Et voici une nouveau chapitre avec la première journée de Beckett à son nouveau poste!
Bonne lecture à tous!
Chapitre 8 : Première journée.
Le lundi matin Kate s'était réveillée bien avant l'alarme qu'elle avait programmée. Elle ne disait rien mais tout dans son attitude montrait le stress qu'engendrait sa future prise de poste. Rick aussi s'était levé, bien qu'elle lui ait dit qu'il pouvait se rendormir tout en lui déposant un baiser du bout des lèvres sur sa bouche. Même s'il l'avait souhaité, il n'aurait pas pu, il savait aussi qu'il était inutile de lui parler, d'essayer de la rassurer, alors il avait enfilé le peignoir fourni par l'hôtel et s'était rendu dans le salon, pendant qu'elle filait sous la douche.
Il avait commandé un copieux petit déjeuner qu'il était justement en train de prendre tout en écoutant Kate râler toute seule. Dieu seul savait ce qui avait mérité son courroux dans la salle-de-bain ou dans la chambre mais d'un certain côté, cela amusait énormément l'écrivain qui depuis une heure assistait au déplacement de la tornade Beckett. C'était pire que le jour de sa reprise après sa suspension. Enfin elle sortit de la chambre, pour y retourner aussitôt et en ressortir deux minutes plus tard. Elle se planta au milieu du salon et fixa Castle.
- Alors ?
- Tu es magnifique, ce tailleur te va bien, bien que j'eusse préféré te voir avec une jupe et pas un pantalon.
- Rick! Tu ne m'aides pas vraiment là!
- Kate, je suis sérieux, tu es parfaite. Le look «fédéral» te va à ravir.
Il se leva, s'approcha d'elle et la prit dans ses bras, aussitôt elle se blottit contre lui. Cela eut l'effet escompté par Castle, il la sentit se détendre immédiatement. Puis tout en la poussant gentiment vers la table et l'obligeant à s'asseoir.
- Et maintenant tu vas te restaurer un peu.
- Pas faim… et je n'ai pas le temps, je ne veux pas être en retard le premier jour. Protesta-t-elle.
- Kate… tu as encore une heure devant toi, alors tu vas prendre le temps de manger…un peu. Dit-il tout en la servant. De plus tu n'as pas encore pris de café, ce qui est tout à fait impardonnable!
Il avait réussi, il la vit esquisser un sourire, et pour une personne qui disait ne pas avoir faim, elle mangea de bon appétit les deux Pancakes qu'il lui avait servis ainsi qu'une chocolatine. Et au moment de partir, Kate était redevenue la femme sérieuse et sûre d'elle, qu'elle était.
Beckett se présenta à l'heure à la secrétaire du Procureur Général Hutchinson, celle-ci la fit immédiatement entrer dans le bureau de ce dernier, qui se leva pour l'accueillir.
- Bonjour Mr le Procureur.
- Bonjour Mlle… pardon, agent Beckett. Montrant un canapé devant la fenêtre, prenez place. je suis ravi de vous voir enfin. Et bienvenue à bord.
- Merci Monsieur.
- Bien, parlons travail maintenant. Vous savez déjà que vous n'aurez de comptes à rendre qu'à une seule personne, moi-même. Si, au cours de vos enquêtes, les autres services d'investigations vous posent problème, n'hésitez pas et contactez-moi aussitôt, si je ne peux vous répondre directement ma secrétaire m'informera le plus vite possible. Nous sommes bien d'accord ?
- Tout à fait. Qu'elle sera ma latitude de mouvement ?
- Vous avez carte blanche tant que cela reste légal bien entendu. Mais sachez que je ne tolère aucun passe-droit pour qui que ce soi, donc agissez avec tact mais fermeté. Et d'après ce que l'on m'a dit de vous, je ne pense pas avoir de soucis à me faire à ce sujet, n'est-ce- pas ?
- En effet Monsieur.
- Parfait dans ce cas, suivez-moi, je vais vous faire les honneurs de votre bureau et vous présenter à votre équipe. Dit-il en se levant.
- Mon équipe?
