescent visiblement mal à l'aise. Cette proximité le complexait un peu, lui qui avait longtemps vécu de rapports platoniques. En outre ses viols ne facilitaient la tendresse, car il faisait difficilement confiance à autrui qui s'immisçait dans sa vie privée. Même si l'albescent admettait difficilement ses sentiments par rapport à l'albinos, sa douceur lui rappelait les blandices d'Agnus avant de le violenter.

"- J'aimerais prendre un bain seul." En penchant sa tête, Nero n'affrontait pas les mirettes nacarats de Dante. L'adulte comprit de suite que le garçon semblait sérieux, massant sa nuque avant de le délaisser dans l'étuve. Il se sentit étrange à ce moment là, presque inutile en descendant les escaliers vêtu d'une simple serviette. A la recherche de sensations fortes, des contacts plus amènes effrayaient l'albuginé qui nettoyait son corps. Plus maniaque que jamais, effaçant les crasses invisibles de ses agresseurs jusqu'au sang.

Trish et le propriétaire du Devil May Cry buvaient un bon café, sans se parler alors que la bouteille d'alcool n'était même pas consommée.

"- Tu ne bois plus ? Si c'est le cas pourquoi tu ne la ranges pas au cagibi. C'est ta marque préférée en plus.

"- J'ai juste pas eu le Temps de boire ... Faut croire que mon quotidien est si chargé que j'ai même pas le temps de prendre un verre !

"- Tu as pourtant toutes les raisons de siroter.

"- D'après toi il y a quelque chose qui devrait me rendre dépressif ?

"- Oui ... et j'aurais préféré que tu te soulages avec un verre devant moi, que de le faire quand je suis pas là. Tu sais que je fais toujours la vaisselle alors pourquoi me le cacher ?

"- Tss ... Tu t'inquiètes trop pour moi ... Je sais que ce que j'ai à faire ..." Ses doigts tournaient la cuillère dans sa tasse,alors qu'une douce main vînt entourer son poignet.

"- Je sais ce qu'on a à faire ... Vergil est aussi mon péché tu sais .." Il était vrai que sa compagne ne lui avait jamais parlé de sa vie aux côtés de son Jumeau. De toutes façons Dante aurait été jaloux des deux, d'avoir partagé des moments qui pouvaient être meilleurs que ceux qu'il avait passés en leur compagnie respective.

"- A chaque fois que tu es aussi tendre, tu as l'habitude de pleurer ... Je ne veux pas voir la moindre larme sur ton visage ..." Le chasseur serra la menotte par la sienne plus large, fixant les prunelles bleutés de son affidée. Il ne l'avait vu pleuré que deux fois : Sur l'île Mallet, et à leur première séparation. La deuxième expérience fut le résultat d'une incompatibilité handicapante, et surtout de la jalousie par rapport à une de ses aventures avec Lady. Bien après les deux femmes s'expliquèrent et apprirent à s'apprécier, mais la blessure la brûlait par période. D'ailleurs elle cacha sa bouche un moment, en repensant douloureusement à son frère jumeau :

"- Il y a certaines choses que je dois te dire ... Pour ne pas avoir le moindre regret. Plonger dans ses réminiscence est un passage obligatoire, pour absoudre les remords. Je ne t'avais jamais parlé de ma relation avec Vergil, mais je dois le faire absolument ... et je n'aurais plus de choses à cacher. Tu m'as laissé le choix de m'exprimer la dessus .. aujourd'hui je décide de mettre au clair ce que lui et moi nous avons vécu ensemble." La dernière phrase pinça le coeur de l'Argentin, qui ravala sa salive rageusement pour l'écouter avec soin.

"- Mais avant .. Je dois t'expliquer .. quelque chose, tout te dire .." Les confessions intimes débutaient n'importe quand, une fois que les Ombres se réunissaient pour tirer les leçons du passé.

)¤( Cristallisation des Ménechmes )¤(

Autrefois à Fortuna logeait le Grand Démon Sparda, qui se rebella contre ses congénères car épris de l'Humanité. Face à son courage et à sa détermination sans faille, le Grand héros enferma les démons dans leur Monde pour ne plus jamais, que le malin ne vienne mettre en péril la Race Humaine. Saluée par les faibles et les opprimés, ils érigèrent ce personnage atypique au rang de Dieu, pour le prier chaque jour. Deux mille ans plus tard, le bellâtre roucoulait paisiblement avec Eva enceinte de vigoureux jumeaux. Absolument aux anges dans sa vie de couple, l'habitant des étages Inférieurs rendait souvent visite aux plus pauvres, dirigeant aisément la ville grâce à son incontestable leadership. Il n'aurait jamais cru vivre pareil bonheur aux côtés d'une humaine, qui acceptait sa forme monstrueuse sans éprouver la moindre peur. Pour la remercier le maître des lieux se contrôlait pendant l'acte, contenant toutes ses pulsions démoniaques pour ne pas blesser Eva. Si douce, si compréhensive et ferme pour éviter tout dérapage. Femme aimante et loin d'être soumise à une quelconque volonté, elle se retira du Monde des Humains pour élever les hybrides qu'elle accoucherait bientôt.

Ses chérubins sortirent à terme, sous les yeux bienveillants de leur père qui avait organisé l'accouchement. Pour la simple et bonne raison que son épouse risquait d'en mourir, car ses petits lui compliqueraient la tâche en sortant dans leur apparence méphistophélique. Quand les contractions eurent lieu, leur père craignit de perdre sa dulcinée dans cette épreuve insurmontable. Heureusement que les Sages-femmes purent sauver sa vie, et assurer la naissance des petits. Toute la famille fut hors de danger, et la santé de ses enfants comblèrent de joie leurs parents.

Mais on ne pouvait pas en dire autant de leur mère. Les médecins soulignèrent l'état gravissime de l'appareil génital d'Eva. L'unique solution pour diminuer la douleur, fut d'abattre son utérus et de lui donner des calmants à vie. Le Démon n'exposa ni tristesse, ni peine aux côtés de sa mie. Seulement il s'en voulait de l'avoir détruite, malgré l'impressionnante force mentale de son épouse. Ce fut avec un Amour sans fin, que la beauté s'occupa des descendants de Sparda en silence. Des câlins, gestes de tendresse allumait une flamme éternelle, qui ne s'étendrait jamais en brasier. Cumulant amants et maîtresses, le Méphisto culpabilisait pour leur mariage. Comment lutter contre ses envies sexuelles extrêmes, puisque son entichée ne les lui ferait jamais vivre. En outre ses courtisanes n'étaient point à la hauteur de ses attentes, cumulant une frustration des plus déstabilisante. Leur soirée s'écourtait de plus en plus, refroidies par la fin de leurs ébats. Dieu seul savait combien Sparda la désirait, léchant la nuque de sa promise qui le repoussait tendrement pour ne pas aller plus loin. Des manières courtoises, ponctuées en un amoncellement de chastes baisers pour se souhaiter "bonne nuit", dans le regret.

Les garçons grandissaient bien vite, deux gamins turbulents n'apaisant pas leur mère. Au lieu de les punir, la belle parvenait toujours à ses fins en douceur. Ce n'était pas pour déplaire leur père, fier de ses pousses plus grandes que la majorité des enfants de leur âge. Deux albinos, turbulents et respirant la bonne humeur au sein de leur cocon. Vergil dirigeait le duo, plus proche de son père pour qui son admiration était sans bornes. Alors que Dante se blottissait dans les seins de sa mère, préférant l'affection maternelle à la paternelle. Les deux quémandaient les caresses de leur patriarche, cajolant tendrement ses bébés.

Et ce jour-là, tout changea.

Sparda avait disparu de leur maison. Eva pour ne pas s'en convaincre, contait les voyages de leur père à ses enfants. Des histoires merveilleuses, auxquelles ses des fils croyaient. Cependant, le plus âgé se posait déjà des questions sur sa disparition. L'intuition ne les mentait pas, mais voir le minois étincelant de leur mère à l'énonciation de son mari, donnait des ailes à cette courageuse femme. Mais son état se dégradait, de plus en plus souffreteuse puisqu'elle mourrait de chagrin sur son lit. Avant de mourir, la douceâtre pour leur anniversaire offrit à ses enfants les amulettes. Chacun devait éternellement les porter, vu l'importance de ses bijoux.

"- Dante, Vergil, bon anniversaire." Du haut de leur six ans, les bambins riaient de bon coeur en partageant le gâteau à deux étages. Mais ce fut la fin de leur innocence, car leur maison fut attaqué par des démons. D'où venait les créatures démoniaques, cherchant à se débarrasser des enfants du traîtres ? Il n y avait pas une minute à perdre, la petite famille les fuit durant des jours et des jours. Ils connurent la faim, le désenchantement et les Humains qui les rejetaient à cause des Enfants. Dante se souvenait de leurs regards dédaigneux, quand leurs yeux rougeâtres croisaient ceux des inconnus. Des coups de pieds que leur mère en mauvaise santé recevaient, chassée alors qu'elle cherchait à nourrir ses tous petits. La pauvreté les soudait, continuant leur chemin pour éviter le nuage démoniaque. Elle disposait de fioles pour protéger ses enfants, mais son stock diminuait de jour en jour. Il était clair que ses enfants devaient se débrouiller sans elle, ne disposant plus d'aucune force pour garantir leur sécurité. Dans un ultime élan de protection, leur mère offrit ses dernières bouteilles d'eau bénite avant d'expirer de fatigue en les serrant avec tendresse.