- Bien entendu, j'ai demandé au sous-directeur Freedman de détacher deux jeunes agents pour travailler avec vous. Inutile de gâcher vos compétences en vous faisant courir à la pêche aux renseignements, je veux que vous puissiez vous concentrer sur les choses vraiment importantes. Cela vous pose-t-il un problème ?
- Aucunement Monsieur, je suis juste surprise, d'avoir déjà à commander une équipe, je pensais devoir travailler seule.
- Première bonne surprise dans ce cas, dit-il en souriant et voici la deuxième ajouta-t-il en s'arrêtant devant une porte avec une plaque marquée «Agent spécial Katherine Beckett».
Il ouvrit la porte et s'effaça pour laisser passer Beckett, cette dernière fut subjuguée par la grandeur de la pièce, à peine plus petite que celle du procureur et très bien équipée, elle sourit en voyant l'écran tactile dans un coin de la pièce, Castle serait heureux comme un gosse s'il le voyait. Il y avait même une machine à café sur un petit meuble qui devait être un mini réfrigérateur très bien dissimulé. Elle fut sortie de sa contemplation par la voix d'Hutchinson.
- Agent Beckett, je vous présente les agents Arrow et Franklin, annonça-t-il en se tournant vers le jeune homme et la jeune femme qui venaient d'entrer.
Kate s'avança pour les saluer et tiqua, mais ne laissa rien paraître, lorsque ces derniers l'appelèrent «Madame». Après quelques échanges de courtoisie ils les laissèrent.
- Je vais vous laisser vous familiariser avec votre nouveau poste. Ma secrétaire vous a préparé une pile d'anciens dossiers, pour que vous puissiez vous faire une idée plus précise de ce que j'attends de vous. Pour l'instant nous n'avons pas de cas à instruire, nécessitant vos compétences, mais je vous rassure, ça n'arrive que très rarement, alors profitez-en.
- Très bien Monsieur.
- Vous verrez aussi avec Candice pour signer les papiers pour votre voiture et votre appartement de fonction. Et si vous avez des questions voyez ça avec elle, c'est un véritable ordinateur sur pattes, ne lui dites pas que je vous ai dit cela, mais elle se rappelle de toutes nos affaires… je me suis toujours demandé comment elle faisait, dit-il en souriant.
Une fois le procureur parti, Kate en profita pour inspecter plus assidûment son bureau. Il était vraiment immense et cela lui faisait bizarre d'en avoir un rien qu'à elle. Elle prit le temps de boire un café tout en admirant la vue qu'elle avait des fenêtres qui donnaient sur un petit parc. Puis, elle alla retrouver Candice qui se montra agréable et charmante, elles se débarrassèrent en premier des formalités administratives, et Beckett repartit dans son bureau avec une pile de dossiers spécialement sélectionnés par la secrétaire qui lui expliqua qu'elle avait fait en sorte de lui donner un maximum de cas de figure possibles.
Sa première journée se passa donc à compulser quelques unes de ces affaires. À l'heure du déjeuner, Kate avait longuement hésité, elle avait plus que tout envie d'appeler Rick pour qu'ils déjeunent ensemble, mais avait choisi une autre option et avait invité ses deux jeunes subalternes. Qui de toute évidence avaient été surpris pas sa proposition, mais en avaient été ravis. Si elle voulait que l'équipe fonctionne, ils devaient commencer par faire connaissance et quoi de mieux que de se retrouver de façon informelle autour d'une table. Beckett en profita aussi pour leur demander d'arrêter de l'appeler «Madame» à chacune de leur phrase, qu'un « agent Beckett » ou « chef » lui conviendrait parfaitement.
À 17h30 précise Beckett quitta son bureau. Une demi-heure plus tard elle poussait la porte de la chambre d'hôtel et fut aussitôt encerclée par les bras de Castle qui l'embrassa passionnément.
- Wouah! Quel accueil, je vais y avoir droit tous les jours en rentrant?
- Oh oui !... enfin sauf les jours où je serai absent à cause de ma tournée de promotion.
- Hum, je risque d'y prendre goût et de me retrouver en manque très vite.
- Dans ce cas tu auras double dose quand je reviendrai. Alors cette journée?
- Très bien, répondit-elle laconiquement.
Elle se laissa choir sur le canapé, rejoint immédiatement par Rick.