Dante n'oubliait pas la douceur de son minois, vidé de toute vie sur le lit de paille. Ses mimines retirèrent le manteau de la dame, évacuant la maisonnette en compagnie de son frère. Là débuta l'Enfer.

)¤( Sarrancolins célicoles )¤(

Muette tout le long de son histoire, Trish fut tout de même déboussolée par toutes ses révélations. Une à une, chacune eut poignardé son cœur récalcitrant à la commisération. Alors, Dante avait connu de profondes souffrances, qui firent de lui un rebelle de la société. Mais un tout autre chapitre, bien dérisoire avait définitivement oblitéré la candeur des jumeaux. Ce genre d'épisodes, n'apportait que des traumatismes limant l'os sempiternellement. Pour ne pas craquer, ou agir d'une telle façon Trish se leva et reposa une main maternelle sur l'épaule solide du propriétaire. Il fallait l'avouer, Dante en avait vraiment besoin en ce moment. Se lâcher, confier de lourds secrets, fissurait petit à petit la carapace de Jade qui le protégeait du Monde extérieur.

« - Il est inutile d'en dire plus maintenant. On compte sur toi … » Là voilà repartie dans des mondes secrets, alors qu'une main virile empoigna son bras agile. Quelque peu intriguée par la prise d'initiative du chasseur, ou du moins de sa brusquerie, la démone fut bouche bée lorsque l'albâtre la serra dans ses bras. Un geste à la fois désespéré, brutal, inconscient tant son étreinte l'emprisonnait. Entre les griffes de l'hybride, Trish pu passer un bras chaleureux le long du cou épais. De doux murmures, quasiment soufflés grimpèrent dans ses orillons.

« - Ne prends surtout pas pitié de moi .. Trish. » Peu surprise par sa demande, ses dents avalèrent son silence pour ne pas le troubler maintenant. Aujourd'hui on endormirait l'âme de son jumeau, pour rétablir l'Ordre, devenant une mission pour la dyade. Laquelle remettrait un peu d'ordre au sein de leur vie chaotique.

Seulement, les inséparables n'aperçurent pas Nero quittant la salle de bain. Frais, réveillé, l'adolescent enjamba les marches en cherchant l'adulte des yeux. Mais l'adulte semblait s'offrir à la blondine, ce qui refréna immédiatement ses ardeurs. Bien que l'albescent n'eut pas prévu de moments tendres avec l'adulte, ses yeux envies scrutaient jalousement leur échange se passant de commentaires. Pourquoi la jalousie rongeait autant son âme ? Accroupi près d'une contremarche, les doigts enserrant nerveusement la lisse bruitèrent soudainement. Les deux se tournèrent instantanément vers la même direction, alors que Nero, fuyard retourna dans la chambre en claquant la porte. L'heure des comptes sonnait, et des explications pour cerner au mieux la relation. Il fallait parfois, poser les pieds dans le plat et savoir où se dirigeait-on. Mais, serait-on prêt à accepter les réalités de la situation, ou bien rêver comme Nero que tout pouvait changer du jour au lendemain ?

« - Il a besoin de toi … Je pense, que tu devrais te confier un peu plus. Ou sinon, jamais il n'aura confiance en la relation, en vous, et en lui. » Elle frôla son menton, épuisée par les révélations encore abasourdissantes aujourd'hui, d'une bien sybarite manière. Touché par la vénusté, le braconnier des incubes rejoignit Nero en pleine méditation, allongé sur le lit. A pas feutrés le fils de Sparda, s'assit à sa droite alors que l'autre se mit sur le côté. Encore un chassé-croisé, des tentatives de fuite s'ajoutant à des rapports complexes.

« - Tu sais gamin, ce que tu vois n'est pas ce que tu crois. » L'autre grogna, ne se décidant pas à lui répondre tant que son envie, ne se serait pas dissipé. Par rapport à Trish, son comportement irrespectueux l'embêtait quelque fois. Enfin, le bellâtre se préoccupait davantage de ses plus vipérines pensées.

« - Tu préfères te taire hein ? Mais moi je sais comment te faire parler gamin … » Il bondit subitement sur lui, et glissa ses doigts joueurs sous son T-shirt blanc. Agacé par les gamineries du plus vieux, Nero frappait plusieurs fois son crâne afin de se libérer. Quitte à le mordre, ou de donner des coups de pieds au niveau de son ventre, le beau lion ne s'avouerait nullement vaincu. Malheureusement, l'albinos se mit au-dessus de lui, plaquant les poignets emprisonnés de sa victime contre le lit. Un regard de vainqueur écrasa la moue fuyante de Nero, grinçant des dents à son énième défaite.

« - Encore gagné, tu manques de combativité Nero aujourd'hui …

« - Arrête de m'emmerder avec tes histoires. T'as qu'à la retrouver, vous êtes bien ensemble non ? » Dit-il dans un cri du cœur, avant de retomber dans un mutisme capricieux. Le fourbe pinça la douce peau entre ses doigts, les prunelles braisillantes du plaisir. Un doux gémissement s'éclipsa de la bouche juvénile, rétif aux câlins sournois du diablotin. D'ailleurs les démangeaisons du désir, empruntèrent la forme de tortillements inconscients.

« - Chut … Tu sais que lorsque tu la fermes … Tu es très mignon et en plus … » Sa langue vînt lécher discrètement son nez « -Et ça me fait des vacances … » Il avait le don d'énerver le pauvre garçon, qui hurla car sa patience atteignit ses faibles limites.

« - Tu n'as pas fini de me rabaisser ? Franchement, tu es trop con ! T'es pas obligé de me voir ! » Quand sa tête se tourna vers la droite, la main virile vînt la remettre face à la sienne, appuyant ses lippes contre les siennes durant cinq secondes. A peu de chose près, Nero aurait sauté à son cou.

« - Tu vois qu'il en faut pour te calmer ! Tu progresses, c'est bien gamin … » Las des provocations du métis, l'opalescent agrippa les parties génitales du fils d'Eva, se mordant sensuellement la bouche.

« - Je peux au moins te faire jouir … Et dans ce domaine, j'estime être à ma place … » La fermeture éclair glissa, des mains chercheuses parvinrent à dégager le membre toujours aussi éblouissant.

« - Si tu comptes me faire une pipe dans cette position, je dis chapeau.

« - On a qu'à se mettre en soixante-neuf alors ! » Proposa Nero à la manière d'un galopin, en tirant la verge exceptionnelle, coincée dans ses phalanges. Plutôt joueur, le frère de Vergil se coucha pour laisser l'Adonis se placer au-dessus de lui. En tête-bêche, l'adulte siffla à la vue d'une paire de fesses aussi bien moulées un jean.

« - Whouah ! Belle vue ! Je devrais te donner des fessées plus souvent. Puis je sais que tu en aurais envie hein ? » En guise de réponse, un souffle chaud tendit plus durement l'énorme lance entre ses mains, placé au-dessus de sa hampe. Quelques poils pubiens sortaient du lot, tandis que sa langue ravissait le goût acre de son sexe. Au lieu de tenir compte des fausses plaintes, et des tapes féroces au niveau de son fessier, les dents de Nero se plantaient sensuellement sur le gland suintant de sperme. Malgré l'abondance des gouttes, l'éphèbe ne s'impatientait guère, crachant abondamment pendant sa masturbation.

"- Otch, Où tu as appris tout çà ? Les vidéos pornos ?" L'autre dandina du cul, tandis que sa langue léchait les lignes de sa colonne de chair, aussi dure que du marbre."- Tu parles trop Dante, tu n'en profites pas assez ..." Les yeux rougeoyants admiraient sa formidable constitution, mordant fémininement les veines visibles. Pour ce, l'épéiste pencha le muscle pour le laper vulgairement. Entre temps, Dante relâchait la pression en riant, heureux de la préparation.

"- Putain gamin ... Tu es vraiment un pro de la fella' !" Aucun nuage ne venait ternir ces beaux moments à l'horizon, entendant les bruits de succion le long de son pénis."- Tu suces divinement bien ... Hé mais qu'est-ce que tu fais ?" Dante pressait les deux orbes de chair, la mine inquiète quant à la prise de décision de Nero, cueillant une de ses bourses au lieu de suçoter son fourreau "- Transforme-toi en démon ... Si tu l'es vraiment ... Et je continuerais mes actes." Il se pourrait que Nero ait besoin de sensations fortes, plutôt que de douceur. Les sourcils froncés, Dante repoussa le gamin qui tomba sur le front.

"- Tu n'es pas encore prêt pour ce genre de baise. Je te signale qu'en démon, ce qu'on fait n'a rien à voir avec tes attentions de petite fille." Vexé par ses propos, Nero eut le coeur gros au rejet du belliciste "- Tu préfères ne pas me prendre quand j'en ai envie. Je peux supporter ton côté démon ... Toutes les douleurs du Monde maintenant. Et, toi tu brises tout ..." Au moment même où le petiot se dégageait des draps, le plus âgé l'attrapa par les poignets.