- Mais…
- Un peu ennuyeuse, il n'y a aucune affaire en cours. J'ai donc lu de vieux dossiers et fait connaissance avec mon équipe.
- Ah, tu as une équipe ? Des hommes ou des femmes ? S'empressa de demander Castle.
- Un homme et une femme, mais tu n'as rien à craindre. Il est trop jeune et peut-être un peu trop parfait.
- Et le procureur.
- Trop vieux, sourit-elle.
- Ce n'est pas ce…
- Je sais je te fais marcher, c'est un homme direct, qui dit ce qu'il pense et qui attend la même chose des gens qui travaillent avec lui, je crois que ça ira.
- Bien, exactement le genre de personne avec qui tu t'entends.
- Et toi? Qu'as-tu fait de ta journée?
- J'ai travaillé sur la trame de mon prochain roman. Et maintenant, nous faisons quoi?
- Nous allons prendre possession de mon logement de fonction, dit-elle en montrant un trousseau de clefs.
- Bien, j'appelle la réception pour qu'il nous envoie un chasseur, j'ai déjà bouclé les valises.
Pour plus de commodité, Kate avait garé sa voiture au parking de l'hôtel, et ce n'est pas sans impatience qu'elle attendait la réaction de Castle à sa vue. Elle ne fut pas déçue, rien que de le voir se retenir de tout commentaire à cause de la présence du chasseur était jubilatoire. Mais une fois que ce dernier fut parti, il se lâcha.
- Bon sang! Une voiture! Une vraie celle-là! Ouvrant la porte arrière, et elle a les mêmes gadgets que celle de Shaw?
- Oui, et plein d'autres, allez monte et tu verras ça.
- Ah… et il se précipita à sa place. Mais c'est un véritable ordinateur et ça, c'est une tablette c'est pour toi?
- Oui, ça remplace le bloc-notes et le stylo, elle entra l'adresse de l'appartement dans le GPS, et maintenant, en route et tu ne…
- Touches à rien, termina-t-il en faisant la moue.
- C'est pas vrai je vais épouser un gosse! S'exclama machinalement Kate.
Ils arrivèrent bientôt à destination, Kate alla se mettre à sa place réservée et ils ne furent pas trop de deux pour porter tous les sacs. Lorsqu'ils pénétrèrent dans l'appartement, ils lâchèrent plus qu'ils ne posèrent ceux-ci sur le sol et jetèrent, dans un mouvement synchrone, un regard circulaire autour d'eux. La pièce était spacieuse, avec un coin salon, un coin salle à manger et bien sûr une cuisine ouverte sur cet espace. Ils prirent le temps d'en faire le tour avant de se diriger vers la chambre puis la salle-de-bain. Tout l'appartement était décoré avec soin, avec des meubles modernes, mais restait cependant fonctionnel et impersonnel.
Pour l'instant ils devraient s'en satisfaire et cela était toujours mieux qu'une chambre d'hôtel, beaucoup moins intime. D'un commun accord, ils décidèrent de commencer par ranger toutes leurs affaires. Puis, ils commandèrent à manger chez un restaurateur chinois qui faisait partie de la liste fournie par Frank. Rick assura à Kate qu'il se chargerait de faire les courses le lendemain. Après le café, ils s'installèrent devant la télé et finirent par se mettre d'accord sur un programme, non sans de féroces négociations.
Avant la fin du film, la jeune femme s'était assoupie contre l'épaule de Rick. Ce dernier, attrapa la télécommande, éteignit le poste et prit Kate dans ses bras. Ne dormant pas profondément elle se réveilla alors qu'il la soulevait.
- Qu'est-ce que tu fais?
- Tu dormais, j'allais te mettre au lit.
- Je crois que je vais pouvoir me débrouiller. Repose-moi s'il-te-plaît.
- Non, je commence mon entraînement!
- Quel entraînement?
- De notre future nuit de noce! Et aussi te prouver que je ne suis pas qu'un gosse, que tu vas épouser un homme adulte et responsable.
- Je me disais bien que c'était étrange que tu n'aies pas relevé la remarque que j'ai faite dans la voiture.
- Tu as l'air d'oublier à qui tu as affaire «agent» Beckett.
- Toi aussi «bébé», dit-elle d'une voix sensuelle avec un air mutin.