"- Je connais tes limites, plus que tu ne penses les envisager. Alors écoute tes aînés, au lieu de jouer avec le feu ..." L'ami oublié de Kyrie, retira de nouveau son bras la colère dans les iris. "- Je ne pense te croire, vu toutes les plaies que tu m'as fait et me fais subir ! Est-ce qu'un jour !" Là, le garçon se leva en poussant l'incube contre le mur. "-Est-ce qu'un jour tu vas enfin faire ce que je veux ! J'en ai marre d'obéir, de tous vous obéir !" Annonça le garçon, les larmes à cause du mal s'acharnant contre lui. Contrairement à ses prévisions, le porteur du devil bringer n'imaginait même pas avoir touché Dante. Seules ses mains froissaient les vêtements du fils, de l'ancien Seigneur de Fortuna. Vergil, autrefois lui avait craché toutes ses vérités au visage. Et le jour où son frère s'était sacrifié, les yeux rouges de l'enfant avaient supplié Dante de ne pas l'abandonner. Pas comme sa mère, pas comme son père. Mais pour ses protéger, les mimines s'étaient défendues des bras bambins qui voulaient l'entraîner dans sa chute. Il ne lui avait pas porté secours, l'avait laissé tomber entre les griffes des pervers.

"- Silence." D'étranges voix affluaient dans la tête de Dante, agressant sans vergogne son esprit ô combien malmené. Solides, ses doigts emprisonnèrent le gosier de l'oisillon. Il l'avait cherché, et allait de ce pas le trouver. "- Tu ne sais pas de quoi tu parles ... Mais je vois que tu as tant envie que je te prenne ..." Quel air étrange, à la fois terrifiant et sensuel soutenait ses yeux pernicieux. Le métissé fracassa violemment le crâne du belligérant sur le carrelage, Nero se retrouvant dans l'incapacité temporaire de se défendre. Mis à genoux, le chérubin hagard ne comprenait pas ce qui se tramait. Pour Dante, tout paraissait aussi clair que de l'eau de roche. Puisque son partenaire souhaitait le voir en démon, alors son voeu chéri serait exaucé. Concentrant sa puissance, le chasseur se transforma en démon. Une peau rouge, cuirassée serpentait les zones verdâtres tapissant la chair de ses muscles puissants. D'immenses cornes soulignaient son appartenance au genre démoniaque, ainsi que les griffes longues et plus coupantes que n'importe quelle lame. Nu, ses ailes repliées lui conféraient un air plus que monstrueux, ses yeux luisants effrayant l'enfant pris au piège. Dante ne perdait pas son contrôle aussi facilement mais la voix de Vergil, ses cris de terreurs d'enfant chahutaient en son fort intérieur. Non, l'albâtre ne pourrait jamais de lui même agir de cette façon. Quelqu'un le contrôlait, mais qui ? Impossible, celui qui possédait Yamato serait parvenu à manipuler son sang ? La vue trouble, le garçon essaya de se lever mais en vain. Que la pente sous ses pieds, semblait glissante, rendant même impossible tout déplacement correct. A quatre pattes au-dessus du parquet, Nero fut délogé de sa position pour que se retrouver à genoux, devant le corps démoniaque plus qu'imposant. Une excroissance s 'étendit, créant de ce fait une turgescence démonique, aboutissant à une verge dans toute la démesure du terme. Apeuré, le paladin trémulait en ressentant la peur à son paroxysme.

"- Ouvre la bouche." La voix rocailleuse attendait son obéissance, Nero tremblotant en ouvrant difficilement la bouche. Jamais ses joues ne pourraient contenir un tel membre, gigantesque aussi bien en largeur qu'en longueur. De belles larmes roulaient sur ses pommettes, se rendant compte de sa propre bêtise.

Derrière les battants du placard, se cachait un petit enfant apeuré. Mains au-dessus du crâne, les yeux terrorisés, Dante apercevait les derniers bouts de vêtements cachant le corps enfantin du supplicié. L'autre se débattait, pour échapper aux mains perverses le paralysant. Des cris, des pleurs, et protestations suspendus dans la chambre sale excitaient les agresseurs. Un déboutonna vite son pantalon, la bave dégoulinant sur le menton pour profiter des bienfaits du bambin. D'ailleurs les autres agresseurs, pinçaient la peau blanche et douce de leur charmante victime. En larmes, Vergil serra les dents lorsque le gland chatouillait sa dentition démonique, priant les dieux pour qu'aucun monstre ne s'attaque à son semblable. Après tout, le destin l'avait choisi pour endurer les pires sévices.

Trish avait bel et bien senti l'aura funeste s'éveiller dans la chambre d'ami, ce qui la fit sourciller de façon inquiétante. Quand elle voulut monter pour savoir ce qui s'y tramait, la belle fut repoussée par un champ magnétique pour le moins impénétrable. Qu'est-ce que Dante faisait ? Était-il devenu fou au point de perdre ses propres repères ? Lady déduisit qu'un rite étrange semblait se perpétuer, et réfléchit à une solution pour briser le champ de force. De l'autre côté, Dante mit millimètre par millimètre la grosseur, ce qui endolorit ouvertement les mâchoires du pauvre jeunet. Humilié au possible, les doigts du garçon se posèrent sur les cuisses animales en absorbant contre son gré l'énorme appendice. Petit à petit, la gorge de l'albâtre se resserrait jusqu'au manque d'air. Les gencives semblaient pressées au maximum, tandis que le bout de viande étouffait sa tranchée inexpérimentée. Le pauvre saignait au niveau de la respiration, larmoyant pour demander pratiquement la pitié. Dante avec un sourire cruel, se mit à bouger activement dans sa gorge pour le pénétrer rudement. Il n y avait rien de doux, juste de la rudesse en criblant sa pomme d'Adam de coups de reins. La langue ne parvînt pas à jouer, se nouant maladroitement en cherchant un peu d'air.

Les tétons furent tirés cruellement, tordus même par sadisme. S'attaquer à un enfant, amplifiait leur domination naturelle sur le jeune démon violé. Entre ses cuisses coulait le fruit de sa vessie, en même qu'un membre sale prenant d'assaut la bouche de l'opprimé. Effaré, Dante pleurait en silence, les yeux rougies par la douleur. Assister au pire des outrages, et être incapable de se défendre. Voilà ce que Vergil lui faisait revivre par la passé, prenant son contrôle pour ne pas que l'autre voit en face toutes ces frustrations. Suçant contre son gré, les menottes du démon masturbait deux autres appendices imposant, avant de sentir deux grandes extrémités se frotter à son anus. La panique reprit le dessus, hurlant sa terreur tout en pleurant la maudite fin qui l'attendait. Malheureusement les adultes n'eurent aucune patience, même pas de la pitié à son égard.

Emporté par une furie innommable, le fils de Sparda achevait la gorge du pauvre jeune homme. Sa tête bougeait au rythme de ses reins, écrasant sa pomme d'Adam jusqu'à jouir en lui. Ce ne fut pas une marée. Non, loin d'être une vague déferlante, lorsque sa tête maintenue par les griffes se calaient contre sa hampe. Tellement même qu'une flaque de sperme couvrit toute la joue, alors que l'autre avalait comme un désespéré pour ne pas mourir étouffé. Fier de ses actes, le démon ôta la bouche de la base de son sexe pour asperger indécemment le minois pâlot de Nero tournant de l'oeil. Le sperme, mélangé à de la salive ruisselait au niveau de la commissure de ses lèvres, les yeux révulsés par autant de sauvagerie. Mais son supplice ne terminait pas encore, puisque le vénéneux déchira son pantalon, levant une jambe en le maintenant assis. Sadiquement son gland se frictionnait contre son entrée, excessivement étroite pour son pénis enflé. Vergil réussit à le contrôler, à lui faire payer l'abandon en détruisant encore tout ce qui se mettait en travers de sa route.

« - Dante ! Dante arrête ! Reprends tes esprits ! » Même si l'hybride entendait les cris désespérés de Trish, cherchant une solution pour sortir Nero de ce pétrin. Existait-il des incantations assez puissantes, pour canaliser l'énergie de son jumeau ? Aucune à son sens, ce qui déforma les traits de son visage. Pendant ce temps, Lady récitait une arcane, que sa mère lui avait enseigné il y a fort longtemps.

Dante ne comprenait pas ce qui se passait. Quelque chose semblait avoir pris son contrôle, manipuler son corps ! Qui, à part Vergil avait cette capacité ? Son frère l'aurait-il délibérément utilisé, pour malmener le garçonnet traumatisé par tous ses viols ? L'effroi, non la terreur provoquait des tremblements sur tout son corps. Nero croyait revenir dans le passé, lorsqu'Agnus s'emparait de lui. Un cauchemar sorti d'outre-tombe, devenait progressivement réalité. Le fils du légendaire Sparda, n'avait pas à le violer. Ses yeux déformés par l'épouvante, dilacéraient le cœur du démon. Pourquoi Vergil s'en prenait autant à lui … aux prémices de son bonheur ? Allait-il continuer de lui pourrir sa vie misérable ? L'immense gland faillit plonger dans l'adolescent, priant que cette torture ne cesse.

« - Dante .. Tu es faible. » L'ancien possesseur de Yamato mit fin à son emprise, le sort se brisant instantanément. Dante n'eut même pas le temps de reprendre ses esprits, qu'un halo aveuglant colmata ses prunelles de démon. Elle venait directement du paladin, qui suite à sa coruscation disparut, laissant des plumes ébènes signalant son évasion. Comme le plafond était percé, l'hybride déduisit que le gamin s'était envolé … Mais où ? Trish monta les escaliers quand le sort se rompit, et découvrit l'absence de Nero. La blonde n'avait pas le temps de poser des questions, ou de faire une scène de ménage devant Lady. Mieux valait aller à l'essentiel, et ne pas céder bêtement à la panique.

« - Du beau boulot, tu peux être fier de toi. Nero avait confiance en toi, et voilà que tu as tout fichu en l'air. Passons alors au plan B … » La belle se retînt de le gifler, empruntant un air calme mais aussi dur qu'un iceberg. A chaque fois que les deux hommes se croisaient, une catastrophe se produisait. Elle en avait marre, et ne le cachait point. Aucune émotion ne se lisait sur le masque de Dante, qui prendrait les choses en main plus tôt que prévu. Il en valait de son honneur, et aussi de Vergil …

« - Usez le doppleganger contre moi … Je m'y attendais pas à celle-là » Trish haussa les épaules, avant de croiser les bras « - Très drôle … Mais si tu te bouges pas les fesses, je ne sais pas quelle connerie se passera encore.» La démone remit sa chevelure au bon endroit, laissant le mâle prendre la parole.

« - Vergil compte prendre possession du corps de Nero, en retournant près de la source de sa résurrection. C'est-ce qui me paraît de plus logique j'en suis certain. » A ce niveau, son instinct ne le trompait pas. Son jumeau, avait une obsession concernant la source de ses origines. Comment l'idolâtrie a pu le conduire bien bas.

« - Il se pourrait que ton frère, l'ait contaminé non loin de fortuna. C'est dans un village détruit par le temps, il y a cinq ans à peine … Tu penses que tu y seras à l'heure ?

« - En avance, on parie ? » Dit-il, un sourcil relevé. Trish lui tourna le dos, pour sortir de la pièce remplie de plumes.

« - Je n'ai jamais aimé les plumes, c'est d'un mauvais goût …

« - Au moins le gamin sait voler ….

« - Je te rejoins après … »

)¤( Aubade des Démiurges )¤(

« - Il a pas pu, Il a pas pu, Il a pas pu, Il a pas pu me détruire … Non …. Non …. »

Recroquevillé dans la maisonnée délabrée, dans laquelle ses plus heureux souvenirs s'étaient créés. Maintenant tous les souvenirs avaient le goût sirupeux des réminiscences, amer. Dans une position fœtale, l'hybride nue se laissait entourer par des ailes d'un blanc pur. Lui-même n'expliquait pas leur couleur, entouré par leur nitescence agréable. Plus personne ne l'approcherait, personne ne le blesserait de nouveau. Il avait tout donné à Dante, et ce dernier avait tenté de le violer.

« - Dante … Pourquoi … Pourquoi cherches-tu à prendre plus que ce que je te donne déjà. Je ne peux pas donner plus que moi, impossible … » De suite, les tortures d'Agnus l'empêchèrent de réfléchir calmement. La peur le paralysait, dressait des barrières pour que plus jamais, on ne s'attaque à lui.

« - Tu devrais savoir que Dante piétine les barrières d'autrui. Pour l'avoir tout entier car il est capable de se mettre aussi à nu pour la personne qu'il aime. » Un hologramme de Vergil se forma, se penchant au-dessus de l'Ange déchu, apeuré.

« - Mais vous êtes la voix que j'ai entendue … il y a quelque temps non ? » Une question à laquelle se rattachait une réponse évidente.

« - Je ne suis pas une voix. » Nero baissa la tête honteux, en regardant ses poings irisés par le sang. Il était à présent loin de Dante, et ne serait plus maltraité par l'homme pour qui son cœur battait. Jusqu'à présent …

« - Je … Je ne sais pas pourquoi tu me suis. Pourtant, je suis sûr que tu as toujours été là … Là, mais quelque part. » Le jumeau de Dante le regardait froidement, comme si aucune sensation ne perturbait ses prunelles pers.

« - Il y a quatre ans … Mon âme s'est réfugiée dans ton corps. Tu avais le sang de mon père, le sang de Sparda qui coulait dans tes veines. Je l'ai senti, et ai attendu le bon moment pour être en toi. Et c'est à ce moment que ton pouvoir s'est déclenché … Tu as tué tout ce qui se trouvait sur ton chemin, ceux qui t'ont chaleureusement recueilli … » Il disait strictement, la vérité que se cachait Nero, se mentant à lui-même. Pourtant ce n'était pas de sa faute, si les capacités démoniaques avaient dégénéré ce jour-là. A cette époque, le bras céruléen n'existait pas … mais se forma en dessous des sangs innocents. Pourtant … Nero n'y croyait pas ….

« - Je sais que .. Ils sont morts par ma faute … j'ai tué mes parents … »

« - Ils t'ont adopté. Tu n'étais pas des leurs, car ta famille t'a éloigné des démons du Monde Inférieur, qui cherchaient à te rallier à leur cause. Et je sais, que Père t'a confié à cette famille. Tu as certainement eu un lavage de cerveau très tôt … Tu avais à peine dix ans, quand on a intégré de nouveaux souvenirs pour que tu ne souffres pas de la perte des tiens. Seulement Dante et moi, nous avions conservé toute notre mémoire. Intacte. » En quelque sorte Nero était leur frère, car le même sang vibrait dans leurs veines.

« - Tout ceci appartient au passé maintenant. Et tu ne retrouveras plus jamais leur âme, car elles ont été absorbées par ton bras. » Il pointa son appendice démonique, cachée immédiatement par l'adolescent. Alors le lilial était aussi un assassin, détruisant tout sur son passage.

« - Tu me rappelles vraiment Dante … Vous vous faites passer pour des rebelles, alors que vous avez plus besoin d'Amour que les Humains eux-mêmes. Et pourtant vous détruisez tout … » Il ferma un moment ses paupières, avant de les ouvrir lentement. « - Ton âme est en train de s'endormir Nero … Tu as donc fait ton choix à ce que je vois. » Nero coinça sa tête entre ses cuisses, se laissant encore protéger par les plumes blanchâtres. Il ne lui restait que cette solution, pour ne pas jamais blesser, et être aussi blesser. Son âme allait s'endormir, afin de supprimer toute douleur.

« - Kyrie a souffert de mon indécision. Il est normal que je suis puni pour le mal que j'ai commis tout au long de mon existence, en te laissant prendre mon cœur. Mais … est-ce que je peux te demander une faveur? » Son honneur n'avait plus de valeur, aucune à ses yeux d'adolescent. A peine seize, et déjà le destin d'un Homme à porter sur ses épaules.

« - Est-ce que vous pourrez ne pas faire du mal à Kyrie, Lady et Trish ? Elles ont toutes été superbes avec moi. »Vergil souleva son minois, pour le poser entre ses doigts. Son regard ne trahissait rien, même pas de la tendresse. Juste du vide, éternellement.

« - Je ne suis pas un Ange. »

Dante n'eut aucun mal à trouver la maison en ruines, et s'en approcha en restant sur ses gardes. Vergil aurait certainement eu le temps, d'arriver à ses moyens. Pourtant, rien à l'horizon ne pouvait lui donner des précisions sur la fusion entre Nero et Vergil. Pas un chat ne vagabondait dans les herbes, le chasseur fronçant ses traits en voyant la porte ouverte. Il rangea son arme, et entra donc dans l'habitat abandonné depuis des années. Des ailes lui faisaient face, tandis que des plumes tombaient sur le sol. Et cette aura, similaire à la sienne ne le tromperait pas.

« - Comme mise en scène Vergil, c'est pourri. Tu aurais pu trouver mieux quand même.

« - Nous ne sommes pas dans une pièce de théâtre Dante. Mais nous jouons la réalité … » Son jumeau se montra, avec les nouveaux attirails que Nero lui avait donné. Yamato à la main, il pointa son katana vers la gorge de son frère.

« - Je dois dire, que cela fait longtemps … Qu'on ne s'était pas provoqués en duel. Depuis ma chute … Sache que je compte prendre ma revanche … » Dante sortit Rébellion, un sourire gagnant aux lèvres.

« - Je suis là pour récupérer quelque chose …

« - Toi avec tes joujous ... Tu ne changeras donc jamais vieux frère."

« - Si tu n'as pas que de la gueule Verg', alors arrête-moi si tu peux … » Ultime conclusion, prenant une position de combat en narguant son frère. Le sang de Sparda brûlait dans leurs veines, prêt à jaillir lorsque leurs fers se croiseraient.

Notes : Ce chapitre est découpé en deux, à cause de sa longueur. Ne vous inquiétez surtout pas, la fin de la première partie du Mausolée de la Raison approche !